NOVEMBRE 2010


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Marie Laforêt ...

Genevoise d'adoption, je l'ai vue bien souvent, dans mon précédent métier. Ayant toujours l'air très mystérieux, son extraordinaire beauté et la prodigieuse couleur de ses yeux, m'ont toujours profondément troublé. Grande comédienne, grande artiste, femme de goût et d'une classe hors du commun, le charme de Marie Laforêt demeure unique. Et dire que, dans sa jeunesse, elle avait un jour envisagé de se retirer dans un couvent... Dans cette chanson peu connue, datant de 1966, elle donne un aperçu très convaincant de son immense talent d'interprète...

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Mardi 30 novembre 2010

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Maureen...


Juillet 1987, à Nairobi. Je passe un mois dans la capitale kenyane. Je suis agent de sécurité, employé à l'aéroport International Jomo Kenyata, au service de Swissair. Le Kenya est un pays magnifique et le peu d'heures de travail hebdomadaire me laissera grandement le temps de le découvrir. A Nairobi, question loisir, le soir après le turbin, il n'y a pas grand-chose à faire. Il m'arrive, quelquefois, d'aller jouer un peu au casino de la ville. Plus pour me distraire que par appât du gain. Je ne suis pas du tout joueur et je me dis que je devrais l'être car, à la roulette, j'ai beaucoup de chance. A quelques centaines de mètres au-dessus de mon hôtel, le Panafric, il y a la vie nocturne d'une boîte de nuit. Avec mes collègues masculins (nous sommes trois hommes et une femme, tous Suisses et là-bas pour un mois) je m'y rends un soir, au début de mon séjour. Une foule incroyable, beaucoup d'hommes blancs, sans doute de passage comme nous, et un nombre incalculable de filles du pays...

J'ai vite fait de comprendre comment tout cela fonctionne. Une bière offerte, quelques mots échangés, un regard sans équivoque et en route pour la chambre d'hôtel. Mes compagnons, pourtant mariés tous deux, ont déjà fait leur choix. Moi, je suis plus lent. Le sexe seul, bestial, ne m'intéresse pas trop. Je n'ai pas l'habitude de succomber au regard faussement envoûtant d'une fille. Il me faut autre chose, de la difficulté. Et tout semble tellement facile dans ce boui-boui… Après un très long moment, j'aperçois celle que je cherche. Grande, belle, très belle, 25 ans environ. Elle est seule. Je tente une approche. Elle a l'air timide, pas aguicheur du tout, mais accepte de boire un verre avec moi. Nous parlons un peu. Elle se prénomme Maureen. Elle vient du nord du pays, de la région du lac Turkana. C'est une Kikuyu. Son visage a le profil européen, même si sa peau est d'un noir très profond. Elle a de très beaux cheveux peu crépus, des yeux terriblement expressifs, bref, elle est magnifique, elle me plaît beaucoup et je me demande, puérilement, ce qu'une fille comme elle fait dans cet endroit...

Nous passons un bon moment ensemble. Alors que mes acolytes, en bonne compagnie, ont déjà rejoint leurs chambres depuis belle lurette, je prends congé de Maureen en lui demandant de pouvoir la revoir le lendemain soir. Elle affiche une moue de déception et me demande de la laisser m'accompagner jusqu'à mon hôtel. J'accepte… L'un de mes collègues a embarqué une jeune fille qui doit avoir à peine 18 ans. Durant tout notre séjour à Nairobi, en dehors des heures de travail, il va rester avec elle, cloîtré dans sa chambre pendant toute la journée... C'est avec grand-peine que mes deux autres collègues tenteront de le persuader de partir avec nous, en excursion dans les parcs. Moi, après une semaine, je ne le supporte plus. Ce type marié, grande gueule et prétentieux, s'est trouvé une fille pour assouvir ses fantasmes (car il nous raconte ses ébats), il va profiter d'elle en la payant avec des cacahuètes et c'est tout ce qu'il retiendra de son séjour au Kenya. Navrant!…

Maureen est vraiment très gentille et d'une douceur infinie. Cependant, elle me surprend beaucoup, au début, lorsque elle refuse le préservatif. Elle se prétend séronégative et tente de me rassurer en affirmant qu'elle et toutes les filles travaillant dans le bar sont médicalement contrôlées une fois par mois. Je n'en crois pas mes oreilles! En 1987, le sida est déjà un fléau mondial mais la prévention n'est apparemment pas encore arrivée jusqu'ici… Un soir, elle me raconte ce qui se dit dans son pays à propos de la naissance et de la propagation de cette terrible maladie: le sida aurait vu le jour pas loin d'ici, en Ouganda, dans les années 70, à l'époque du règne de Idi Amin Dada. Les soldats de son armée sont des brutes épaisses qui se sont attribués tous les droits, qui volent, pillent et violent sans aucune retenue. Leur déviance, la bestialité de leurs pulsions sexuelles les amène jusqu'à la pratiquer sur des singes vervets, très nombreux dans le pays. De là, proviendrait donc la propagation du virus du sida… Une explication qui en vaut peut-être une autre, étant donné que je ne me souviens pas d'avoir un jour entendu ou lu une explication claire et définitive sur le sujet…

Maureen a une petite fille de cinq ans, prénommée Njeri. Née de ses amours avec un gars qui l'a laissé tomber dès qu'il a su qu'elle était enceinte. Un jour, elle l'amène avec elle à mon hôtel. La petite est adorable, toujours souriante, tellement attendrissante avec ses beaux cheveux crépus et soyeux. Je n'ose imaginer ce qu'il adviendrait d'elle si sa maman, un jour… Alors, je vais tenter de persuader Maureen de toujours exiger le préservatif dans ses rapports sexuels futurs. Et je crois, enfin, j'espère, l'avoir convaincue. Durant mon séjour à Nairobi, nous nous verrons une à deux fois par semaine. Je ne verrai personne d'autre qu'elle. Elle ne m'a jamais demandé un montant fixe pour le temps passé en ma compagnie. Non, juste de quoi manger, boire ou acheter quelque babiole à sa fille. Elle paraît si heureuse de rester un peu avec moi, parfois au bord ou dans la piscine. Ensemble et avec l'adorable petite Njeri, nous partirons en excursion, toute une journée vers les collines de Ngong pour visiter la maison où vécut Karen Blixen qui, pour moi, aura toujours les traits de Meryl Streep. Impression étrange de me trouver là, dans cet endroit superbe, océan de verdure sous un ciel d'un bleu limpide, pas très loin des fameuses collines sacrées, en compagnie (presque amoureuse) de cette femme kikuyu et de sa petite fille…

Oui, Maureen me plaît vraiment beaucoup. Elle se prostitue certes, mais ce n'est pas une pute! Elle ne fait cela que pour manger et pour goûter un peu à ce qu'elle ne peut s'offrir: une vie presque normale de femme. A la fin de ma mission, je me sens très mal à l'aise. Je souffre à l'idée de devoir la quitter. J'ai peur pour son avenir et celui de sa fille. Mais je pars quand même. En lui laissant une bonne partie de ce que Swissair me verse (en plus de mon salaire habituel) pour ma mission… Non pas pour soulager ma conscience, mais pour qu'elle profite un peu de la vie avant de replonger dans ces errances nocturnes, sans avenir, qui constituent sa vie. Aujourd'hui, je pense encore souvent à elle, sans pouvoir me rassurer quant au bien fondé de mon attitude d'alors. Et je me dis que si cela se passait maintenant, peut-être que je tenterais de la ramener au pays avec moi. Parce que j'ai l'intime conviction que c'était une fille vraiment bien. Mais voilà, c'était il y a plus de vingt ans, j'étais encore jeune, sans aucun doute con et, surtout, je n'avais, à l'heure de quitter la délicieuse Maureen et son magnifique pays, qu'une idée en tête: reprendre et mener à terme ma formation de pilote…

Alors, je suis parti. Je suis devenu pilote. Aujourd'hui, je ne le suis plus. Et Maureen? Qu'est-elle devenue? Et surtout, est-elle encore en vie? A-t-elle pu résister à ce fléau qu'est le sida, elle qui faisait partie, sur un continent comme nul autre contaminé, des personnes ayant la plus grande malchance d'y succomber un jour...

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Dimanche 28 novembre 2010

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Ciné: L'homme qui voulait vivre sa vie...

Alors qu'il souhaitait devenir photographe, Paul (Romain Duris) n'est qu'avocat. Marié à Sarah (Marina Foïs), père de deux enfants en bas âge, il adore ces derniers et porte les cornes plantés par la première. Il connaît l'amant, un vrai photographe, lui. Il le déteste, mais pas parce que c'est avec lui que sa femme couche. Sarah veut divorcer, Paul ne le supporte pas. Un jour, lors d'une explication entre les deux hommes, Paul tue accidentellement son rival. Panique! Que faire?... Il choisit, par un audacieux stratagème, d'entrer de plain pied dans sa vie rêvée de photographe. Son talent éclate au grand jour, mais sa vie précédente, qu'il a quittée contraint, lui interdit de devenir célèbre...

Etrange film. Passionnant jusqu'à l'accident, la dernière partie traîne en longueur et la fin s'avère totalement frustrante. Goût d'inachevé donc et pas de place pour lui dans ma liste des meilleurs films de l'année. Alors, à quoi bon vous en parler? Tout simplement par ce que l'acteur principal est absolument fabuleux dans ce rôle. Romain Duris est un cas à part dans le cinéma français. Son plan de carrière (s'il en a un) tend à fuir ce qui s'apparente au navet alimentaire. Tout ce que ce type tourne mérite qu'on s'y arrête. Mais sont-ce ses films qui sont si bons ou est-ce lui qui leur donne ce goût-là?...

Pour vous faire une idée, si vous n'en avez point, allez voir ce film. Et observez quelques instants Paul, perclus de douleur après avoir rendu visite à ses enfants, lesquels demeurent (comme toujours) avec leur mère. Contraint au divorce, amputé des deux êtres qu'il aime le plus au monde, il fond en larmes en s'éloignant, au volant de sa voiture. Jamais, de ma vie toute entière de cinéphile, je n'ai vu un acteur pleurer si justement. Romain Duris, de film en film, tous choisis avec grande intelligence, est en train de devenir l'égal des plus grands. Gabin, Ventura, Depardieu, un jour il les dépassera tous, tant son talent d'acteur est prodigieux...

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Jeudi 25 novembre 2010

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Ciné: Potiche...

Une fois encore, François Ozon présente l’ouvrage d’un honnête artisan. Mise en scène classique et direction d’acteurs très sobre, pour un résultat propre en ordre. Plus le temps passe et ses films défilent, plus le metteur en scène me fait penser à Claude Chabrol. Des Longs métrages bien faits, assez agréables à regarder, mais manquant cruellement d’originalité. Pas de trait de génie, pas de trouvaille inédite ni même d'étincelle, juste la conscience d’un travail correctement exécuté. Ozon laisse à d’autres la surprise de l’accomplissement d’un chef-d’œuvre. Ce manque d’ambition, heureusement, ne péjore pas trop le jeu des acteurs, tous bons, avec une mention particulière pour Karin Viard, qui prouve une fois encore qu’elle une des plus grandes actrices françaises de cette époque. Quant à l’histoire et au scénario, ils sont gentils et reflètent somme toute assez bien les seventies. De cette époque, qu’il m’arrive souvent de regretter, je tiens quand-même à relever le fait que le réalisateur soit allé puiser une chanson d’un groupe dont j’adorais la chanteuse : Joëlle, emblème éternel de "Il était une fois"…

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Lundi 22 novembre 2010

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Vains temps d'amour

Automnes et printemps
Se succédant sans cesse,
Qu'ai-je fait de ce temps
Noyé dans ma détresse?

Qu'ai-je donc bien pu faire,
Si ce n'était pleurer
L'absence bien amère
D'une fille adorée?

Au fil maudit des heures,
Au gré des habitudes,
J'ai troqué mon bonheur
Contre la solitude.

Cruelle est la blessure
S'accrochant à mes pas;
Elle ira, j'en suis sûr,
Plus loin que mon trépas.

Habillé de remords,
Et perclus de regrets,
Mon cœur est déjà mort
Et moi j'en suis tout près.

Et passent les automnes,
Les jours en font autant!
Loin de mon âme atone,
Tu fêtes tes vingt ans.

D'avoir mal fait j'ai peur,
Mais te le dis quand même:
Ma fille, de tout mon cœur
Je t'aime, je t'aime, je t'aime…

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Mardi 16 novembre 2010

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Dorothée
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Née le 14 juillet 1953
Etant quasiment son contemporain, je suis beaucoup trop vieux pour avoir été fan de ses émissions pour les enfants. Par contre, sa (trop) courte carrière cinématographique me laisse bien des regrets. Parce que Frédérique Hoschedé avait en elle tout le potentiel pour devenir une grande actrice. En 1979, devant la caméra de Truffaut, elle se révélait très prometteuse pour un premier film (L’amour en fuite). L’année suivante, dans l’excellent "Pile ou face", entre les deux géants qu’étaient Noiret et Serrault, elle donnait un prodigieux aperçu de ses capacités. Cet excellent film, de Robert Enrico, reste dans ma mémoire en grande partie grâce à sa prestation. Très jolie fille, servie par une voix qui me touchait particulièrement, j’ai adoré Dorothée sur grand écran et je regrette beaucoup qu’elle n’ait pas persévéré dans le 7ème art. Aujourd’hui, à l’abri du besoin et des critiques, elle se console sans doute en se souvenant qu’elle est toujours l’artiste (loin devant Johnny) qui a amené le plus de spectateurs à Bercy, toutes catégories et nationalités confondues…
 

Dimanche 14 novembre 2010

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Dictionnaire de la chanson...

1. Céline Dion: Fruit de l’accouplement d’un homme-grenouille atteint de déviance sexuelle grave et d’une morue contaminée au mercure, elle a été découverte en 1968 dans les filets d’un pêcheur du fleuve Saint-Laurent. Nourrie à la poutine (frites en sauce et fromage fondu, plat national québécois) et au sirop d’érable, elle doit à ce second aliment une voix exceptionnelle, le premier étant sans nul doute à l’origine de son auto-lobotomisation. Une voix donc qui lui sert à chanter et, accessoirement, à raconter des âneries. Si pour la première de ces activités, il est compréhensible (quoique !) qu’elle ait ses fans, la seconde traumatise tout un peuple et génère chez beaucoup une irrépressible envie de lui plomber la gorge à la chaux vive…

Mariée à une sorte de vieux gourou refoulé et impuissant, dont l’organe reproducteur n’a jamais réussi à assurer sa fonction (horizontale), elle est mère de trois (pauvres) gosses nés d’inséminations artificielles autorisées par un corps médical qu’on devrait condamner pour ça au titre de crime contre l’humanité. Promise à un alcoolisme chronique dès que l’âge aura niqué sa voix autant que les deux neurones qui lui restent et qui ne servent plus qu'à la préserver de l’incontinence, son avenir est déjà tout tracé: on la retrouvera un matin, lors de la purge annuelle du réservoir de la Manicouagan, encastrée dans la vase, au pied du barrage, une dalle de béton attachée au cou, victime de la vengeance d’un épicier auquel elle aurait un jour volé trois bouteilles de Bourbon…

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2. Florent Pagny: Petite crevure à la face de plouc et aux yeux de rat, toujours affublé de lunettes couleur pipi bien chargé. Réfugié patagon, assimilé aux phoques auxquels il aspire à ressembler en ne se vêtant que de frocs de cuir luisant, il pratique la chanson en croyant fermement avoir du talent. Prétentieux au point de se prendre pour un ténor, sa voix bousille les grands airs d'opéra qu'il éructe parfois dans une insupportable torture pour l'ouïe. Se prend pour un original à la forte personnalité, sous prétexte qu'il a dit merde à un fisc qu'il escroquait sans vergogne. Se prétend le chantre de la liberté pour avoir eu le "courage" de quitter un pays qui, pourtant, le nourrit à longueur d'année. Icône du parfait gougnafier, auquel on éprouve l'irrépressible envie de foutre des coups de pieds au cul lorsqu'il participe à une émission de télé, ce petit merdeux au discours ringard, est le prototype parfait d'une réussite due la seule usurpation. Usurpation favorisée, il est vrai, par la béate admiration que les Shaddocks éprouvent (trop) souvent pour les grandes gueules qui s'agitent aux six coins de leur pays…

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Vendredi 12 novembre 2010

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(Même si on est si bien quand il la boucle) B-16 a causé (en español)...

"Je demande que la vie de los Niños soit défendue comme sacrée et inviolable dès leur conception"...

Propos issus de la langue du gourou B-16, chef de la plus grande secte du monde, en voyage en Barcelona et après avoir été promené à travers la ville, enfermé en su coche étanche et blindée, livré aux regards d'une foule accro à ce genre de spectacle que même el circo Knie a abandonné depuis longtemps. Les grands ordonnateurs de la procession, après avoir malheureusement retrouvé las llaves de l'aquarium dans lequel B-16 faisait des bulles et des grands gestes de la main (y devait manquer d'air, lui qui n'en manque jamais), l'ont autorisé à descendre et à rejoindre le repaire bling-bling dans lequel sus tenientes, les ensoutannés, célèbrent traditionnellement le cul (des petits garçons) et le culte (qui les lave de ce péché). Là, après une injonction à brûler toutes les capotes du monde et ceux qui sont dedans (de préférences los homosexuales), il a prononcé la phrase ci-dessus. Vous l'aurez compris, celle-ci s'adresse de prime abord à toutes les femmes (hijas de putas) qui, en catholiques impies, n'auraient pas bien compris qu'en pratiquant l'avortement, elles s'exposent à la colère du tout-puissant (campeón del mundo) et à la fourche de son ennemi juré, el satánico diablo. Mais ces quelques mots historiques sont aussi un appel, à peine voilé, à la collaboration de los parientes, afin qu'ils continuent à procréer et à fournir ainsi la chair fraîche dans laquelle la bite de los curas s'enfonce avec la complaisance inébranlable de la secte...

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Lundi 8 novembre 2010

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Je me souviens de toi...

C'était au début des années septante. Tu étais de la génération de Vicky Leandros (née 15 jours après toi), de Gigliola Cinquetti ou de Joëlle. Et, comme pour elles, ça marchait fort pour toi. De ta voix claire et pure comme un diamant, tu chantais et tu m'enchantais. C'était l'époque de mes 18 ans et j'allais de découvertes en révélations. Tu en fus l'une des plus belles, des plus émouvantes et je guettais fébrilement chacun de tes nouveaux tubes. Ca a duré quelques années et, comme pour beaucoup d'autres, le succès est passé. Ne restaient plus que ces quelques 45 tours dont je ne me suis jamais lassé. En octobre 1990, après une très brève maladie, tu es allée rejoindre les étoiles peuplant le ciel que tu chantes ici. Tu avais à peine plus de quarante ans...

Tes deux plus grands succès furent sans doute "Soleil" et "Souviens-toi de moi". Je me souviens de toi, Marie, et depuis que tu as quitté ce monde, le soleil brille un peu moins dans le mien...

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Samedi 6 novembre 2010

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Toi, tu ressembles...

Jean-Marie Vivier ne ressemble à personne. Figure originale, voire unique désormais, il n'a jamais cessé de défendre une chanson de qualité, délaissant le vedettariat au profit d'une admirable sincérité. Cela fait plus de quarante ans que cet homme chante en grattant sa guitare et cela fait plus de trente ans que je suis accro à ses ballades et à sa voix de stentor. Dans la chanson française actuelle, peuplée de minets de salons sans voix ni envergure, balançant leurs miaulements et inepties par bandes FM interposées, Jean-Marie Vivier, référence à ses origines bretonnes, est un phare, planté sur un roc, et qui lutte contre vents et marées, faisant face avec courage à cette merditude sonore moderne que la corne de brume ne parvient plus à couvrir...

Et cette chanson-ci le démontre avec force...

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Lundi 1er novembre 2010

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