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FEVRIER
2011 |
| AAAAAAAA | AA | Ciné: les César 2011… La nuit des récompenses du cinéma français est sans aucun doute l'événement télévisuel en direct que j'attends avec le plus d'impatience. Une cérémonie qui, chaque année depuis 1976 et pour le fou de cinéma que je suis depuis quarante-cinq ans, me donne l'occasion de vivre un rêve qui, à lui tout seul, tient une place énorme dans le peu de ce qui me tient encore debout dans ce monde effarant. Palmarès des meilleurs films de l'année dernière, ces trois heures d'antenne ont donné lieu à de belles, drôles et émouvantes prestations. Au diable l'énumération des titres et des vainqueurs de cette 36ème cérémonie! Dans la salle du Théâtre du Châtelet, je n'ai vu hier soir que ce que je désirais voir. Passons donc rapidement sur les innombrables gros plans du visage de Laetitia Casta, imposture de la soirée, et sur les récompenses que s'est offertes l'ex-pédophile franco-polonais extirpé, il n'y a pas si longtemps, de la relative humidité des geôles suisses… Dans la série "petits bonheurs de la soirée" voici donc, offrant un César d'honneur à Tarantino, le visage, les yeux de Diane Krüger. Dans le monde cinématographique (à égalité avec Keira Knightley) il n'en est de plus beaux. La classe so british, le sourire et le regard émouvant de Kristin Scott Thomas, l'une des trois meilleurs actrices de la planète. Le respect imposé par un acteur monumental, âgé de 80 ans et se déplaçant avec peine, Michael Lonsdale. Meilleur second rôle masculin, ses mots furent d'une finesse trop rare, en parfait contrepoint au discours interminable de certains lauréats à la langue trop bien pendue. La fougue et l'imposante stature de l'un de ceux (avec les frères Coen) qui réalisent les films les plus déjantés et non conformistes qui soient: Quentin Tarantino, celui dont l'amour du cinéma se lit simplement sur le visage. La fraîcheur et la spontanéité de deux jeunes actrices qui feront leur chemin dans le 7ème art: Sara Forestier (meilleure actrice) et Leïla Bekhti (meilleur espoir féminin)… Poursuivons avec l'humour unique d'un digne héritier des plus grands acteurs comiques (Bourvil y compris), François Damiens. Il y eut aussi la toujours très étonnante aptitude à parler le français sans accent d'une très belle Californienne pure souche, Jodie Foster, présidente de la soirée. L'hommage mérité qu'a rendu à Claude Chabrol cet acteur enfin reconnu à sa juste valeur depuis qu'il tourne avec Guillaume Canet, l'extraordinaire François Cluzet. La simple présence, aux côtés de Diane Krüger, de l'acteur qui m'a donné le plus grand choc de ma vie de cinéphile quant à l'interprétation d'un rôle de composition (Obersturmbannführer SS dans Inglourious Basterds): le phénoménal Autrichien Christoph Waltz. Karin Viard était là aussi, mais on ne l'a pas assez vue à mon goût… Enfin, the last but not least, Valérie Lemercier. Cette grande Normande, talentueuse, drôle, subtile, vêtue d'une sublime robe rose, divinement sexy, a été un fil rouge de la soirée dont personne, mieux qu'elle, n'aurait su tenir le rôle… |
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Samedi
26 février 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Ciné: "The King’s Speech"… Dans les années 30, Albert, fils du roi d'Angleterre George V, a de gros soucis d’élocution. Devant ce cas particulier, les logopédistes traditionnels du royaume demeurent impuissants. Sa femme Elizabeth, sensible au problème de son homme, lui dégote un spécialiste australien qui a la particularité d’user de méthodes peu conventionnelles. Pessimiste sur son état, Bertie (pour les intimes) joue néanmoins le jeu mais manque de persévérance. Ce qui, pour un homme pas destiné à régner (son frère David est l’héritier du trône) ne pose pas un problème insoluble. Mais lorsque ce dernier accède à la fonction suprême (sous le nom de Edward VIII), puis est contraint d'abdiquer pour pouvoir épouser Wallis Simpson, sa maîtresse divorcée, les perspectives d’Albert changent radicalement. Ainsi Lionel Logue, le logopède irrévérencieux, reprend du service et permet au roi George VI d’assumer un rôle dans lequel les discours tiennent une place prépondérante aux yeux de son peuple, surtout à la veille de la Seconde Guerre mondiale… Intelligence! Quel autre mot pourrait qualifier ce chef-d’œuvre? De la première à la dernière image, dans ce film, tout n’est que ravissement. Et pourtant, un sujet aussi banal aurait pu faire craindre des longueurs et un manque d’action susceptibles de plomber l’ensemble. Il n’en est rien. Etonnant et subtil, drôle et émouvant, passionnant de bout en bout, "The King’s Speech" (à voir en V.O. bien entendu) est une œuvre qui, par la magnificence de tout ce qui la compose, risque, avant longtemps, de devenir un classique du 7ème art. Tom Hooper, metteur en scène divinement inspiré, Colin Firth, époustouflant premier rôle et, surtout, Geoffrey Rush, phénoménal dans l’interprétation de l’orthophoniste, se sont unis pour produire un long métrage miraculeux! Cent-vingt minutes d’un spectacle total qui culminera, j’en suis bien certain, à des hauteurs rarement atteintes dans mon classement de fin d’année des films sortis en 2011… Allez voir cette somptueuse histoire vécue! Laquelle, si vous êtes remontés contre lui, vous réconciliera définitivement avec un cinéma qui va vous offrir ici, toute la magie qu'on peut espérer découvrir en pénétrant dans une salle obscure... |
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Mercredi
23 février 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Le guignol a l'trône qui branle… Alors, comme ça, il paraît que le colon à la face de rat, le gougnafier de Tripoli s'en prend plein la gueule de la part de ses sujets, magnifiquement inspirés par leurs voisins pas contents du tout de leurs tyrans personnels. Le trou du cul le plus au nord de l'Afrique, terroriste faussement repenti et nouvel ami des nations qui, jadis, voulaient lui plomber la citrouille, serait sur le point de se faire éjecter d'un trône depuis lequel il chie sur le monde depuis 42 ans. Le plus tôt sera le mieux! Sac à merde prétentieux, ce bouffon à l'esprit ravagé par les mites, dans son uniforme de guignol en chef des tyrans sévissant de par le monde, est à deux doigts de se prendre le plus magistral coup de pied au cul de sa minable carrière… Personnellement, je guette cet instant avec délectation. Mais il n'en va pas de même pour ce qui est des chefs d'Etats faisant commerce avec cette ordure aux milliers de cadavres sur la conscience. Ne sachant sur quel pied danser, voulant ménager la chèvre et le chou, ils demeurent sur la réserve. Puits de pétrole obligent, ils doivent faire gaffe à ce qu'ils disent, les cocos. Quelques petites et molles protestations quant aux exactions commises par l'armée au service de ce pignouf, et c'est tout. On n'est jamais trop prudent (des fois que ce connard vérolé s'en sorte). Dans sa tombe, Reagan doit se retourner. Lui qui, en 1986, avait envoyé l'artillerie lourde sur Tripoli, n'a pas été loin de le dévisser de son piédestal (à l'époque il n'avait eu que sa fille). Dommage! D'autres finiront le boulot… En attendant, Sarko, Berlu, Oba et bien d'autres de ses nouveaux potes à la mémoire atrophiée, se la jouent anxieux. Francs comme des ânes qui reculent, ils maintiennent leurs regards pointés sur les robinets du fluide visqueux qui les fait rouler. Pour ne rien perdre d'un or tellement noir qu'il dissimule jusqu'à leur propre bonne conscience, ils ont fait, les uns après les autres, schmolitz avec cette enflure, accro à l'alcool de datte, qui vit dans une tente. Cela tout en fuyant pudiquement du regard le 747 de Pan Am (Lockerbie-1988) et le DC-10 d'UTA (Ténéré-1989), qui ont quand même fait 440 victimes, et derrière lesquels plane l'ombre du pourri frisé aux galons dorés qui mène le destin de la Jamahiriya depuis trop longtemps… Gageons que ce taré s'en ira bientôt rejoindre ses deux cons d'frères et plus proches voisins, récemment déboulonnés des trônes de Tunisie et d'Egypte. Et, bien entendu, comme eux, il ne passera pour un tyran aux yeux de ceux qui ont fait triste et honteux commerce avec lui, que lorsqu'il dépérira dans la quelconque république bananière qui ne manquera pas de vouloir amortir sa chute… |
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Mardi
22 février 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Ciné: Les Femmes du 6ème étage… En 1962, dans les quartiers chics de Paris, des femmes venues d'Espagne font le ménage des nantis peuplant les beaux immeubles. Elles, émigrées pauvres, tentent d'économiser, sou par sou, le peu d'argent que représente leur salaire. Elles sont toutes logées dans les dépendances du dernier étage, taudis insalubres qu'elles arrangent du mieux qu'elles peuvent. Contraste avec les beaux appartements des étages inférieurs, qu'elles entretiennent à la sueur de leur front et sans qu'on ne prête attention à elles. Jean-Louis (Fabrice Luchini) est un banquier vivant là et, comme il se doit, il a sa bonne. Une Bretonne qui le quitte soudainement sans qu'il comprenne vraiment pourquoi. Ainsi démuni, il engage Maria (Natalia Verbeke) une jeune Espagnole, arrivée depuis peu dans son immeuble et cherchant à se faire embaucher… Marié à une femme inintéressante (Sandrine Kiberlain), Jean-Louis commence à prendre intérêt à ce qui se passe dans ce petit monde du 6ème étage. Et puis un jour, injustement soupçonné de tromper son épouse, il est prié par celle-ci de quitter le domicile conjugal. Ne sachant pas trop où aller, le voilà qui s'installe dans les combles de l'immeuble… Belle surprise que ce film sans prétention! La découverte, par un homme riche vivant dans un univers froid et sans relief, d'un monde qu'il ignorait. A son étage à lui, rien d'intéressant. A l'abri du besoin, son âme et son cœur se dessèchent. Sa femme l'ennuie et ses deux fils ont déjà pris le pli de futurs héritiers. Tout en haut, il fait bien plus chaud. Les cinq ou six joyeuses Ibères, installées là pour un long transit, s'accommodent de leur sort sans broncher. Et Jean-Louis, foncièrement bon malgré son aisance matérielle, ce qui est rare, les prend sous son aile et tente d'améliorer leur quotidien. Maria, sa bonne, est très jolie, toujours gaie et ne se plaint jamais. Lentement il tombe sous son charme et, oubliant la différence de standing, dont il se fout éperdument d'ailleurs, son regard sur la jeune femme se fait plus tendre. Mais celle-ci a un secret. Et un beau matin, elle quitte la France pour retourner dans son pays… Scénario banal pour une histoire sans grande originalité? Peut-être. N'empêche… Si le héros prétendu de l'intrigue semble être le banquier, les véritables héroïnes sont bien ces quelques femmes, dans l'aréopage desquelles il se surprend à se complaire. Et comme il a raison! Ce film m'a beaucoup plu parce que Philippe Le Guay, son metteur en scène, a su recréer la magie que l'on peut trouver parfois en côtoyant certaines femmes. Je l'ai répété souvent sur ce site, la femme est, globalement, immensément plus intéressante que l'homme. Et les machos, les misos qui s'entêtent à ne pas vouloir le comprendre, ignorent tout de la richesse et de l'émerveillement que peut constituer leur univers. Encore faut-il prendre le temps de s'y intéresser. Le réalisateur l'a fait et si le nom de Luchini semble, à lui tout seul, capable d'attirer la foule dans la salle obscure, on doit à ces seules Dames du 6ème étage, le fait qu'ont la quitte, en fin de compte et de film, à grands regrets… |
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Vendredi
18 février 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | L'âme de Manuella… Un éloge de la télé, sur ce site, quoi de plus rare? Celui d'une femme l'est beaucoup moins. La boîte à inepties peut parfois extirper, de l'un de ses tiroirs secrets, un bijou inattendu que l'on prend grand plaisir à découvrir. L'exception qui confirme une règle trop solidement ancrée. Il peut arriver, de temps à autre, à une TSR souvent (mal) inspirée par sa grande cousine hexagonale "Téèfun", de quitter les autoroutes de la niaiserie pour se rabattre sur les petits sentiers de la raison, qui ne paient pas (de mine) mais qui débouchent sur un enrichissement du cœur et de l'âme. Il y a pas mal de temps que Manuella Maury fait de la télé. Toujours dans des émissions destinées à nous faire découvrir la richesse intérieure des personnages qu'elle reçoit, sonde et interroge. Un peu maladroite et parfois à côté de son sujet au début, elle a pris, au fil des ans et des portraits qu'elle prend un plaisir évident à nous brosser, une assurance synonyme de pertinence. Est-ce le fait d'avoir atteint la quarantaine, le plus bel âge de la femme, tant physique que spirituel (ce dernier terme hors contexte religieux), qui l'a rendue si attachante et juste dans ses propos? L'expérience ajoutée à cela, fait que ses émissions sont entrées, par la grande porte, dans cette frange marginale immensément intéressante d'un média télévisuel dont on ne compte plus les errements, les excès et les aberrants écarts... Dernièrement, dans un best of de ses pérégrinations hebdo-ferroviaires, elle nous a offert un florilège, trop court, de son désormais grand talent consistant à mettre en lumière et valeur le côté le plus attachant de la personnalité de chacun de ses "Passagers". Dotée d'un étonnant talent destiné à faire parler son interlocuteur, elle subjugue son auditoire par une sensibilité qui émeut et une justesse des propos en parfaite harmonie avec le velours des sièges sur lesquels elle voyage en compagnie de ses invités. Ces moments choisis, mis bout à bout, ont fini par dévoiler une chose pas vraiment visible dans l'intégralité de chaque émission, à savoir que si elle a su merveilleusement bien mettre en valeur ses hôtes, sa personnalité à elle demeurait quel que peu dans l'ombre. Avec cette concentration de moments intimes, si parfaitement amenés par la pertinence de ses questions, on a pu découvrir à quel point l'âme de cette femme est resplendissante de beauté. Manuela Maury est une très belle personne. Au sens propre tout comme au sens figuré. Et de la suivre télévisuellement dans sa recherche du plus beau côté de l'autre fut un ravissement que je croyais définitivement périmé, ayant, pensais-je, volé en éclats sous les coups de boutoirs de la télé réalité consternante de ce 21ème siècle. Il n'en est rien et si vous saviez combien cela me rassure... |
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Mercredi
16 février 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Où sont-elles?... Où, je n'en sais rien, mais mortes, j'en suis persuadé. Abandonnées, on les aurait déjà retrouvées. Confiées à des tiers, ceux-ci se seraient manifestés, vu l'ampleur qu'a pris cet horrible fait divers. Non, le père est allé au bout de son désespoir. Nul n'a le droit de le juger pour ce qu'il a fait de sa vie. La mort était son choix et il faut le respecter. Mais ses enfants? Les entraîner dans la mort avec lui aurait été impardonnable. Les laisser quelque part, livrées à elles-mêmes, sans avertir qui que ce soit serait tout aussi abject. Les assassiner à des centaines de kilomètres de l'endroit où lui-même s'est donnée la mort, afin que l'on ne retrouve pas les corps, serait abominable. Alors, où sont-elles? Imaginez l'angoisse de la mère... Et s'il y avait autre chose, finalement... Tout est réuni pour accabler le père. On l'a vu à bord du ferry reliant Marseille à la Corse. Mais personne ne se souvient des fillettes. Etaient-elles avec lui? A-t-il seulement quitté la Suisse en leur compagnie? Et puis, aller se suicider à 1'500 kilomètres de chez lui, dans un endroit qu'il ne connaissait pas. Pourquoi? Quel que soit le désespoir d'un père qui adore ses filles, les tuer par amour est une hérésie. Ou alors, on meurt ensemble. Pas les unes d'un côté et l'autre ailleurs... Il y a quelque chose qui cloche dans cette histoire. Cet oncle qui joue les porte-parole, cette mère dont on ne sait ni ne dit rien... Quel est ce mystère?... Et si l'on retrouve le corps des petites dans un endroit des plus glauques, l'énigme risque de ne pas être résolue pour autant. Toute cette histoire ne tient pas debout. Alessia et Livia, les adorables petites jumelles de six ans, risquent bien, hélas, d'être les victimes innocentes d'une tragédie qui ressemble, chaque jour davantage, au plus mauvais polar de l'année... |
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Mardi
8 février 2011 |
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| AAAAAAAA | AA | Huit photos... Parmi les dizaines de milliers de photographies que j'ai prises dans ma vie, si je devais n'en garder qu'un seul lot, ce serait celui-ci... C'était en avril 1999, au bord du lac de Divonne. Une tiède journée de printemps dans laquelle les murmures de la campagne, le frisson des branches des arbres caressées par un vent léger, tentaient d'apaiser la rumeur grondante d'une tempête matrimoniale encore très proche. De cette dernière, je savais bien que mes filles ne sortiraient pas indemnes. Leur mère et moi tentions de recoller les morceaux d'un bonheur parti en éclats, brisé net par une mésentente qu'on avait toujours crue destinée qu'aux autres. Maeva avait huit ans et demi, Céline en avait sept. Conscient de n'être pas le seul que la blessure ait meurtri, derrière leur sourire ensoleillé, je percevais clairement une angoisse que tout enfant de cet âge est capable de ressentir en constatant que l'entente de ses parents vire lentement mais sûrement à la discorde. Sur le quatrième cliché de cette série, on peut deviner clairement ma fille aînée me dire : - Je veux bien sourire à ton objectif, papa, mais je ne suis pas dupe... Toutes ces photos, et celle-là en particulier, me ramènent à une époque où, dans ma vie de père de famille et mes attitudes d'alors, j'ai agi et pris des décisions dont je ne mesurais pas clairement la portée. Douze ans après, j'en paie encore les conséquences. L'épanouissement d'un enfant, au sein d'une famille unie et débordante d'amour, n'a pas de prix. Mais c'est, hélas, bien trop tard que je l'ai compris... |
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Mercredi
2 février 2011 |
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