| American
La France Type 12 Special (1917) |

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A
Inséré
le 30 août 2009 |
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| Wolseley
Hornet Special (1934) |

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A
Inséré
le 29 août 2009 |
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A
Inséré
le 28 août 2009 |
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A
Inséré
le 27 août 2009 |
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Inséré
le 26 août 2009 |
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Inséré
le 25 août 2009 |
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A
Inséré
le 24 août 2009 |
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Le
22 août 1954 a lieu, sur le circuit de Bremgarten, le 14ème
Grand-Prix de Suisse de Formule 1. Juan-Manuel Fangio remporte
la victoire sur une Mercedes W196. Créée 20 ans
plus tôt, cette épreuve fait partie du Championnat
du Monde des conducteurs depuis 1950. En gagnant sur le circuit
sillonnant la forêt bernoise, le champion argentin ne se
doute pas qu'il sera le dernier vainqueur de cette épreuve
courue sur territoire suisse… Un peu moins d'un plus tard,
au 24 heures du Mans, un accident de course provoque la mort de
83 personnes. Suite à cette tragédie, le Conseil
fédéral, victime d'une inspiration subite, interdit
toute course automobile sur circuit. Le Grand-Prix de Suisse 1955,
prévu deux mois plus tard, n'aura donc pas lieu. 54 ans
plus tard, l'interdiction demeure, preuve que sur certains points,
les politiques de ce pays ont beaucoup de suite dans les idées…
Le
week-end du 22-23 août 2009, pour fêter le 55ème
anniversaire du dernier Grand-Prix de Suisse, un magnifique rassemblement
de oldtimers a été organisé au sud de Bremgarten
(le circuit initial n'existe plus). Sillonnées par une
soixantaine de motos et plus de 350 voitures historiques, toutes
plus belles et rutilantes les unes que les autres, les rues de
la banlieue de la capitale suisse ont résonné aux
sons harmonieux des moteurs de ces années-là. Parfum
d'essence, d'huile, fumée bleue et pétarades ont
ainsi fait revivre un temps qui, chez nous, n'existe plus depuis
plus d'un demi-siècle… Parmi les raretés,
quelques magnifiques Formule 1 des années 30-50, telles
que Alfa Tipo 159, Maserati 4CLT ou 250F, Mercedes W154 (la plus
belle) ou encore Auto Union Type D (estimée à 8
millions de dollars)…
Toutes
ces voitures ont tourné (plusieurs tours, par catégorie)
sur un circuit improvisé, devant une foule imposante. A
cette occasion, y ayant passé toute la journée de
dimanche, j'ai assisté à un spectacle absolument
phénoménal! Au point que je n'hésite pas
à affirmer que ces heures sur place ont constitué
pour moi, l'une des plus belles journées photo de trente
ans d'exercice de la chose…
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A
Inséré
le 23 août 2009 |
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Le
loufiat Merz baisse son froc devant le terroriste Kadhafi…
Ca
y est! La Suisse, une fois de plus, rampe et s'étale devant
la menace. Hier, Hans-Rudolf Merz, président annuel de
la Confédération helvétique, a présenté
ses excuses à la Libye... Rappel des faits: En juillet
2008, la police genevoise interpelle Hannibal Kadhafi, fils de
son papa, et son épouse. Motif: maltraitance physique sur
deux de leurs domestiques, dans un palace de Genève. Et
hop! Au gnouf les sagouins! Pas pour longtemps, hélas,
car ils ont des relations et ils portent le titre de diplomates
(eh oui, nul n'est parfait). Très vite libéré,
le couple quitte Genève et Hannibal va immédiatement
se plaindre à Tripoli, auprès de son pôpa
l'infâme Muhamar du même nom, (vous savez, le colonel
qu'a jamais réussi à passer général)…
Résultat,
le colon pique la mouche et
1. Coupe les robinets pétroliers irriguant la Suisse.
2. Retire 5 milliards d'euros des banques du même pays.
3. Met fin à tous les programmes de coopération
entre les deux nations.
4. Interrompt les liaisons aériennes Suisse-Libye-Suisse.
5. Exige des excuses pour le traitement inadmissible réservé
à son avorton de rejeton.
6. Retient en otages deux hommes d'affaires helvètes.
Bref, l'est pas content du tout le coco…
Après
un an de "négociations", après que Genève
(souverain) ait refusé justement de s'excuser, après
que l'intrigue soit devenue une affaire d'Etat, après que
Cruella, ministre des Affaires Etrangères (Cruella parce
qu'elle se fringue toujours comme un dalmatien), ait effectué
plusieurs voyages dans le désert libyien pour parlementer
avec les sergents du colon, après l'indifférence,
le refus de plier, les marches avant, les marches arrière
et le point mort, voici que, sans doute victime d'une inspiration
subite issue d'un crâne n'ayant jamais servi à rien
(si ce n'est à faire des prévisions de budget complètement
à côté de la plaque), Hans-Rudolf Merz y va
de son mea culpa. Un mea culpa qui ne rime pas avec "ne m'encule
pas" et qui prouve que ce gars-là, devenu président
de la Confédération parce qu'il avait perdu au jeu
de la chaise musicale, n'est qu'un petit loufiat parfaitement
à sa place au sein d'un gouvernement champion du monde
du consensus…
Tout
est bien qui finit bien. Après avoir baissé leur
froc devant les Yankees pour ce qui est des comptes américains
de l'UBS, voilà que les guignols aux manettes de ce pays
viennent de faire un nouveau pas sur le chemin de la prostitution.
En Suisse, l'art d'éviter la guerre et les conflits est,
comme celui de péripatéticienne, le plus vieux métier
qu'on connaisse et pratique. La pute de l'Europe bouffe à
tous les râteliers, ratisse large et offre son cul au tout-venant.
Les stations Tamoil ne vont pas fermer, les milliards Libyens
vont revenir en masse et les deux otages suisses vont être
libérés bientôt. Dormons en paix, petits Suisses
mes compatriotes, car si notre dignité d'humains en prend,
une fois encore, un sacré coup, notre honneur lui, n'a
plus rien à craindre depuis bien longtemps…
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A
Inséré
le 22 août 2009 |
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* * |
"Inglourious
Basterds"…
Voilà
un titre à propos duquel même les anglophones ont
dû se poser des questions… "The Inglorious Bastards"
("Quel maledetto treno blindato") était le titre
anglais d'un film italien sorti sur les écrans en 1978.
Sans doute influencé par l'histoire, qui se déroulait
pendant la 2ème guerre mondiale, Tarentino a repris le
titre mais en changeant quelques lettres, ce qui le rend incongru
sans lui enlever pleinement son sens. Ça, c'est tout Tarantino…
"Inglourious
Basterds" ("Salopards peu glorieux") est scindé
en cinq actes (ayant plus ou moins une relation entre eux). Certains
des épisodes sont réellement des moments extraordinaires
de cinéma. L'histoire (en gros): un colonel SS (Christoph
Waltz), spécialiste de la traque des Juifs, débarque
dans une petite maison dans la campagne française, habitée
par un homme et ses trois filles. D'une habileté diabolique,
il parvient à faire avouer à ce dernier qu'une famille
juive se cache dans son sous-sol. Vous imaginez la suite…
Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) échappe au massacre
et parvient à s'enfuir…
Trois
ans plus tard, on retrouve la jeune femme à Paris, propriétaire
d'un cinéma que Goebbels lui même veut réquisitionner
pour présenter un film de propagande nazie. Un complot
est alors organisé par les Anglais pour exterminer tout
le gratin du IIIème Reich (Adolf y compris) présent
lors de la diffusion du film. Mais ce que les Anglais ne savent
pas, c'est que Shosanna, devenue Emmanuelle Mimieux, met au point
avec son ami projectionniste, par un plan différent, le
même complot… Au milieu de tout cela, il y a un obscur
lieutenant américain (Brad Pitt) à l'horrible accent
du Tennessee, qui est à la tête d'une petite équipe
dont le but est de scalper du nazi…
"Inglourious
Basterds" est le film le plus déconcertant que j'aie
jamais vu! Le scénario est excellent et d'une originalité
rarement vue. Les acteurs sont tous très bons. Christoph
Waltz, que je ne connaissais pas, démontre que son Prix
d'interprétation à Cannes, cette année et
pour ce rôle, est parfaitement mérité. Diane
Kruger est parfaite (et d'une beauté!) dans le rôle
d'une actrice allemande au service des Anglais. Brad Pitt s'en
sort honorablement, sans plus. Quant à Mélanie Laurent
(magnifique elle aussi), elle démontre, une fois encore,
qu'elle est sans doute le talent féminin le plus prometteur
issu du cinéma français…
Reste
le film, lui-même… L'épisode "scalpeurs
de nazis" n'apporte, à mon avis, pas grand chose,
si ce n'est une violence parfois insoutenable (sans doute à
prendre au second degré, mais j'ai eu de la peine). Seules
les deux dernières minutes du film, au travers d'un dénouement
grandiose, pourraient le justifier. Dans tout le reste de l'oeuvre,
il n'y a rien à jeter. L'acte initial, d'une durée
de 20 minutes, est un moment de cinéma tout bonnement exceptionnel.
La façon dont le colonel SS parvient à faire avouer
au paysan français qu'il abrite une famille juive est un
chef-d'œuvre à lui tout seul!…
Et
tout le reste est à l'avenant. Il y a de tout dans ce film:
suspens, horreur, tristesse, humour (beaucoup), amour (un peu),
rebondissements. Mais il y a surtout le talent de Quentin Tantino!
Il nous offre ici, son meilleur film. Meilleur que "Pulp
Fiction"! Un long métrage dans lequel le mot "cinéma"
prend tout son sens. Ce film, même s'il est, parfois très
dur sous les aspects que j'évoque plus haut, représente
150 minutes d'une intensité rarement vue dans une salle
obscure. Et rien que pour cela, il mérite mille fois d'être
vu!
D'ailleurs
je crois que je vais y retourner cet après-midi…
22.08.
Je l'ai revu! C'est un chef d'oeuvre, vraiment! Et Christoph Waltz
est PRO-DI-GIEUX. Si vous y allez, admirez-le dans la scène
où il déguste son strudel à la crème.
C'est à montrer dans tout cours d'art dramatique qui se
respecte...
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A
Inséré
le 21 août 2009 |
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Dolly
PARTON (3)...
L'une
parmi ses chansons que je préfère. L'histoire de
Sandy, une petite fille accompagnée de son petit chien
Andy, qui par une nuit d'orage cherche un refuge, après
que sa maman se soit enfuie, que son papa se soit à nouveau
plongé dans ses beuveries... "Me and little Andy",
dans ce clip, donne une belle idée de l'immense talent
de Dolly Parton. Elle est l'auteur d'une chanson magnifique et
l'interprétation qu'elle en fait (précédée
d'un petit trait d'humour dont elle est coutumière) est
exceptionnelle. De plus, comme tant d'autres femmes dans la quarantaine
(l'âge qu'elle devait avoir à ce moment-là),
elle est superbe, certes bien maquillée, mais loin de son
apparence "outrageusement trafiquée" actuelle...
A
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A
Inséré le 20 août 2009 |
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Dolly
PARTON (2)...
L'une
des premières chansons que j'ai découvertes d'elle.
Simplement interprétée ici en s'accompagnant seule
à la guitare. C'est beau et c'est tout Dolly Parton à
ses débuts. Remarquez que la longueur de ses ongles ne
l'empêche nullement de maîtriser parfaitement son
instrument...
A
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A
Inséré le 19 août 2009 |
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9
secondes et 58 centièmes…
Aux
Jeux Olympiques de 1968, l'Américain Jim Hines courait
le 100 mètres en 9:95. Record du monde. Pour gagner 16
centièmes de seconde et arriver à un temps de 9:79
(Maurice Green en 1999), il aura fallu 31 ans. Après cela,
on ne mettra que 10 ans pour arriver à gagner encore 21
centièmes et afficher un nouveau record du monde (Usain
Bolt, hier soir à Berlin) de 9:58…
De
1968 à 1999, mis à part le Canadien Donovan Bailey
en 1996 (9:84), le record a toujours été battu par
un Américain. Depuis 2005 et les 9:77 de Asafa Powell,
le record est détenu par un Jamaïcain. Usain Bolt
l'a fait progresser, à lui tout seul, de 16 centièmes
en l'espace de moins de deux ans…
16
centièmes en 23 mois. On rejoint donc les 16 centièmes
(cités ci-dessus) qui ont constitué la progression
entre 68 et 99…
Alors
on s'extasie! Et certains commentateurs de télé
y vont presque de leur petite larme. "Met l'son Moins fort",
l'ahuri de service de FR3, égaré entre deux Intervilles,
en perd son angliche. Et nul ne remet en question une telle progression…
Dans
les années 60, 70 et 80, les sportifs de haut niveau des
pays de l'est battaient tous les records du monde et gagnaient
toutes les grandes compétitions. En natation, athlétisme,
aviron, haltérophilie, etc… Après la chute
du Mur de Berlin, certaines confessions de ces "prodiges"
nourris aux amphétamines et autres stéroïdes
anabolisants, nous glaceront le sang, tant le dopage était
intensif et systématique…
En
1998, Florence Griffith Joyner décède mystérieusement
à l'âge de 39 ans. 10 ans plus tôt, aux Jeux
Olympiques de Séoul, l'Américaine à l'ahurissante
musculature, établissait deux records du monde (sur 100
et 200 mètres) qui ne seront sans doute pas battus avant
le siècle prochain...
Aujourd'hui,
les contrôles anti-dopage sont là. Mais certains
toubibs et entraîneurs ont toujours une ou deux longueurs
d'avance sur ceux qui veulent sévir…
Alors
à quoi carburent les Jamaïcains? Le record de Bolt,
hier soir à Berlin, c'est du pipeau, rien que du pipeau.
Et si ce gars-là, et ceux qui le boostent, passent entre
les mailles du filet sans se faire pincer un jour, c'est que le
dieu des tricheurs a des pouvoirs vraiment exceptionnels…
L'athlétisme
est le dernier sport que je prenais plaisir à regarder
à la télévision. Mais depuis hier soir, il
n'y en a plus. Mes dernières illusions se sont envolées.
En un peu moins de dix secondes!…
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A
Inséré
le 17 août 2009 |
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"Whatever
works"…
Boris
est un vieil excentrique qui professe sa science à qui
veut bien lui prêter oreille. Q.I. de 200, à deux
doigts de s'être vu décerné le Nobel de physique
(ou autre, peu importe), prétentieux, cynique, hypocondriaque,
ce misanthrope vêtu d'un éternel short, passe son
temps à fustiger les valeurs morales actuelles. Entre deux
leçons d'échecs, dispensées à des
"mioches stupides qui ne foutront jamais rien de leurs vies",
il passe de mariage raté à tentative de suicide
en se jetant par la fenêtre. Mais un jour Mélodie,
une jeune femme qui pourrait presque être sa petite fille,
entre dans sa vie. Et la belle assurance du mâle, sa supériorité
s'effilochent peu à peu. Mais, rassurez-vous, jamais complètement,
ce qui nuirait à l'intérêt du personnage (et
du film)…
Woody
Allen a écrit ce scénario il y plus de trente ans.
Adapté aux mœurs actuelles, il n'est en rien démodé.
Les quatre-vingt-dix minutes de pellicule passent à toute
vitesse! Les dialogues sont incisifs, les monologues de Boris
ahurissants, les scènes qui se succèdent, souvent
cocasses. Et au moment où une longueur fait mine d'apparaître,
voilà que le génie new-yorkais nous balance un petit
rebondissement dont il a, seul, le secret. Bon sang que des films
pareils font du bien! Pas besoin de trucages, d'images de synthèse,
de violence, de sang. La magie du cinéma, c'est aussi cela:
conter une histoire à priori simple. Mais lorsque certains
surdoués, de plus en plus rares, s'y attellent de tout
leur cœur et leur talent, cela peut donner un bijou de film
comme celui-ci…
Dans
les rôles principaux, Larry David et Evan Rachel Wood (deux
inconnus pour moi) sont épatants. Et Woody Allen ajoute,
à une chaîne de chefs-d'œuvre déjà
longue, un nouveau maillon, et non des moindres. "Whatever
works" (qu'ont peut traduire par "tant que ça
fonctionne") est une comédie satyrique, certes parfois
cynique par les propos de son héros, mais où l'humour
est omniprésent, ce qui aide grandement à faire
passer une pilule que les spectateurs (comme moi) sont de toutes
façons, parfaitement disposés à avaler. Un
grand, grand film, vraiment!…
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A
Inséré
le 14 août 2009 |
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Dolly
PARTON...
Mai
1979. Lors de mon premier voyage aux Etats-Unis, en groupe avec
quelques collègues de travail, notre séjour se termine
par la Floride. Orlando, Disney World, Sea World, puis Miami Beach.
Alors que nous sommes à Orlando, une soirée Rodeo/Country
nous est proposée. C'est ainsi que je découvre un
sport équestre intéressant mais sans plus. Pour
le concert de country music qui clôture la soirée,
c'est tout différent. Je fais la connaissance de cette
musique et elle est une révélation immédiate!
Soirée exceptionnelle dont je me souviens encore parfaitement.
Avant de quitter la Floride pour remonter sur New York où
le vol Swissair doit nous ramener tous à Genève,
je me rends dans un centre commercial pour acheter un disque de
country. Immense choix de 33 tours, mais je ne connais aucun des
interprètes. Je choisis, au hasard, un vinyle de Jimmy
Duncan…
De
retour chez moi, je l'écoute et je suis déçu.
Je me mets alors en quête d'autres interprètes. Mais
en Suisse romande (et encore moins en France) la country, ça
ne court pas vraiment les rues. J'arrive néanmoins à
dénicher, dans un marché au puces, deux 33 tours
de Dolly Parton. Et je deviens immédiatement accro de cette
blonde à forte poitrine (ce dernier détail n'ayant
rien à voir dans ma motivation). Dans les voyages qui suivent
(7), à chaque fois je ramène des Etats-Unis quelques
disques d'elle. Aujourd'hui, j'en possède près de
40… Dolly Parton, dans son pays, est une légende
vivante. Originaire du Tennessee, elle fait partie d'une famille
de treize enfants. Née le 19 janvier 1946, elle devient
célèbre dès 1967, lorsque Porter Wagoner
l'invite à participer à son show télévisé.
Depuis, sa notoriété n'a fait que grandir…
Très
fidèle à ses racines country, ses dix premières
années de carrière sont peuplées de grands
succès très traditionnels. Puis, dès 1977,
elle commence à découcher du côté de
la variété sirupeuse, et son nom apparaît
dans les "pop charts". Elle se met au cinéma
("Nine to Five", "The best little Worehouse in
Texas"), chante en duo avec un Julio Iglesias au sommet de
sa gloire, se disperse dans le soap et l'insipide. Commence alors
le règne du n'importe quoi. Et cela va durer près
de vingt ans!… Dès la fin des années nonante,
ayant enfin compris que son talent se disperse, elle revient à
la country. Et son public, pas rancunier (comme moi), est au rendez-vous.
De sa voix haut perchée d'excellente interprète,
elle charme les foules et ses concerts sont parsemés de
traits d'humour qui la rendent très attachante. Malgré
la colossale fortune amassée en plus de 40 ans de carrière,
le public l'aime toujours autant car il reconnaît en elle
la petite fille pauvre, issue des contrées rurales du Tennessee…
Dans
sa carrière, Dolly Parton a écrit plus de 3'000
chansons, dont la mondialement connue "I will always love
you", composée en 1974 et reprise dix-huit ans plus
tard par Whitney Houston, laquelle en vendra plus de 12 millions
d'exemplaires. Aujourd'hui, la soixantaine bien entamée,
elle continue d'enregistrer avec grand succès. Je ne l'ai
jamais vue sur scène, hélas, mais je l'ai croisée
en 1985, dans une salle d'embarquement de l'aéroport de
Nashville. A cette occasion, alors qu'elle voyageait en VIP accompagnée,
j'ai été surpris par son naturel et sa gentillesse,
répondant avec grands sourires et gestes de la main, à
ses admirateurs lui adressant, au passage, quantité de
"Hi Dolly!". Une simplicité qu'on ne trouve que
de ce côté-là de l'Atlantique… Elue
en 1999 au Country Music Hall of Fame, Dolly Parton fait partie
des quatre ou cinq plus grandes figures féminines de toute
l'histoire de ce genre musical. Et pour moi, elle est et demeure
celle qui m'a vraiment fait aimer la Country Music…
Dans
le petit clip vidéo ci-dessous, on la voit entourée
de toute sa famille, chantant avec ses frères et soeurs
(dont Stella, la blonde en rouge, qui a également fait
carrière dans la country) une magnifique chanson. Le titre,
le décor et cette grande et belle famille, réunie
à l'occasion du Thanksgiving, sont parfaitement représentatifs
de cet esprit "Country" qui me tient tant à coeur...
A
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A
Inséré le 13 août 2009 |
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Rosanna
ARQUETTE |
A |
Née
le 10 août 1959 |
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A |
jouait
le rôle de Roberta, dans le "Desperately Seeking Susan"
de Susan Seidelman, en 1985, lorsque j'ai remarqué ses
magnifiques yeux bleus. La même année, sous la direction
de Marty Scorsese, elle entrait dans la peau de Marcy, héroïne
du très étrange mais sublime "After Hours"
(pour moi le meilleur film de ce metteur en scène). Mais
c'est le Français Besson qui, en 1988, va lui offrir son
plus beau rôle: celui de Johanna, dans le film culte "Le
Grand Bleu". Magnifique dans ce personnage, j'en suis encore,
malgré mon amour pour les dauphins, à me demander
comment Barr/Mayol a bien pu lui préférer ces mammifères
marins... |
Inséré
le 10 août 2009 |
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Jean-Marie
VIVIER …
Après
la disparition de Jacques Brel, en 1978, je me suis mis en quête
d'autres talents, connus ou pas. C'est ainsi que je suis tombé
sur Serge Reggiani, que j'ai tout de suite aimé. Jean-Marie
Vivier, ce fut un peu plus lent. Car ses disques ne peuplaient
pas boutique. Peu connu en France, un peu plus en Suisse et au
Québec, cet enseignant français né en 1942,
se lance en amateur dans une carrière musicale parallèle,
ceci au milieu des années 60. Encouragé par le grand
Félix Leclerc lui-même, qui l'emmène avec
lui dans une tournée en Suisse, il abandonne alors son
métier et devient artiste à temps complet. Nous
sommes en 1970...
Les
tournées et les disques se succèdent régulièrement
mais la notoriété a de la peine à s'installer.
Servi par une voix grave et puissante, s'accompagnant seul à
la guitare, sont talent est pourtant évident. Beaucoup
de ses chansons ont été écrites par son pote
Jehan Jonas, avant que ce dernier ne disparaisse dans un accident
de voiture en 1980. Jean-Marie se met alors à interpréter
ses propres textes, mais le (grand) succès ne vient toujours
pas… Pourtant ses chansons sont belles, comme l'étaient
celles de cet autre grand de la chanson française, Marc
Ogeret, qui n'a jamais eu, lui non plus, la renommée qu'il
pouvait espérer…
Non,
Jean-Marie Vivier n'a pas eu la carrière qu'il méritait.
Pourtant, avec sa voix unique, avec ses textes pleins de tendresse,
de lucidité et de bon sens, avec son talent indiscutable
d'interprète, il avait tout pour devenir l'égal
des plus grands. Peut-être ne l'a-t-il pas voulu, finalement...
Aurait-il souhaité ne demeurer qu'un simple artisan de
la chanson française que son mérite n'en ressortirait
que grandi. "La Manic", oeuvre crée par Georges
Dor, est non seulement une superbe chanson d'amour, mais aussi
parfaitement à la mesure du talent d'interprète
de Jean-Marie Vivier. Et elle est pour moi, celle que je préfère
dans son répertoire…
A
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A
Inséré le 9 août 2009 |
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Détachement…
Mon
déracinement, lentement se met en place. Aisé pour
certaines choses, plus ardu pour d'autres, douloureux pour le
reste. Rien, dans mon travail, ne me retiendra, si ce ne sont
certain(e) collègues qui sont des êtres en tous points
respectables. Mon environnement, urbain et décadent, en
nul point ne freinera ma fuite. Mes liens affectifs, avec mes
rares amis, se déferont mais pourront-ils être une
raison pour que je revienne de temps en temps? Ma famille sera
plus difficile à quitter. Quant à mes enfants, je
me motive de jour en jour pour me persuader que, si j'ai encore
besoin d'eux, ils n'ont plus trop besoin de moi… Il
y a presque un an, le stress d'un environnement professionnel
détestable m'a fait tomber malade. La période de
repos prise à ce moment-là a été propice
à la réflexion. A quoi cela sert-il de se réveiller
sans joie le matin? De se rendre à son travail en tirant
la gueule? De ne plus trouver en lui la moindre motivation, si
ce n'est celles du salaire et des vacances? Pourquoi rester dans
cet endroit qui m'indiffère? Je l'habite depuis 35 ans
et le paysage alpin qui attire des millions de touristes me laisse
complètement indifférent. Et l'hiver, ce stratus,
ce brouillard qui me sont devenus insupportables…
Les
idées de départ sont devenues ma principale source
de réflexion. Et je suis mentalement prêt à
migrer. Mais je ne le ferai pas sans avoir assuré l'avenir
de mes filles! Et c'est, dès lors, la seule et unique chose
qui me retient ici. Alors, c'est dur de ne tenir le coup que pour
cela. Je ne reste là que pour une pension à verser
tous les mois. Belle raison de vivre! Alors
je tente de faire front. Comme la feuille d'automne, ce qui me
relie au tronc devient chaque jour un peu plus fragile. Mon détachement
est en bonne voie. J'en viens même à me dire qu'un
licenciement serait le meilleur moyen pour que je me bouge enfin
le cul! Ou alors, gagner au loto. Mais pour cela, il faudrait
que je joue… Ma vie n'est plus ici. Mes dernières
illusions se sont envolées avec cette femme qui, elle seule,
aurait pu me retenir. Et c'est moi qui n'ai pas su la retenir…
Mon existence est à l'image de toutes mes histoires d'amour:
pleines de promesses mais se concluant chaque fois par un terrible
gâchis…
S'il
voulait de moi Noé, je monterais volontiers dans son arche…
A
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A
Inséré le 7 août 2009 |
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Poor
little Girl...
Dans
le monde de l'esbroufe et de la parade, elle n'avait vraiment
pas sa place! Sur quoi peut déboucher une enfance si triste,
un père illusoire et une mère inapte à élever
son enfant? Sur un être en recherche constante d'identité,
sur un besoin vital de plaire, sur une quête perpétuelle
d'amour. La malchance de Norma Jeane est d'être née
à Los Angeles. Dans une ville si gigantesque, l'anonymat
est encore plus grand, plus difficile à supporter qu'ailleurs.
Pour qui veut en sortir, s'en sortir, Hollywood est le phare qui
guide les âmes en errance. La reconnaissance ne peut venir
que de là. Et pour l'obtenir, on ferait n'importe quoi…
Les luxueuses villas de Berverley Hills regorgent de requins,
de loups aux dents acérées. Ils se jettent sur n'importe
quelle proie à fort potentiel sexuel. Et Marilyn est la
victime idéale. Au-delà de sa réelle beauté,
de son charme et de sa sensualité incomparable, ils ne
voient en elle que le fric qu'elle pourrait leur rapporter. Et
ils l'entraînent, la manipulent, la trompent et la broient!
En quinze petites années, ils accomplissent un travail
exemplaire…
Dans
sa villa de Brentwood, au dernier soir de sa vie, Norma Jeane
est méconnaissable. Détruite par les médicaments?
Pas sûr… Plutôt par les espoirs déçus,
par une maternité jamais concrétisée, par
les promesses non tenues. Bouffée par les rats d'un système
hollywoodien qui vous plonge dans l'ombre plus vite encore qu'il
ne vous porte dans la lumière. Sa beauté est toujours
là, pourtant. Quelques kilos de moins, une petite cure
de jouvence auraient fait d'elle ce que chaque femme peut rêver
d'être à 36 ans: magnifique! Mis à part le
triste et irréversible résultat final, son agonie
n'est pas due à l'absorption de quelques cachets de Nembutal
en trop, ni même à ces coupes de champagne qu'elle
n'aurait pas dû ingurgiter cette nuit-là. Non. Elle
s'en va parce qu'elle n'a plus envie de vivre, parce que ses rêves
de petite fille ne se sont jamais réalisés, parce
qu'elle a trop aimé sans être payée en retour,
parce qu'elle à crû en la sincérité
de ses amis qui, presque tous, l'ont lamentablement trahie. Avec
un tel bilan, comment croire encore à la vie?...
De
cette Norma Jeane qui m'émeut toujours autant, je garde
en moi les plus belles images. Pas celles de la star Marilyn qui
rayonne sur l'écran de ses films les plus célèbres.
Pas celles que les requins de Hollywood ont habilement su mettre
en exergue pour bâtir une fortune sur son seul nom. Je garde
au plus près de mon cœur ces photos, ces extraits
de reportages en dehors de la scène. Cette séquence
dans laquelle elle se love contre Henri Miller, son troisième
mari, l'enserrant tendrement, comme une petite fille ayant (re)trouvé
en lui l'image floue de son propre père. Ou celle qui la
montre sans fards, radieuse à la fenêtre de son appartement
de New York. Et s'il fallait quand même retenir un de ses
films, ce serait "Bus Stop", de Joshua Logan, tourné
en 1956. C'est ici qu'elle tient le rôle le plus émouvant
de sa carrière et qu'elle donne la preuve la plus magistrale
de son talent d'actrice, un métier pour lequel elle n'était
pourtant pas faite…
Au
petit matin du 5 août 1962, il y a quarante-sept ans aujourd'hui,
Norma Jeane Mortensen est découverte sans vie dans le salon
de sa villa du 12'305 West 5th Helena Drive, à Brentwood.
Quel gâchis! Quelle honte pour une race que l'on prétend
humaine. Même les pires animaux, jamais ne se rendront coupables
d'une telle cruauté envers l'un des leurs… Trois
jours plus tard, celle qui a été Marilyn pour son
plus grand malheur, est incinérée et ses cendres
sont déposées derrière une plaque de béton
du Westwood Memorial Cemetery, non loin de son dernier domicile.
En 1988 et 1989, je suis allé fleurir sa sépulture.
Je l'ai fait parce que cette femme me touche infiniment et qu'elle
est le parfait exemple du gouffre qu'il peut y avoir entre une
vie rêvée et une vie vécue. Mais dans ce monde
où, plus encore en 2009 qu'en 1962, le paraître éclipse
l'être, combien sommes-nous toujours à l'aimer et
à l'admirer pour ces seules raisons?...
"Hollywood
is a place where they pay you a thousand dollars for a kiss, and
fifty cents for your soul"...
A |
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A
Inséré
le 5 août 2009 |
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Jean-Marie
Vivier
Lui,
je l'écoute et je me sens tout de suite mieux...
A
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A
Inséré le 4 août 2009 |
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Bienvenue
chez les fous!
1er
août. Les vacanciers se croisent. Ceux du sud font la gueule
et remontent, ceux du nord sourient (pas pour longtemps) et descendent.
Juilletistes et aoûtiens ont décidé de passer
la journée sur les routes. Ainsi, ce sont plus de 900 kilomètres
de bouchons cumulés qu'ils vont devoir affronter. L'équivalent
d'une file ininterrompue de voitures allant de Rouen à
Marseille… Bande de tarés! Cinglés d'automobilistes,
système débile d'autoroutes à péages.
Certains vont mettre 3 heures et 30 minutes pour parcourir les
150 kilomètres séparant Montélimar d'Aix-en-Provence
(moyenne: 42 km/h). Bienvenue chez les fous! L'homme moderne s'accommode
de tout. Il fait la queue partout. Il accepte de passer une journée
entière dans la fournaise et le trafic, au volant de sa
caisse de 200 bourrins qui le transporte à la vitesse d'un
âne au galop. Celui qui a enfin souscrit à l'abonnement
"télépéage", se rend compte qu'il
s'est fait entuber bien profond, car ce dernier ne lui rendra
service que dans les 500 derniers mètres d'une queue de
40 kilomètres précédant les fameuses barrières
à fric. Ahurissant! Et le pékin est là, philosophe
(à 2 balles!) répondant au journaliste et souriant
(jaune) à la caméra qui le filme:
- Oh, c'est pas bien grave. Quinze jours de soleil et
de plage, valent bien une journée de galère sur
les routes…
Ce qu'il ne dit pas, c'est que sur les plages, va falloir s'y
faufiler. Trouver un passage dans ce troupeau avachi, cette viande
étalée, débordant des maillots, huilée
comme la sardine rance et cuisant lentement sous le soleil, entre
ces parasols et ces matelas crades, dans cette promiscuité
où les gens s'insultent pour un rien. Faudra pas avoir
peur de se tremper dans cette mer brunâtre dans laquelle
des milliers de mioches pissent, des centaines de vieux crachent
et des millions de poissons baisent sans préservatifs (comme
disait Renaud). Et la plage, c'est une chose, mais il y a le reste.
Les excursions: la Côte, en été, c'est infernal.
Deux heures pour relier Cannes à Nice, une demi-journée
pour aller de Sainte-Maxime à Saint-Tropez. Parce que non,
le Parigo ne s'est pas coltiné une journée de bagnole
pour venir jusqu'ici et ne pas voir Saint-Trop! Le soir? Même
topo. Les parkings sont complets, les restos sont bourrés
(comme le client qui en ressort) les terrasses débordent,
la bouffe est dègue et le service comprend un "r"
inutile! Le touriste, après avoir patienté pendant
40 minutes pour qu'une table se libère, après avoir
bouffé sa pizza caoutchouc, parsemée de mozzarella
synthétique, qu'il aura payée 15 euros, ressortira
du bazar avec un sourire niais à la face. Sourire qui virera
immédiatement à la grimace lorsqu'il aura constaté,
ulcéré, qu'une petite frappe a forcé le coffre
de son Audi pas payée et s'est fait la malle avec le matériel
photo/vidéo acheté à crédit chez Darty…
Les
vacances à la mer en été? Non merci, très
peu pour moi…
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A
Inséré
le 2 août 2009 |
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12
dents de lait...
La
chambre est vide. Ou presque… Elle est venue toute à
l'heure, a pris sont lit, son duvet, ses oreillers, ses draps
et sa table de chevet. On a chargé le tout dans le van
qui sert, traditionnellement, à transporter son cheval
et celui de sa sœur. Puis elle est partie. Une nouvelle vie
commence pour elle. Elle s'installe à cent-vingt kilomètres
de chez moi. Tout près de l'endroit où, il y a huit
ans, elle et Céline étaient parties rejoindre leur
mère, me laissant crucifié dans le garage de notre
maison. Mais là, c'est différent. Elle entre dans
une formation qui fera d'elle une écuyère diplômée.
Elle est contente, paraît heureuse de se lancer dans ces
trois années qu'elle va passer là-bas. Tant mieux!
Tous les enfants s'en vont un jour. Comme je l'ai fait, alors
que je n'avais que deux ans de plus qu'elle. C'est la vie et je
l'accepte. Mais cette chambre vide qui, dorénavant, ne
sert plus à rien, me laisse un sentiment étrange..
Elle y dormait deux nuits tous les quinze jours au début,
puis de moins en moins souvent, puis plus du tout depuis plus
d'un an... Sur la petite étagère qui reste seule,
la boîte d'allumettes est là. En la secouant, j'entends
le bruit des petites dents qui s'entrechoquent. Les dents de lait
de Maeva. Gardées précieusement, comme un dernier
lien concret qui me relie à elle… Le temps passe.
Les enfants, mes enfants, grandissent et gagnent leur indépendance.
Le monde devient fou. Et je reste là à me demander
pourquoi la blessure de ces années où leur enfance
m'a été volée, demeure aussi vive dans mon
cœur…
A |
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A
Inséré
le 1er août 2009 |
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