|
|
DECEMBRE
2011 |
| AA | Entre larmes et joie… Fin d'année sur un fait divers atroce qui s'est déroulé dans le canton de Fribourg. Mardi, suite à une violente dispute dans un couple avec deux enfants en bas âge, la mère demande à son mari de quitter le domicile conjugal. Mercredi, le père débarque dans l'appartement, équipé d'une arme de poing. Il tire froidement sur ses deux filles, l'une âgée de six ans et l'autre de deux mois. Epargnant sa femme, il part se réfugier dans la forêt voisine. Le bébé décède sur les lieux, la fillette est très grièvement blessée. La police, très rapidement découvre le corps de l'assassin dans les bois. Il s'est tiré une balle. Vendredi, après une lutte de 24 heures contre la mort, la fillette décède à son tour. Bonne Année 2012 à la maman… Je n'arrive plus à supporter ce genre de comportement, en principe typiquement masculin. Quoi de plus ignoble, de plus égoïste que de vouloir disparaître en emportant ses enfants? Crime de la passion, méritant que l'on accorde à son auteur des circonstances atténuantes? Des clous! Assassinat pur et simple. Froidement prémédité. Lui-même victime parce que suicidé? Tu parles! Vengeance et acte cruel délibérément destiné à faire souffrir la mère. Que cette dernière ait ou non des torts, rien ne justifie un acte aussi barbare. L'assassin n'a que ce qu'il mérite, mais sa mort est beaucoup trop belle. Il aurait mieux fait de se rater et d'être jeté en prison, avec de quoi souffrir jusqu'à la fin de ses jours… Après ma séparation conjugale, pendant deux ans j'ai effectué les trajets routiers, tous les quinze jours, pour aller chercher mes filles, les emmener chez moi, passer le week-end avec elles et les ramener le dimanche soir. Sur mon trajet, à mi-chemin, un pont de béton enjambe la route. Avec de belles assises angulaires, solides et attirantes. Ces assises-là, je ne les ai jamais vues qu'en fin de week-end lorsque, mes filles déposées chez leur mère, le retour se transformait chaque fois en véritable calvaire. Dieu qu'ils étaient attirants ces piliers de béton. Une fois, une seule, j'ai failli lancer ma voiture sur l'un d'eux. Mais je ne l'ai pas fait. Parce qu'au dernier moment, en un éclair, j'ai vu mes filles apprendre la nouvelle de ma mort… Je ne pouvais pas leur faire ça! D'autres ont apparemment beaucoup moins de scrupules… Hier vendredi donc, travaillant tard, j'apprends la mort de la fillette de six ans. Tristesse infinie et desespérance totale quant à l'avenir du genre humain. C'était pendant ma pause et, m'en retournant reprendre mon travail, je pense à tout cela et à cette fin d'année qui, une fois de plus dans ce monde imbécile, ne présage rien de bon. En milieu de soirée, je reçois un coup de fil de Hannovre. Un pilote est en train de préparer un vol ambulance vers Genève et s'enquière des conditions (autorisations, météo) prévalant chez moi. Ouvert de six heures du matin jusqu'à minuit, notre aéroport accepte cependant de tels vols à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. L'ayant rassuré sur le premier point, je suis bien obligé de lui confier que la neige tombe à gros flocons. Heureusement, piste et tarmac étant détrempés, la poudre blanche ne tient pas au sol. Espoir donc… L'avion
effectuant cette rotation est ce qu'on appelle un "vol transplant".
Dans un hôpital de la région de Hannovre, un patient malade
est en attente de transplantation. Apprenant que l'organe en question
est disponible à Lausanne, un avion est alors affrété
pour aller le chercher. A deux heures du matin, l'appareil doit donc atterrir
à Genève (terrain utilisable le plus proche de Lausanne).
Trois médecins en débarqueront et partiront immédiatement
pour le CHUV (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois). Là, étant
venus à trois, je suppose qu'ils procèderont au prélèvement
eux-mêmes, et organe en glacière, s'en retourneront immédiatement
à Genève où l'avion, ravitaillé, sera prêt
à repartir pour Hannovre. A minuit, mon travail terminé,
la neige a cessé de tomber. Les deux plans de vol, aller et retour,
ont été déposés. Un agent d'assistance attend
tout ce petit monde. Les vols pourront sans doute se dérouler comme
prévu et je rentre chez moi rassuré… Remarque:
Ce matin, j'apprends que le vol a pu avoir lieu. L'avion s'est posé
à Genève à 2 heures et est reparti cinq heures plus
tard. J'espère fermement que tout se soit bien déroulé... |
AA |
Samedi
31 décembre 2011 |
__________________________________________________________________________________________________________________ |
| AA | La Volksmusik d'origine germanique a bien des similitudes avec la Country Music américaine. De tradition populaire, certains de ses rythmes furent emportés vers le Nouveau Monde par les colons et le développement de ces deux genres, de chaque côté de l'Atlantique, suivit une trajectoire assez semblable. Dans la Country, ce que je préfère, ce sont les ballades. Pareil pour la Volksmusik. Et je me demande parfois si, ayant quelque origine (lointaine) alsacienne, le plaisir que j'éprouve à écouter chanter ces deux très jolies soeurs autrichiennes, Sigrid & Marina, ne me viendrait pas de là. Ach! Sehr möglich... |
AA |
| AA |
|
AA |
Vendredi
30 décembre 2011 |
__________________________________________________________________________________________________________________ |
| AA | Un an de cinéma... Au cours de cette excellente année cinématographique 2011, j'ai vu 46 films (20 de plus que l'an dernier!) Les notant de 0 à 20, la moyenne s'établit à 14.05 points par film (13.38 en 2010). Voici donc mon palmarès personnel de l'année écoulée: Les
seize longs métrages ayant obtenu 15 points ou plus: |
AA |
Mercredi
28 décembre 2011 |
__________________________________________________________________________________________________________________ |
| AA | Une croyance que je ne comprends plus… Hier encore, j’avais des doutes. Un bourrage de crâne intensif, dès le balbutiement des premiers mots et jusqu’à l’âge adulte, ne s’efface pas en deux coups de cuiller à pot. Le martèlement des idées est une spécialité chrétienne, catholique en tous cas. Trouille des punitions divines, terreur de l’enfer promis, traçage d’une voie destinée à éviter les péchés, même les plus véniels, pour un formatage pur et simple du cerveau. Menace de représailles du tout puissant, promesse d’inaccessibilité au paradis, ont fait partie de mon éducation. Christianisé jusqu’à mon prénom (que je déteste!), enrôlé de force au service de la pensée (d’un dieu) unique. Le tout, bien sûr, avant d’avoir atteint un âge où les questions se posent. J’ai été croyant jusqu’à dix-huit ans, malgré une bonne moitié de ce laps de temps à maudire les curetons. Me libérer des paternels, c’était m’affranchir de mille idées reçues. Idées non pas destinées à mon épanouissement personnel, mais plutôt propices à me soumettre à l’autorité d’une invisible et hypothétique divinité guidant mes pas… Les dix-huit années suivantes ont servi à me rendre compte que les plus bigots ne sont certainement pas les plus admirables de tous les humains. Il s’en faut même de beaucoup! Poser leur cul sur un banc d’église, pour la multitude, sert à se créer une morale chrétienne, voire à s’assurer la rédemption. Messe le dimanche et médisance le reste de la semaine. Les êtres les plus intolérants que je connaisse sont de "vrais" chrétiens. Oui mon bon monsieur! Sans doute absous par la prière du soir, ils passent leurs journées à dire du mal des autres. Et s’il n’y avait que ça… Mais non. Ensoutanés tarés au point de devenir accro au cul des petits garçons, certains émissaires d’un dieu qui n’existe pas, se servent de ce paravent bien pratique pour assouvir leur odieux fantasme. A dix-huit ans je me posais des questions, à trente-six je tentais de faire passer l’écœurement généré par les réponses… Aujourd’hui, je tente de comprendre cette obstination qu’ont les croyants à se réfugier dans l’adoration d’un être supérieur. La peur de la mort en est sans doute la principale raison. Croire en la vie éternelle est le courage des faibles. Qui se refusent à envisager que, dès leur dernier battement de paupières, c’est le grand trou noir qui les attend. Pourtant, diable que cette idée est rassurante! Une vie après la mort pourquoi faire? Pour assister "de là-haut" au triste quotidien de ceux qui restent? Sans pouvoir intervenir? En se rongeant les sangs? Non merci, très peu pour moi! Les religions sont nées de la crédulité, de la faiblesse de l’âme humaine. Et les dignitaires chrétiens ont su comme peu d’autres, exploiter ces failles. L’histoire de Jésus venant sur terre pour sauver les hommes, possède à mes yeux le même crédit que les extraterrestres venant annoncer à Claude Vorilhon, sur un volcan d’Auvergne, leur prochain débarquement. En exploitant cette idée, l’illuminé Raël n’a réussi qu’à créer une secte modeste. S’il avait vécu vingt siècles plutôt, peut-être occuperait-il, aujourd’hui, la place de Jésus sur son trône… Et puis, ce que je ne comprends plus du tout, c’est cet aveuglement confinant au masochisme des croyants. Comment peut-on appeler et espérer la bonté d’un quelconque dieu lorsque l’on voit comment fonctionne ce monde imbécile? L’emprise totale des riches, dont la seule ambition est de le devenir plus encore, est inconcevable avec l’idée d’un dieu dont le fils marchait pieds nus dans le sable. Comment un pseudo-sauveur de l’humanité, jadis multipliant les pains pour rassasier les pauvres, peut-il tolérer qu’un enfant de moins de dix ans meure de faim chaque seconde sur cette planète? Le Vatican est l’un des Etats les plus riches du monde. Fortune amassée grâce à la crédulité d’un milliard de cathos croyant dur comme fer qu’engraisser les cardinaux de Rome leur assure la vie éternelle. "Crois et tu seras sauvé"! Le prosélytisme des dirigeants de cette secte gigantesque est gobé par un nombre incroyable de naïfs, lesquels ne parviennent plus à raisonner tant la trouille de leur mort les obnubile. Pitoyable! Et terriblement décevant. Parce que la foi, malgré quelques défaillances, ne faiblit pas vraiment dans le monde… Revendiquer
que la bonté de l'homme est due à sa croyance en un être
supérieur, est une idée qui m'est devenue insupportable.
On estime à 100 milliards le nombre d'hommes nés sur la
planète, depuis l'apparition de l'Homo sapiens. Environ 50 pour
100 ont disparu tués par leurs semblables. Et dieu qui sait et
assiste à tout ça, sans rien dire, sans rien faire, malgré
l'immensité déclarée de ses pouvoirs. Il attend quoi?
Le déluge?… Le jour où les hommes comprendront que
Dieu, c’est eux, un pas gigantesque et essentiel
aura été fait vers la tolérance et le bonheur sur
terre. Parce que personne mieux qu’un homme, qu’une femme,
ne peut porter secours à l’un ou l’une de ses semblables.
Même les animaux ont compris cela. Mais tant qu’il y aura
des gourous, solidement installés aux commandes de leur secte personnelle
(chrétienne ou autre) pour foutre la trouille aux moutons paissant
dans leurs prairies, hélas les choses ne bougeront pas… |
AA |
Mardi
27 décembre 2011 |
__________________________________________________________________________________________________________________ |
| AA | 12 photos qui m'ont marqué... Fin d'année. Moment propice pour une petite rétrospective photographique. Une douzaine de clichés qui chacun, au moment d'appuyer sur le déclencheur, m'ont apporté un sentiment précis, une émotion dont je me rappelle parfaitement. Est-ce dû à l'âge ou à son remplissage rarement aussi intense, mais je n'ai pas vu passer ces cinquante-deux semaines... |
AA |
![]() |
Apparition
enchanteresse. Froide journée d'hiver, au bord du lac
de Neuchâtel. Une petite famille de Cygnes chanteurs me survole,
dans une hamonie de vol parfaite, agrémentée des cris trompétants
typiques de l'espèce... |
![]() |
||
Après
l'orage. Holocaust Mahnmal, Berlin. Le ciel de printemps s'est
inscrit ce jour-là en parfait contrepoint de ces masses inertes,
symboles d'autant de vies fauchées par la faute du racisme et de
l'intolérance... |
||
![]() |
Jeu
ou bataille? Une fin d'été, dans la rade de Genève.
La joute, en tous les cas, ne ressemblait pas vraiment à une parade
amoureuse... |
![]() |
Amoureux
de "ma" Ville. J'ai adopté Zamosc, moi qui aime
pourtant si peu les villes. Mais celle-ci me parle, sait me séduire.
Depuis que je l'ai découverte, il y a vingt mois, je n'en plus
jamais regardé d'autre si profondément dans les yeux, pas
même celle ci-dessous... |
![]() |
So
sexy! S'il était permis de qualifier ainsi un avion, aucun
ne serait plus digne de véhiculer cet adjectif qu'un Lockheed P-38
Lightning, le plus beau bimoteur du monde... |
![]() |
||
Danielle.
Trop belle "Marcheuse d'aile", capable de monopoliser
mon regard, a priori plus enclin, dans un meeting, à admirer des
machines volantes que ceux et celles qui les font parader... |
||
![]() |
Bellissima
Venezia. L'eau dans laquelle baignent ses murs est sans doute
la raison principale pour laquelle j'ai adoré cette ville d'une
magistrale beauté... |
![]() |
Fléau
des villes? Oiseau mal aimé des municipalités mais
grâce et attitudes de vol parfois sublimes. Le "vulgaire"
pigeon domestique peut parfois surpasser l'aigle pourtant prétendu
roi... |
![]() |
Renaissance.
Assister à l'envol d'un avion qui retrouve le ciel, après
plusieurs années de restauration, ce peut être très
émouvant, surtout si l'on aime ce modèle comme peu d'autres...
|
![]() |
||
Féminité.
Scientifiquement, je suis bien incapable de distinguer s'il s'agit ici,
posé(e) sur cette feuille, d'un mâle ou d'une femelle. Mais
l'attitude si gracieuse du spécimen ne laisse planer aucun doute
dans mon esprit... |
||
![]() |
Coup
de poing! Même si je m'attendais à être séduit,
je n'aurais jamais imaginé que ce put être à ce point.
Les Monti Sibillini m'ont laissé groggy , tant leur beauté
m'est apparue stupéfiante... |
![]() |
Dans
leur élément. Et ça se voit. Tout leur être
respire l'équitation. Elles aiment ça au-delà de
tout. Et moi, de les voir si heureuses à cheval, c'est beaucoup
de ma frustration de père, trop longtemps séparé
du rire de ses enfants, qui s'atténue, peu à peu... |
Lundi
26 décembre 2011 |
__________________________________________________________________________________________________________________ |
| AA | Ciné: "The Lady"... L'histoire d'une femme. Encore une, et quelle femme! Qui se bat pour que la démocratie triomphe. Dans un pays que les militaires, bas de plafond, abjects, odieux assassins, sans considération aucune pour la vie humaine, dirigent depuis trop longtemps. Courageuse, obstinée, digne fille de son père, assassiné après avoir mené le pays à l'indépendance, elle consent à un isolement quasi total. Renonçant à ses enfants, à son mari. Son mari... Tout aussi admirable qu'elle. Et qui la pousse, la soutient sans défaillance aucune. Tous deux se sacrifient pour la même cause. Tous deux luttent à dix mille kilomètres l'un de l'autre. Lui y laissera sa vie, elle sa liberté. Pourquoi? Pour que celle des autres devienne réalité. Vingt ans après avoir obtenu un Prix Nobel plus légitime qu'aucun autre, Aung San Suu Kyi est libre. Et son pays, la Birmanie, s'ouvre lentement. Preuve que son combat, fut-il si long, si pénible, en valait la peine... The Lady, c'est Michelle Yeoh et elle est sublime. Son mari Mikey, c'est David Thewlis et il est remarquable. Et Luc Besson, dans un registre auquel il ne nous avait pas vraiment habitués, signe un film débordant d'émotion... |
AA |
![]() |
Vendredi
2 décembre 2011 |
__________________________________________________________________________________________________________________ |