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JUILLET
2011 |
| AA | Ciné: "Une séparation"… Un couple, en rupture d'amour. La femme veut partir, il ne la retient pas. Désormais séparé, et avec l'aide de sa fille de onze ans, l'homme tente de se débrouiller, de rendre le quotidien de son vieux père malade, le plus doux possible. Mais il y parvient mal. Alors, il engage une femme de ménage, qui a pour mission de s'occuper aussi du vieil homme. Un incident se produit. Mettant en jeu la vie du vieillard, mais aussi celle de l'aide à domicile. Quiproquo, doutes, malentendus, tout le monde se retrouve devant le juge. La prison guette autant l'homme que la bonne. Mensonges. Fausses déclarations pour y échapper. De l'un et de l'autre. Qui ne peuvent envisager pareille issue… Au milieu de cela, il y a la jeune adolescente. A onze ans, on est capable de discerner le bien du mal, le vrai du faux. Mais que peut-on faire, lorsque l'on est ainsi prise entre deux élans de son cœur? Mentir aussi. Pour préserver la liberté de son père. Pour qu'il puisse demander à sa mère de revenir. Parce qu'au fond, rien n'a plus grande importance pour elle… Dans l'Iran d'aujourd'hui, nous est contée l'histoire de deux familles qui se déchirent. Du pays, on ne voit rien, ou pas grand-chose. On évolue presque toujours à huis clos. Histoire à priori banale. Mais traitement totalement à l'opposé, magnifique. Des sentiments justes, des acteurs éblouissants de vérité, un film bouleversant. Une découverte exceptionnelle, loin d'Hollywood, de ses stars, de son fric. Une petite tranche de vie qui se déroule dans un pays que tellement de gens craignent. Deux heures de pellicule sont-elles suffisantes pour faire découvrir un pays, une culture? Sans doute que non. Mais elles suffisent à constater que les humains qui souffrent, aiment ou se déchirent, ne sont pas fondamentalement différents, où qu'ils se trouvent et quoi qu'ils vivent dans le monde. "Une séparation" est un film iranien, tourné en Iran par un Iranien, joué par des comédiens iraniens. Apprendre à comprendre (avant d'aimer) ce pays, pour ceux qui en ont peur, commence peut-être par aller voir ce chef-d'œuvre du 7ème art… Une séparation, de Asghar Farhadi, avec Peyman Moadi (le père) Leila Hatami (la mère), Sarina Farhadi (la fille), Sareh Bayat, (la femme de ménage), Shahab Hosseini (son mari). A voir en VO, bien évidemment... |
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Mercredi
27 juillet 2011 |
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| AA | Corinne Portier… Ce n’est jamais en ayant spécialement soif que je m’installe devant mon poste de télé, certains dimanches soirs. Pourtant, dès qu’elle apparaît, je bois ses paroles. Longiligne, fine, brune, de longues fossettes sur ses joues hâlées, belle, charmante, parlant souvent en fermant légèrement les yeux, comme pour tenter d’apercevoir son auditoire, cette femme me fascine! Toute de grâce et d'élégance, parfait exemple d’une féminité idéale à mes yeux, elle m’éblouit à chaque instant, rayonnante dans le tube cathodique, bouleversante jusqu’au plus profond de son être. Impalpable mais si touchante image en deux dimensions, je n’ose imaginer ce que doit dégager son être dans la douceur de sa proximité... Corinne Portier est journaliste. Française, mais travaillant depuis longtemps pour la Télévision Suisse Romande, elle possède le charme rare des femmes qui vous mettent en émoi dès le premier regard. Sans qu’on sache vraiment pourquoi. Car la beauté n’explique pas tout, même si sa quarantaine naissante est un atout de poids. L’émission qu’elle produit et présente s’appelle "Mise au point". Ces quelques lignes en sont une, et même si elle ne la lira pas, il valait mille fois la peine qu’elle soit faite ici. Parce que je ne prendrai jamais trop de temps pour parler de celles et ceux que j'apprécie… |
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Lundi
24 juillet 2011 |
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| AA | Les filles qui pleurent… … me fendent le cœur! D'où me vient cette compassion? Aussi loin que je me souvienne, dans mon enfance déjà, je ne supportais pas de voir une fille pleurer. Mes sœurs, ma mère, je ne les ai pas vues souvent en larmes. Juste quelquefois, sans vraiment me souvenir pourquoi. La douleur réelle d'une femme, en proie à ce genre de détresse, me chamboule totalement. Les yeux mouillés, rougis, gonflés parfois, sur un visage féminin fait pour n'inspirer que tendresse et douceur, torturent mon esprit en m'imposant l'image insupportable d'un désespoir injuste, quel qu'il soit… Les hommes qui font délibérément pleurer les femmes sont des salauds insensibles et sadiques. Ceux qui font pleurer les enfants, ne valent pas mieux. J'ai fait pleurer mes filles, une fois ou l'autre, par une fessée toujours méritée, enfin je crois... Mais dès que les larmes survenaient, les remords, la culpabilité gagnaient mon esprit. Pour y demeurer longtemps… Les pleurs sont la souffrance de l'âme. Organe invisible, qui n'a que les yeux d'un visage pour exprimer sa peine. Mais les larmes, lorsqu'elles sont de joie, sont aussi le reflet du cœur… Rien
n'est plus émouvant que les larmes d'une fille. Qu'elles soient
de peine ou de joie, elles sont capables de faire tomber en moi le dernier
rempart me rendant, parfois, hermétique au charme d'une femme… |
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Vendredi
22 juillet 2011 |
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| AA | Friedel Bohny-Reiter, hommage à une infirmière… D’origine autrichienne, Friedel Reiter voit le jour à Vienne en 1912. Arrivée en Suisse huit ans plus tard, après le décès de son père à la guerre, elle est recueillie par la Croix-Rouge et placée dans une famille habitant la région zurichoise. A l’âge adulte, diplôme d’infirmière en pédiatrie en poche, elle part pour Florence et travaille dans un orphelinat. De retour au pays elle s’engage, après le début de la 2ème guerre mondiale, auprès du Secours suisse aux enfants. Dépêchée, à l’automne 1941, au camp de Rivesaltes (non loin de Perpignan) elle y passe une année entière à œuvrer au bien-être des internés et, spécialement, à celui des enfants. Créé initialement pour héberger les réfugiés victimes de la guerre d’Espagne, le camp d'internement de Rivesaltes accueille également des Tziganes, des Juifs et même des Français dans la plus extrême pauvreté… Le Secours suisse aux enfants est un organisme indépendant, fonctionnant surtout grâce à des dons privés. Plus tard, il sera pris en charge par la Croix-Rouge. En novembre 1941 donc, Friedel Reiter débarque à Rivesaltes et, épaulée par sa consoeur Elsi Kasser, elle prend en charge le ravitaillement du camp. Les conditions d’hébergement sont absolument dantesques. Boue, crasse, poux, maladie, malnutrition, froid, détresse morale sont le lot quotidien de chacun, encore amplifié à la mauvaise saison, lorsque le vent et la pluie sévissent avec force. De Suisse, les infirmières reçoivent une subsistance, principalement constituée de riz, de lait et de légumes servant à la préparation de soupe, sans laquelle bien peu des internés auraient pu survivre. A cette époque, dans le sud, les fonctionnaires français sont encore en charge du camp et l’aide apportée par le cartel suisse est la bienvenue. Mais, dès la fin novembre de 1942, la zone libre étant envahie par les nazis, le camp est définitivement fermé… Au cours de son action quotidienne de bienfaisance, Friedel Reiter rédige un journal. Deux cahiers d’écolier remplis de faits divers traduisant l’horreur manifeste dans laquelle elle œuvre sans répit. Publié en 1993, "Journal de Rivesaltes 1941-1942" donne un aperçu de ses conditions de travail sans doute bien au-dessous de la réalité, tant l’enthousiasme et l’espoir de cette femme admirable crèvent les yeux du lecteur. Un maître mot revient sans cesse, tout au long du livre: AIDER! Encore et toujours. Beaucoup de moments de découragement mais jamais, au grand jamais, la moindre renonciation. Après chaque coup de blues, elle repart de plus belle. Se dévouant sans compter, ne pensant qu’au bien-être des autres, dans le camp, tout le monde l’adore, les enfants tout spécialement. Grâce à sa vision personnelle de son engagement, et souvent très en marge des consignes très strictes du cartel qui l’emploie, elle fait bien plus que de distribuer simplement des rations supplémentaires de nourriture. Elle mène une action héroïque, d’autant plus admirable qu’elle est volontaire, sans salaire, ne vivant de rien d’autre que des rations de nourriture personnelles qui lui sont attribuées et dormant dans le même logis que tous les internés... Lors d’une visite au Chambon-sur-Lignon en 1942, elle rencontre celui qui va devenir son mari, August Bohny. Bâlois, engagé volontaire, il œuvre comme elle au sein du Secours suisse aux enfants. En poste dans la petite commune de Haute-Loire, il est à la tête de trois maisons d’aide aux enfants les plus démunis, qu'ils soient israélites ou non. Grâce à son action, plusieurs centaines de petits Juifs sont épargnés par les rafles allemandes de 1942-43. Friedel, de son côté, témoin (révolté) de la même haine raciale, parvient également à sauver beaucoup d’enfants en les cachant ou en les envoyant dans d’autres établissements, au moment ou les nazis décident de vider les camps du sud (Gurs, Rivesaltes, Aix-lès-Milles, entre autres) de tous les Juifs y séjournant. A ce titre, en 1990, elle et sont mari, ainsi que toute la commune du Chambon-sur-Lignon, sont reconnus "Justes parmi les nations" par le Mémorial Yad Vashem de Jérusalem… Le
25 novembre 1942, la mort dans l’âme, Friedel quitte le camp
de Rivesaltes, entièrement vidé de ses occupants, dont tant
d’entre eux finiront dans les fours crématoires des camps
nazis de Pologne. A cette époque, la France est donc entièrement
sous le joug nazi. C’est à peu près au même
moment que le Conseil fédéral suisse, soucieux de ne pas
froisser son voisin teuton alors au plus fort de son travail d'extermination
des Juifs d'Europe, décide de fermer hermétiquement ses
frontières. L’ONG du Secours suisse aux enfants à
remarquablement œuvré et tout son personnel, parmi lequel
Friedel Bohny-Reiter, s’est dépensé sans compter pour
soulager les opprimés et les victimes de la barbarie nazie et collaborationniste.
Heureusement que de telles organisations ont existé, elles-mêmes
(trop?) sensibles aux recommandations officielles helvétiques,
et que certains de leurs membres, dans d’innombrables pénibles
circonstances, n’aient écouté que leur cœur.
A ce titre, Friedel Bohny-Reiter mérite, plus que toute autre,
une reconnaissance officielle que la Suisse lui a toujours refusée
de son vivant… Aujourd'hui, heureusement, il nous reste le livre et le DVD du film, qu'on peut trouver sans problème sur le net. Je vous les recommande vivement… |
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Lundi
18 juillet 2011 |
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| AA | C'est humain, ça?... Ca se passait à Bari, dans le sud de l’Italie. Il y a deux ans, une fillette est retrouvée dans le logement de ses parents. Enfermée dans un placard, avec pour seul compagnon, un caniche. La petite a sept ans. Elle ne parle pas. Elle jappe, grogne et aboie, comme le chien qui a été le seul à lui adresser la parole depuis son plus jeune âge. Mangeant dans l’auge du chien, dormant sur un tapis crasseux, parmi les excréments, enfermée dans le noir et dans sa peur, son calvaire a duré ce qu’ont duré les sept premières années de sa vie… Ses parents: père invalide et au chômage, mère souffrant de graves troubles psychologiques. L’affaire était demeurée secrète et si elle ressort aujourd’hui, c’est parce que le procureur du tribunal de Bari a décidé de classer l’affaire. Motif: ne parlant pas, la fillette est incapable de décrire son cauchemar. La mère a été internée, le père pris en charge par les services sociaux, aucun d’eux ne sera poursuivi. Quant à Lucrezia, la pauvre petite enfant, elle a été placée dans un foyer, où l’on tente de lui apprendre à parler. Acte qu’elle accomplira sans doute un jour. Mais que demeurera-t-il, dans son esprit torturé, du calvaire enduré? Tout et à tout jamais… Drame de la pauvreté, de la promiscuité, de l’indifférence, du je-m’en-foutisme. Drame du Moyen-Age? Non, drame du XXIème siècle, fait divers et banal d'un monde prétendu moderne... |
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Samedi
16 juillet 2011 |
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Jeudi
7 juillet 2011 |
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Mercredi
6 juillet 2011 |
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| AA | Dans les rues du ghetto… Dans les rues bordant le ghetto, les SS marchaient sans états d'âme. Déambulant, insensibles, hermétiques à l'indescriptible tohu-bohu d'un quartier servant de mouroir à la "lie de l'humanité", selon leur définition. Les trottoirs, infestés d'immondices, regorgeaient de monde. Hommes, femmes, enfants, assis ou couchés, apathiques aux visages émaciés, globes oculaires sortant de leurs orbites, tout proches de l'agonie. Les gens les dévisageaient avec insistance, le regard suppliant ou plein de mépris. Les uns silencieux, les autres implorant d'une voix au timbre presque éteint, le trognon d'une pomme ou les miettes d'un morceau de pain qu'ils auraient pu leur jeter mais que, toujours, les SS se faisaient un plaisir de refuser. Ils étaient impatients de les voir mourir, pressés d'en être débarrassés… Dans les rues bordant le ghetto, fiers de leur sang pur et convaincus que le Führer les menait sur le chemin de la victoire, les SS ne voyaient que ça, ne distinguaient plus rien d'autre. Ni la misère éclatant à chaque coin de rue, ni la douleur des mères éplorées, ni les visages faméliques de leurs enfants, leurs joues creuses et leurs bras rachitiques, leurs regards effarés, crevant de faim sans comprendre ce qui leur arrivait. La mort rôdait partout, fondant sans ménagement sur les plus faibles d'abord et les autres ensuite. Les hommes de troupe avaient fini par ne plus la voir, ignorant au loin les corps, sans un regard pour les êtres que dissimulaient à peine des restes de vêtements en lambeaux. Eux faisaient partie du peuplé élu, alors que dans ce quartier-prison, le peuple juif "vivait" sa juste extermination… Dans les rues du ghetto, évoluaient les âmes en partance. Ames des morts et âmes des reclus à l'agonie, en suspension, aériennes, simplement retenues par le fil invisible les rattachant encore si faiblement à la vie. Partout des enfants pleuraient, criaient d'un reste de leurs forces vives. Bien plus encore demeuraient silencieux, vidés de tout espoir, de toute substance de vie, les yeux à demi clos, n'attendant plus que de choir sur le côté, face contre cette terre qui ne voulait plus d'eux. Enfants martyrs, innocents, frères et sœurs enlacés, abandonnés, s'accrochant l'un à l'autre, ne faisant plus qu'un dans le crépuscule de leur dernier jour. Le prochain lever du soleil sur Varsovie les trouvera sans vie, couchés sur le trottoir, morts. Coupables de s'appeler Zylberstein mais morts dans l'anonymat. Et, injustice ultime, promis à la fosse commune, sans la moindre cérémonie d'adieu… Un
genre terrestre, constitué d'êtres vivants qui laissent ainsi
périr les enfants, n'a absolument rien à espérer
d'une vie après la mort… |
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Mardi
5 juillet 2011 |
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| AA | Un étranger... Combien de fois, depuis que je suis père, ai-je vu dans un film, une jeune fille revenir vers son papa et, l'apercevant au loin, courir à sa rencontre et se jeter dans ses bras? Combien de fois?... Pas assez pour m'en être lassé! Ce genre de séquence a le don de m'émouvoir, de m'attendrir au plus haut point. La tendresse d'une fille pour son père, je l'ai connue lorsque la mienne était petite. Lorsque je vivais encore avec elle et sa soeur cadette. La déchirure, puis l'absence, les années et l'adolescence passées, elle est devenue adulte. L'éloignement, l'emprise d'une mère ayant la même passion qu'elle me l'ont changée. Mon bonheur de la revoir, de plus en plus, se transforme en désillusion. Froide et lointaine, elle me donne l'impression que, quelque part, j'ai certainement dû m'égarer dans mon rôle de père. Mais où? J'ai beau chercher, encore et toujours, je ne trouve pas! Qu'ai-je fait de faux? Pourquoi, dans son regard, cette indifférence qui me crucifie à chaque fois?... Hier après-midi, je l'ai revue, après un mois d'absence. Même si j'appréhendais cette rencontre, j'étais rempli d'espoir. J'ai vite déchanté. Pressée! Elle devait monter à cheval. Pas de temps pour les effusions! Pas le temps de se jeter dans mes bras (je n'en espérais pas tant). Même pas un bisou! Juste un "salut"! Et hop, à cheval! J'étais venu la voir pour ce premier concours dans "son manège", j'ai failli repartir sans demander mon reste. Pour fuir cet endroit, pour aller me cacher. Au prix d'un effort surhumain, je suis resté. Je l'ai observée, montant un jeune cheval sans expérience. Elle ne s'en est pas si mal sortie, finalement. Et je me suis senti, malgré tout, très fier d'elle. Parce qu'elle est ma fille. Parce qu'elle a du talent. Parce que je l'aime. Parce qu'elle est la chair de ma chair. Parce que, malgré tout, elle m'est si chère. Elle pour qui je ne suis rien. Plus rien qu'un étranger... |
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Dimanche
3 juillet 2011 |
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| AA | Even now... Pour moi la plus belle chanson d'une interprète exceptionnelle. Immense artiste et femme de coeur unanimement reconnue, elle est la marraine du Service de Sécurité de l'établissement dans lequel je travaille. Installée à Genève depuis des lustres, la gentillesse et le sourire de Nana Mouskouri m'ont émerveillé à chaque fois que je l'ai vue lors de ses départs ou retours de voyages. Une grande dame, vraiment!... |
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Samedi
2 juillet 2011 |
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