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AVRIL
2011 |
| AAAAAAAA | AA | Ciné: La fille du puisatier… Désuète romance de Pagnol. Passée de mode car vieille de septante ans. Attitudes des personnages qui n'ont plus guère cours et langage du sud et d'antan que les jeunes ne comprennent pas. Peu moderne le premier film d'Auteuil, car privé d'une cure de jouvence qui lui aurait peut-être fait du bien. N'empêche… J'y ai retrouvé le Pagnol des grands terroirs. Tourné dans cette Provence qui, dans mon esprit, oscille sans cesse entre son nom et celui de Daudet. Soleil en vedette et Alpilles en arrière-plan, cigalons et cigales chantent une enivrante partition. Ce film déborde d'effluves embaumés. Les oliviers filtrent le mistral jusqu'à mener au nez du spectateur, le fruité de leurs huiles veloutées. Paysages de rêve, de mes rêves. Tout en tons chauds et nuances pastels, ce long métrage est d'abord un moment de répit dans un monde de folie. En assistant au spectacle, j'avais quitté mon fauteuil et, ayant rejoint l'écran, je m'étais assis à l'ombre d'un amandier. J'étais là-bas, non loin de cette chapelle Saint-Sixt d'Eygalières, présente dans l'action et aux abords de laquelle j'ai de si beaux souvenirs. Un moment de répit! Cent minutes qui, si elle n'ont pas débouché sur un inoubliable chef-d'œuvre, ne m'en n'ont pas moins donné l'occasion de constater à quel point ce 21ème siècle me pèse. Pagnol est mort depuis longtemps et je sais combien il a aimé l'époque qu'il a traversé. Cela se voit et se sent dans tout ce qu'il a écrit. Et ce film en est bien la preuve la plus éclatante… |
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Samedi
30 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Charlotte Le Bon... Charme, beauté, spontanéité, talent. Cette jeune et pétillante Canadienne de 24 ans a tout cela et bien plus encore... Présentatrice de la météo dans "Le grand journal" du père Denisot, sur Canal, Charlotte Le Bon est unique dans le paysage télévisuel français. Nantie de son délicieux accent québécois, elle crève l'écran à chacune de ses interventions. Une présence qui me fait penser que si Louise Bourgoin, qui l'a précédée à ce poste, a eu sa chance au cinéma, la petite Charlotte est promise au même destin, mais avec un potentiel dix fois supérieur... |
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Vendredi
29 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Nouvelles d'une civilisation à la dérive... 1. "Frédo-le-Miteux", dans son rôle de ministre pour la promotion de l’inculture tricolore, a ajouté une nouvelle pierre au Monument de la Connerie qu’il érige patiemment depuis qu’il a décidé de lécher les bottes du Nain, initiative personnelle lui ayant valu d’accéder à un poste qui le faisait mousser depuis trop longtemps... En inscrivant la tauromachie au patrimoine immatériel, mais néanmoins culturel, de la Gaule, le neveu de son tonton a donné une nouvelle preuve que le fait d'être complètement niqué des neurones ne constitue en rien un handicap pour ce qui est d'accéder à de grandes responsabilités au sein de la clique qui gouverne le pays des Six Coins... 2. Ainsi donc, demain devrait voir deux milliards de téléspectateurs rivés à leurs écrans de téloche! Pour ce qu'on appelle "the Wedding of the Century"… Pendant que les accros à cette connerie du siècle (qui va coûter plusieurs millions de pounds rosbifs) se palucheront en bavant devant un futur et inutile encouronné (lire Billy "Redhead" Windsor) ou en matant une opportuniste brune, mais néanmoins cousue d'or, ayant mis le grappin sur le bon filon, dans les plaines arides du tiers-monde, loin de cette civilisation débile, 18'000 enfants auront crevé de faim en l'espace des cinq heures que va durer cette ignominie... Demain donc, loin de ma télé, j'aurai une pensée émue pour Diana, seule enrôlée dans la clique ayant retrouvé un jour sa dignité après avoir balancé un franc "Fuck you!" à cette merde de monarchie et à l'endive qui la préside aujourd'hui encore… |
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Jeudi
28 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Le plus beau sourire du cinéma français s'est éteint... Jadis, lorsque un grand comédien ou une actrice adulée nous quittaient, la télévision chamboulait ses programmes. Pour diffuser un de leurs films. Hommage mérité et attendu par beaucoup. Aujourd'hui, envolée la tradition! Les sponsors paient longtemps à l'avance pour des émissions fixées à des heures définies. Toute entorse à l'accord n'est plus négociable… A l'heure où d'aucuns prétendent ressusciter, d'autres se meurent. Sur la pointe des pieds, sans faire de bruit. D'elle, je retiendrai surtout ce rire aux sonorités à nulles autres pareilles. D'une beauté unique et d'un talent très au-dessus de la moyenne, elle a rayonné pendant plus de 45 ans sur des écrans qui, quelque part, garderont tous une fraction, même infime, de son envoûtant sourire imprimé sur la toile blanche. Marie-France Pisier, dans tous ses rôles, sans exception, m'a fait rêver. Avec elle, pas de prestation en demi-teinte. Une immense actrice. Qui s'en est allée quand d'autres atteignent à peine l'âge de la retraite. Injustice du destin. Qui l'a empêchée de donner tout ce qu'elle avait encore en elle, tout ce qui aurait pu nous conforter dans l'idée que cette femme intelligente et discrète, faisait partie de celles qui servent ou ont servi le cinéma avec la plus grande des sincérités... En apprenant sa disparition, ce matin, je me suis senti très triste. Parce que sa mort est une perte cruelle et parce que l'hommage qu'on espérait que la télé lui rende n'aura pas lieu. Ou alors, dans trois ou quatre jours, en fin de programme, dans un créneau horaire que ceux qui paient pour nous fourguer leur merde quotidienne, auront délaissé sous prétexte que l'audimat, à des heures aussi tardives, est aussi plat que l'électrocardiogramme d'un amputé du cœur… |
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Dimanche
24 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Dans la série "l'Evangile revisité", voici un troisième épisode qui s'intitule simplement:
Amené devant le préfet de la province de Judée, Jésus le regarda sans haine. Le dignitaire romain était en train de se laver les mains. Originaire de San Remo, où ses parents tenaient le casino de la ville, Ponce-Pilate (de son vrai nom Ponce Pilatus Porter) avait choisi l'armée romaine pour mener carrière. Longtemps en poste en Helvétie, du côté de Stans (Stanicum en latin), Ponce avait adoré ce pays et, homme d'une grande humanité, il était unanimement apprécié par les autochtones du coin. Ceux-ci, plus tard et en signe de reconnaissance, ont même donné son nom à une montagne de leur région, le Mont-Pilatus. Bref, pour l'instant, l'Helvétie était bien loin et Pilate ne savait trop quoi faire d'un chef de bande lui paraissant bien mou pour porter un tel titre. C'est alors que Judas fit son apparition, rentrant des urgences de l'Hôpital Larry Boisière (du nom de son fondateur gaulois) de Jérusalem, dans lequel il avait personnellement conduit le décurion amputé de son esgourde… Judas l'espion, envoyé par Ponce Pilate lui-même pour infiltrer la bande de Gaza, se livra alors à un taillage de costard en règle à l'égard de Jésus. Il raconta comment ce dernier, prétendant être touché par la grâce divine, avait vainement tenté, pour nourrir toute sa clique, de multiplier l'unique petit pain volé dans une boulangerie de Cana. Il décrivit aussi la tentative complètement ratée de Jésus, qui désirait prouver à ses potes qu'il pouvait marcher sur l'eau. Un échec qui aurait pu lui être fatal car, ayant coulé et ne sachant pas nager, la noyade ne l'avait épargné que par un soi-disant miracle provoqué par son père, un gars hyper puissant, un caïd notoirement connu pour se livrer à des parties de bowling les soirs d'orage. Et puis, pour couronner le tout, il y avait eu aussi ce triste échec de guérison d'un gars nommé Lazare, handicapé à vie après un accident de rafting dans les gorges du Jourdain, et auquel Jésus avait promis qu'il pourrait bientôt quitter son lit et marcher à nouveau… Bref,
plein d'histoires tendant à discréditer celui qui prétendait
avoir des pouvoirs magiques dont il se servait pour rallier les faibles
à sa cause, sans fondements, de sauveur de l'humanité.
Ayant patiemment écouté son espion, Ponce Pilate se leva
alors et s'approchant de Jésus, il le toisa longuement. C'est à partir de cette sentence, mal comprise par ceux qui l'ont rapportée et propagée au cours des siècles, que naquit la légende d'un chef de bande de Gaza. Soi-disant descendu sur terre pour sauver le monde, il fut arrêté par les Romains, puis livré aux Juifs, lesquels le fusillèrent pour imposture le 22 avril de l'an 33. Un soi-disant prophète qui se faisait appeler "Jésus de Nazareth"… |
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Vendredi
22 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Ciné: "Vincere"... C'était avant la Grande Guerre. Dans une Italie en pleine mutation, Ida tombe en extase. Devant Benito. Le coup de foudre! Pour un homme charismatique bousculant véhément les aspirations bourgeoises des vieux valets de la monarchie. Avec ses idées nouvelles, sa volonté et sa soif de changement, avec son irrespect pour Dieu et son Eglise, celui qui n'est encore qu'un petit révolutionnaire, comble le regard d'une femme qui n'attendra pas longtemps pour se donner à lui. Corps et âme. L'amour de sa vie! Certaine qu'aucun autre que lui n'aura jamais le pouvoir de la combler. Leurs étreintes sont à l'image d'une passion dont elle ne se rend pas encore compte qu'elle est à sens unique. Elle l'aime! Il la baise… Et lui fait un enfant. Un petit Benito junior. Puis la Guerre éclate. Il part se battre. Elle, impatiemment, attend son retour. Blessé au combat, il rentre chez lui et en épouse une autre. Cruelle désillusion… Plus tard, Benito devient "il Duce". Et jette les bases ignobles d'un fascisme qui régnera pendant plus de vingt ans sur une Europe à feu et à sang. Ida se bat. Inlassablement. Pour faire reconnaître ses droits, pour légitimer le nom de Mussolini, auquel a droit son fils. Il l'ignore, la rejette, la fait interner chez les fous, fait enlever son fils pour le placer en internat. La mère ne reverra jamais son enfant. Après quinze ans d'une vaine lutte, Ida meurt, anéantie. Au milieu de l'autre Grande Guerre, la seconde, son fils, devenu fou, meurt aussi. L'histoire les renie, les ignore, ne retenant que la folie meurtrière d'un taré. L'autre taré, en fait, celui du sud des Alpes. Qui finira comme celui du nord, le crâne plombé de balles rédemptrices… Ida Dalser était folle d'amour. Un petit bout de femme originaire du Haut-Adige, aveuglé par le charisme d'un beau parleur. A sa décharge, et qui explique qu'on prenne fait et cause pour elle dans le film, elle n'a pas vécu la dérive de celui qu'elle aimait. Morte trop tôt? Morte au bon moment… Le film s'appelle "Vincere" (Vaincre). Il est signé Marco Bellocchio, metteur en scène ici touché par la grâce. Une histoire mal connue, ou oubliée, mais qui vous éclate à la face, tant l'injustice prend de la place dans la tragédie que fut la vie de cette femme d'une fidélité exemplaire à ses convictions comme à "son" homme. Giovanna Mezzogiorno fait revivre Ida Dalser. Intensément! Donnant à ce personnage un relief, une profondeur que seule une immense actrice pouvait la faire bénéficier. Remarquable réussite. Remarquable film. Remarquable comédienne. Remarquable langue italienne, au travers de laquelle les mots d'amour d'une femme, morte d'avoir trop aimé, chantent et pleurent à vous éclabousser de larmes jusqu'au plus profond du cœur… |
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Jeudi
21 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | L'arbre qui cache... le zizi. L'inconvénient, lorsqu'on part en mer pour plusieurs heures, c'est que l'on ne trouve pas un arbre tous les les vingt nautiques pour aller pisser derrière. Donc, certains ont résolu le problème à leur manière... |
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Dimanche
17 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Ciné: "Rabbit Hole"… Lorsque l'on connaît la très belle voix de Nicole Kidman, il est absolument insupportable de l'entendre doublée dans un film. So, for once, I'll try to tell you, in english, the story of her last movie. Becca (Nicole Kidman) and Howie (Aaron Eckhart) are married and living in the New York's suburbs. They had a son of three years old, which had lost his life in an accident, knocked down when running off the garden, by a car with a young man at the controls. So, this tragedy happened eight months ago and both Becca and Howie have to live with this in their mind… Trying to forget, they follow a group therapy with peoples having, like them, lost tragically a child. If the working group helps Howie, it's not the same for his wife. Becca tries to make her own therapy by an approach of the young man responsible of the death of her little boy. Jason (Miles Teller) is a student writing a comic book entitled "Rabbit Hole". This very kind guy feels himself guilty. Talking with Becca helps him to admit that when happened the accident, perhaps he was driving the car a little bit too fast. Having spoken a lot with Jason, Becca feels he's a kind man and she's ready to forgive. But one day, Howie hears that his wife and the guy who's killed his own son met several times. From its reaction depends now the survival of their union… C'est la première fois que je revoyais au cinéma celle que je considère comme la plus grande actrice du monde. Après le film raté que fut "Australia", Nicole Kidman se rachète admirablement. Crevant littéralement l'écran, tout, dans ce très bon film, ne tourne qu'autour d'elle. Et pourtant, les autres actrices et acteurs sont tous excellents. Mais le talent de cette femme est phénoménal. Elle rit, elle sourit, elle est triste ou gaie, elle souffre et elle pleure, tout cela pour tenter d'oublier cette tragédie avec laquelle elle et son mari vivent depuis huit mois. Et dans toutes ces attitudes, elle est d'une justesse exceptionnelle. Ayant réussi à éviter le pathos qu'un tel sujet aurait pu suggérer, John Cameron Mitchell, le metteur en scène texan, nous livre ici une œuvre de très grande qualité, servie par un excellent scénario. Mais, lorsque l'on est, comme je le suis, à ce point sous l'emprise du jeu de Madame Kidman, peut-on vraiment avoir un avis objectif?… Nommée aux Oscars 2011, la divine comédienne australienne n'a pas été récompensée, ceci en raison de la stupéfiante performance de Natalie Portman dans "Black Swan". Ce n'est que partie remise, parce que si elle continue ainsi, celle qui avait récolté une statuette pour "The Hours" ne devra pas patienter longtemps avant d'obtenir la suivante... (Merci, à celles et ceux qui le parlent bien mieux que moi, pour la correction du texte en anglais ;-) |
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Samedi
16 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | A quoi et pourquoi on s'attache, parfois… En 39 ans de conduite, j'ai possédé quatorze voitures différentes. La première, acquise en 1972, était une Ford Cortina, la dernière, achetée en 2008, une Fiat Bravo. Celle que j'ai le plus regrettée était une Pontiac TransAm, acquise en 1982. S'il m'en a coûté de m'en séparer, c'est parce qu'elle était une voiture mythique. Aujourd'hui plus encore car, depuis l'an dernier, la marque a disparu. Toutes les autres, je ne les ai jamais regrettées. Etant très peu attaché aux choses, elles n'ont servi à rien d'autre qu'à me transporter. A chaque fois que j'ai acquis la suivante, j'ai laissé celle qui l'a précédée sans état d'âme, ni même un regard empreint d'un quelconque brin de nostalgie. Mais cet après-midi, en prenant livraison de la quinzième, comme je m'y attendais, de tourner définitivement le dos à cette brave Bravo (si je puis dire), m'a occasionné un gros pincement de cœur… Parce qu'avec cette voiture, j'ai parcouru l'Europe dans tous les sens. 87'000 kilomètres en juste trois ans. De la Bretagne jusqu'au milieu de l'Italie, de Genève jusqu'à la Pologne et les frontières biélorusse et ukrainienne. A son volant, j'ai sillonné un pays qui s'est révélé aussi saisissant que ma découverte de l'Amérique, trente ans plus tôt. A son volant, je suis entré dans Auschwitz, après deux jours de voyage et un cœur qui battait la chamade comme rarement. A son volant, j'ai parcouru toutes les routes menant aux six camps d'extermination nazis sur sol polonais. Et lorsque je suis arrivé sur des sites qui ont pour nom Belzec, Chelmno, Majdanek, Sobibor ou Treblinka, aux instants précis où les panneaux routiers m'indiquaient que je pénétrais dans ces lieux d'infamie, c'est au volant de cette voiture que je me trouvais. C'est au volant de cette Fiat (qui ne m'a jamais laissé en plan) que ce désir irrépressible de voir ces endroits si lourdement chargés d'une histoire d'horreur, s'est concrétisé en septembre 2009 et mai 2010… Alors, cet après-midi, en m'en séparant définitivement, au profit d'une 3ème Fiat, j'ai posé sur elle un regard très ému. J'ai repensé à ces deux longs voyages (4'200 et 4'800 kilomètres) vers les terres de la belle Pologne et vers ses six plaies qui ne se refermeront jamais. J'ai passé une dernière fois ma main avec douceur sur son volant, sur ses sièges et sur le bleu foncé de sa carrosserie. Je souhaite sincèrement à celle ou celui qui la rachètera, autant d'émotions qu'elle m'en a donné… Et puis, déjà aux commandes de sa petite sœur flambant neuve et m'éloignant, je l'ai regardée une dernière fois dans mon rétroviseur jusqu'à ce qu'elle disparaisse de ma vue. Et elle a disparu. Effacée de mon regard mais bien présente, et pour longtemps je le sais, dans mon cœur et au plus profond de mes souvenirs… Ridicule un truc pareil, non?… |
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Vendredi
15 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Bientôt 2012... Ca y est, c'est reparti! Plus d'un an avant la présidentielle française, les chaînes de télé reprennent leurs éternels débats. Qui ira se frotter à Nikos Ier? Quel est celui ou celle qui possède les meilleurs atouts pour battre le Nain dans son jardin? On évalue les chances de chacun des prétendants potentiels, avant même que leur candidature ne soit annoncée. La gauche, le centre, la droite, l'extrême droite, les socialos, Villepin, la fille le Pen… On leur donne la parole et ils ne manquent pas d'en user. Pour présenter leur programme, pour critiquer Sarko et ce qu'il a promis mais n'a pas fait. Tous y vont de leur sempiternel couplet. Tous balancent leur vision des choses, leur programme, leur façon de redonner confiance aux Hexagonaux. Tous se la jouent démago, meilleur que l'autre, plus digne de confiance. Un discours lassant qui revient tous les cinq ans (au moins, avec le septennat, on gagnait deux ans)… Les candidat(e)s? Toujours les mêmes ou presque. A droite, si la voie royale semble assurée au mec de Carlita, Villepin veut tenter sa chance, sous prétexte d'une alternative à la politique d'un lilliputien qu'il ne peut pas blairer. Se rend-il seulement compte de son décalage dans cette époque? Bardé de sa particule, il est l'archétype du réac de droite, parfaitement à l'image de ceux sur la tronche desquels les soixante-huitards balançaient leurs pavés il y a plus de quarante ans. Bayrou? Osera-t-il seulement y aller? Après plusieurs déculottées électorales, il devrait être un peu refroidi, non? Seulement, comme le faisait si justement remarquer Audiard, les cons ça ose tout, et c'est même à ça qu'on les reconnaît… Plus à droite, la Marine se voit déjà passer le premier tour. C'est tout le mal que je lui souhaite. Ceci pour mieux ricaner lorsque elle se prendra, au second tour, le même pain dans la gueule que sont nazillon de paternel en 2000… Et à gauche? Mon dieu, mon dieu, si tu existes, donne leur à tou(te)s un grand coup de pied dans le cul. A s'exciter comme des spermatozoïdes dans la dernière ligne droite, se rendent-ils vraiment compte à quel point ils sont ridicules? D'une primaire promise, par dépit, au grand manitou du FMI, on assistera à la fin de la carrière d'une erreur politique majeure: François Hollande. La honte d'un parti. L'anti-vote socialiste! Le boulet de la gauche. Aucun charisme, aucune personnalité, le chantre de la banalité. Sincère comme Tsonga dans sa pub pour Kinder Bueno! Veut juste faire comme son ex-femme, pour ne pas demeurer en reste, pour essayer d'être à la hauteur. Pauvre gars! Et dire que ça ose se réclamer de Mitterrand, ça… A côté, passons rapidement sur les chances inexistantes du roquet Fabius, lequel aura, quand même mon bon monsieur, été Premier Ministre de la France. Toutes aussi nulles sont celles de la mère Aubry. Dans sa famille, y'a eu Jacques Delors, son père, et y'aura personne d'autre avant longtemps. Enfin, dans les papables, reste Ségolène. Mais la débâcle royale de 2007 a laissé des séquelles. Elle n'a plus la cote. Dommage. Car je l'aime bien et parce qu'elle me paraît être la plus sincère. A moins que ce ne soit tout simplement parce que je la trouve vraiment très belle… Donc, pronostiquons: Sarko contre Strauss-Khan au final. Et là, c'est pas gagné pour le second! Parce que, niveau girouettes, les Shaddocks (actuellement en froid avec l'arriviste de Neuilly) pourraient tout à fait nous la jouer à l'Amerloque, lorsque ces cons du Far-West ont prolongé de quatre ans, le mandat de la pire tare présidentielle de toute l'histoire des Etats-Unis, George Dabelyou Bush… Finalement, ce qui frappe le plus dans le monde politique actuel, c'est le manque de leaders, d'hommes ou de femmes capables de rassembler. Leur discours à tous est le même. Il est plat, risible, vide de sens, rempli de faux espoirs et de promesses que personne ne tiendra. Ce n'est pas nouveau, certes, mais c'est une tare qui est devenue générale, à droite comme à gauche (je vous rassure, y'a pas qu'en France). Toutes et tous peuvent se targuer de faire l'unanimité dans un seul domaine, celui de la démagogie. Plus d'êtres charismatiques, plus de potentiels hommes d'Etat! Que des pharmaciens (à la solde des multinationales) faisant l'éloge de leur meilleur emplâtre. Dans la fonction suprême à la tête de la nation, on ne trouve plus désormais que des candidat(e)s qui le sont par simple ambition personnelle… Tempus fugit, comme disait l'autre! Et il n'avait pas tort. De Gaulle a bien passé l'arme à gauche, y'a pas de doute! Et son époque est hélas définitivement révolue… |
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Dimanche
10 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Helene
Fischer...
Himmel Gott! Si je puis dire… Car cette fille est bien la preuve que dieu n’existe pas! Trop belle pour être née de l’imagination de qui que ce soit. Trop sexy (regardez cette merveille de clip!) pour avoir été créée par un soi-disant tout puissant qui, dès le départ, a réduit la femme au rang de pécheresse. Trop divine pour qu’on puisse se résoudre à n’adorer que celui qui, de tout là-haut, prétend mener le grand orchestre. Cette créature de rêve est la preuve vivante que la nature peut parfois engendrer la perfection, après laquelle tant d’idéalistes de mon acabit courent sans jamais reprendre leur souffle... 27 ans, née en Russie de parents allemands, incontestable numéro une de la Volksmusik en pays germains, Helene Fischer est une extraterrestre pure. Avec un regard si profond que les Fosses Mariannes, à côté, sont une gouille pour abreuver les pigeons. Avec un sourire si lumineux que le soleil, en face de lui, n’est qu’un vulgaire spot de 25 watts. Avec une voix si douce que, si elles s'en nourissaient, les abeilles n’auraient plus besoin de polliniser les fleurs. La plus belle femme du monde, rien moins que cela! Mais, je vous entends déjà: Pauvre vieux! Penser cela à son âge, baver devant une gonzesse qui pourrait être sa fille… Primo, je ne bave pas. Deuzio, tout cela ne ressort que du domaine du rêve. Car que je sais très bien que, à l'instar d'une Aston Martin DBS, d'un Supermarine Spitfire Mk XVI ou d'un canot Riva, la perfection a un prix et qu'il est bien au-dessus de mes moyens… So, Helene, sing für mich "Mitten in Paradies"… Car si le Paradis est peuplé d'aussi jolies personnes, je veux bien redevenir croyant. Juste pour garder l'espoir d'y séjourner lorsque sera venue mon heure… |
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Mercredi
6 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | "Les coups de cœur" et le singe hurleur… Ca a débuté en novembre 1998. Une émission de variétés concoctée par le prophète (au Québec surtout) Morisod. Quelques rengaines de jadis et les tubes du moment de Sweet People, son groupe. Un concept qui, d’entrée, a plu. Aux anciens surtout. Et puis, le succès aidant, l’émission, au départ pas prévue pour durer, s’est imposée grâce à l’audimat. Aujourd’hui, plus de douze ans après, elle est toujours là. Le groupe du roi des thés dansants a vieilli et c’est pas demain la veille qu’il va faire swinguer la Suisse romande dans son bastringue du samedi soir. Dans leur play-back perpétuel et omniprésent, la meuf du chef d'orchestre s’empâte et son compère de toujours se ridiculise à faire semblant de gratter sa guimbarde. Dans chaque chanson, le patron est à son piano, jouant même lorsque aucun son de cet instrument n’y figure. Ca fait ringard, ça sonne faux comme le premier concert de la Fanfare Chrétienne des Mères Cyclistes, et c’est pas le dernier arrivé (dont j’ai oublié le nom) dans son groupe qui va faire baisser, sur les autres, le poids des années. Dans les premiers rangs d’un public aux tignasses plus sel que poivre, la TSR installe de jeunes personnes, payées pour faire croire aux téléspectateurs naïfs que l’émission plaît aussi à cette tranche d’âge. Poudre aux yeux!... Mais s’il n’y avait que ça… Non, y’a l’autre! Celui qu’a raté sa vocation de vendeur de tickets de loterie. L’ahuri interplanétaire qui vit dans un bus VW. Insupportable singe hurleur échappé du zoo, à la dérive de son kiosque à musique, crâne rasé et regard à faire peur le soir au coin d'un bois, il se renouvelle autant qu’un arbre mort. Présentateur inamovible, adoré des aînés, il est le populiste titulaire de l'animation des divertissements télévisuels… Une TSR qui, dans tout ce qui touche à la variété, est une télé de vieux (si LCDC sont diffusés le samedi soir, c'est parce que tous les jeunes sont en boîte!), elle est plébiscitée dans les EMS, lesquels sont, pour cette raison, dispensés de la redevance. En plus de soixante émissions, le compositeur (jadis) génial de "Concerto pour un été" a dû éprouver pas loin de 800 "coups de cœur". Combien, parmi cette multitude, étaient-ils réellement sincères? Pas plus du dixième, soyons sérieux. Ca va bientôt faire treize ans qu’il veut nous faire croire aimer tout ce qu’il met dans son sirop. Un cocktail est fameux lorsqu’il n’est composé que de quelques ingrédients choisis. S’il y en a trop, cela devient vite une soupe indigeste. Mais, bien sûr, à un auditoire qui ne saisit plus la différence entre le poivre et la cannelle, on peut servir tout et n’importe quoi… |
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Dimanche
3 avril 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Ciné: "Je n'ai rien oublié"... Secret de famille, secret d'une matriarche. Elle seule pense se souvenir. Elle a tort... Dans l'atmosphère glaciale d'une demeure de riches, Conrad (Gérard Depardieu) fait tache! Sa mémoire vive le fuit. Celle de son enfance est intacte. Et des souvenirs reviennent. De quoi mettre très mal à l'aise Elvira (Françoise Fabian), la diabétique et très mystérieuse maîtresse des lieux. Conrad trouve en la douce Simone (Alexandra Maria Lara), épouse du petit-fils d'Elvira, une alliée inattendue. C'est elle qui doute la première de l'intégrité d'Elvira. De son côté, Thomas (Niels Arestrup), l'alcolique et presque frère de Conrad, ne pige pas grand chose à l'embrouille. Jusqu'au jour où, incrédule, il commence à se demander s'il est bien celui qu'il a toujours pensé être... Bruno Chiche, à travers l'adaptation d'un roman (Small World) de Martin Suter, traite magnifiquement et de façon originale cette effarante maladie qu'est Alzheimer. Françoise Fabian tient ici, sans doute, son plus beau rôle depuis 1973, lorsque elle formait un couple superbe avec Lino Ventura, dans "La Bonne Année" (Lelouch). Arestrup et Depardieu, presque contemporains, administrent une nouvelle preuve de leur génie. Quant à Alexandra Maria Lara, voici enfin un (presque) premier rôle féminin digne de son talent. En 2002, sur LCDJ, je parlais déjà d'elle (Maria Walewska, dans le "Napoléon" de Clavier) et je trouve qu'elle tarde un peu à éclore. La faute, sans doute, à ceux qui peinent à discerner les immenses qualités que possède cette très belle jeune femme roumaine... Décidément,
ce premier quart de 2011 est très surprennant du point de vue cinématographique.
Après "La petite chambre", "Les femmes du 6ème
étage", The King's Speech", "True Grit" et
"Les yeux de sa mère", "Je n'ai rien oublié"
est une nouvelle perle ajoutée à une liste qui devrait s'étoffer
davantage encore ces prochaines semaines, avec les sorties (entre autres)
de "Water for Elephants" (avec Christoph Waltz et Reese Witherspoon),
"Et soudain, tout le monde me manque" (avec Mélanie Laurent,
Florence Loiret-Caille et Claude Perron), "La fille du puisatier",
(premier film réalisé par Daniel Auteuil)... Réjouissant
et qui m'amène à paraphraser un génial réalisateur
américain, présent à la cérémonie de
remise des César 2011, dans laquelle il proclamait: VIVE
LE CINEMA! |
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Vendredi
1er avril 2011 |
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