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DECEMBRE
2010 |
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AA | Qu'ai-je fait de cette année?… En 2010, j'ai voyagé! En France, en Allemagne, en Italie, en Suisse. Et en Pologne aussi. Là-bas, je suis monté dans des trains virtuels. A l'image de ceux qui, bien réels ceux-là, il n'y a pas si longtemps, emportaient tous ces gens vers leur horrible destin. J'ai battu la campagne dans des wagons à bestiaux, attiré par ces voies de chemin de fer que le temps a rouillés jusqu'à les rendre de la même couleur que le sang versé par trois millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui n'avaient rien fait. Je suis entré dans Treblinka, l'ai parcouru de la lisière de la forêt jusqu'au cœur de l'enfer. Sur cette terre jaune mêlée de sable et de larmes, j'ai tendu l'oreille pour saisir les cris d'un peuple massacré, des cris que les pins centenaires ont gardé en eux, gravés jusqu'au plus profond de leur écorce... J'ai vu Sobibor et ce qu'il demeure d'un génocide commis par des hommes que la plupart n'ont jamais regretté, encore moins demandé pardon. Assassinats en chaîne, perpétrés par des êtres humains ayant fait de leur labeur abject, une banalité... J'ai parcouru Belzec et son champ de gravats dans lequel rien ne poussera jamais plus. A son bûcher symbolique, fait de rails et de poutres, je me suis brûlé comme s'il avait fallu que je me pince pour me prouver que je ne rêvais pas... De Chelmno, plus grand chose ne demeure. Cherchant le chemin pour y parvenir, je me suis arrêté sur une petite route ne menant nulle part, en pleine forêt. Sur sa bicyclette, un vieil homme a stoppé, à ma demande. J'ai dû lui faire peur à l'interpeller ainsi. Mais il s'est arrêté. Il tremblait non seulement de la voix mais de tous ses membres aussi. J'ai pu me faire comprendre, lui expliquer ce que je cherchais. Et j'ai compris ses gestes. Il m'a mis sur la voie et j'ai trouvé le camp de l'horreur. L'image de cet homme, au veston troué, zigzaguant sur son vélo, peu rassuré par mon apparition, moi l'étranger dans sa belle bagnole, restera dans ma mémoire pour toujours… Enfin, Majdanek. Pas le lieu des plus grands massacres, non. Mais un nom qui résonne dans ma tête comme si je le connaissais depuis toujours. Il faisait beau et chaud, dans cette banlieue sud de Lublin. La plus belle journée de ces dix jours passés en Pologne. En d'autres temps, et spécialement le 3 novembre 1943 et en l'espace de quelques heures, 18'400 Juifs furent abattus tout en haut du camp. Pour couvrir le bruit des armes à feu, les haut-parleurs du Lager diffusaient, à pleine puissance, de la musique classique. Cette opération, preuve s'il en manquait une, du bon goût des nazis, fut baptisée "Erntefest" (la Fête des Moissons) et, dans le seul district de Lublin, elle fit 42'000 morts en l'espace de deux jours. Et dire que certains considèrent les 3'000 victimes du World Trade Center comme la plus grande tragédie de l'histoire des Etats-Unis… En cette année 2010 qui s'achève, il m'a été confirmé, autrement que par les livres ou le net, que la folie des hommes est sans limites. Que leur humanité ne vaut même pas le peine qu'on en parle, parce qu'elle n'existe que dans l'esprit d'idéalistes naïfs ou aveugles. L'histoire de l'humanité est une histoire d'horreur et les faits qui se sont déroulés dans les six camps d'extermination de Pologne en sont l'une des dernières preuves. Un espoir, cependant. Dans ces six endroits, si lourdement chargés d'histoire, on a entrepris que le souvenir demeure. Le devoir de mémoire, là-bas, est une réalité. C'est encourageant! Parce qu'on ne pouvait décidément pas effacer les traces d'une tragédie causée par une discrimination raciale intolérable et la haine qu'elle a engendré chez des êtres humains vivant dans l'avant-dernier siècle d'une histoire, qui est la leur, et qui est quand même vieille de plusieurs centaines de milliers d'années… En
2010, j'ai appris qu'il est primordial de se souvenir. Et je ferai en
sorte de ne jamais l'oublier… |
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| Vendredi
31 décembre 2010 |
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AA | Un an de cinéma... Au cours de cette année 2010, je n'ai vu que 26 films (11 de moins qu'en 2009). Les notant de 0 à 20, la moyenne s'établit à 13.38 points par film (13.15 en 2009). Voici donc mon palmarès personnel de l'année écoulée: Les
dix meilleurs
longs métrages: |
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| Jeudi
30 décembre 2010 |
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AA | Ce que je sais des femmes... J’ai toujours été admiratif de la façon qu’ont certaines femmes de se mettre en valeur aux yeux des hommes sur lesquels elles auraient des vues. Et lorsque la dame possède d’indéniables atouts, voir les hommes craquer devant ces parades destinées à les conquérir, me conforte dans l’idée que le sexe prétendu fort peut parfois se révéler d’une faiblesse extrême, pas vraiment digne de cette réputation puisée dieu seul sait où. Oui, la femme est sans doute le seul être au monde à pouvoir, d’un seul regard, envoûter l’un de ses semblables. Impossible que les femelles du règne animal puissent procéder de telle façon dans leurs espèces respectives! Il y a dans le regard d'une femme cherchant, de cette façon, à conquérir sa proie, quelque chose de très spectaculaire et de quoi se sentir, parfois, profondément troublé, même s'il est de prime abord exclu pour certains d'y succomber… Celui qui prétend avoir conquis la femme de ses rêves n'est qu'un vantard! Parce qu'en fin de compte, et dans tous les cas, c'est elle qui choisit. La conquête, si elle l'accepte de la part de l'homme, c'est elle qui la conclut. Et la victoire n'appartient qu'à elle. Dans ses sentiments, l'homme est trop primaire, trop bestial, trop dépendant de ce qui se passe dans le haut de son froc. La femme est plus instinctive, plus calculatrice, plus rusée dans sa démarche. Depuis des millénaires, elle a pris infiniment de temps à étudier l'âme du mâle, alors que ce dernier se contentait simplement de mater ses fesses ou sa poitrine. Lorsqu'un mec flashe sur une gonzesse, il devient idiot. Lorsque c'est le contraire, la femme se met en valeur. Différence essentielle qui explique, en grande partie, la supériorité indiscutable de la seconde sur le premier… Une femme qui se met en valeur, c'est beau. Incroyablement beau, quelque soit, en fin de compte, le but qu'elle cherche à atteindre. S'il m'arrive parfois (en simple spectateur) de constater les petits trésors d'ingéniosité que déploie l'une d'entre elles pour parvenir à ses fins, c'est toujours avec une admiration sans borne pour cet art typiquement féminin. Et la féminité, finalement, ne tient qu'à cette notion. Il n'est de plus belle femme que celle qui sait se mettre en valeur; il n'est rien de plus émouvant que celle qui tente de le faire avec les moyens qui sont les siens, et qui ne sont pas les mêmes pour toutes. Si ces quarante années passées à tenter d'en conquérir quelques-unes, sans jamais y parvenir, ne m'ont apporté qu'une seule certitude, c'est bien celle-là! Et j'y vois là sans doute la raison principale qui fait que cet être me passionne aujourd'hui plus encore que jamais… |
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| Jeudi
23 décembre 2010 |
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| Y'a pas plus belle, ni plus sexy!... | |
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Carrie-Anne
Moss |
Jeudi
16 décembre 2010 |
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AA | Ciné: "Les petits mouchoirs"... Dans ce monde moderne à la dérive, suivant le mouvement, un petit groupe d'amis, hommes et femmes, voit soudain sa vie basculer après l'accident de scooter de l'un d'entre-eux. Ce dernier, oscillant entre vie et mort, lutte pour garder la première. Les autres, malgré cette terrible fatalité qui les laisse impuissants, décident tout de même de partir à la mer. En juillet, sous le soleil du Cap-Ferret, tout ce petit monde tente d'oublier que Ludo, l'accidenté, n'est hélas pas au sein de ce groupe apparemment soudé. Mais les liens créés par l'amitié ne sont pas aussi solides que l'on pourrait le croire. Les petits défauts, les gros travers, surgissent. Le fond des personnalités, comme la mer mettant les cailloux à nu, surgit des tréfonds de l'âme et s'étale au grand jour. Vanité, orgueil, égoïsme s'affirment et on finit par se demander sur quoi repose vraiment cette amitié de façade. Et puis, ce que personne semble ne plus redouter se produit. Alors les liens se resserrent, la solidarité reprend le dessus, les cœurs, trop longtemps muets, reprennent la parole. Mais, n'est-il pas trop tard?… Voilà un film qui aurait pu tout aussi bien s'intituler "Les petits souliers". Car, au début comme à la fin, tous les personnages se retrouvent dans les leurs. Entre ces deux moments, les hommes surtout, ils vivent dans leur petit monde personnel, sans se soucier que certains d'entre-eux n'aillent pas bien du tout. Je dois avouer que c'est le premier film de Guillaume Canet que je vois. Appréciant peu l'acteur, j'avais quelque réticence à aller voir ce dont ce gars était capable de l'autre côté de la caméra. Belle surprise! Magnifique long métrage! Scénario exceptionnel, avec une entrée en matière extraordinaire et un dénouement absolument génial. Interprété par des acteurs tous excellents, Marion Cottillard et François Cluzet en tête, ce film écrit par son metteur en scène, révèle une sensibilité et un don d'observation de l'âme humaine assez incroyable pour un homme aussi jeune. Le dernier quart d'heure de ce petit chef-d'œuvre laisse même pantois, tant les événements qui y sont contés sont traités de magistrale façon… Avant d'aller voir un film, jamais je ne lis ses critiques. Mais, après coup, je vais systématiquement sur "Allociné.com" et je prends connaissance des avis les plus négatifs. Au sujet de celui-ci et comme c'est le cas pour tant d'autres, certains des auteurs de ces mises à mort avouent avoir quitté la salle bien avant la fin, tant ils prétendent s'être ennuyés. Fusiller un film de cette façon dénote une partialité que seule la bêtise est capable d'expliquer. "Les petits mouchoirs" est un film superbe! L'un des trois plus beaux de l'année. Et si Guillaume Canet est une véritable et magnifique révélation pour moi, sa femme, Marion Cotillard, confirme qu'elle est bien l'une des actrices les plus exceptionnelles de cette époque, toutes nationalités confondues… |
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| Mercredi
15 décembre 2010 |
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| Les inutiles se font secouer la pulpe... |
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| Mardi
14 décembre 2010 |
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AA | De bleu, de bleu, la baffe! Ah oui, j’ai oublié de vous dire… Mercredi dernier, Cruella s’en est pris une dans les gencives dont elle aura de la peine de se remettre. Dans ce pays dirigé par des miliciens endormis, ils étaient 246 (chambre du peuple et chambre des cantons) à dispenser leurs voix pour élire notre chef d’état, lequel est destiné à ramper… pardon, à régner durant les douze mois à venir. Abstentions mises à part, notre ministre des affaires étranges, Cruella Ras-l’Mickey n’a recueilli que 106 suffrages, ce qui constitue un record négatif depuis 1920… Vous me direz qu’ils auraient pu ne pas l’élire du tout mais, dans ce pays où cette tradition imbécile est ancrée dans les mœurs comme les nains barbus dans leurs jardins, faut quand-même pas rêver trop fort… Fusillée par la droite (qui s’est ainsi consolée d’avoir eu à traîner si longtemps le boulet Merz), la Valaisanne, naturalisée Genevoise, devrait ainsi saisir la chance de ne pas se représenter l’an prochain pour un mandat supplémentaire au conseil fédéral… Forte de cet avertissement sans frais, elle pourra donc accomplir sa tache (non, non, j’ai pas oublié le circonflexe) de cheffe des Helvètes et renforcer ainsi son image internationale de plouc à côté de la plaque, avant de ramasser ses cliques et ses claques et de s’en aller vivre sa retraite (à plus de 200'000 balles par an, le Suisse est généreux en connerie !) dans son mazot cramé des alpages… Mais
avant cela, cette gravure publicitaire, juste bonne à orner les
murs d'un office des pompes funèbres, doit se rendre aujourd’hui
même à Genève pour y être honorée, ceci
le jour même où le canton célèbre l’Escalade,
fête genevoise par excellence. Et, en songeant à l’histoire
qu’on se remémore chaque année, il faut quand-même
souhaiter que certains extrémistes ne reprennent pas, à
leur compte et à son encontre, l’idée de la Mère
Royaume qui, en 1602, avait participé à l’expulsion
des Savoyards en balançant sur leurs tronches une marmite de soupe
brûlante. Parce que ce serait vraiment dommage pour un produit qui
ne mérite pas vraiment de souiller les épaules d’un
personnage aussi insignifiant… |
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| Dimanche
12 décembre 2010 |
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AA | Sinéad O’Connor... ... fête aujourd’hui même son 44ème anniversaire. Cette femme au visage sublime et aux yeux immensément expressifs, occupe une place unique dans l’histoire de la chanson irlandaise, voire anglo-saxonne. Née à Dublin, au sein d’une famille ultra-catholique, elle est très tôt exposée à la mésentente de ses parents. Le divorce de ceux-ci aura des répercutions négatives sur son épanouissement futur, surtout en raison des abus physiques pratiqués sur elle par sa mère, auprès de qui elle vivra dès la séparation de ses géniteurs… En 1992, lors d’une émission de télévision, elle déchire en direct une photo de Jean-Paul II, ceci pour protester contre la dissimulation, recommandée par le royaume papal du Vatican, des actes de pédophilie commis par top de curés à travers le monde. Cet affront, ô combien blasphématoire, lui vaudra les foudres et la rancune tenace de beaucoup de catholiques, la haine la plus féroce venant bien évidemment de ces puritains ringards d’amerloques, en tête desquels on retrouvera une certaine Madonna… Mariée plusieurs fois et mère de quatre enfants, Sinéad O’Connor, côté musical, n’en mène pas moins une carrière très prolifique (plus de 25 millions d’albums vendus). De sa voix suave et très féminine, son interprétation des grands standards se révèle souvent aussi magnifique qu’originale. Dans ce registre et tout comme ses propres versions de "The House of Rising Sun" ou "Don't cry for me Argentina", le très classique "Raglan Road", immense succès folklorique irlandais généré par "The Dubliners", prend sur ses lèvres une dimension exceptionnelle… |
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| Mercredi
8 décembre 2010 |
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AA | C’est grave, docteur ?... Y’a des jours où je me demande s’il ne me serait pas urgent d’aller consulter. Rapport à certains de mes rêves nocturnes, souvent débiles au delà de tout ce qu'il est possible d'imaginer… L’autre nuit donc, j’embarque sur easyJet, à destination de Londres. Je me rends au meeting annuel de Duxford (se déroulant en juillet), au sud de Cambridge. A Genève, la piste enneigée empêche tout décollage. Pas de soucis, le pilote décide de s’envoler depuis la piste en herbe, laquelle est verte, comme elle doit l‘être en juillet. L’avion de 65 tonnes décolle sans problème. Forts, ces pilotes oranges! On atterrit à Duxford, sans passer par Londres, ce qui, dans un rêve, est tout à fait normal... Là, je rencontre Stephen Grey, PDG de la plus belle collection de warbirds d’Europe. Il me propose d’embarquer avec lui et mes deux accompagnants (tombés de je ne sais où), pour un vol sur son Spitfire. Nous voilà donc tous les quatre installés sans autre à bord d’un avion de légende, au passé certes glorieux, mais néanmoins monoplace... Destination: le nord de la France. On traverse la gouille dans l’autre sens et on amerrit (!) au large d’une plage de sable normande. Pas loin devant nous, un Lancaster, quadrimoteur de la RAF pendant la guerre, est en train de décoller, lui aussi sur l’eau. Normal, c’est pas vraiment fait pour, mais la nuit, dans un cerveau ravagé, tout est possible… Toujours à bord du Spit flottant sur l'eau, on rejoint la plage et on débarque. Là, Steve Grey nous emmène dans une caverne toute proche. Dans cet antre profond, un cimetière d’avions historiques a été aménagé… Nous sommes tous pris en charge par je ne sais qui et on nous affecte au démontage des épaves, plus spécialement à l’étiquetage des boulons récupérés (je vous disais que ça semblait grave…) Je me mets à la tâche et, soudain, sans raison apparente, j’envoie tout balader. Je suis parti pour un meeting sur le gazon de la verte Albion et je me retrouve dans une grotte à trier des boulons. Je me barre, fâché, et tout le monde semble s'en foutre, sauf une de mes accompagnantes, belle brune que je ne connais pas et qui me supplie de rester... Demeurant
sourd à ses supplications, je m'arrache de cette caverne avec la
ferme intention de retourner chez les rosbifs, mais je me rends compte
soudain que je ne suis plus en possession de mon matériel photo.
Le rêve vire au cauchemar et je me réveille en sursaut… |
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| Samedi
4 décembre 2010 |
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