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JANVIER
2012 |
| AA | Taylor Swift, reine d'une daube musicale américaine... Hank
Williams, mon ami, père de la bonne Country Music contemporaine,
retourne-toi dans ta tombe et reste prostré face contre terre jusqu'à
la fin des temps, amen! Si je m'insurge contre une telle perfidie, celle-ci ne m'effraie pas outre-mesure. De tous temps, certains ont voulu faire évoluer la Country dans le mauvais sens. Et tous en sont revenus la queue entre les jambes. Notamment les cons qui, dans les sixties-seventies, incorporaient des orchestres symphoniques à des créations, pas mauvaises sur le fond, mais complètement plombées par l'ajout d'insupportables violons sirupeux. Taylor Swift se sert de la Country comme d'un tremplin pour plonger dans le grand bassin de la variété internationale. Nul doute qu'elle y parvienne un jour. Et le plus tôt sera le mieux, car la noblesse séculaire d'un genre musical, dont elle se prétend l'héritière, n'a absolument rien à foutre d'une telle énergumène!... Pour
éviter le lavage d'estomac consécutif à l'ingestion
de cette daube indigeste, terminons avec une jeune femme qui honore aujourd'hui
son art de la plus belle manière. Amber Digby,
accompagnée ici par Red Jenkins, prouve qu'on peut faire et chanter,
aujourd'hui encore, de la bonne et vraie Country Music. Respect Madame!... |
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Mardi
24 janvier 2012 |
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| AA | Pauvre Gilbert… Alors que j'accédais à ma majorité, Neuchâtel Xamax (nom créé en l'honneur du fondateur du club, Max Abegglen, dit Xam), rejoignait l'élite du football suisse. Fondé en 1970, de la fusion du FC Xamax et du FC Cantonal, le club sera promu en 1ère division trois ans plus tard. A l'époque, j'habitais le village de Cortaillod, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Neuchâtel. Et le football était encore l'un de mes sports favoris. Je l'ai même pratiqué, à l'âge de 12-13 ans, en qualité de gardien, mais j'ai très vite arrêté, m'étant foulé, en l'espace de quels entraînements, plus de la moitié des doigts de mes deux mains… En ce temps-là, je côtoyais le gamin du village Michel Decastel, du même âge que moi, lequel allait devenir l'un des plus fameux joueurs de Xamax. Mais, en 1975, je m'exilais à Genève. J'aurais dû devenir supporter de Genève Servette mais je ne l'ai jamais vraiment été. Je suis resté fidèle à "mon" club et il m'arrivait souvent d'aller le voir jouer à Neuchâtel, lorsque je rentrais à Cortaillod pour passer le week-end chez mes parents… Club honnête de Ligue Nationale A (aujourd'hui Super Ligue), dès le début des années 80, sous l'impulsion de Gilbert Facchinetti, devenu président du club en 1979, les choses changent et Xamax se renforce. Et les résultats suivent. Dans la saison 81-82, le club termine 3ème du championnat et se trouve ainsi qualifié pour la première fois en Coupe d'Europe. Lors de son match initial, en Coupe de l'UEFA, dans son stade de la Maladière, Neuchâtel Xamax bat le Sparta Prague par 4 à 0 (j'y étais)! Début d'une série de 27 matches européens consécutifs (en 15 ans) à domicile sans concéder la moindre défaite. Dans cette liste, parmi les clubs battus à Neuchâtel, figurent des noms aussi prestigieux que Sparta Prague, Dundee United, Sporting Lisbonne, Galatasaray Istanbul, Celtic Glasgow, Dynamo Kiev, ou encore les immenses Bayern Munich et Real Madrid (deux fois pour celui-là). En cette saison 81-82 donc, le club est éliminé en quarts de finale par le SV Hambourg (3-2 et 0-0). Rebelote en 1985-86. A nouveau en quarts de finale, Xamax joue contre l'un des plus grands clubs du monde, le Real Madrid. Cueillis à froid au match aller (perdu 3-0), Xamax attend son adversaire de pied ferme pour la revanche… Match attendu par le canton tout entier (voire même un grande partie de la Suisse). Pour avoir un maximum de supporters, des gradins sont construits derrière les buts de chaque camp. Ainsi, la capacité du stade (15'000 habituellement) est portée à 25'500 spectateurs. Evidemment, plus une place de libre pour le jour fatidique! Ayant réservé la mienne très tôt, je me retrouve dans les gradins temporaires et je vis (du verbe vivre), ce soir-là, le plus beau match de foot auquel j'aie jamais assisté! Dans une ambiance indescriptible, au cœur de la Maladière en ce 19 mars 1986, un fabuleux Xamax, entraîné par l'Alsacien Gilbert Gress et emmené par Heinz Hermann, Uli Stielike, Don Givens et Robert Lüthi (meilleur buteur de l'histoire du club), bouscule le grand Real et lui plante deux buts. Les Espagnols, harcelés dans leurs 18 mètres, n'en mènent pas large et commencent à douter. Mais ils tiennent bon. Ils ne parviennent pas à marquer et jusqu'à la dernière seconde les spectateurs espèrent ce troisième but des "rouge et noir" (qui ne viendra pas), synonyme de prolongations. Quelle soirée extraordinaire et mémorable, malgré l'élimination... Une décennie de rêve pour le club neuchâtelois, qui fête encore, en 1987 et 1988, deux titres de champion de Suisse. Pas mal pour une petite ville d'un peu plus de 30'000 habitants! Et puis les années passent. Les fastes s'éloignent et le club rentre un peu dans le rang. Et le foot devient ce qu'il est aujourd'hui: un sport pour lequel je n'éprouve plus le moindre attrait. En 2003, Gilbert Facchinetti, l'âme du club, passe la main, après 24 ans d'une présidence remarquable. Acquis plus tard par Sylvio Bernasconi, ce dernier vend le club en mai 2011 à un obscur homme d'affaires tchétchène, Bulat Chagaev. Et le cauchemar commence. Joueurs et dettes non payés, faux dans les titres, non présentation de documents financiers, le club se voit retirer plusieurs points acquis dans le championnat en cours. Sous la menace d'une confiscation de la licence lui permettant d'évoluer en 1ère division, la fiction devient réalité le 18 janvier dernier. Neuchâtel Xamax est désormais rétrogradé en 2ème ligue interrégionale (4ème division) et la mise en faillite du club n'est plus qu'une question de jours… Quel immense gâchis! Ces derniers jours, la presse télévisée s'attarde sur des supporters du club désemparés, des anciens dirigeants et joueurs en pleurs. Beaucoup de monde met en cause le "truand" Chagaev et celui-ci se défend en prétextant des dettes antérieures à sa reprise du club. Véritable panier de crabe, dans cette affaire je ne vois qu'un seul vrai coupable: Sylvio Bernasconi. Lui qui a vendu le club à un personnage au sujet duquel tout le monde avait des doutes. Mais ce qui est fait est fait. Le club redevenant amateur, Chagaev va lâcher Xamax et celui-ci pourra, je l'espère pour lui, repartir sur de bonnes bases. C'est bien, mais ça fait mal. Et ce qui est le plus touchant et douloureux dans cette histoire, c'est de voir les larmes et l'émotion de ce pauvre Gilbert Facchinetti, homme intègre, honnête, bon, vrai passionné de football qui, à près de 76 ans, est obligé de subir un tel affront. Lui qui a tant donné, tant fait pour son club. Alors qu'il en était le président, il invitait régulièrement tous ses joueurs et le staff technique à manger chez lui. Entre cet homme et son meilleur entraîneur, Gilbert Gress, jamais un seul contrat n'a été signé. Une simple poignée de mains suffisait. Homme admirable et vrai sportif, dont l'histoire demeurera à jamais liée aux années fastueuses de Neuchâtel Xamax, Gilbert Facchinetti ne mérite vraiment pas ça, qui plus est, l'année où le club (le FC Xamax a été fondé en 1912) doit fêter son 100ème anniversaire… |
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Dimanche
22 janvier 2012 |
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| AA | Ciné: Parlez-moi de vous... Un automne à Paris. Comme tous les soirs, Melina écoute les confidences de son auditoire. Son émission radiophonique est un immense succès. Belle et riche, l'animatrice refuse pourtant qu'on diffuse son image. Après deux heures passées sur les ondes, elle rentre chez elle, retrouve et parle à son chien, allume une cigarette et, sur son balcon, profite un peu de la douceur de la nuit. Après quoi, elle regagne sa tanière et s'enferme dans un placard pour y passer la nuit... Drame de l'existence, perte de ses repères, refus d'affronter l'autre en dehors du confort feutré de son émission, Melina est, à la ville, tout le contraire de ce qu'elle paraît sur les ondes. Femme seule, petite fille abandonnée dès sa naissance, le traumatisme, quarante ans plus tard, est toujours là. Mais l'espoir fou de retrouver sa mère, de l'entendre lui dire qu'elle n'a jamais cessé de l'aimer, la pousse à sortir de sa coquille, à faire une approche extrêmement difficile, de laquelle elle espère peut-être un peu trop... Une
Karin Viard (Melina) sublime, dans un film qui ne l'est pas moins. La
quarantaine affirmée et d'une beauté, d'un charme, d'un
talent et d'une classe ébouriffants, elle évolue pendant
90 minutes dans un registre dramatique exceptionnel. Ce film magnifique
semble avoir été écrit pour elle. Et personne, mieux
qu'elle, n'aurait réussi à me tenir scotché à
son aura, suspendu au rayonnement unique que diffuse cette femme surdouée
qui, aujourd'hui, confirme qu'elle est bien la meilleure comédienne
française de son époque... |
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Mardi
17 janvier 2012 |
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| AA | Déprime
d'hiver Depuis
trop d'années, Quand
la grande faucheuse, |
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Dimanche
8 janvier 2012 |
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