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MAI
2011 |
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L'histoire enfin reconstituée d'Ania Rempa... Jeudi, en fin de matinée. En ressortant du Musée d’Etat, j’ai l’impression que ma prospection avance lentement et que ce nouveau voyage en ces terres trouve ainsi une justification que je n’avais pourtant nullement besoin de lui donner. Marta et Agnieszka, les deux jeunes employées du musée m’ont été grandement utiles. Et les quarante minutes qu’elles m’ont si gentiment accordé de leur temps, justifient à elles seules l’excursion de Lublin. A part quelques détails encore manquants (que je trouverai plus tard grâce aux adresses que les deux jeunes femmes m’ont laissées), je suis maintenant en mesure de reconstituer, en grande partie, l’histoire de cette petite fille dont la photo m’a brisé le cœur, le 8 septembre 2009, dans la librairie du camp d’Auschwitz-Birkenau. De ces vingt mois passés à éplucher le net, je n'ai absolument rien appris de plus que ce que je ne savais déjà (deux ou trois lignes de texte, sans plus) quant au terrible parcours d'Ania Rempa, morte d'inanition, à l'âge de six ans, dans un hôpital de cette ville de Lublin. Au-dessus des vestiges du Konzentrationslager Lublin-Majdanek, là où elle est tombée malade en juillet 1943, le soleil brille intensément, comme la lumière éclairant dorénavant cette histoire horrible que j’ai mis un an et demi à pouvoir reconstituer. Et, en ce jeudi 19 mai 2011, dans ce coin magnifique de la Pologne, je me sens rassuré et libéré de cette boule dans l'estomac, consécutive à tous les doutes que j'ai pu avoir quant à la réussite de mes recherches dans un pays dont je ne comprends absolument pas la langue. Un très chaleureux merci donc à Marta Grudzinska et Agnieszka Kowalczyk, elles qui m'ont finalement tout appris du tragique destin d'une petite fille polonaise, innocente, dont l'histoire fut la même que celle des dizaines de milliers d'autres enfants, victimes de la persécution barbare des nazis en ce temps-là... |
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| Le camp de Lublin Majdanek. |
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| AAAAAAAA | AA | Nous sommes dans le village de Zawadka, au sud-ouest de Zamosc, au début de l’été 1943. Les nazis, conformément à la deuxième phase de leur "Generalplan Ost", concocté par le Reichführer SS Heinrich Himmler et destiné à coloniser les territoires de l’est sous leur domination, procèdent à l’expulsion des habitants de la région de Zamosc. Les familles juives ont déjà été raflées et exterminées et il s'agit maintenant pour le Reich de consolider l'implantation de ses sujets dans cette très belle région du sud-est de la Pologne. Ainsi, chaque famille polonaise (catholique dans la quasi totalité des cas), dans chaque maison, ne possède que quelques minutes pour, emportant le strict nécessaire en termes de vêtements et nourriture, évacuer leur habitation. La famille Rempa fait partie des expulsées. Il y a là le papa Aleksandrem, né en 1899, la maman Helena (1904) et leurs quatre filles, Janina (1934), Ania (1937), Maria (1940) et Nadzieja (1943). Avec eux, il y a aussi les parents d’Aleksandrem, Ewa (1869) et Michal (1879). Village vidé de ses habitants, lesquels n’ont pas intérêt à émettre l'ombre d'une protestation sous peine d’être exécutés sur place, les premiers colons allemands l’investiront quelques heures plus tard, prenant ainsi possession de tout ce qui était demeuré dans les maisons et les fermes, meubles, outils, machines, bétail, etc… Pour les déportés, pas de choix offert. Partiellement à pied, ils sont acheminés vers Zamosc ou Zwierzyniec et, de là, par camions ou trains, ils sont emmenés au camp de concentration de Majdanek, dans la banlieue sud-est de Lublin. Ceci en attente de leur transfert définitif vers le "Grand Reich", dans lequel le statut d’esclaves leur est d’ores et déjà réservé. Dans le camp, en ce très chaud été de 1943, rien n’a vraiment été préparé pour accueillir tous ces malheureux. D'ordinaire, 10'000 à 15'000 prisonniers y sont internées ensemble, mais en août 1943, suite à cet afflux massif de familles déportées, ils se retrouvent 24'000. Déjà horriblement mal nourris et harassés de travail, les prisonniers plus anciens meurent généralement après quelques mois, voir quelques semaines. L’inanition, le typhus et la dysenterie s’y sont propagés et rien n’est entrepris pour remédier à une situation épouvantable sur le plan humain. Selon les archives officielles allemandes, en août de cette année-là, Majdanek détient le triste record du taux de décès (hors assassinat et gazage) le plus élevé de tous les camps de concentration nazis (situés en Allemagne ou en Pologne). Dans la famille Rempa, Maria, Ania et Nadiejzda tombent rapidement malades. Dans ces conditions effroyables, elles survivent jusqu’au début du mois d’août 1943. A ce moment-là, Andrzej Skrzynski, secrétaire de la branche de Lublin du Central Welfare Council (organisation d’aide sociale), épaulé par la Croix-Rouge polonaise, présente au Gruppenführer Richard Wendler, gouverneur SS du district de Lublin, une demande tendant à faire libérer les familles de la région de Zamosc emprisonnées dans le camp de Majdanek. Contre toute attente, cette requête est acceptée… Ainsi, le 10 août 1943, 2'196 prisonniers sont libérés du camp de concentration. Un groupe de 206 personnes, parmi lesquelles la famille Rempa, est acheminé vers Belzyce, à l'ouest de Lublin, petite ville distante de vingt-cinq kilomètres dans laquelle chacun va être relogé. Malheureusement, Maria et Ania sont trop faibles pour effectuer le trajet. Elles ont été admises, peu de temps auparavant, à l’hôpital Jan Bozy de Lublin, où l’on tente en vain de les faire renaître à la vie. Toutes deux victimes de dysenterie et d'inanition irréversible, Maria, âgée de trois ans, y succombe le 25 août, Ania, six ans, le 9 septembre. A l'hôpital de Belzyce, la petite dernière de la famille, Nadzieja, qui n'a que quelques mois, très atteinte elle aussi dans sa santé, meurt le même jour que sa sœur Ania. Ainsi donc, en l'espace de deux mois, les trois plus jeunes membres d'une famille de six personnes, vont périr dans des conditions atroces, ceci simplement par justification du désir d'expansion territoriale d'une nation dirigée par des fous criminels pour lesquels le mot humanité n'avait plus le moindre sens… Cent
dix mille personnes ont été déplacées, à
de telles fins, dans cette seule région du sud-est de la Pologne.
Personne ne sait exactement combien d'entre-elles ont pu regagner leurs
villages après la défaite nazie. Ce fut le cas pour la famille
Rempa, de retour à Zawadka en 1945. Un retour déchirant
qui a dû se dérouler dans les conditions qu'on peut facilement
imaginer, les cris et les rires des trois petites disparues n'étant
hélas plus là pour égayer la vie de ce petit monde
en proie, désormais, à un éternel tourment… |
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| AAAAAAAA | AA | En passant le porche d'entrée du cimetière catholique romain de Lublin, rue Lipowa, anxieux mais plein d'espoir, je sais que je possède une chance infime de trouver la sépulture d'Ania. Le cimetière est immense et doit couvrir la surface d'au moins six terrains de football! Recherche hélas vaine. Il est midi passé, le secrétariat est fermé et je ne peux demeurer davantage à Lublin, devant rejoindre Zamosc dans l'après-midi. Dommage mais, j'espère, partie simplement remise… Pourtant, avant de quitter la ville, je me rends quand même à une adresse communiquée par Marta et Agnieszka. Au 9 de la rue Biernackiego, l'hôpital Jan Bozy de Lublin existe toujours. C'est ici qu'Ania et sa petite sœur Maria ont été si cruellement arrachées à la vie, il y a soixante-huit ans... |
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| Le cimetière catholique de Lublin. |
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| L'hôpital Jan Bozy de Lublin. |
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| AAAAAAAA | AA | Le
même soir, arrivé à Zamosc, je prendrai du temps pour
revivre cette journée, l'une des plus intenses de ma vie toute
entière. Que de choses apprises et vues aujourd'hui! La photo d'Ania,
seul document pictural connu de l'histoire de la famille Rempa durant
l'été 43, hante mon esprit. Comme elle n'a cessé
de le faire depuis septembre 2009, lorsque je l'ai découverte à
Auschwitz. Ce cliché est terrible. Mais moins que beaucoup d'autres
que, horrifié, j'ai pu voir sur le même thème: des
enfants ne tenant plus debout, comme Ania affreusement émaciés,
mais affublés dans leurs regards d'un masque de douleur et de terreur
insupportables. Ania, elle, ne semble pas souffrir. Ni même avoir
peur. Il y a en elle une interrogation qui m'a sauté aux yeux,
m'a bouleversé dès que je l'ai vue pour la première
fois. Ania ne comprend pas et son regard interroge, nous interroge. Au
travers de ceux qui l'ont photographiée, Ania nous demande simplement:
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Zwierzyniec,
au sud-ouest de Zamosc. C'est ici que furent regroupées une partie
des familles expulsées de leurs villages, avant leur transfert
vers le camp de Majdanek. Le monument est un hommage aux enfants martyrs
de la tragédie, étant bien entendu les principales victimes
de cette ignominie... |
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Zamosc, qui abritait alors le principal centre de regroupement des familles
déportées. Même hommage rendu à la mémoire
des enfants de la région, si injustement assassinés... |
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| Zawadka, situé à 60 kilomètres au sud-ouest de Zamosc... |
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Dans
Zawadka, cette femme âgée a-t-elle été témoin,
ou même victime, de la tragédie vécue par les habitants
du village, parmi lesquels figurait la famille Rempa?... |
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Celle
pour qui je suis retourné (je l'avoue) deux fois en Pologne, après
la visite d'Auschwitz en septembre 2009. C'est ainsi qu'elle est présentée
dans le Musée d'Etat de Majdanek. Il n'existe pas d'autre photo
connue de cette petite fille et le texte l'accompagnant est à peu
près tout ce que l'on peut apprendre d'elle sur le net... A travers
ce site, dans lequel j'ai parlé plusieurs fois d'elle, vouloir
absolument connaître toute son histoire est un hommage que je me
devais de rendre à tous les enfants martyrs à travers le
monde. Car, il n'est et ne sera jamais de victimes de la barbarie humaine
plus innocentes et injustement persécutées que les enfants... |
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Lundi
30 mai 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Midnight in Paris… Rêve de cinéma ou cinéma de rêve? Paris en 2010. Deux jeunes fiancés y séjournent avant leur mariage. Elle, hermétiquement close à tout ce qui sort de sa culture beef burger et diet coke, lui ouvert à la magie que dégage cette ville pour qui sait l'apprivoiser. Le jour, il suit de bon gré sa promise dans ses pérégrinations de touriste lambda, la nuit, il s'évade seul pour découvrir le vrai Paris, du moins celui qui le touche. Presque agaçant à l'amorce de l'intrigue, en raison des clichés typiques de la ville lumière, dès que la nuit tombe, le basculement s'avère époustouflant. Par un artifice qu'on n'a pas vu venir (preuve de la maîtrise du génie Allen), on se retrouve dans le Paris des années 20 ou de la Belle Epoque, en des temps bien révolus mais tellement attachants. Tout aussi incrédules que le héros, on y croise alors Hemingway, Picasso, Fitzgerald, Buñuel, Man Ray ou Gertrude Stein, plus tard Toulouse-Lautrec, Degas et Gauguin. … Cinéma de rêve! Comme Woody Allen sait divinement faire. Soutenu par une bande sonore magnifique et par des acteurs épatants, le scénario confine au génie et la réalisation touche à la perfection. Marion Cotillard, en muse attirante des grands qu'elle côtoie, est absolument délicieuse, cependant qu'Adrien Brody campe un Salvador Dali ahurissant de vérité. Rêve de cinéma! Parce qu'il n'est que cet art à savoir nous porter dans des contrées et des époques aussi formidables. Le rêve est essentiel à l'homme, sans quoi la vie lui serait impossible. Le cinéma de Woody Allen est indispensable à l'époque que l'on vit. Car personne mieux que lui n'est capable d'emmener le spectateur là où il le veut, personne n'est apte plus que lui à remplir ses yeux d'étoiles. Le rêve, au cinéma, c'est entrer dans une salle obscure, s'installer confortablement, ouvrir les yeux et entrer dans une histoire contée par le génie new-yorkais... Et subjectiement, car totalement conquis par cette œuvre magistrale, j'ai envie d'ajouter: le cinéma, ce n'est rien d'autre que cela… |
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Lundi
16 mai 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | L'histoire se répète... Deux
ans après le désastre Patricia Kaas à l'Eurosong,
les Shaddocks viennent de s'en prendre une autre, violente, dans les gencives.
Les membres du comité d'organisation français, bavant devant
un jeune ténor que, disent-ils, le monde entier leur envie, ils
l'ont réquisitionné et envoyé dans la fosse. Pub
bien orchestrée et destinée à convaincre le pays
que 34 ans sans victoire c'était trop, les médias, télés,
radios, web ont mordu à l'hameçon et se sont mis d'accord
pour prédire une victoire facile d'Amaury Vassili. Résultat:
15ème! Deux fois pire que la performance de la Kaas. Décidément,
cette France-là (qui n'est heureusement pas celle de tout le monde)
est vraiment à chier! Chauvine, hautaine et prétentieuse,
elle justifie ses défaites par l'excuse que les autres ne comprennent
rien au schmilblick. L'humilité est définitivement proscrite
de leur vocabulaire et ils s'assoient sur les expériences passées
qui ne leur serviront jamais à rien. Il serait grand temps qu'un
coup de pied rédempteur soit administré dans cette fourmilière
pourrie, au sein de laquelle sévissent tant d'abrutis. Mais, faut
pas rêver! L'an prochain, ou dans deux ans, les mêmes bargeots
iront chercher Céline Dion, ou Barbra Streisand (pourquoi pas?),
convaincus par avance que cette fois-là, la victoire ne saurait
leur échapper... |
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Dimanche
15 mai 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Trente ans après, entre Amérique et France, rêves et désillusions... Le 10 mai 1981, entre San Diego et Phoenix, peu après Yuma et l'entrée en Arizona, j'apprenais la nouvelle par une station FM américaine: François Mitterrand venait d'être élu président de la République française. C'était il y a trente ans exactement et je sillonnais les routes de l'ouest américain, émerveillé tel le colon arrivé d'Europe cent ans plus tôt pour y faire fortune… Ma fortune à moi, elle ne fut que visuelle. Particulièrement dans ce coin de pays constitué de quatre états magnifiques: Californie, Arizona, Utah et Nevada. Trente ans après, je suis devenu comme Gabin: je regarde et je m'interroge... J'étais jeune et con, aujourd'hui je ne suis plus que con. Je voyais en ce pays le paradis sur terre, mais changeais radicalement d'opinion l'année suivante, en découvrant Bora Bora et les Marquises. Aujourd'hui, si je sais que le paradis n'existe pas, les Marquises sont devenues le rêve d'un endroit où passer les dernières années de ma vie. L'Amérique, idéalisée jusqu'au 11 septembre 2001, est morte dans mon cœur. Mitterrand a été un grand président, un véritable Homme d'Etat. Malheureusement, ses accointances vichyssoises et l'amitié, jamais reniée, qu'il portait à l'infâme René Bousquet, l'empêcheront à tout jamais d'entrer dans un Panthéon qu'il ne mérite pas...
Le 10 mai 81, j'étais rempli d'illusions. Trente ans plus tard,
et même plus car cela fait 36 ans que j'évolue sur le même
lieu de travail, la majorité d'entre-elles s'est envolée.
Preuve qu'il y a deux façons de vivre son âge adulte: |
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Mardi
10 mai 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Scènes cultes de films cultes. 1. What’s wrong?... Dans "Les poupées russes", Xavier (Romain Duris) et Wendy (Kelly Reilly), écrivent un feuilleton télévisé ensemble. Depuis leur rencontre, quelques années auparavant à Barcelone (voir "L’auberge espagnole"), tous deux ont mené une vie sentimentale délurée, avec plus de bas que de hauts. Xavier est libre, Wendy émerge d’une rupture douloureuse. Lui habite Paris, elle Londres et c’est Xavier qui effectue les trajets pour se rendre chez elle et pour écrire en sa compagnie. Comme le sujet du feuilleton est une romance à l’eau de rose, ils parlent beaucoup du sentiment amoureux, mais sans se rendre compte, finalement, qu’une histoire telle que celle qu’ils écrivent pourrait tout à fait exister entre eux. Et puis un jour, cette éventualité se précise… Wendy,
par un après-midi ensoleillé, emmène Xavier dans
le Parc de Primrose Hill. Elle est gaie; lui, il fait la gueule. Pleine
de bonne volonté, elle lui fait découvrir des endroits qu’elle
apprécie, espérant le voir partager son enthousiasme. Eh
bien non, monsieur fait la gueule. Et un Duris renfrogné, c’est
l’exemple idéal de la parfaite tête à claques...
Scène magnifique, jouée par deux comédiens exceptionnels. C’est beau, magnifiquement filmé et mis en scène. C’est un petit moment de bonheur comme en contient beaucoup ce chef-d’œuvre de Cédric Klapisch, tourné en 2005. Et puis, si je ne suis pas comme Xavier lorsque je suis amoureux, j'aime beucoup que la fille soit comme Wendy dans le film… |
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Lundi
9 mai 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Ciné: Affiche prometteuse... Diable! Trois actrices que j'adore réunies dans le même long métrage, ça motive pour ce qui est d'aller squatter la salle obscure, alors qu'il fait si beau dehors. Au bout du compte, et le cœur oscillant entre la joie et la déception, la première l'emporte. Jusqu'aux dix dernières minutes, il ne se passe pas grand chose. Michel Blanc tenant le rôle d'un gros con entrant dans la soixantaine, ça ne vous arrache rien d'autre que de la consternation. Scénario lourd comme une atmosphère annonçant l'orage, il ne se passe rien qui mérite de dépenser du fric pour tourner ce truc et, surtout, rien qui justifie qu'on dépense le nôtre pour aller le voir. Après une heure trente, Blanc passe l'arme à gauche et là, tout s'arrange. On s'aperçoit alors qu'il avait du cœur mais que cela ne justifiait en rien sa connerie. Ca redevient du cinéma et on en est tout surpris. Donc, comme il faut rester positif et que seules les dix dernières minutes sont intéressantes, on se rabat sur le jeux des comédiennes… Bon,
si l'on ne voit Claude Perron que trois fois, avec deux phrases à
dire en tout et pour tout, ça s'arrange à peine avec Florence
Loiret Caille qui, fidèle à ce que je pense d'elle, donne
un fragment d'aperçu de son talent. Incroyable, d'avoir une actrice
de ce gabarit et de ne pas savoir s'en servir… Reste l'héroïne,
Justine, jouée par Mélanie Laurent. Cette fille, à
l'écran, elle pourrait passer cent minutes à ne rien faire
d'autre que de sourire que je m'en accommoderais sans problème.
Alors, lorsqu'elle parle, rit, se fâche ou pleure, imaginez ce que
cela peu donner. Phénoménale actrice! Je ne me lasserai
jamais de le dire et de le répéter. Malheureusement, ce
n'est pas tous les six mois qu'elle tourne sous la direction du grand
Tarantino! Alors, elle se contente de ce que les autres lui proposent.
Et on s'en contente avec elle, surtout lorsqu'elle détient le premier
rôle. Le film s'appelle "Et soudain, tout le monde me manque"… |
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Vendredi
6 mai 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Ciné: Lyne Chardonnet... Qui se souvient de cette très jolie jeune femme qui, en 1969, donnait la réplique à Jacques Brel dans "Mon oncle Benjamin"? Disparue beaucoup trop tôt, elle n'a pas eu le temps d'aller au-delà de seconds rôles, dont certains ont prouvé qu'elle disposait de tous les atouts pour devenir une grande comédienne. Ayant tourné avec Alain Resnais, Jacques Deray, Yves Robert, Denis de la Patellière, Terence Young ou Michel Deville, c'est Edouard Molinaro qui l'a le plus utilisée au cinéma. Et dans le rôle d'Arabelle Minxit, promise à Jacques Brel (qui lui préférait Claude Jade) dans le film ci-dessus, elle était absolument magnifique. On a pu également apprécier son talent dans la série télévisée à succès "Les gens de Mogador", en 1972. Née le 5 mai 1943, il y a tout juste 68 ans, et suite à un foudroyant cancer du foie, elle mourrait le 11 décembre 1980, à l'âge de 37 ans seulement... |
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Jeudi
5 mai 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Touché, coulé!… Ainsi
donc le barbu à la solde de Satan s’est fait plomber le crâne
par la clique étoilée qui lui filait le train depuis dix
ans. Baissant pudiquement les yeux sur la manière très yankee
d'en finir avec le grand enturbané, les traumatisés du 11
septembre, libérés d’un poids énorme, respirent
et font la nouba, dansant jusqu’au bout de la nuit sur un "Ground
Zero" désormais lavé des stigmates de l’infamie… En avril 1943, un groupe de P-38 de la 13ème Air Force, opérant dans le Pacifique, abattait l’avion de l’amiral Yamamoto. En dessoudant le grand ordonnateur de l’attaque de Pearl Harbour, les Américains criaient victoire. L’affront du 7 décembre 41 était ainsi lavé. La guerre n’en fut pas pour autant finie et il fallut encore plus de deux ans d’efforts, et des dizaines de milliers de morts, pour faire plier les Nippons. Si les Yankees, dont on sait d’eux que la modestie n’est pas la principale qualité, pensent qu’ils sont désormais à l’abri de tout danger terroriste, ils se trompent lourdement et ils risquent de se réserver des lendemains qui chantent faux. Un Ben Laden liquidé et balancé à la flotte risque de se révéler, pour eux, plus redoutable encore que bien en vie et reclus dans sa tanière… Raison
pour laquelle les scènes de liesse populaire d'hier apparaissent
comme décalées et manquant cruellement de dignité.
Le silence, la retenue, voire le recueillement (pour eux qui sont si croyants),
auraient mieux convenu à un peuple pas vraiment blanc comme neige
et qui se montre une nouvelle fois incorrigible. Un peuple qui, aveuglé
par la joie de la vengeance accomplie, n’a vu en cette victoire
d’un jour, que la réémergence d’une bannière
étoilée trop longtemps enfouie sous les gravas d’un
World Trade Center new-yorkais lâchement assassiné…
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Mardi
3 mai 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | PETIT VILLAGE C'est
un petit village Des
champs montent en choeur La
rivière, langoureuse Son
murmure est parfait L'église,
haute et blanche, J'y
allais autrefois, Le
pont sur la rivière, Au
centre du hameau, La
tour du cimetière Maison
de ma naissance, Je
ne me souviens pas Et
ces pas son venus C'est
un petit village |
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Dimanche
1er mai 2011 |
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