JANVIER 2010
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Nacht
und Nebel...
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la veille de célébrer le 65ème anniversaire
de la libération du camp d'extermination de Auschwitz,
ce fut le bon moment pour découvrir le film documentaire
d'Alain Resnais "Nuit et Brouillard". Tourné
dix ans après la fin de l'horreur nazie, ce document
de 32 minutes tient en haleine de bout en bout. Je n'y ai
pas appris grand-chose mais j'ai découvert certaines
images qui parlent mieux que tout ce que j'ai vu sur place
et que toute la littérature que j'ai pu lire sur
le sujet. Au moment de sa sortie, bien des spectateurs ont
dû se sentir incrédules devant la révélation
de tant d'atrocités commises par les nazis. Aujourd'hui,
plus personne ne doute. Où ceux qui le font ne méritent
pas de prétendre appartenir au genre humain.
Auschwitz,
principal camp d'extermination allemand, a été
libéré il y a 65 ans. La nuit et le brouillard,
dans lesquels ont disparu ces millions de déportés,
ne s'estomperont jamais. Il doit en être ainsi. Car
même si de tels événements méritent
d'être éclairés, la lumière demeurera
pour toujours en retrait en regard de la tache sombre, comme
de l'encre noire, que représente cette horreur dans
l'histoire de l'homme. "Nuit et brouillard" est
un document poignant. Un des premiers pas vers la non-dissimulation
d'une vérité que certains voulaient, à
l'époque, contester et censurer. Cinquante-cinq ans
plus tard, ce document essentiel demeure l'étai puissant
et bouleversant de celles et ceux qui refusent, évoquant
des faits si graves, de faire table rase du passé...
Le
texte de "Nuit et Brouillard" a été
écrit par Jean Cayrol. En voici les dernières
phrases, toujours d'actualité un demi-siècle
plus tard:
"Qui
de nous veille, de cet étrange observatoire, pour
nous avertir de la venue des nouveaux bourreaux? Ont-ils
vraiment un autre visage que le nôtre? Quelque part
parmi nous, il reste des kapos chanceux, des chefs récupérés,
des dénonciateurs inconnus… Il y a tous ceux
qui n’y croyaient pas, ou seulement de temps en temps.
Il
y a nous qui regardons sincèrement ces ruines, comme
si le vieux monstre exterminateur était mort sous
les décombres. Nous qui feignons de reprendre espoir
devant cette image qui s'éloigne, comme si on guérissait
de la peste concentrationnaire. Nous qui feignons de croire
que tout cela est d’un seul temps et d’un seul
pays,
et
qui ne pensons pas à regarder autour de nous,
et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin..." |
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Deux
ans à tenir...
Y'a
des jours où il vaudrait mieux ne pas se lever…
Rester au pieu, couché, à dormir, à
rêver. Ne pas ouvrir les yeux sur cette merde ambiante,
sur ce monde de tarés qui s'agitent dans tous les
sens. Rester étanche à la marée. Ne
pas se laisser envahir, noyer par elle. Y'a des jours où
le poids de la cinquantaine devient trop lourd à
porter, à supporter. Y'a des jours où je m'étonne
que mes yeux soient toujours bleus. Y devraient être
marrons, de la couleur de tout ce qui gravite autour de
moi…
Marre!
Marre d'être un adulte et d'y voir clair. Marre de
constater que les années s'amoncellent et que le
mal empire sans la moindre trêve. Marre de tracer
les mêmes caravanes emportant avec elles cette forme
de Graal derrière laquelle je cours depuis trop longtemps.
Marre de végéter, de faire semblant de me
complaire dans ce tohu-bohu infect qu'est devenue cette
société imbécile. Marre d'être
patient et de me dire qu'il faut que je tienne encore deux
ans. Deux ans au moins…
La
vie m'a lassé de tout. Lassé de mon travail,
de mon pays, de mes hypothétiques amours. La vie
m'a lassé de croire en l'avenir, de croire en un
futur qui n'a pas de place pour moi. La vie m'a lassé
de vivre ici. Et j'ai presque tendance à croire que
je me suis lassé de la vie. Depuis neuf ans, depuis
que mes filles vivent sans moi, j'ai l'impression d'avoir
traversé un désert. Dans deux mois la cadette
sera adulte. Ni elle ni sa sœur n'auront désormais
plus besoin de moi…
Dès
lors, sonnera le temps de la migration. Mais, contrairement
aux oiseaux qui reviennent toujours, la mienne sera définitive.
Et des jours comme celui-ci me confortent dans l'idée
que cette échéance ne laissera en moi, pas
le moindre regret. Lorsque j'en aurai enfin fini avec cette
vie de con, avec ce monde imbécillisé (tiens,
encore un néologisme de merde) jamais je ne me retournerai
sur eux…
Deux
ans! Encore deux ans à tenir… |
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Pussycat
Groupe
hollandais, composé de trois soeurs, apparu dans
les années 70, Pussycat entre dans les charts européens
en 1976, avec un tube quasi planétaire intitulé
"Mississippi". Par la suite, la formation connaîtra
d'autres succès, mais va disparaître progressivement
de la scène au cours de la décennie suivante.
"My broken souvenirs" date de
1977 et, de Pussycat, il est le titre que je préfère.
Toni Kowalczyk, la blonde soliste, possède une voix
vraiment magnfique et je fus un grand fan du groupe dans
les seventies...
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Saint Pie XII, priez pour eux, pauvres juifs...
"Rat
Zingueur" continue à creuser dans l'indicible
magma que constitue son cerveau plombé, en panne
irréversible d'étanchéité. Faible
de ses 82 balais, circuits partiellement niqués,
il lui reste cependant un semblant de discernement pour
se rendre compte qu'il doit, maintenant ou jamais, faire
quelque chose de son règne. Car, à part ressasser
ses habituelles énormités (pour ne pas dire
conneries), il n'a pas encore vraiment marqué l'histoire
de sa secte par un acte se démarquant clairement
des autres. Alors il creuse. Encore et toujours. Et il semble
qu'il ait trouvé…
Dans
les années 40, en Europe, un illuminé nazi,
peintre raté élevé à la cocaïne
et à l'alcool à brûler, s'était
mis en tête d'exterminer tous les membres d'une religion
qu'il ne pouvait voir en peinture. Soutenu par des accros
à l'opium pur et aux injections d'acétone
frelaté, il avait réussi dans son entreprise
et près de six millions de personnes avaient péri
dans un génocide qui demeure, aujourd'hui encore,
la seule et unique raison empêchant les extra-terrestres
de venir nous offrir leur amitié…
Or,
en ce temps-là, le chef religieux le plus puissant
était un Macaroni répondant au nom de Eugenio
Maria Pacelli, lequel régnait sur sa secte sous le
nom de Pie XII. A cette époque-là, dans un
monde en guerre où le recours à Dieu constituait
un espoir non négligeable, son influence était
énorme. Et, en ce qui concerne les massacres cités
plus haut, le gourou savait. Une Pie, en général
c'est bavard, mais celle-ci ne pipa mot. Pire, à
la fin de la guerre, ses services collaborèrent activement
à soustraire à la justice bon nombre de criminels
nazis, en les faisant passer clandestinement dans diverses
républiques sud-américaines…
Et
c'est ici que "Rat Zingueur", cinquième
successeur de Pie XII, opérant sous le pseudonyme
de Benêt XVI, casque à boulons ayant eu jadis
des accointances avec l'idéologie des tarés
au pouvoir en 40, extirpe et brandit la brillante idée
d'un cerveau ayant déjà pleinement entamé
sa mutation vers la sénilité: béatifier
Pie XII, étape initiale d'une canonisation promise
à tous les chefs de la secte depuis Pierre, premier
de la série… Si l'idée de cet ahuri
parvient à son terme, je promets de ne plus jamais
foutre les pieds dans une église, quelles qu'en soient
les circonstances, et de ne plus jamais adresser la parole
à l'un des représentants ensoutanés
de cette religion abjecte, qui n'a d'autre ambition que
celle de vouloir dominer le monde depuis deux millénaires…
Que
le Diable me soit témoin, amen! |
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Soupe
de l'Amerdica…
Juin
2007. A Valence, le team suisse Alinghi remporte la Coupe
de l’America pour la seconde fois consécutive.
Fort de ce nouveau succès, Bertarelli, le milliardaire
helvète, décide de refondre le règlement.
Mais le pretender yankee Oracle ne l’entend pas de
cette oreille. D’un côté on se la joue
hautain et prétentieux, de l’autre on se sert
des tribunaux en guise de bâtons dans les roues. Et
au final, on se retrouve avec un semblant de match entre
deux seuls bateaux, lequel devrait avoir lieu à Valence,
comme il y a trois ans...
Monde
abject de fric dans lequel se côtoient les pires abrutis!
Ils prétendent parler de sport et ne font que jeter
l’opprobre sur une épreuve qui, jusqu’ici,
jouissait d’une parfaite réputation. Le pognon
a fait évoluer les rafiots, certes, mais les squales
qui sont aux commandes mériteraient d’être
jetés aux requins. Et le team Alinghi autant que
celui d’Oracle! Le premier pour sa suffisance et ses
décisions unilatérales, le second pour sa
hargne à saisir la justice dès que son concurrent
esquisse un pet de travers.
Cons
de Suisses et de Ricains, tout juste bons à garnir
le même panier de crabes croupissant entre deux eaux.
L’image qu’ils donnent d’eux-mêmes,
dans un sport où les gentlemen du temps jadis sont
tous morts, est à l’image du terrain sur lequel
ils évoluent, et la mer, déjà suffisamment
polluée, n’avait vraiment pas besoin d’une
telle merde pour brunir davantage ses flots!.. |
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(Je pense à ma reconversion...)
Moniteur
d'auto-école cherche élèves UNIQUEMENT
FEMININES.
Homme
calme, pondéré, compatissant et infiniment
patient (quinze ans de sophrologie). Greffé d'un
second cerveau, avec hémisphères cérébraux
inversés, lobe frontal et occipital branchés
maquillage, hypophyse et hypothalamus montés à
l'envers, cervelet à la masse, pont de Varole et
bulbe rachidien atrophiés, nombre de neurones divisé
par 4 (quatre).
Tout
cela pour un raisonnement féminin optimal, à
savoir:
Reculer
en se demandant dans quel sens tourner le volant. Enclencher
le clignotant droit pour tourner à gauche. Confondre
le frein et l'accélérateur. Passer directement
de la 5ème vitesse en marche arrière. Mettre
du gasoil dans un moteur à essence. Et (utile en
cette saison d'hiver) monter les chaînes à
neige sur les roues arrières d'une traction avant…
200
PREMIERES HEURES GRATUITES (LES 800 SUIVANTES A CHF 80.-)
PAIEMENT SEULEMENT EN CAS D'ECHEC A L'EXAMEN ET PLUS DE
12 ACCIDENTS
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New
York, I love you...
Sorti
en Suisse deux mois avant la France, ce long métrage
est le premier que je vois en 2010 et il constitue la première
très bonne surprise de l'année. Film à
sketches, donc difficilement racontable, "New York
I love you", c'est avant tout une atmosphère.
Quelques petites histoires de rencontres, sans liens directs,
histoires d'amour ou de tendresse, moments de bonheurs saisis
sur le vif, entres des êtres souvent attachants évoluant
dans les différents quartiers et dans cette ambiance
si particulière de la grande métropole américaine.
Dans l'une des plus belles et passionnantes villes du monde,
des liens se créent, des amours naissent, des passions
grandissent, des femmes et des hommes se découvrent,
se parlent, se livrent, s'aiment et vivent quelques moments
de pur bonheur.
New
York est belle, New York grouille, bouge et fascine, New
York entretient ce petit miracle que représente le
melting pot socioculturel, religieux, racial, qui a fait
d'elle et pour moi, la cité cosmopolite la plus étonnante
et attachante que je connaisse… Onze réalisatrices
et réalisateurs très inspirés, des
acteurs jeunes et plus âgés, plus ou moins
connus mais tous fameux et épatants, et quelques
petits bijoux de mini scénarios, font de cette ode
à la rencontre, un grand, un très grand moment
d'un cinéma tel que je l'aime et l'aimerai toujours.
Mention spéciale à l'auteur de la plus émouvante
de toutes ces petites histoires, Anthony Minghella, ici
scénariste qui nous dépeint la rencontre d'une
vieille dame, cantatrice jadis célèbre, et
d'un jeune groom d'hôtel handicapé. C'est court,
ça ne dure que quelques minutes, mais c'est tout
à l'image de ce génie qu'était le metteur
en scène anglais, hélas décédé
il y a juste deux ans…
J'aime
cette ville (que je n'ai pas vue depuis vingt ans) et j'aime
ce cinéma!...
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"Avatar"
ou la mort programmée du cinéma d'acteurs...
Autant
le dire tout de suite, je n'ai pas visionné ce film
et je n'irai pas le voir. Ce que j'en ai vu dans les salles
(bandes annonces) m'a suffi! Une superproduction à
près de 500 millions de dollars, des effets spéciaux
hallucinants, des images de synthèse époustouflantes,
une vison en 3D exceptionnelle, c'est là le résumé
de beaucoup de commentaires. Mais le divertissement et l'émerveillement
suffisent-ils à faire un bon film? Non! Car aussi
intenses qu'ils soient, il leur manquera toujours l'ingrédient
principal qui m'attire dans une salle: le rêve…
Le rêve suggéré par une actrice ou un
acteur de talent, capable de porter, parfois, un film sur
ses seules épaules. Car si j'aime à ce point
le cinéma, c'est avant tout pour le rêve qu'il
représente. Et les histoires de petits (faux) hommes
bleus, à la conquête d'une planète illusoire,
née de l'imagination d'un scénariste, aurait
plutôt tendance à me faire fuir…
Sigourney
Weaver, seule actrice connue de ce machin, ne possède
pas les arguments ni le talent pour m'attirer dans une salle
obscure. James Cameron ne compte pas grand chose pouvant
faire de lui l'égal d'un Sergio Leone ou d'un Milos
Forman. Quand bien même il semble avoir réalisé
le film qui rapportera le plus de fric dans l'histoire du
cinéma, il n'en demeurera pas moins un honnête
metteur en scène, doué plus par sa capacité
à s'entourer des bonnes personnes, que par son talent
de raconteur et réalisateur de belles histoires qui
font rêver. Pour moi, son "Avatar" en est
un, et non des moindres, un coup de couteau planté
dans le dos du 7ème art! Car il préfigure
ce que sera le cinéma de demain: de magnifiques images,
peuplées de personnages virtuels évoluant
dans un monde qui n'apparaîtra en 3D qu'à l'aide
de ces lunettes ridicules dont le spectateur ne se rend
même pas compte qu'elles lui donnent un air parfaitement
con!…
Dans
le plus grand complexe de cinémas de Genève,
comprenant treize salles, il est aujourd'hui joué
vingt-trois films. Parmi eux, neuf sont des films d'animations
(39%). Même si ces derniers sont toujours plus nombreux
en période de fêtes, le pourcentage qu'ils
représentent est énorme. Dans pas longtemps,
ils seront majoritaires. Les acteurs et les actrices, en
chair et en os pour les premiers, tellement glamour pour
les secondes, deviendront illusoires et ce sera le début
de la fin pour elles et eux. Et pour moi, la salle obscure
n'aura plus de raison d'être. Si Nicole Kidman, Penélope
Cruz, Meryl Streep ou Mélanie Laurent ne sont plus
là pour me faire rêver, si Nicholson, Hanks,
Bacri et Depardieu ne sont plus là pour m'épater,
alors ma belle histoire d'amour avec le grand cinéma
d'acteurs aura viré au fiasco total. On n'en est
pas encore là mais déjà le vent qui
souffle m'en apporte les prémices et je tremble qu'on
en arrive un jour à une telle désolation…
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Songe
d'un Matin d'Hiver
Trois
flocons de neige
Sur tes cheveux noirs;
Le temps d'un sourire,
La tierce a fondu
Et s'est transformée
En perles de pluie…
Du
bord de mes lèvres,
Je les ai cueillies
Et je les ai bues;
Elles m'ont rendu
La part de jeunesse
Que j'avais perdue…
Effleurant
ta peau
Du bout de mes doigts,
J'ai senti l'amour
Pénétrer mon cœur,
Comme au premier jour,
Comme aux premiers pleurs…
Un
trop court instant
Dans le temps qui fuit
Et je suis parti,
Je me suis enfui
En te laissant là,
Seule au vent d'hiver…
N'est-il
point trop tard
Pour aimer encore?
Si loin devant toi,
Dans nos courtes vies,
Je n'ai à t'offrir
Qu'un reste de moi… |
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Genève
se fout de ses contribuables!...
Lundi
matin. Trois à cinq centimètres de neige tombée
durant la nuit, par un froid glacial, suffisent à
rendre très difficile la circulation routière.
J’habite en France et rejoindre mon lieu de travail
suisse, va prendre un temps certain... Premier épisode:
dans l’Ain, on est prévenant. Les routes principales
ont été déblayées et salées.
Ca roule, pas vite, mais ça roule. Passage de la
frontière et deuxième épisode: côté
genevois, les Ponts & Chaussées sont apparemment
encore en train de se dorer les noix au soleil de dieu sait
où... Il est sept heures quarante-cinq et la neige
tassée commence à jouer certains tours pendables
aux conducteurs, extrêmement prudents, dont je fais
partie. On roule au pas, voire moins vite. A cette heure
de trafic intense, cela crée une monstre pagaille!
Dans un virage en dévers, ma voiture part en demi
tête-à-queue et heurte le trottoir. La faible
vitesse me préserve de dégâts importants.
La route, non dégagée, non sablée,
non salée, devient une vraie patinoire et les préposés
à la sécurité routière s’en
branlent comme de leur première vérole!...
Canton et ville ridicules, dirigés par des ahuris
plus mégalos les uns que les autres. Non contents
de prélever les impôts les plus élevés
du pays, ces incapables se foutent totalement de la gueule
de leurs contribuables. Misant sur une politique des transports
publics complètement débile (avec au moins
dix ans de retard sur Zürich), les édiles couvrent
les automobilistes (qui n’ont, par conséquent,
pas d’autre choix que de se déplacer en auto)
d’un mépris aussi grand que leur propre égo.
La ville vit sur sa réputation internationale (dans
laquelle ils ne sont pour rien) et les députés,
conseillers et autres jeanfoutres aux manettes, planent
sur leur petit nuage, bardés de l’aura que
constitue la "grandeur" de leur cité. La
ville est moche, les bâtiments sont sales, la vie
culturelle et nocturne est inexistante, les décorations
de Noël sont à chier, les rues sont encombrées
de gros 4x4 aux plaques diplomatiques, et vivre dans ce
magma infâme devient de plus en plus insupportable…
Pour
redonner de l’influx, de la cohérence et un
minimum de crédibilité à cette cité
(que, s'il était encore de ce monde, Calvin fuirait
sans demander son reste) et à ce canton dans lequel
je paie des impôts depuis trente-cinq ans, je propose
d’incliner de 45° ce jet d’eau (phallus
prétentieux qui ne sert à rien, si ce n’est
à attirer un touriste qui se barre dès qu'il
a pris sa photo) en direction de la vieille ville, là
où le gouvernement siège. Ceci pour nettoyer
la place et faire gicler tous ces crétins qui nous
gouvernent, cette droite et cette gauche qui passent leur
temps à se tirer dans les pattes, incapables de construire
les logements dont le canton manque cruellement (Genève
détient le record d'Europe de la pénurie d'appartements),
qui planchent sur une traversée de la rade depuis
plus de trente ans, qui se foutent de notre gueule à
longueur d'année et qu’on paie depuis trop
longtemps à ne rien foutre… |
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Le
concert...
Non,
ce n'est pas de celui du Nouvel An que j'aimerais vous parler.
Mais plutôt de celui de Radu Mihaileanu. Dernier film
vu en 2009, j'en attendais beaucoup... Grâce à
un magistral coup de bluff, Andrei Filipov (Aleksei Guskov)
un ex-grand chef d'orchestre russe, démis de sa fonction
sur un coup de tête de Brejnev, parvient à
se faire engager par le Théâtre du Châtelet
pour donner un concert à Paris. Mieux, c'est en qualité
de chef (usurpateur) du grand orchestre du Bolchoï
qu'il doit se déplacer dans la capitale française.
Et ceci avec tous ses anciens musiciens, ayant jadis subi
le même sort que lui. Même dans la Russie d'aujourd'hui,
organiser un tel voyage n'est pas une sinécure. Mais
l'entreprise réussit et tout ce petit monde débarque
à Paris. Andrei désire, à l'occasion
de ce concert, interpréter des œuvres de Tchaïkovksi
et, comme soliste, il exige et obtient Anne-Marie Jacquet
(Mélanie Laurent), une violoniste française,
orpheline et élevée pas son agent (Miou-Miou).
Et ce choix n'est apparemment pas forcément lié
au seul talent de la jeune prodige...
Sujet
original et fond d'intrigue immensément prometteur.
Hélas, très vite le film s'égare sur
des sentiers sans issues. Ca s'agite de partout, ça
crie, ça gesticule, ça se disperse et, pour
finir, ça énerve un peu (beaucoup). L'arrivée
de la troupe à Paris est grand-guignolesque et l'immaturité
des musiciens fait peine à voir. Andrei, le chef
de la meute, a des souvenirs douloureux qu'il désire
raviver. Mais il le fait de façon si maladroite et
insensée qu'il en devient pathétique. Bref,
jusqu'à ce que Anne-Marie, la violoniste, entre pleinement
en scène, on a vraiment l'impression de s'être
fait arnaquer... Mais voilà, Mélanie Laurent,
en actrice au talent gigantesque, remet le navire à
flots. Dès qu'elle apparaît, de son regard
tendre et de son époustouflante beauté, elle
donne un peu de cohérence à cet ahurissant
tohu-bohu. Elle et Andreï ont des choses à se
dire, lui surtout. Mais, par sa maladresse et ramant sans
grande raison dans sa confession, l'incompréhension
s'installe entre eux. Et, une fois encore, cela irrite...
Le
metteur en scène franco-roumain avait dans les mains
un excellent scénario, une histoire qui aurait pu
(dû) être bouleversante. Hélas, il n'a
pas su tirer grand chose d'un tel potentiel. Incroyable
pour un homme aussi talentueux. Les acteurs sont bons, sans
plus, Aleksei Guskov très bon mais le film, en fin
de compte, se révèle une assez grosse déception.
Déception grandement atténuée grâce
à cette jeune femme de 26 ans qui tient le premier
rôle féminin. Mélanie Laurent, de film
en film, s'affirme et c'est un bonheur que de le constater!
Elle est à l'aube d'une carrière phénoménale
et possède dans ses mains, dans son regard et par
son talent, tout ce qu'il importe d'avoir pour devenir la
prochaine plus grande actrice française, voire internationale.
Quentin Tarantino, dans son dernier film (Inglorious Basterds),
ne s'y est pas trompé, lui qui, dans ce domaine,
en connaît un sacré rayon... |
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Discours
du Roitelet...
31
décembre de l'an dernier. Sarko fait son show. Hymne
national en fond sonore et bannières franco-européennes
en arrière-plan. Bilan de l'année écoulée
et d'un demi quinquennat. Laïus connu, usé et
mégalo. A mi-parcours de son règne, Nico Ier
se la joue rassembleur (laissez-moi rire!), avec un discours
au prompteur parfaitement révélateur de sa
médiocrité. Il lit, récite, déballe
son boniment auquel une petite partie de ceux qui l'ont
élu croit encore. Ca sent le réchauffé.
Sa rengaine, qu'elle soit du 14 juillet ou du 31 décembre,
pue le rance et la crédibilité du personnage
ne vaut guère mieux. Mais là où cela
devient grave, c'est que les quatre principales chaînes
françaises de télé (TF1, France2 et
3, M6) diffusent en direct les vœux du guignol en chef.
Pas le choix, le péquin qui s'en tape de ces conneries,
il DOIT assister à ça! Une
mascarade qui prêterait bien à rire si elle
ne figurait pas un pas de plus vers cette sorte de totalitarisme,
très particulière, à la sauce Sarkosienne,
dans laquelle la France s'enfonce sans vraiment s'en rendre
compte... |
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