JANVIER 2011


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"J'ai huit s'condes pour vous parler de la barre Ovomaltine"... (Pub connue)

Vous me connaissez, je ne suis pas chauvin! Je tiens même en horreur le nationalisme, l'amour du drapeau ou de la cocarde et je hais les hymnes nationaux pour l'usage qu'on en fait dans tout et n'importe quoi. Préambule et précisions nécessaires à l'éloge que j'aimerais faire ici d'un gars qui m'épate comme rarement un sportif a su le faire. Didier Cuche est un Neuchâtelois bon teint. Son canton, même s'il est très vallonné, se situe bien en dehors des Alpes, loin de la raideur des pistes enneigées sur lesquelles la plupart des champions de ski, passés et présents, ont chaussé leurs premières lattes. Les siennes, elles n'ont fréquenté jadis que les pentes relativement douces des Bugnenets, dans les contreforts du Chasseral, les mêmes qui, alors qu'il n'était pas encore né, voyaient mes premières chutes dans la poudreuse d'un sport que je n'ai pratiqué qu'au cours de ma scolarité dans le même canton…

Si Pirmin Zurbriggen demeure le plus titré de tous les champions suisses de ski alpin, Didier Cuche est pour moi celui qui a le plus de mérite. Après une première partie de carrière (1996-2004) moyenne et après avoir atteint l'âge de 30 ans, il est victime d'une méchante déchirure des ligaments du genou (janvier 2005). A un âge où beaucoup auraient jeté l'éponge et remisé leurs skis au galetas (grenier), Cuche s'accroche! Opération et rééducation se succèdent et le gaillard tient bon, malgré les moments de doute inévitables. Il remonte sur des lattes et s'entraîne comme un forcené. Un combat hors du commun, filmé et dont on tirera un documentaire exemplaire que beaucoup de Suisses (moi le premier) ont gardé en mémoire après qu'il ait été diffusé sur la TSR…

Lorsque l'on demandait à Brel quel était son idéal, il répondait invariablement: essayer! Je ne sais pas quel est celui de Didier Cuche, mais je lui attribuerais volontiers celui de: vouloir! Car la volonté de ce gars est phénoménale. Il ne se décourage jamais. Il ne baisse jamais les bras. Et avec quelle raison! Car aujourd'hui, à bientôt 37 ans, il tient la forme de sa vie et vient de remporter les deux dernières descentes Coupe du Monde de cette saison 2010-2011, Les Houches et Kitzbühl (celle-ci pour la 4ème fois, excusez du peu!). Didier Cuche est un sportif exceptionnel et éminemment attachant. Un exemple pour beaucoup, une force de la nature, un taureau que nul ne peut terrasser et qui mériterait bien le surnom de "Orange Bull", rapport à la boisson malto-chocolatée qui lui donne la force depuis si longtemps…

Le Champion du Pâquier est devenu le héros d'une nation toute entière. La fierté aussi bien des Suisses alémaniques que celle des Romands, ces derniers voyant en lui, et avec raison, le plus grand sportif de tous les temps parlant la même langue qu'eux dans ce petit pays. Pour moi, loin des hordes cocardières, je vois en lui l'homme qui a totalement réalisé son ambition, malgré l'adversité et certaines déconvenues, celui qui est allé avec courage et ténacité, comme bien peu d'autres, jusqu'au bout de son rêve. Ceci sans jamais se départir de son exceptionnel sens de la relativisation et nanti d'une humanité, d'une modestie qui, on peut volontiers le reconnaître, forcent l'admiration...

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Lundi 31 janvier 2011

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Jean Ziegler avait raison…

Dans son excellent livre "La haine de l'Occident", Jean Ziegler mettait en garde contre la future révolte des non alignés*. "Les Peuples du Sud, disait-il, les pays pauvres et du tiers-monde, exploités depuis des siècles, finiront par mettre un terme à leur mutisme". Ce qui se passe en Tunise et en Egypte n'est que la première grosse faille d'un édifice qui va s'écrouler dans les dix ans à venir. Après la chute de Ben Ali, en parfait hypocrite qu'il est (rassurez-vous, si la gauche avait été aux manettes, elle n'aurait pas fait mieux), Sarko, par la plus grande énormité de son quinquennat, fait des excuses sonnant aussi faux que sa meuf achetant ses fringues chez Monoprix:

- "Nous avons sous-estimé l'oppression du peuple tunisien"…

Soutenir son dictateur a toujours fait partie d'un plan général consistant à épauler tout Etat luttant, par tous les moyens, contre l'islamisation très en vogue de cette époque. Une politique générale des riches occidentaux, anciens évangélistes, colonisateurs, esclavagistes et autres actuels gendarmes du monde, menée à l'échelle planétaire et instaurée non pas pour préserver la paix, mais uniquement le pouvoir d'achat des nantis de cette foutue planète. Mais cette attitude abjecte, cette mentalité d'humains laissant crever les pauvres à son seul profit, ne va pas durer longtemps encore. Et le prix à payer sera colossal!

La Tunisie, l'Egypte et, d'une certaine manière aussi, la Côte d'Ivoire, ont donné le ton. La colère éclate et la révolte gronde car les "petits" sont à bout. Les opprimés n'ont plus rien à perdre. D'autres pays vont suivre, principalement africains. Il suffirait que le Maroc, l'Algérie, le Nigeria suivent le mouvement... Les Yankees sont puissants, mais parfaitement inaptes (ouf!) à mater une révolte continentale. Si cela se produisait, l'Occident se retrouverait ainsi au seuil d'une époque lui ouvrant, béantes, les portes du grand temple du Purgatoire. Là, je suis optimiste car d'aucuns n'auraient sans doute pas hésité à prédire plutôt celui de l'Enfer…

* La haine de l'Occident, de Jean ZIEGLER - Albin Michel - ISBN 978-2-226-18693-5

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Dimanche 30 janvier 2011

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Ciné: La petite chambre…

Edmond vieillit mal. Son âge avancé l'a fait pénétrer dans un couloir rempli d'aigreur, d'arrogance, voire de mépris. Ajoutés à cela, sa déchéance physique et la dépendance de l'autre qu'elle occasionne, n'arrangent pas vraiment les choses. Pourtant Rose, son infirmière à domicile, fait de son mieux pour s'occuper de lui. Mais il la rejette, avec une méchanceté voulue, une hargne gratuite et un peu forcée. Parce que, pas mentalement atteint, il est conscient de son état et que d'être désagréable avec ceux qui attentent à son indépendance fait partie de son univers de fin de vie. Rose, tout jeune femme, quant à elle a ses propres soucis. Des démons qui ne la quittent pas depuis la tragédie qu'elle a vécu quelques temps auparavant. Ainsi, va-t-elle s'occuper du vieillard, contre sa volonté à lui et jusqu'à faire craquer une écorce derrière laquelle éclosent, peu à peu, de bien jolies choses…

Véronique Reymond et Stéphanie Chuat, deux réalisatrices lausannoises, mettent en scène leur premier long métrage. Le résultat est assez exceptionnel. Le cadre choisi (Lavaux, alentours de Lausanne) aurait pu laisser augurer de paysages sublimes. Rien de cela, car le film se déroule en hiver, dans le froid et la monotonie. Peu importe. Parce que l'intérêt se situe ailleurs. Michel Bouquet est épatant. Dans son rôle de vieux bourru aigri, à 84 ans, il impose le respect. Pour cette magnifique interprétation et sans que ses 65 années de carrière n'aient besoin d'être évoquées pour nous conforter dans cette opinion. D'une sobriété juste et étonnante, il donne à ce personnage (dans lequel bien des vieillards ont dû se reconnaître) une dimension qui aurait tendance à me faire dire qu'il a joué là le plus beau rôle d'une carrière exemplaire. Sa performance est non seulement saisissante de vérité, mais extrêmement émouvante…

Dans le rôle de Rose, quel plaisir de retrouver Florence Loiret Caille. J'avais dit tout le bien que je pensais d'elle sur ce site, lors de la sortie de "Parlez-moi de la pluie" (d'Agnès Jaoui – septembre 2008). Dans cette interprétation d'une femme, brisée par la perte d'un être cher, qui s'accroche à ce vieil homme qu'elle refuse de voir dépérir, elle fait une nouvelle démonstration d'un talent sans aucune limite. Cette fille est époustouflante! Elle qui, à côté du monstre sacré Bouquet, aurait pu se ratatiner, elle s'en sort au moins à égalité dans la force interprétative, la justesse dont elle fait preuve tout au long de ces nonante minutes de pur bonheur cinématographique. Florence Loiret Caille est une future grande dame du cinéma français. Avec Audrey Dana et Mélanie Laurent, elle en représente la relève la plus talentueuse et prometteuse. Et à "La petite chambre", grand film au budget squelettique (preuve flagrante qu'on peut faire bien avec peu de moyens), on devra bientôt le fait d'avoir contribué à la richesse inévitable de sa future carrière…

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Vendredi 28 janvier 2011

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Ciné: Karin Viard…

J'adore cette actrice, née le 24 janvier 1966. Comédienne hors pair, à l'aise dans tous les registres, ses yeux magnifiques (pouvant pourtant, parfois, paraître d'une tristesse infinie) me troublent profondément. Normande d'origine, pulpeuse à souhait, au travers de formes qu'elle assume pleinement, je l'ai découverte en 1997, dans "Les randonneurs". Depuis, de bien beaux rôles ont jalonné sa carrière... Je retiendrai principalement celui de Véronique dans "Embrassez qui vous voudrez", de Michel Blanc en 2002, et celui que je considère comme le plus beau: le personnage de Claire, dans "Le rôle de sa vie", de François Favrat en 2004. Titre prémonitoire pour une prestation exceptionnelle. Au point d'éclipser totalement Agnès Jaoui, que j'aime pourtant beaucoup, premier rôle de ce superbe long métrage. On va la voir bientôt dans le nouveau film de Dany Boon "Rien à déclarer", qui sortira le 2 février prochain. Je me réjouis beaucoup et, dans cette attente, je lui souhaite un très heureux anniversaire...

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Lundi 24 janvier 2011

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Ciné: Pauvre Bob…

En 1976, par le biais d'un chef-d'œuvre (Taxi Driver), je découvrais un acteur exceptionnel: Robert de Niro. Deux ans plus tard, c'était le choc du "Voyage au bout de l'enfer". Ce film et cet acteur m'ont marqué à tout jamais. Encore deux ans après, dans "Raging Bull", le comédien obtenait enfin l'Oscar du meilleur premier rôle. Mais pour moi, Bob de Niro deviendra le plus grand acteur du monde en campant "Noodles", dans le plus beau film du monde "Il était une fois en Amérique", de l'immense Sergio Leone. Un long métrage de trois heures quarante, une fresque monumentale, une saga de quarante années retraçant la vie des jeunes membres d'un gang new-yorkais, de leur enfance dans le quartier juif de Lower East Side, au début des années 20, jusqu'à la Prohibition et leur extermination par la police, lors d'une opération ayant mal tourné...

Dans ce péplum des temps modernes, Robert de Niro jouait le rôle de sa vie. Le film portant jusqu'en 1968, il avait dû prendre du poids pour camper un époustouflant Noodles vieilli, retournant seul dans les pas de ses jeunes années et cherchant à comprendre ce qui avait bien pu se passer pour qu'il demeure le seul (du moins le pense-t-il) survivant de la bande trente ans après… Un rôle taillé à sa mesure par un Leone au sommet de son art et pour un film unique quant à la façon de traiter les souvenirs et le bon temps passé qui ne revient jamais. De Niro, dans ce long métrage jamais égalé, donnait à son métier de comédien une dimension absolument extraordinaire. Un exemple à citer dans tous les cours d'art dramatique!…

Mais aujourd'hui, que demeure-t-il de cet immense acteur? Rien, ou presque! Est-ce le fait de ne plus disposer de scripts dignes de son talent ou de se complaire dans l'alimentaire? Le fait est que, en tournant des stupidités du genre de son dernier film (Little Fockers), suite consternante d'un navet du même genre, Robert de Niro en est devenu pitoyable. Faut bien avouer que donner la réplique à un demeuré du genre de Ben Stiller peut laisser présager le pire. Mais réduire son propre jeu jusqu'à le résumer à une suite ininterrompue de grimaces de cabotin stupide ou crevant de faim, revient à constater que ce génie d'antan a perdu tout son aura, son talent et, plus grave encore, tout le crédit ayant fait de lui l'un des acteurs les plus respectés du monde…

Pauvre Bob. Arriver à 67 ans et en être réduit à cela me consterne profondément. Mon héros est mort. "Noodles" a rejoint ses potes gangsters, carbonisés dans leur voiture, tous alignés sur le trottoir et sous la pluie de Manhattan. Le Mike de "Voyage au bout de l'enfer" a retrouvé son copain Niki, drogué et gagnant sa vie en "jouant" à la roulette russe. Le flingue, chargé d'une seule balle, c'est Mike qui l'a porté à sa propre tempe. Il a appuyé sur la gâchette et le coup est parti. L'acteur de Niro est mort. Avec lui, une époque formidable, peuplée de grands films et de comédiens exceptionnels. Bob n'est plus, emporté par le raz-de-marée des navets actuels, tous destinés à un public de bobets! Et cela, ça me fait vraiment tomber les chaussettes et me remplit d'une tristesse infinie…

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Dimanche 23 janvier 2011

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Suicide et info…

Elle avait neuf ans et elle est morte lundi dernier, dans la banlieue lyonnaise. Effarant fait d'hiver! A cet âge-là, oser monter sur le rebord d'une fenêtre et se jeter dans le vide, du cinquième étage. Pourquoi? Comment est-ce possible? Vouloir, si jeune, en finir avec la vie... Le courage qu'il faut… La détresse qui devait être celle de cette petite fille prénommée Lalita… La douleur, éternelle, des parents… Comment, pourquoi en être arrivé là? La maladie (la fillette souffrait de diabète chronique) n'explique pas tout. Ce monde moderne, cette télé débile dans laquelle les séries ne parlent que de meurtres, de viols, de violence, de sadisme, portent une part de responsabilité. N'en déplaise aux psychologues à deux balles qui prétendent le contraire. Ces mêmes chaînes de télé qui, après cette tragédie lyonnaise, se mettent en chasse, traquant le scoop, l'info inédite qu'un camarade de la petite viendra, espèrent-ils tous, leur servir. A eux seuls, pas aux autres! Une meute abominable surfant sur la vague d'une déontologie définitivement assassinée par l'audimat. Des loups, des rats de l'info, des petits merdeux de pseudo-reporters et cameramen en quête de sensationnel, téléguidés par des PDG de chaînes ayant un coffre-fort à la place du cœur. Tout cela est écoeurant, à gerber. Tout ça me dégoûte et me conforte dans l'idée que le genre humain a été façonné dans une matière infecte! Et que le jour où il aura disparu, décimé par une comète folle, un choléra rédempteur ou un illuminé bardé de pouvoirs, cela fera une merde de moins à la surface de la planète…

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Samedi 22 janvier 2011

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Ciné: Danielle Darrieux...

... ne fête rien de particulier aujourd'hui. Mais une telle femme mériterait qu'on parle d'elle tous les jours. Tout simplement parce qu'elle est la plus grande et la plus belle actrice française de tous les temps. Belle, elle l'était déjà à 18 ans. A 41 elle était sublime et tournait, sous la direction de Julien Duvivier, celui de ses films que je préfère. Dans "Marie-Octobre", entourée par des acteurs qui tous mentiraient s'ils prétendaient ne pas avoir été (peu ou prou) amoureux d'elle, sa beauté atteint son apogée. Blier, Meurisse, Ventura, Roquevert, Reggiani, pourtant tous comédiens pétris de talent, sont eclipsés par la resplendissante Danielle. J'ai rarement vu une telle présence à l'écran, au point de ne rechercher, malgré une intrigue passionnante, que les scènes dans lesquelles cette femme exceptionnelle de charme, de grâce et de féminité, évolue devant une caméra qui semble avoir été inventée pour la mettre en valeur...

Aujourd'hui, à près de 94 ans (elle est née le 1er mai 1917), ce qui a fait sa gloire est toujours présent et bien visible. Son visage, malgré le temps qui n'épargne personne, est toujours d'une harmonie parfaite. Quant à son talent, il ne s'est jamais éteint. Danielle Darrieux tourne et joue toujours. Elle est, à elle seule, la mémoire du cinéma français, celle qui l'a le mieux servi. C'est peut-être pour cela qu'elle est toujours en vie. Peut-être pour ça que l'âge a si peu d'emprise sur elle, au point de ne pas devoir nous pousser beaucoup pour penser, tout simplement, qu'elle est devenue immortelle...

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Jeudi 20 janvier 2011

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Patsy Cline...

Reine incontestée de la Country Music du début des années 60, Patsy Cline demeure, aujourd'hui encore, au-dessus de toutes ses consoeurs, vives ou disparues. Sa voix exceptionnelle reste unique et elle était à l'aise dans tous les styles. Une carrière courte, brutalement interrompue en 1963, à l'âge de 30 ans, par un accident d'avion fatal, il n'en fallait pas plus pour créer un mythe toujours très vivace dans son pays. Elle fut la première femme (chanteuse solo) à être élue au Country Music Hall of Fame de Nashville, dix ans après sa disparition. Parmi ses plus grands succès, voici celui que je préfère...

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Mardi 18 janvier 2011

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