Alberto
Juantorena et l'Hymne national de Cuba...
Montréal,
1976. Lors des Jeux Olympiques d'été, un athlète
cubain bat les Américains sur 400 mètres. Suprême
affront pour une nation qui domine la discipline depuis des lustres.
Alberto Juantorena entre ainsi dans l'histoire… L'athlétisme
a toujours été mon sport préféré.
L'ayant très peu pratiqué moi même (ma jambe
droite atrophiée étant un grand handicap) dans mes
jeunes années, cette discipline me fascine. Peu sensible
aux sports d'équipes (à part le foot, durant quelques
années), la performance individuelle a toujours eu ma préférence.
Et tout ce qui se rapporte à l'athlétisme, faisait
à l'époque pour moi, l'objet d'un culte. Meetings,
Championnats d'Europe, du Monde et Jeux Olympiques, je n'en ai,
télévisuellement parlant, raté aucun entre
l'âge de 16 et 30 ans. Et, aujourd'hui encore, il est le
dernier sport que je regarde au travers de la boîte à
inepties…
A
Montréal donc, en cet été 1976. Le grand
Alberto montait non seulement sur la plus haute marche du podium
sur 400 mètres, mais également sur 800. Fait unique
dans l'histoire des Jeux, cet exploit n'a jamais été
égalé depuis (aujourd'hui, les athlètes couplent
plutôt le 1500 au 800 mètres). Recordman du monde
sur 800 mètres, Juantorena était un athlète
d'exception. Surnommé "El Caballo", je me souviens
parfaitement de sa grande taille (+ de 1m90) de sa foulée
ample, de son torse bien droit, de sa tête dodelinant et,
surtout, de ce regard déterminé et dur qui ne portait
sur rien d'autre que la victoire. Juantorena était un Seigneur,
un Cubain fier de son pays et grand admirateur de Fidel Castro.
Dans le coin des battus, les Yankees riaient jaune…
Après
chacune de ses deux victoires, El Caballo escaladait donc la plus
haute marche du podium pour la cérémonie protocolaire
de remise des médailles. Et là, je découvrais
l'Hymne national de Cuba. Depuis ce jour-là, cette mélodie
ne m'a plus jamais quitté. Et aujourd'hui encore, lors
des grandes épreuves d'athlétisme, je prie pour
qu'un(e) Cubain(e) gagne, rien que pour pouvoir entendre cette
mélodie que je considère comme le plus bel Hymne
national (parmi ceux que je connais) du monde, à égalité
avec celui de l'Italie… Dans la même liste, ceux de
la Suisse et de la France figurent en queue de peloton…
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Inséré le 29 mai 2009 |
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| Je
l'aimais …
Zabou
est une comédienne que j'aime beaucoup. Son meilleur rôle
au cinéma est pour moi celui de cette épouse névrosée
qui reçoit des amis à dîner. Au milieu de
comédiens tels que Bacri, Jaoui, Darroussin, cette belle
femme, brune et charmante, tenait entre ses mains une grande par
de la réussite de "Cuisine et dépendances",
le fameux huis clos de Philippe Muyl… Pas star dans en qualité
d'actrice, un jour Zabou devient Breitman et elle décide
de passer de l'autre côté de la caméra. "Se
souvenir des belles choses" et "L'homme de sa vie"
(je n'ai vu que le premiers) lui valent de beaux succès
d'estime. Pour son troisième film de réalisatrice,
elle adapte "Je l'aimais", un roman d'Anna Gavalda,
best-seller qui s'est vendu à 1'250'000 exemplaires, et
que je n'ai pas lu…
Chloé,
une jeune femme mère de deux enfants, se fait larguer par
son mari. Désespérée, elle va se réfugier
chez le père de ce dernier. Pierre l'emmène en montagne,
dans un chalet qui lui appartient. Là, voyant l'état
dans lequel sa belle-fille se trouve, il décide de rester
un peu avec elle et ses petites-filles. Un soir, au coin du feu,
il raconte à Chloé l'histoire passée de son
"grand amour". Industriel, marié à une
femme qu'il ne voit plus, un jour Pierre tombe amoureux de Mathilde.
Elle a vingt ans de moins que lui, elle est belle, provocante,
elle lui plaît, il la saute! Puis, il en devient accro.
Elle, libre, commence à s'attacher à lui. Il prétend
l'aimer. Elle l'aime vraiment. Mais il est riche, attaché
à son petit train-train, à ce qu'il a bâti,
acquis, à son petit confort de bourgeois. Et ce qui doit
arriver arrive: par peur, par lâcheté surtout, il
baisse les bras devant la renonciation d'une Mathilde enceinte.
Il la perd définitivement…
Je
n'ai pas lu le best-seller d'Anna Gavalda, donc. Et il est trop
tôt pour préjuger du succès d'un film qui
n'en est qu'au début de sa projection en salle. J'ai bien
aimé ce dernier, malgré les (trop) nombreux gros
plans insistants de la réalisatrice. Daniel Auteuil (Pierre)
et Marie-Josée Croze (Mathilde) sont excellents. Et Florence
Loiret-Caille (Chloé) confirme tout le bien que j'avais
pensé d'elle en la voyant dans "Parlez-moi de la pluie"
(voir le 29
septembre 2008 sur ce site). Ceci dit, je me demande donc
comment une telle histoire a pu inciter plus d'un million de personnes
à acheter le livre… Car enfin, cette soi-disant romance
est d'une banalité consternante. La confession de Pierre,
si elle peut paraître émouvante, me fait doucement
marrer. Ce type n'a que ce qu'il mérite. Il ne se plaisait
avec Mathilde que dans un pieu! Il a eu une chance et il l'a laissée
passer. Pas de quoi le plaindre. Dans la vie, il faut se bouger
le cul et il n'y a rien qui m'énerve autant que d'entendre
ceux qui sont passé à côté de l'essentiel
conclure par un ridicule "j'ai pas eu d'chance"…
Ce n'est pas ce que dit Pierre mais ce récit de sa part,
ces regrets sont inutiles pour ce qui est de réconforter
Chloé. Ils ne serviront, et c'est finalement, je pense,
ce qu'il recherche, qu'à conforter la jeune femme dans
l'idée que son mari est bien le fils de son père…
Des
PDG du style de Pierre, rien qu'en France, il y en a des dizaines
qui, tous les jours, quittent leur maîtresse. Anna Gavalda,
au travers de Zabou Breitman, nous brosse le portrait du petit
bourgeois lambda de cinquante ans. Lassé de sa bourgeoise
qui ne le fait plus bander, plus trop sûr de ce pouvoir
de séduction qui l'a fait arriver là où il
se trouve, il se jette sur la première midinette qui fait
mine de s'intéresser à lui. Parfois ou souvent,
cet intérêt de la femme n'est que financier. Mais
lorsque, comme ici, la dame est sincère, qu'elle est, comme
lui le prétend, "l'amour de sa vie", qu'elle
est enceinte et qu'il doit prendre ses responsabilités,
il se débine, il fuit, il se cache, il renonce. Parce qu'il
n'a pas bâti sa fortune pendant trois décennies pour
se retrouver à élever un mioche qui va l'empêcher
de dormir la nuit. C'est banal comme attitude. Mais c'est encore
plus bourgeois et c'est ce qui me rassure… Je suis persuadé
que l'immense majorité des lecteurs de ce roman sont des
femmes (dans la salle, nous étions deux hommes et une quinzaine
de femmes). Et qu'un grand nombre d'entre elles ont dû se
dire, à la fin du livre ou de la séance de cinéma:
c'est ça un homme!
Ben
non! C'est pas que ça un homme! Pour la femme de ma vie,
j'aurais tout fait. Et j'avais commencé de le faire. Malgré
l'enfant d'un an qu'elle avait eu d'un mariage raté. Malgré
le lourd handicap mental de ce bambin auquel je me suis attaché
en moins de trois mois. Mais c'est elle qui n'a pas tenu le coup,
c'est elle qui est partie. Par peur de celui qui était
encore son mari et qui menaçait de tout entreprendre pour
avoir la garde du petit. Elle a cédé! Et aujourd'hui
j'essaie encore de comprendre... Amoureusement parlant, je suis
mort ce jour de février 1982. Et je suis parti cacher ma
peine aux îles Marquises, à l'autre bout du monde,
sous le couvert foireux d'un hommage à rendre à
celui qui fut pour moi LE modèle d'honnêteté
dans une vie, qu'elle soit amoureuse ou autre…
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A
Inséré le 28 mai 2009 |
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| L'audimat
et le cinéma de Christian Defaye…
Christian
Large, plus connu sous le nom de Defaye, fut le "Monsieur
Cinéma" de la TSR (Télévision Suisse
Romande). D'origine française, cet homme cultivé,
né en 1934, vouait au 7ème Art une passion qu'il
transmettait à la perfection sur le petit écran.
Entre 1974 et 1995, tous les lundis soirs, son émission
"Spécial Cinéma" faisait le plein de téléspectateurs.
Au début, l'audimat était une notion abstraite et
ne guidait pas forcément les choix des responsables de
la télévision. Christian Defaye, producteur de son
émission, travaillait donc assez librement et prenait soin
de nous présenter des films de qualité. "Spécial
Cinéma", comme ce fut également le cas sur
les chaînes française à l'époque, c'était
un thème, un film et des débats après la
projection. C'est ainsi que l'animateur a reçu, et débattu
avec eux, des dizaines et des dizaines d'acteurs et de réalisateurs,
tous plus fameux les uns que les autres. Chevalier des Arts et
des Lettres, membre du jury au Festival de Cannes en 1981 (Palme
d'Or: L'homme de fer, d'Andrzej Wajda), Christian Defaye s'est
éteint en 1997, à l'âge de 63 ans…
Aujourd'hui
la TSR, hormis quelques rares émissions, poursuit le même
stupide combat que les chaînes françaises: l'audimat
d'abord! C'est ainsi que le lundi soir, toujours dédié
au cinéma, se succèdent dans une émission
ridiculement intitulée "Box-office", des navets
la plupart du temps américains, dans lesquels des trépanés
graves, du style d'Ashton Krutcher ou Sandra Bullock, répandent
leur cabotinage nauséabond sur un public de demeurés
qui a tout oublié de "Spécial Cinéma"...
Pauvre
Christian Defaye! Il ne méritait vraiment pas cela…
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A
Inséré le 27 mai 2009 |
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"Stand
by your Man" et "Beneath a painted Sky"…
Créé
en 1968 par Bill Sherill et Tammy Wynette, "Stand by your
Man" demeure aujourd'hui l'un des plus grands succès
de toute l'histoire de la Country Music féminine. Pourtant,
les paroles de cette femme parlant de son mari et acceptant ses
faiblesses, en a fait ruer plus d'une dans les rangs des militantes
pour la libération de la femme. "Soutiens ton homme!
Malgré ses erreurs, ses errements, ses faiblesses, reste
près de lui, pardonne-lui car, en fin de compte, ce n'est
qu'un homme"… Déclaration de femme soumise?
Tammy s'en est toujours défendue. Attaquée même
par une ambitieuse Hillary Clinton à la dent dure, la star
n'a jamais renié cette chanson qui lui a collé à
la peau pendant près de trente ans. Et les cinq mariages
de la belle sont peut-être un peu là pour prouver
qu'elle ne fut, finalement, pas si soumise que cela… Les
histoires de couple et d'enfants ont toujours été
les sujets favoris de cette grande artiste et les ballades qu'elle
a chantées, tout au long de sa vie, se rapportent principalement
à ce sujet. J'aime beaucoup "Stand by your Man".
Reprise par des dizaines d'autres interprètes, jamais aucune
d'elles n'a réussi à égaler la version de
sa créatrice. Mais, dans son répertoire, il est
bien d'autres chansons qui me touchent et m'émeuvent. "No
Charge" en est une. "Beneath a painted Sky", créée
en 1987, en est une autre; l'histoire d'une petite fille, plus
tard d'une femme qui se souvient que son papa avait peint le plafond
de sa chambre aux couleurs d'un ciel ensoleillé. Un ciel
sous lequel elle se sentait bien lorsqu'elle était enfant
et que l'orage grondait au-dehors, un ciel sous lequel, devenue
femme et rejetée par un homme, elle rêvait de venir
s'abriter… A l'heure où la Country Music actuelle
adopte certains travers de ce monde moderne, les disques et les
clips vidéo de Tammy Wynette sont là pour nous rappeler
combien cette femme, admirable, sincère et fidéle
à ses racines, a œuvré pour une musique qu'elle
aimait par dessus tout...
A A
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A
Inséré le 24 mai 2009 |
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No
Charge…
Dans
les années 70, Marie Laforêt, après période
de vaches maigres, sort un tube d'on ne sait trop où. Son
titre: "Cadeau". Jolie ballade qui met en exergue l'ingratitude
(pas bien grave à cet âge-là) d'un enfant
qui adresse à sa maman, une facture pour tout les petits
travaux ménagers qu'il a accomplis dans la maison. Dans
son interprétation de la mère un peu choquée
par l'attitude de son bambin, la belle Marie s'en sortait ma foi
très bien. Et j'aimais beaucoup cette chanson, que je croyais
typiquement française. Quelques années après,
lorsque j'ai commencé à m'intéresser à
la Country Music, j'ai découvert, interloqué, qu'elle
était en fait issue de ce milieu, qu'elle avait été
composée (par le fameux Harlan Howard) pour une petite
chanteuse sans voix répondant au doux nom de Melba Montgomery.
Ce fut là son seul et unique succès... Un peu plus
tard, passant par là, Tammy Wynette inscrivit "No
Charge" (Gratuit) à son répertoire et la chanson
trouva enfin l'interprète qu'elle méritait... A
noter que la version française et l'originale en anglais
font état d'un petit garçon comme auteur de la facture,
alors que c'est une petite fille dans la version de Tammy...
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Inséré le 23 mai 2009 |
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Tammy
Wynette …
Dans
la série des hommages rendus, sur ce site, aux interprètes
les plus sincères de la Country Music, Tammy Wynette tient
une place considérable. Voilà une femme qui a défendu
ce genre musical de toutes ses forces, tout au long de sa (trop
courte) vie, aidée en cela par une présence sur
scène hors du commun et une voix exceptionnelle. Née
le 5 mai 1942, elle perce au milieu des années soixante
et, sur une carrière active de deux bonnes décennies,
ses succès au box office (top dans les Country Charts)
avoisinent la quarantaine. Chiffre plus que respectable si l'on
considère que dans un pays aussi vaste et un style musical
connaissant un si grand succès, elles sont des dizaines
et des dizaines d'artistes à avoir un jour enregistré
un tube... Créatrice (et co-auteur) du standard planétaire
"Stand by your Man", Tammy Wynette avait été
respectueusement "élue" par ses admirateurs "The
First Lady of Country Music". Ni les géantes contemporaines
que furent (et sont encore pour certaines) Dolly Parton, Loretta
Lynn, Emmylou Harris ou Barbara Mandrell, ni personne d'autre
ne lui ont jamais contesté ce titre... Comme ses quatre
collègues citées plus haut, cette femme très
belle et au charme exquis fut élue (en 1998) au "Country
Music Hall of Fame", un honneur pour elle mille fois mérité.
Tammy Wynette, star parmi les plus adulées chez les aficionados
du genre mais d'une santé très fragile, est décédée
le 6 avril 1998, d'une embolie pulmonaire. Elle n'avait pas 56
ans...
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Inséré le 22 mai 2009 |
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| Ha!
ha! ha! ha! ha!...
Si
le ridicule tuait, j'en connais qui seraient foudroyés!
Eurosong 2009. Jadis on appelait ça le Concours Eurovision
de la Chanson. Aujourd'hui, cette machine à fric n'a plus
rien à voir avec l'artisanat des années 50-70…
Ce truc est à l'image de l'Union européenne, sans
âme, mais à la différence près que
ce sont les petits qui mènent le bal… Comme ça
fait plus de trente ans que la grande France n'a plus gagné,
elle qui est pourtant (paraît-il) une référence
dans la bonne chanson, les responsables tricolores du concours
ont eu une idée de génie: engager une star confirmée
pour défendre leurs couleurs. Mieux, comme le concours
a lieu en Russie, se sont-ils dit, on va persuader Patricia Kaas,
adulée chez les popovs, de se lancer dans le schmilblick.
Las, en acceptant de relever ce défi national, la Lorraine,
chaussée de ses gros sabots, prouve si besoin est, qu'elle
n'a pas inventé la poudre qui pète deux fois! Nantie
d'une chanson d'une consternante mièvrerie, le blonde sur
le déclin est prête à rendre à son
pays blessé, un honneur perdu depuis trois décennies.
Résultat: 8ème place! Aux commentaires de FR3, les
deux débiles de service se la jouent offusqués:
les divers jurys nationaux sont des demeurés qui ne comprennent
rien aux qualités françaises du genre. Eux qui avaient
déjà la bouteille de champagne en mains, sont écoeurés.
Les pôôôôvres! La claque qu'ils se sont
prise dans la gueule leur va comme le pif au milieu de la tronche!
Quant à la Kaas, finalement, elle est encore plus à
plaindre qu'autre chose. Car après un tel exploit, elle
est bonne pour la casse!. Dans le monde de l'arrogance, il y a
une justice et elle vient de frapper. Bravo!
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A
Inséré le 21 mai 2009 |
*** |
Danièle
THOMSON |
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Née
le 3 janvier 1942 |
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a repris le flambeau laissé par son papa. Sans doute pas
facile à assumer comme héritage, mais je trouve
qu'elle s'en sort très bien. N'ayant plus rien à
prouver par ses qualités de scénariste, la réalisation
lui a permis de présenter des oeuvres ma foi plus qu'honorables.
Dans la dernière ("Le code a changé"),
elle dépeint un petit monde plein de contradictions et
de doutes, donnant là une preuve de plus que les relations
homme-femme lui tiennent à coeur. Joli petit film, sans
prétention, mais d'un genre de cinéma qui m'enchante
de plus en plus, car dépourvu de cette violence que certains
étalent de façon souvent indécente... |
Inséré
le 17 mai 2009 |
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Joëlle
MOGENSEN |
A |
3
février 1953 - 15 mai 1982 |
 |
A |
affichait
ce sourire qui m'a fait chavirer, peu avant sa disparition, lorsque
j'ai croisé (pour quelques minutes) son chemin. Son apparition
fut celle d'un ange. Toute de blanc vêtue, blonde comme
le blé bien mûr, la démarche légère
et un regard des plus envoûtants. Un instant qu'on voudrait
retenir, pour qu'il dure encore et encore. Il y a vingt-sept ans
aujourd'hui, elle s'en allait en silence sur les illusoires chemins
d'un paradis qu'elle arpente désormais, sans doute plus
belle encore qu'à ses plus beaux jours sur terre... |
Inséré
le 15 mai 2009 |
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Billy
Vaughn et son orchestre…
Au
début des années soixante, parmi tous les disques
que ma grand-mère me laissait écouter lorsque je
lui rendais visite, mis à part Petula Clark et Danyel Gérard,
il y avait aussi les mélodies de Billy Vaughn. A l'époque,
je ne le savais pas encore mais cet excellent saxophoniste, natif
du Kentucky, était une star dans son pays et beaucoup de
ses tubes ont franchi frontières et océan pour venir
se tailler de jolis succès sur le vieux continent. Ainsi,
le saxophone est bien le premier instrument qui m'a fait rêver
et c'est sans doute Billy Vaughn qui a fait naître dans
ma tête l'envie de me mettre à la musique, même
si la concrétisation de cette aspiration se révéla,
chez moi, assez tardivement...
Billy
Vaughn peut se targuer d'avoir été, durant les années
Rock'n Roll, à la tête de l'orchestre de variétés
ayant connu le plus grand succès. Directeur musical du
label "Dot Records", il a été un atout
essentiel dans la carrière de grands artistes des années
50-60, dont le plus fameux fut sans aucun doute Pat Boone. D'autre
part, adaptant pour lui et sa formation beaucoup des grands succès
de ces années-là, il a réussi avec beaucoup
de mérite, car l'époque n'était pas facile
pour ce genre de formation musicale, à créer un
style très personnel. Le "Billy Vaughn Sound"
a enchanté beaucoup de monde jusqu'au début des
années soixante-dix, après quoi il est un peu (beaucoup)
tombé dans l'oubli…
Billy
Vaughn est mort en 1991, à l'âge de septante-deux
ans et trente ans après avoir séduit mon âme
d'enfant. Dans ma discothèque personnelle figurent, bien
évidemment, un 33 tours et un CD de ses plus belles ballades.
Je les conserve précieusement car je n'oublie pas que cet
homme fait partie de ceux qui, lorsque j'étais gosse, ont
ouvert mon esprit à ce qui aujourd'hui, peut-être
plus encore que jamais, m'aide à tenir le coup dans ce
monde de fous: la musique…
A
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A
Inséré le 14 mai 2009 |
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| Formule
1, le bal des pantins…
Il
y a bien longtemps que je n'avais suivi un Grand prix de Formule
1 sur le petit écran. Hier, celui d'Espagne fut d'un ennui,
mais d'un ennui… Comment peut-on encore se passionner pour
une telle parodie de sport automobile. Les pilotes ne sont plus
maîtres de rien. Leur seule initiative consiste à
tourner le volant et freiner correctement. Point, barre! Bardés
d'écouteurs, ils demeurent pendant 90 minutes aux ordres
de leur stand.
-
Accélère!
- Ralentis!
- Ne dépasse plus 14'000 tours, sinon tu vas manquer d'essence…
- Tes pneus se dégradent!
- Arrêt au prochain tour!
- Reste derrière Machin!
- Passe-le!
- Bravo! T'auras un petit su-sucre à l'arrivée…
Ridicule!
Ainsi, en fin de course, Massa perd-il deux places, simplement
parce qu'il doit ralentir sous peine de tomber en panne sèche.
C'est du sport ça? Et ces cons de commentateurs (spécialement
sur TF1) qui s'extasient:
-
Quelle belle course!
- Quel spectacle!
- Quel suspens!
- Quelle belle stratégie dans cette écurie!
Quelle
merde, oui! Ca pourrait prêter à rire si certains
anciens (et grands) coureurs ne se pliaient à ce jeu stupide.
Eux qui ont lutté jadis, avec courage, avec leurs tripes
et leurs couilles! Eux qui se battaient autrefois comme des lions,
en sont réduits aujourd'hui à s'extasier devant
ce bal des pantins, à jouer le jeu de la chaîne de
télé, à respecter la charte des sponsors
publicitaires, à vanter un spectacle ruiné par le
pognon et figurant parmi les plus navrants qui puissent exister.
Beau travail, bel exemple pour tous les jeunes...
Pourtant,
jadis, ce sport me passionnait. Mais c'était au temps où
le pilotage disposait encore du premier rôle. Je me souviens
parfaitement de ce Grand Prix d'Italie 1971. A Monza, cette année-là,
la victoire a été indécise jusqu'à
l'ultime seconde. En lutte pour les lauriers, cinq pilotes: Ronnie
Peterson (March), François Cevert (Tyrell), Peter Gethin
et Howden Ganley (BRM) et Mike Hailwood (Surtees). Pas moins de
huit pilotes se sont succédés en tête de l'épreuve:
Regazzoni, Peterson, Stewart, Cevert, Hailwood, Siffert, Amon
et Gethin. Ce dernier l'emportera finalement avec 1 centième
d'avance sur Ronnie Peterson. Le 5ème (Ganley) finira à
61 centièmes de seconde. Du jamais vu en Grand Prix et
cette arrivée demeure la plus serrée de toute l'histoire
de la Formule 1…
C'était
le bon temps! Certes il y avait déjà des voitures
meilleures que d'autres. Mais chacun se battait à la limite
de ses forces et de ses possibilités. La seule stratégie
du pilote: foncer! Les indications des stands se faisaient par
simple panneau. Les pilotes, les hommes étaient des gladiateurs,
des héros. Leurs salaires étaient mille fois moins
élevés qu'aujourd'hui, pourtant ils avaient mille
fois plus de mérite, couraient cent fois plus de risques.
Les pilotes modernes sont inaccessibles, froids, sans aucun charisme!
Ce sont de simples presse-boutons, des pantins, des marionnettes,
des robots! Un jour viendra où l'on pourra se passer d'eux.
Le jour où le fric, la pub et les sponsors n'auront plus
que leur seule image à porter au panthéon. Aujourd'hui,
c'est encore un pilote et une marque qui gagnent. Bientôt
ce ne seront plus que les "huiles Merdic, les huiles qui
font du fric" qui seront déclarées victorieuses
d'un Grand Prix. Et ce jour-là n'est plus très lointain…
A
l'époque, en bon Suisse, j'étais l'admirateur de
Clay Regazzoni et, surtout, de Jo Siffert. Des hommes qui en avaient!
Aujourd'hui, l'Helvète Buemi, nouveau et prometteur pilote
de Formule 1, a peut-être bien des qualités, mais
il me laisse totalement indifférent! J'ai peut-être
vieilli et j'assume. Car je préfère cela que souscrire
au règne, désormais bien établi, du n'importe
quoi!…
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A
Inséré le 13 mai 2009 |
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Barbara
Fairchild...
Dans
la Country Music américaine, il est deux sortes d'interprètes:
d'une part, celles et ceux qui se servent de ce genre de musique,
immensément populaire, pour percer et, par la suite, verser
dans la variété insipide; d'autre part, celles et
ceux qui, tout au long de leur carrière, restent fidèles
à leurs racines. Dans les premiers, il y eut (parmi les
plus célèbres) Elvis Presley, Dolly Parton, Olivia
Newton-John, etc... Les seconds sont innombrables, ce sont les
plus sincères et c'est bien ceux-là que je préfère.
Parmi ces derniers, Barbara Fairchild ne s'est jamais démentie.
Dotée d'une voix exceptionnelle, son répertoire,
principalement constitué de ballades dans lesquelles l'enfance
tient une grande part, est un modèle du genre. Elle est,
depuis longtemps, l'une de mes Country Singers préférées.
Je l'ai vue sur scène (en 1983 il me semble), lors du traditionnel
Marlboro Country Music Festival de Zürich. Ce festival, qui
se déroulait au Hallenstadion devant 12'000 personnes,
était, dans les années 80, le pèlerinage
musical annuel que je n'aurais manqué pour rien au monde.
C'est ainsi que j'ai pu y applaudir un grand nombre de stars américaines
de la Country. Le clip vidéo ci-dessous est extrait de
la même tournée, laquelle couvrait plusieurs pays
européens, et il a été réalisé
à Wembley (Londres) en 1983.
A |
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A
Inséré le 10 mai 2009 |
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Serge
REGGIANI |
A |
2 mai 1922 - 23 juillet 2004 |
aurait fêté ses 87 ans aujourd'hui... Entre l'acteur
et le chanteur, difficile de faire un choix. Son prodigieux talent
de comédien a trouvé un prolongement presque naturel
vers l'interprète extraordinaire de tant de titres sur
scène. Je l'ai vu quatre ou cinq fois dans un récital
et à chaque occasion il m'a conquis. Dans les grands interprètes
du vingtième siècle, il était l'un des plus
grands, avec PIAF, BREL, MONTAND et BARBARA. Tous, aujourd'hui,
sont morts et la chanson français a bien de la peine à
faire éclater de nouveaux talents. Je dirais même
qu'à l'exception de BENABAR, elle est devenue consternante
de platitude... |
A |
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Inséré
le 2 mai 2009 |
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| Pontiac,
c'est fini!...
La crise est bien réelle. Aux Etats-Unis, avec Chrysler
en dépôt de bilan, General Motors en est une des
premières victimes concrètes et l'une de ses marques
les plus prestigieuses vient d'être condamnée à
mort. Pontiac disparaît... Triste nouvelle pour moi qui,
en 1982, était l'heureux propriétaire d'une Trans
Am. Elle était d'un beau rouge cerise métallisé
(modèle ci-dessous, mais sans l'aigle sur le capot), possédait
un intérieur cuir et un tableau de bord très sportif.
Equipée d'un gros V8 de 6600 cm3 (400 cubic inches), au
bruit si caractéristique et consommant entre 17 et 23 litres
aux 100 kilomètres, ce coupé 2+2 demeure la plus
belle voiture que j'aie jamais possédée.
La
conduite de ce bolide d'à peine 200 chevaux (c'est peu
pour une telle cylindrée) était quelque chose de
phénoménal. Malheureusement la voiture, datant de
1976, prenait l'eau de toutes parts et le remplacement de tous
les joints de caoutchouc (lorsqu'il pleuvait, de l'eau me coulait
sur les pieds) s'avérant quasiment impossible, j'ai dû
m'en séparer après un peu plus d'un an. Quel crève-coeur
ce fut là! Je dois à cette extraordinaire machine
mes plus beaux moments de 37 ans de conduite sur 14 voitures différentes...
Données
techniques:
Coupé sport, 2 places (+2 petites places arrières)
Longueur:
5,00 m
Largeur: 1,85 m
Hauteur: 1,26 m
Poids: ~1'700 kg
Moteur/Boîte/Transmission:
Disposition:
8 cylindres en V
Cylindrée: 400 cu/in (6'600 cm3)
Puissance: 197 cv DIN (145 kW) à 3'500 tr/mn
Couple: ~420 Nm à 2'000 tr/mn
Boîte automatique à 4 rapports
Transmission sur les roues arrières (Excellent pour "allumer"
les pneus au démarrage :-)
Performances:
Vitesse
maxi: 215 km/h
Accélération: 0-100 km/h en 8,5 s.
Consommation: 17 litres aux 100 km sur autoroute, 23 en ville...
Ci-dessous:
la copie presque conforme de ma voiture de l'époque. C'est
également un modèle 1976, magnifiquement restauré
par Jerry Brushaber (© photographique), mais il est équipé
d'un moteur de 7,5 litres...
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Inséré le 1er mai 2009 |
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