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SEPTEMBRE
2011 |
| Venise du soir... Lorsque le soleil plonge vers l'ouest et que les ombres s'allongent sur les quais, la ville s'habille des teintes chaudes du soir. Fin de journée, fin de visite. Mais l'émerveillement, lui, dure encore longtemps... Cette cité, sous son plus bel éclairage, endosse alors pleine- |
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ment la majesté de son histoire, celle de l'une des plus belles
villes d'Italie, d'Europe et du Monde. A l'heure du départ, après
trois journées enthousiasmantes de visite, et alors que qu'un long
navire quitte le port avec lenteur, la Venise du soir devient synonyme
d'espoir. L'espoir un jour de la revoir... |
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Dimanche
25 septembre 2011 |
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Venise du jour... Dans une tempête de ciel bleu, la ville resplendit sous le soleil. Eblouissement dû à l'astre céleste ou à la beauté de la cité émergeant des flots, peu importe. Les yeux ne cessent d'en demander encore. Il faut en faire |
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le tour, la parcourir en long, en large, dans tous les sens. A pied ou en bateau, du sommet du Campanile de la Basilica di San Giorgio Maggiore jusqu'au bord du plus petit de ses canaux, l'émerveillement est total. Et toute cette eau, mon élément préféré, qui l'entoure, n'est là que pour accentuer encores ses merveilleux reflets... |
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Samedi
24 septembre 2011 |
| Venise des masques... Première visite rendue à une ville parmi les deux ou trois plus photographiées du monde. Appréhension donc, car le piège du cliché touristique me guettait au tournant. Quoi faire d'original devant tant et tant de splendeurs réunies dans un si petit périmètre? En y arrivant par la mer, après avoir embarqué à Fusina, premier choc. Le trafic maritime, intense, désordonné, dantesque, mais sans le moindre problème. Je prends pied au sud de la cité et, en moins de dix minutes, |
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j'aperçois déjà, de l'autre côté du
Canale di San Marco, la Place du même nom, son Campanile, la Basilique
et le Palais des Doges... Je m'y rends sans plus attendre. Mais là,
c'est la déception. Des travaux un peu partout, échafaudages,
façades couvertes de panneaux publicitaires, Pont des Soupirs y
compris.
Ca jure et ça craint! Allez, hop, allons voir ailleurs...
Très vite, je tombe sous le charme de ces petites boutiques pour
touristes, dans lesquelles on trouve les fameux masques du Carnaval. Et
là, certains spécimens se révèlent absolument
magnifiques... |
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Vendredi
23 septembre 2011 |
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Dimanche
11 septembre 2011 |
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Lorrie Morgan & Pam Tillis... Deux interprètes exceptionnelles, Lorrie Morgan, la blonde et Pam Tillis, la brune. Deux femmes exemplaires dans le monde du spectacle. Filles de George Morgan et Mel Tillis, figures légendaires de la Country Music, elles sont les dignes héritières de leurs pères. Musiciennes accomplies, elles sont ce qui se fait de mieux dans le genre au-delà de l'Atlantique. Un duo inimaginable en Europe, encore moins en France où je n'ai jamais vu |
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que
Françoise Hardy s'accompagner à la guitare, ou Barbara au
piano, dans leurs spectacles. Là-bas, quasiment toutes les stars
(hommes ou femmes) de ce genre musical, qui m'est indispensable depuis
plus de trente ans, jouent d'au moins un instrument de musique... Et les
duos tels que celui-ci sont légion. Aucune concurrence, pas de
rivalité, juste la joie d'interpréter ensemble, de partager,
comme ici, deux titres créés par leurs papas respectifs.
C'est beau, tout simplement, et cela me bouleverse totalement...
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Samedi
10 septembre 2011 |
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Bücker
Bü-131 "Jungmann" - Prangins, 13 août 2011 |
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Vendredi
9 septembre 2011 |
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Triptyque d'un conditionné... J’aurais
dû naître en Algérie. Dans les années quarante,
de préférence. Ainsi, aurais-je fréquenté
l’école française d’Alger. J’y aurais
rencontré Marlène. On aurait sympathisé. J’aurais
défendu sa frêle silhouette contre les meneurs de la classe.
On aurait grandi ensemble. Et puis, comme ça arrive parfois, nous
aurions éprouvé les mêmes sentiments l’un pour
l’autre. En 1962, on aurait traversé la Méditerranée,
remplis de tristesse et accrochés à nos souvenirs si précieux
d'une enfance heureuse. L’amour nous aurait protégés,
rendus plus forts, plus aptes à rebondir, prêts à
commencer une autre vie dans un pays différent. En mai 68, sur
les barricades de Paris, un pavé dans une main, un bouquet de muguet
dans l’autre, je lui aurais demandé de m’épouser.
Elle m'aurait dit oui. Je lui aurais été fidèle pour
la vie… |
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que nos ébats passionnés portent
leurs fruits. Nos deux petites filles, belles comme leur mère,
nous auraient confortés dans l’idée qu’un amour
comme le nôtre n’aspirait à rien d’autre que
de durer toujours… Le
conditionnel de ma vie est une longue histoire de rêves inassouvis.
Parmi lesquels figure le triptyque ci-dessus. Rêves de tous âges
mais définitivement puérils, conditionnés par un
immense amour du 7ème Art, par une passion irrépressible
pour les êtres exceptionnels que représentent à mes
yeux les actrices de cinéma. Et, parmi elles, jamais je n’ai
rêvé d'une autre aussi intensément que de Marlène
Jobert... |
Jeudi
8 septembre 2011 |
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Grumman
TBM "Avenger" - Lausanne, 28 août 2011 |
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Mercredi
7 septembre 2011 |
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| Bêê, bêê, bêê… Seize heures trente. La salle d’attente est bondée. Gate de stationnement visible depuis l’intérieur, les passagers guettent anxieusement l’arrivée de la bétaillère. Carte d’embarquement et passeport ouvert à la page requise, les touristes sont dans les starting blocks. Et ça y’est, le pavillon de bovyJet, museau blême et queue mandarine, se pointe à l’horizon, puis plante les freins sur sa place de parking. Sans même attendre que les passagers arrivant aient débarqué, les moutons se déplacent d’un même élan vers la porte que garde une hôtesse pas trop rassurée. La salle est large, mais pas assez pour aligner 156 péquins dans une seule colonne. Alors, tous les moutons se collent les uns aux autres, à la queue-leu-leu, dans un agglomérat compact, empêchant le passage de ceux qui n’ont pas l’intention ni le besoin de s’arrêter par ici. Bêê, bêê... |
aaaaa | Plus rien ne bouge. Le 154ème bovidé, se trouvant encore à 35 minutes de tendre son boarding pass à la da-dame, campe sur ses positions, tout au bout du bout d'une colonne de cinglés. Inflexible comme un âne bâté et résolu à jouer de ses cornes de bélier buté pour ne pas perdre son rang dans la file. Pour traverser la salle et la colonne, faut juste pas essayer de lui passer devant, sans quoi il serait capable de mordre ou de vous balancer un coup de boule, ce con-là… Bande de tarés! Encolonnés volontaires du monde moderne. Qui font la queue partout où ils vont. Et qui s’en accommodent. Qui la font même là où ils pourraient attendre, assis en attendant calmement leur tour. Car le cigare volant ne partira pas sans eux. Ca voyage en avion mais c'est devenu l'emblème vivant du trépanné lambda, titulaire d'un abonnement perpétuel au train universel de la connerie. Image d'un monde moderne qui m'insupporte, aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain... |
Mardi
6 septembre 2011 |
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Consolidated
PBY-5A "Catalina" - Lausanne, 27 août 2011 |
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Samedi
3 septembre 2011 |
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Fin d'un été... Deux mois intenses pendant lesquels je n'ai pas vu le temps passer. Entre travail, voyage et passion des choses de l'air, le tout sous le signe de la photographie, la terre a tourné trop vite. Septembre est déjà là. Coup de frein prévisible. Premier des mois d'automne, dernier trait d'union nous ramenant à l'hiver. Douceur d'une saison qui s'apparente à celle de ma vie. Mais qui, pour ce qui est de cette dernière, s'annonce pleine de tumulte et d'incertitudes. Quatre mois pour prendre une décision. Faire un choix entre rester ou m'en aller. Le second m'attire comme jamais. Mais il n'est pas raisonnable. J'entre dans une période dans laquelle il convient d'assurer ses arrières, comme on le dit si bien. |
aaaaa | La sécurité prime et la quille attendra! C'est ce que je m'efforce de penser. Mais la petite voix qui m'a guidé jusqu'ici, n'est pas de cet avis. Je l'ai toujours écoutée. Et je ne m'en suis jamais repenti. Trois ans, c'est court. Mais c'est beaucoup trop long lorsque la motivation se fait la malle. Alors, je vais faire la mienne. Tirer un trait sur une vie professionnelle quasi entièrement passée sous une seule et unique coordonnée géographique. J'ai soif d'autres latitudes, faim d'une longitude à plus ou moins 180 degrés d'ici. Et j'ai surtout envie de voir la terre sous un autre angle. Un angle qui ne me cacherait pas, comme c'est le cas depuis trop longtemps, toutes les beautés qui la composent. Quatre mois pour prendre une décision qui, dans ma tête de rêveur, est la seule et unique possible... |
Jeudi
1er septembre 2011 |
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