Alberto Juantorena et l'Hymne national de Cuba...

Montréal, 1976. Lors des Jeux Olympiques d'été, un athlète cubain bat les Américains sur 400 mètres. Suprême affront pour une nation qui domine la discipline depuis des lustres. Alberto Juantorena entre ainsi dans l'histoire… L'athlétisme a toujours été mon sport préféré. L'ayant très peu pratiqué moi même (ma jambe droite atrophiée étant un grand handicap) dans mes jeunes années, cette discipline me fascine. Peu sensible aux sports d'équipes (à part le foot, durant quelques années), la performance individuelle a toujours eu ma préférence. Et tout ce qui se rapporte à l'athlétisme, faisait à l'époque pour moi, l'objet d'un culte. Meetings, Championnats d'Europe, du Monde et Jeux Olympiques, je n'en ai, télévisuellement parlant, raté aucun entre l'âge de 16 et 30 ans. Et, aujourd'hui encore, il est le dernier sport que je regarde au travers de la boîte à inepties…

A Montréal donc, en cet été 1976. Le grand Alberto montait non seulement sur la plus haute marche du podium sur 400 mètres, mais également sur 800. Fait unique dans l'histoire des Jeux, cet exploit n'a jamais été égalé depuis (aujourd'hui, les athlètes couplent plutôt le 1500 au 800 mètres). Recordman du monde sur 800 mètres, Juantorena était un athlète d'exception. Surnommé "El Caballo", je me souviens parfaitement de sa grande taille (+ de 1m90) de sa foulée ample, de son torse bien droit, de sa tête dodelinant et, surtout, de ce regard déterminé et dur qui ne portait sur rien d'autre que la victoire. Juantorena était un Seigneur, un Cubain fier de son pays et grand admirateur de Fidel Castro. Dans le coin des battus, les Yankees riaient jaune…

Après chacune de ses deux victoires, El Caballo escaladait donc la plus haute marche du podium pour la cérémonie protocolaire de remise des médailles. Et là, je découvrais l'Hymne national de Cuba. Depuis ce jour-là, cette mélodie ne m'a plus jamais quitté. Et aujourd'hui encore, lors des grandes épreuves d'athlétisme, je prie pour qu'un(e) Cubain(e) gagne, rien que pour pouvoir entendre cette mélodie que je considère comme le plus bel Hymne national (parmi ceux que je connais) du monde, à égalité avec celui de l'Italie… Dans la même liste, ceux de la Suisse et de la France figurent en queue de peloton…
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Inséré le 29 mai 2009
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Je l'aimais …

Zabou est une comédienne que j'aime beaucoup. Son meilleur rôle au cinéma est pour moi celui de cette épouse névrosée qui reçoit des amis à dîner. Au milieu de comédiens tels que Bacri, Jaoui, Darroussin, cette belle femme, brune et charmante, tenait entre ses mains une grande par de la réussite de "Cuisine et dépendances", le fameux huis clos de Philippe Muyl… Pas star dans en qualité d'actrice, un jour Zabou devient Breitman et elle décide de passer de l'autre côté de la caméra. "Se souvenir des belles choses" et "L'homme de sa vie" (je n'ai vu que le premiers) lui valent de beaux succès d'estime. Pour son troisième film de réalisatrice, elle adapte "Je l'aimais", un roman d'Anna Gavalda, best-seller qui s'est vendu à 1'250'000 exemplaires, et que je n'ai pas lu…

Chloé, une jeune femme mère de deux enfants, se fait larguer par son mari. Désespérée, elle va se réfugier chez le père de ce dernier. Pierre l'emmène en montagne, dans un chalet qui lui appartient. Là, voyant l'état dans lequel sa belle-fille se trouve, il décide de rester un peu avec elle et ses petites-filles. Un soir, au coin du feu, il raconte à Chloé l'histoire passée de son "grand amour". Industriel, marié à une femme qu'il ne voit plus, un jour Pierre tombe amoureux de Mathilde. Elle a vingt ans de moins que lui, elle est belle, provocante, elle lui plaît, il la saute! Puis, il en devient accro. Elle, libre, commence à s'attacher à lui. Il prétend l'aimer. Elle l'aime vraiment. Mais il est riche, attaché à son petit train-train, à ce qu'il a bâti, acquis, à son petit confort de bourgeois. Et ce qui doit arriver arrive: par peur, par lâcheté surtout, il baisse les bras devant la renonciation d'une Mathilde enceinte. Il la perd définitivement…

Je n'ai pas lu le best-seller d'Anna Gavalda, donc. Et il est trop tôt pour préjuger du succès d'un film qui n'en est qu'au début de sa projection en salle. J'ai bien aimé ce dernier, malgré les (trop) nombreux gros plans insistants de la réalisatrice. Daniel Auteuil (Pierre) et Marie-Josée Croze (Mathilde) sont excellents. Et Florence Loiret-Caille (Chloé) confirme tout le bien que j'avais pensé d'elle en la voyant dans "Parlez-moi de la pluie" (voir le 29 septembre 2008 sur ce site). Ceci dit, je me demande donc comment une telle histoire a pu inciter plus d'un million de personnes à acheter le livre… Car enfin, cette soi-disant romance est d'une banalité consternante. La confession de Pierre, si elle peut paraître émouvante, me fait doucement marrer. Ce type n'a que ce qu'il mérite. Il ne se plaisait avec Mathilde que dans un pieu! Il a eu une chance et il l'a laissée passer. Pas de quoi le plaindre. Dans la vie, il faut se bouger le cul et il n'y a rien qui m'énerve autant que d'entendre ceux qui sont passé à côté de l'essentiel conclure par un ridicule "j'ai pas eu d'chance"… Ce n'est pas ce que dit Pierre mais ce récit de sa part, ces regrets sont inutiles pour ce qui est de réconforter Chloé. Ils ne serviront, et c'est finalement, je pense, ce qu'il recherche, qu'à conforter la jeune femme dans l'idée que son mari est bien le fils de son père…

Des PDG du style de Pierre, rien qu'en France, il y en a des dizaines qui, tous les jours, quittent leur maîtresse. Anna Gavalda, au travers de Zabou Breitman, nous brosse le portrait du petit bourgeois lambda de cinquante ans. Lassé de sa bourgeoise qui ne le fait plus bander, plus trop sûr de ce pouvoir de séduction qui l'a fait arriver là où il se trouve, il se jette sur la première midinette qui fait mine de s'intéresser à lui. Parfois ou souvent, cet intérêt de la femme n'est que financier. Mais lorsque, comme ici, la dame est sincère, qu'elle est, comme lui le prétend, "l'amour de sa vie", qu'elle est enceinte et qu'il doit prendre ses responsabilités, il se débine, il fuit, il se cache, il renonce. Parce qu'il n'a pas bâti sa fortune pendant trois décennies pour se retrouver à élever un mioche qui va l'empêcher de dormir la nuit. C'est banal comme attitude. Mais c'est encore plus bourgeois et c'est ce qui me rassure… Je suis persuadé que l'immense majorité des lecteurs de ce roman sont des femmes (dans la salle, nous étions deux hommes et une quinzaine de femmes). Et qu'un grand nombre d'entre elles ont dû se dire, à la fin du livre ou de la séance de cinéma: c'est ça un homme!

Ben non! C'est pas que ça un homme! Pour la femme de ma vie, j'aurais tout fait. Et j'avais commencé de le faire. Malgré l'enfant d'un an qu'elle avait eu d'un mariage raté. Malgré le lourd handicap mental de ce bambin auquel je me suis attaché en moins de trois mois. Mais c'est elle qui n'a pas tenu le coup, c'est elle qui est partie. Par peur de celui qui était encore son mari et qui menaçait de tout entreprendre pour avoir la garde du petit. Elle a cédé! Et aujourd'hui j'essaie encore de comprendre... Amoureusement parlant, je suis mort ce jour de février 1982. Et je suis parti cacher ma peine aux îles Marquises, à l'autre bout du monde, sous le couvert foireux d'un hommage à rendre à celui qui fut pour moi LE modèle d'honnêteté dans une vie, qu'elle soit amoureuse ou autre…

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Inséré le 28 mai 2009
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L'audimat et le cinéma de Christian Defaye…

Christian Large, plus connu sous le nom de Defaye, fut le "Monsieur Cinéma" de la TSR (Télévision Suisse Romande). D'origine française, cet homme cultivé, né en 1934, vouait au 7ème Art une passion qu'il transmettait à la perfection sur le petit écran. Entre 1974 et 1995, tous les lundis soirs, son émission "Spécial Cinéma" faisait le plein de téléspectateurs. Au début, l'audimat était une notion abstraite et ne guidait pas forcément les choix des responsables de la télévision. Christian Defaye, producteur de son émission, travaillait donc assez librement et prenait soin de nous présenter des films de qualité. "Spécial Cinéma", comme ce fut également le cas sur les chaînes française à l'époque, c'était un thème, un film et des débats après la projection. C'est ainsi que l'animateur a reçu, et débattu avec eux, des dizaines et des dizaines d'acteurs et de réalisateurs, tous plus fameux les uns que les autres. Chevalier des Arts et des Lettres, membre du jury au Festival de Cannes en 1981 (Palme d'Or: L'homme de fer, d'Andrzej Wajda), Christian Defaye s'est éteint en 1997, à l'âge de 63 ans…

Aujourd'hui la TSR, hormis quelques rares émissions, poursuit le même stupide combat que les chaînes françaises: l'audimat d'abord! C'est ainsi que le lundi soir, toujours dédié au cinéma, se succèdent dans une émission ridiculement intitulée "Box-office", des navets la plupart du temps américains, dans lesquels des trépanés graves, du style d'Ashton Krutcher ou Sandra Bullock, répandent leur cabotinage nauséabond sur un public de demeurés qui a tout oublié de "Spécial Cinéma"...

Pauvre Christian Defaye! Il ne méritait vraiment pas cela…

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Inséré le 27 mai 2009
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"Stand by your Man" et "Beneath a painted Sky"…

Créé en 1968 par Bill Sherill et Tammy Wynette, "Stand by your Man" demeure aujourd'hui l'un des plus grands succès de toute l'histoire de la Country Music féminine. Pourtant, les paroles de cette femme parlant de son mari et acceptant ses faiblesses, en a fait ruer plus d'une dans les rangs des militantes pour la libération de la femme. "Soutiens ton homme! Malgré ses erreurs, ses errements, ses faiblesses, reste près de lui, pardonne-lui car, en fin de compte, ce n'est qu'un homme"… Déclaration de femme soumise? Tammy s'en est toujours défendue. Attaquée même par une ambitieuse Hillary Clinton à la dent dure, la star n'a jamais renié cette chanson qui lui a collé à la peau pendant près de trente ans. Et les cinq mariages de la belle sont peut-être un peu là pour prouver qu'elle ne fut, finalement, pas si soumise que cela… Les histoires de couple et d'enfants ont toujours été les sujets favoris de cette grande artiste et les ballades qu'elle a chantées, tout au long de sa vie, se rapportent principalement à ce sujet. J'aime beaucoup "Stand by your Man". Reprise par des dizaines d'autres interprètes, jamais aucune d'elles n'a réussi à égaler la version de sa créatrice. Mais, dans son répertoire, il est bien d'autres chansons qui me touchent et m'émeuvent. "No Charge" en est une. "Beneath a painted Sky", créée en 1987, en est une autre; l'histoire d'une petite fille, plus tard d'une femme qui se souvient que son papa avait peint le plafond de sa chambre aux couleurs d'un ciel ensoleillé. Un ciel sous lequel elle se sentait bien lorsqu'elle était enfant et que l'orage grondait au-dehors, un ciel sous lequel, devenue femme et rejetée par un homme, elle rêvait de venir s'abriter… A l'heure où la Country Music actuelle adopte certains travers de ce monde moderne, les disques et les clips vidéo de Tammy Wynette sont là pour nous rappeler combien cette femme, admirable, sincère et fidéle à ses racines, a œuvré pour une musique qu'elle aimait par dessus tout...
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Inséré le 24 mai 2009
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No Charge…

Dans les années 70, Marie Laforêt, après période de vaches maigres, sort un tube d'on ne sait trop où. Son titre: "Cadeau". Jolie ballade qui met en exergue l'ingratitude (pas bien grave à cet âge-là) d'un enfant qui adresse à sa maman, une facture pour tout les petits travaux ménagers qu'il a accomplis dans la maison. Dans son interprétation de la mère un peu choquée par l'attitude de son bambin, la belle Marie s'en sortait ma foi très bien. Et j'aimais beaucoup cette chanson, que je croyais typiquement française. Quelques années après, lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la Country Music, j'ai découvert, interloqué, qu'elle était en fait issue de ce milieu, qu'elle avait été composée (par le fameux Harlan Howard) pour une petite chanteuse sans voix répondant au doux nom de Melba Montgomery. Ce fut là son seul et unique succès... Un peu plus tard, passant par là, Tammy Wynette inscrivit "No Charge" (Gratuit) à son répertoire et la chanson trouva enfin l'interprète qu'elle méritait... A noter que la version française et l'originale en anglais font état d'un petit garçon comme auteur de la facture, alors que c'est une petite fille dans la version de Tammy...
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Inséré le 23 mai 2009
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Tammy Wynette …

Dans la série des hommages rendus, sur ce site, aux interprètes les plus sincères de la Country Music, Tammy Wynette tient une place considérable. Voilà une femme qui a défendu ce genre musical de toutes ses forces, tout au long de sa (trop courte) vie, aidée en cela par une présence sur scène hors du commun et une voix exceptionnelle. Née le 5 mai 1942, elle perce au milieu des années soixante et, sur une carrière active de deux bonnes décennies, ses succès au box office (top dans les Country Charts) avoisinent la quarantaine. Chiffre plus que respectable si l'on considère que dans un pays aussi vaste et un style musical connaissant un si grand succès, elles sont des dizaines et des dizaines d'artistes à avoir un jour enregistré un tube... Créatrice (et co-auteur) du standard planétaire "Stand by your Man", Tammy Wynette avait été respectueusement "élue" par ses admirateurs "The First Lady of Country Music". Ni les géantes contemporaines que furent (et sont encore pour certaines) Dolly Parton, Loretta Lynn, Emmylou Harris ou Barbara Mandrell, ni personne d'autre ne lui ont jamais contesté ce titre... Comme ses quatre collègues citées plus haut, cette femme très belle et au charme exquis fut élue (en 1998) au "Country Music Hall of Fame", un honneur pour elle mille fois mérité. Tammy Wynette, star parmi les plus adulées chez les aficionados du genre mais d'une santé très fragile, est décédée le 6 avril 1998, d'une embolie pulmonaire. Elle n'avait pas 56 ans...
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Inséré le 22 mai 2009
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Ha! ha! ha! ha! ha!...

Si le ridicule tuait, j'en connais qui seraient foudroyés! Eurosong 2009. Jadis on appelait ça le Concours Eurovision de la Chanson. Aujourd'hui, cette machine à fric n'a plus rien à voir avec l'artisanat des années 50-70… Ce truc est à l'image de l'Union européenne, sans âme, mais à la différence près que ce sont les petits qui mènent le bal… Comme ça fait plus de trente ans que la grande France n'a plus gagné, elle qui est pourtant (paraît-il) une référence dans la bonne chanson, les responsables tricolores du concours ont eu une idée de génie: engager une star confirmée pour défendre leurs couleurs. Mieux, comme le concours a lieu en Russie, se sont-ils dit, on va persuader Patricia Kaas, adulée chez les popovs, de se lancer dans le schmilblick. Las, en acceptant de relever ce défi national, la Lorraine, chaussée de ses gros sabots, prouve si besoin est, qu'elle n'a pas inventé la poudre qui pète deux fois! Nantie d'une chanson d'une consternante mièvrerie, le blonde sur le déclin est prête à rendre à son pays blessé, un honneur perdu depuis trois décennies. Résultat: 8ème place! Aux commentaires de FR3, les deux débiles de service se la jouent offusqués: les divers jurys nationaux sont des demeurés qui ne comprennent rien aux qualités françaises du genre. Eux qui avaient déjà la bouteille de champagne en mains, sont écoeurés. Les pôôôôvres! La claque qu'ils se sont prise dans la gueule leur va comme le pif au milieu de la tronche! Quant à la Kaas, finalement, elle est encore plus à plaindre qu'autre chose. Car après un tel exploit, elle est bonne pour la casse!. Dans le monde de l'arrogance, il y a une justice et elle vient de frapper. Bravo!

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Inséré le 21 mai 2009
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Danièle THOMSON
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Née le 3 janvier 1942
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a repris le flambeau laissé par son papa. Sans doute pas facile à assumer comme héritage, mais je trouve qu'elle s'en sort très bien. N'ayant plus rien à prouver par ses qualités de scénariste, la réalisation lui a permis de présenter des oeuvres ma foi plus qu'honorables. Dans la dernière ("Le code a changé"), elle dépeint un petit monde plein de contradictions et de doutes, donnant là une preuve de plus que les relations homme-femme lui tiennent à coeur. Joli petit film, sans prétention, mais d'un genre de cinéma qui m'enchante de plus en plus, car dépourvu de cette violence que certains étalent de façon souvent indécente...
Inséré le 17 mai 2009
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Joëlle MOGENSEN
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3 février 1953 - 15 mai 1982
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affichait ce sourire qui m'a fait chavirer, peu avant sa disparition, lorsque j'ai croisé (pour quelques minutes) son chemin. Son apparition fut celle d'un ange. Toute de blanc vêtue, blonde comme le blé bien mûr, la démarche légère et un regard des plus envoûtants. Un instant qu'on voudrait retenir, pour qu'il dure encore et encore. Il y a vingt-sept ans aujourd'hui, elle s'en allait en silence sur les illusoires chemins d'un paradis qu'elle arpente désormais, sans doute plus belle encore qu'à ses plus beaux jours sur terre...
Inséré le 15 mai 2009
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Billy Vaughn et son orchestre…

Au début des années soixante, parmi tous les disques que ma grand-mère me laissait écouter lorsque je lui rendais visite, mis à part Petula Clark et Danyel Gérard, il y avait aussi les mélodies de Billy Vaughn. A l'époque, je ne le savais pas encore mais cet excellent saxophoniste, natif du Kentucky, était une star dans son pays et beaucoup de ses tubes ont franchi frontières et océan pour venir se tailler de jolis succès sur le vieux continent. Ainsi, le saxophone est bien le premier instrument qui m'a fait rêver et c'est sans doute Billy Vaughn qui a fait naître dans ma tête l'envie de me mettre à la musique, même si la concrétisation de cette aspiration se révéla, chez moi, assez tardivement...

Billy Vaughn peut se targuer d'avoir été, durant les années Rock'n Roll, à la tête de l'orchestre de variétés ayant connu le plus grand succès. Directeur musical du label "Dot Records", il a été un atout essentiel dans la carrière de grands artistes des années 50-60, dont le plus fameux fut sans aucun doute Pat Boone. D'autre part, adaptant pour lui et sa formation beaucoup des grands succès de ces années-là, il a réussi avec beaucoup de mérite, car l'époque n'était pas facile pour ce genre de formation musicale, à créer un style très personnel. Le "Billy Vaughn Sound" a enchanté beaucoup de monde jusqu'au début des années soixante-dix, après quoi il est un peu (beaucoup) tombé dans l'oubli…

Billy Vaughn est mort en 1991, à l'âge de septante-deux ans et trente ans après avoir séduit mon âme d'enfant. Dans ma discothèque personnelle figurent, bien évidemment, un 33 tours et un CD de ses plus belles ballades. Je les conserve précieusement car je n'oublie pas que cet homme fait partie de ceux qui, lorsque j'étais gosse, ont ouvert mon esprit à ce qui aujourd'hui, peut-être plus encore que jamais, m'aide à tenir le coup dans ce monde de fous: la musique…
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Inséré le 14 mai 2009
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Formule 1, le bal des pantins…

Il y a bien longtemps que je n'avais suivi un Grand prix de Formule 1 sur le petit écran. Hier, celui d'Espagne fut d'un ennui, mais d'un ennui… Comment peut-on encore se passionner pour une telle parodie de sport automobile. Les pilotes ne sont plus maîtres de rien. Leur seule initiative consiste à tourner le volant et freiner correctement. Point, barre! Bardés d'écouteurs, ils demeurent pendant 90 minutes aux ordres de leur stand.

- Accélère!
- Ralentis!
- Ne dépasse plus 14'000 tours, sinon tu vas manquer d'essence…
- Tes pneus se dégradent!
- Arrêt au prochain tour!
- Reste derrière Machin!
- Passe-le!
- Bravo! T'auras un petit su-sucre à l'arrivée…

Ridicule! Ainsi, en fin de course, Massa perd-il deux places, simplement parce qu'il doit ralentir sous peine de tomber en panne sèche. C'est du sport ça? Et ces cons de commentateurs (spécialement sur TF1) qui s'extasient:

- Quelle belle course!
- Quel spectacle!
- Quel suspens!
- Quelle belle stratégie dans cette écurie!

Quelle merde, oui! Ca pourrait prêter à rire si certains anciens (et grands) coureurs ne se pliaient à ce jeu stupide. Eux qui ont lutté jadis, avec courage, avec leurs tripes et leurs couilles! Eux qui se battaient autrefois comme des lions, en sont réduits aujourd'hui à s'extasier devant ce bal des pantins, à jouer le jeu de la chaîne de télé, à respecter la charte des sponsors publicitaires, à vanter un spectacle ruiné par le pognon et figurant parmi les plus navrants qui puissent exister. Beau travail, bel exemple pour tous les jeunes...

Pourtant, jadis, ce sport me passionnait. Mais c'était au temps où le pilotage disposait encore du premier rôle. Je me souviens parfaitement de ce Grand Prix d'Italie 1971. A Monza, cette année-là, la victoire a été indécise jusqu'à l'ultime seconde. En lutte pour les lauriers, cinq pilotes: Ronnie Peterson (March), François Cevert (Tyrell), Peter Gethin et Howden Ganley (BRM) et Mike Hailwood (Surtees). Pas moins de huit pilotes se sont succédés en tête de l'épreuve: Regazzoni, Peterson, Stewart, Cevert, Hailwood, Siffert, Amon et Gethin. Ce dernier l'emportera finalement avec 1 centième d'avance sur Ronnie Peterson. Le 5ème (Ganley) finira à 61 centièmes de seconde. Du jamais vu en Grand Prix et cette arrivée demeure la plus serrée de toute l'histoire de la Formule 1…

C'était le bon temps! Certes il y avait déjà des voitures meilleures que d'autres. Mais chacun se battait à la limite de ses forces et de ses possibilités. La seule stratégie du pilote: foncer! Les indications des stands se faisaient par simple panneau. Les pilotes, les hommes étaient des gladiateurs, des héros. Leurs salaires étaient mille fois moins élevés qu'aujourd'hui, pourtant ils avaient mille fois plus de mérite, couraient cent fois plus de risques. Les pilotes modernes sont inaccessibles, froids, sans aucun charisme! Ce sont de simples presse-boutons, des pantins, des marionnettes, des robots! Un jour viendra où l'on pourra se passer d'eux. Le jour où le fric, la pub et les sponsors n'auront plus que leur seule image à porter au panthéon. Aujourd'hui, c'est encore un pilote et une marque qui gagnent. Bientôt ce ne seront plus que les "huiles Merdic, les huiles qui font du fric" qui seront déclarées victorieuses d'un Grand Prix. Et ce jour-là n'est plus très lointain…

A l'époque, en bon Suisse, j'étais l'admirateur de Clay Regazzoni et, surtout, de Jo Siffert. Des hommes qui en avaient! Aujourd'hui, l'Helvète Buemi, nouveau et prometteur pilote de Formule 1, a peut-être bien des qualités, mais il me laisse totalement indifférent! J'ai peut-être vieilli et j'assume. Car je préfère cela que souscrire au règne, désormais bien établi, du n'importe quoi!…

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Inséré le 13 mai 2009
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Barbara Fairchild...

Dans la Country Music américaine, il est deux sortes d'interprètes: d'une part, celles et ceux qui se servent de ce genre de musique, immensément populaire, pour percer et, par la suite, verser dans la variété insipide; d'autre part, celles et ceux qui, tout au long de leur carrière, restent fidèles à leurs racines. Dans les premiers, il y eut (parmi les plus célèbres) Elvis Presley, Dolly Parton, Olivia Newton-John, etc... Les seconds sont innombrables, ce sont les plus sincères et c'est bien ceux-là que je préfère. Parmi ces derniers, Barbara Fairchild ne s'est jamais démentie. Dotée d'une voix exceptionnelle, son répertoire, principalement constitué de ballades dans lesquelles l'enfance tient une grande part, est un modèle du genre. Elle est, depuis longtemps, l'une de mes Country Singers préférées. Je l'ai vue sur scène (en 1983 il me semble), lors du traditionnel Marlboro Country Music Festival de Zürich. Ce festival, qui se déroulait au Hallenstadion devant 12'000 personnes, était, dans les années 80, le pèlerinage musical annuel que je n'aurais manqué pour rien au monde. C'est ainsi que j'ai pu y applaudir un grand nombre de stars américaines de la Country. Le clip vidéo ci-dessous est extrait de la même tournée, laquelle couvrait plusieurs pays européens, et il a été réalisé à Wembley (Londres) en 1983.
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Inséré le 10 mai 2009
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Serge REGGIANI
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2 mai 1922 - 23 juillet 2004
aurait fêté ses 87 ans aujourd'hui... Entre l'acteur et le chanteur, difficile de faire un choix. Son prodigieux talent de comédien a trouvé un prolongement presque naturel vers l'interprète extraordinaire de tant de titres sur scène. Je l'ai vu quatre ou cinq fois dans un récital et à chaque occasion il m'a conquis. Dans les grands interprètes du vingtième siècle, il était l'un des plus grands, avec PIAF, BREL, MONTAND et BARBARA. Tous, aujourd'hui, sont morts et la chanson français a bien de la peine à faire éclater de nouveaux talents. Je dirais même qu'à l'exception de BENABAR, elle est devenue consternante de platitude...
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Inséré le 2 mai 2009
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Pontiac, c'est fini!...

La crise est bien réelle. Aux Etats-Unis, avec Chrysler en dépôt de bilan, General Motors en est une des premières victimes concrètes et l'une de ses marques les plus prestigieuses vient d'être condamnée à mort. Pontiac disparaît... Triste nouvelle pour moi qui, en 1982, était l'heureux propriétaire d'une Trans Am. Elle était d'un beau rouge cerise métallisé (modèle ci-dessous, mais sans l'aigle sur le capot), possédait un intérieur cuir et un tableau de bord très sportif. Equipée d'un gros V8 de 6600 cm3 (400 cubic inches), au bruit si caractéristique et consommant entre 17 et 23 litres aux 100 kilomètres, ce coupé 2+2 demeure la plus belle voiture que j'aie jamais possédée.
La conduite de ce bolide d'à peine 200 chevaux (c'est peu pour une telle cylindrée) était quelque chose de phénoménal. Malheureusement la voiture, datant de 1976, prenait l'eau de toutes parts et le remplacement de tous les joints de caoutchouc (lorsqu'il pleuvait, de l'eau me coulait sur les pieds) s'avérant quasiment impossible, j'ai dû m'en séparer après un peu plus d'un an. Quel crève-coeur ce fut là! Je dois à cette extraordinaire machine mes plus beaux moments de 37 ans de conduite sur 14 voitures différentes...

Données techniques:

Coupé sport, 2 places (+2 petites places arrières)
Longueur: 5,00 m
Largeur: 1,85 m
Hauteur: 1,26 m
Poids: ~1'700 kg

Moteur/Boîte/Transmission:

Disposition: 8 cylindres en V
Cylindrée: 400 cu/in (6'600 cm3)
Puissance: 197 cv DIN (145 kW) à 3'500 tr/mn
Couple: ~420 Nm à 2'000 tr/mn
Boîte automatique à 4 rapports
Transmission sur les roues arrières (Excellent pour "allumer" les pneus au démarrage :-)

Performances:

Vitesse maxi: 215 km/h
Accélération: 0-100 km/h en 8,5 s.
Consommation: 17 litres aux 100 km sur autoroute, 23 en ville...

Ci-dessous: la copie presque conforme de ma voiture de l'époque. C'est également un modèle 1976, magnifiquement restauré par Jerry Brushaber (© photographique), mais il est équipé d'un moteur de 7,5 litres...
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Inséré le 1er mai 2009
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