| Maladie
de la vache folle, SRAS, grippe aviaire, grippe porcine, what
else?...
La phobie des grandes épidémies continue. Et la
parano reprend de plus belle!. Le principe de précaution
est partout, dans chaque ministère, dans chaque office
de santé, à chaque coin de rue. Faut prévenir,
alerter, informer, foutre la trouille. Comment l'immortalité,
après laquelle court ce monde stupide, pourrait-elle être
atteinte si chaque microbe sortant d'un rognon de boeuf, du bec
d'un canard ou d'une soue mexicaine n'est pas repéré,
cerné, capturé, maîtrisé, analysé,
décortiqué? L'OMS, qui n'a jamais vu venir le sida,
met en garde et prévient que la pandémie nous guette
et risque d'être terrible. Les ministres de la santé,
l'air grave, suivent et répercutent l'info. Tout le monde
à son masque! Hop, et que ça saute! D'un pays qui
n'a jamais produit que du maïs et de la tequila (et Salma
Hayek, quand même!), pourrait bien venir le raz-de-marée
final, le tsunami ultime, le tremblement de terre définitif.
Alors, mes amis, courage! Comme David Vincent, nous savons que
le cauchemar a déjà commencé...
Evolution
de l'affaire…
14 mai 2009. Depuis que, sur recommandation urgente
de l'OMS, tous les porcs du monde sont en cours d'élimination
systématique, les Espagnols, se souvenant d'une grippe
portant leur nom, ressentent comme un malaise...
6 juin 2009. La pandémie de grippe porcine
s'étend à tout le Moyen-Orient. Le monde musulman
est gravement touché et 60% de la population est désormais
porteuse du virus H1N1… Dans une déclaration puisée
dans les fonds vaseux d'une science analytique qui nous surprendra
toujours, son altesse Bene-Detto, seizième du nom, a déclaré
que pour un musulman, être infecté par un virus frappant
d'ordinaire le cochon, représente l'insulte et la honte
suprêmes; et que ce fait est la preuve, irréfutable
et définitive, que la religion islamique est indubitablement
inférieure à la religion catholique…
Ite
missa est…
|
A
Inséré le 30 avril 2009 |
*** |
Nicole
COURCEL |
A |
Née
le 21 octobre 1931 |
 |
A |
a
tourné avec les plus grands (Becker, Carné, Autant-Lara,
Cocteau, Delannoy, Cayatte, etc...) Pourtant c'est dans ses derniers
films qu'elle m'a le plus touché. Avec "L'aventure
c'est l'aventure", elle campait une péripatéticienne
assez convaincante, sauf pour Lino Ventura qui lui donnait la
réplique. Dans "La gifle", avec le même
Lino, elle était bouleversante de vérité
en Madeleine, la compagne discrète du prof de lycée,
constatant, impuissante, la fin de son histoire d'amour. Et qui
s'en va sur la pointe des pieds, très digne, sans faire
de bruit... Cette très belle femme n'a, hélas, plus
tourné pour le cinéma depuis trente ans... |
Inséré
le 29 avril 2009 |
*** |
| Il
y a trente ans…
1979,
c'est le début du second choc pétrolier. C'est l'incident
de la centrale nucléaire de Three Miles Island, aux Etats-Unis,
la catastrophe aérienne de Chicago (271 morts dans un DC-10
d'American Airlines perdant un moteur au décollage). La
Chine et les USA nouent des relations diplomatiques. En France,
le premier McDonald ouvre ses portes, à Strasbourg. En
Suisse, le canton du Jura, mon canton, libéré du
joug bernois, entre en souveraineté…
Le
27 avril de cette année-là, je prends l'avion pour
la première fois de ma vie. En compagnie de quelques collègues
de travail, le Boeing 747 de Swissair m'emmène à
New York. La découverte de cette ville est un choc émotionnel
parmi les plus importants de ma vie. Les chutes du Niagara, la
Floride et Disney World ne sont pas en reste, tout comme mon recueillement,
dans le cimetière Arlington de Washington, sur les sépultures
des deux frères assassinés John et Robert Kennedy…
Il
y a trente ans, mes yeux s'ouvraient sur le monde et je prenais
conscience qu'il y avait autre chose que ma petite Suisse, dans
laquelle je vivais depuis 25 ans. Aujourd'hui, je constate que
ce qui m'a retenu dans ce pays n'est finalement qu'un bien-être
matériel. J'ai souvent voulu le fuir, définitivement,
mais n'y suis point parvenu. Aujourd'hui, pas amer mais toujours
rêveur et avide de découverte, je sais que, sauf
accident, ce pays qui m'a vu naître ne me verra pas disparaître...
|
A
Inséré le 27 avril 2009 |
*** |
| Arthur
Rubinstein et le 3ème mouvement du Concerto No. 2 pour
piano...
Composée
en 1830 par Frédéric Chopin, cette oeuvre, sublimement
interprétée par le plus grand pianiste classique
de tous les temps, me transporte dans des états parfois
proches de la transe. Chair du poulet déplumé, bouche
ouverte et yeux perdant toute notion de cillement, j'écoute
et je vis ça comme la démonstration prodigieuse
et définitive que le cerveau humain (du moins celui du
génie qui a composé ce chef-d'oeuvre et celui aussi
de son interprète) ne peut avoir été conçu
que par Dieu lui-même. Ou alors, hypothèse qu'un
apostat comme moi privilégie volontiers, avons-nous là
la preuve éclatante que le dérèglement soudain
du long processus d'évolution des singes ayant conduit
à la branche humaine (évoqué par Darwin,
je crois), était unique et qu'aucune autre espèce
vivant dans l'univers ne pourra jamais égaler la nôtre
sur ce plan-là...
|
a
Inséré le 26 avril 2009 |
*** |
Diana
SPENCER |
A |
1er
juillet 1961 - 31 août 1997 |
 |
A |
Jeune
Princesse, naïve puis métamorphosée. Jolie
petite chenille, devenue beau papillon multicolore, aux teintes
chaudes auxquelles son rang ne la destinait pas. Renier les Windsor,
vivre sa vie, parler de l'amour de l'autre, pleurer en compagnie
des plus démunis, se dépenser pour les pauvres enfants,
orphelins ou mutilés, faire don de sa personne, faire preuve
de compassion. Des mots, des gestes étrangers à
la cour, là où règne le seul souci de soi.
Princesse d'audace, de détermination, fauchée en
pleine gloire, mais Princesse Glamour, Princesse d'Amour, Princesse
de Coeur, Lady vivante dans nos mémoires, bien au-delà
de nos pleurs... |
Inséré
le 18 avril 2009 |
*** |
| Quel
rapport entre l'épave d'un train et une sœur dominicaine…
Le
27 septembre 1903 aux Etats-Unis, "Old 97", un train
de "Southern Railway" reliant Monroe (Virginie) à
Spencer (Caroline-du-Nord), déraille à Stillhouse
Trestle. Surnommé "Fast Train", le convoi est
fameux car réputé n'être jamais en retard
sur son horaire. Mais, ce jour-là, désirant préserver
cette réputation après pas mal de retard accumulé
le long du trajet, le mécanicien s'engage dans une courbe
à trop grande vitesse et le train déraille, causant
la mort de neuf personnes, dont les trois hommes aux commandes
de la locomotive Baldwin...
Fait
divers tragique. Lequel donna lieu, en 1924 à la création
de l'une des plus célèbres ballades de tout l'histoire
de la Country Music: "The Wreck of the Old 97". Plusieurs
auteurs revendiquant la paternité de la chanson, un procès
dut déterminer qui était réellement à
l'origine de l'œuvre et c'est Charles Noell qui fut déclaré
vainqueur. Immense succès populaire, le titre était
interprété à l'origine par Vernon Dalhart
et il semble que ce fut le premier disque de l'histoire de la
musique américaine à atteindre le million de copies
vendues.
Plus
tard, ce standard sera repris par les plus grands de la Country
Music, dont Roy Acuff, Flatt and Scruggs, Woody Guthrie, Hank
Snow, Boxcar Willie ou encore Johnny Cash. Fin de l'histoire et
précision, en ce qui me concerne, que cette ballade rythmée
fait partie de mes morceaux Country préférés,
et ceci depuis fort longtemps (j'en possède trois ou quatre
versions différentes). Fin de l'histoire? Non! Car en 1963,
une religieuse belge nommée Jeanine Deckers, pseudo-chanteuse
plus connue sous le nom de "Sœur Sourire", sort
de la manche de sa robe de bure, un succès planétaire
intitulé "Dominique"…
Quel
rapport, me direz vous? Eh bien, si les paroles semblent bien
être de la bonne soeur, la musique (principalement le refrain)
est un plagiat à peine déguisé de "The
Wreck of the Old 97". Mais il semble que peu de personnes,
connaissant les deux titres, s'en soient vraiment rendu compte.
Le fait qu'elle se soit approprié l'air laisse songeur
quant à ses qualités de femme d'Eglise et de charité...
"Dominique
-nique -nique s'en allait sur les chemins"… De fer,
les chemins?...
Alors,
pour se faire une idée, il suffit d'écouter cette
version de la chanson originale, interprétée par
Johnny Cash…
A
|
Puisque
je parle charité chrétienne, je profite de cette
occasion et de ce 16 avril pour souhaiter à Son Altesse
Benedetto Sedici, un heureux 82ème anniversaire et une
bonne et encore longue route (pavée des meilleures intentions,
évidemment) à creuser la tombe de sa propre religion... |
Inséré
le 16 avril 2009 |
*** |
| Woody
Guthrie et les "déportés" de Los Gatos…
Né
le 14 juillet 1912, Woody Guthrie grandit en Oklahoma, parmi ses
quatre frères et sœurs. Enfance et adolescence parsemées
de tragédies (plusieurs incendies de mines de charbon dans
lesquels il perd sa sœur, sa maison, et presque son père,
grièvement brûlé), sa mère décède
de la chorée de Huntington alors qu'il n'a que dix-huit
ans. A la fin des années trente, il laisse femme et enfants
en Oklahoma et part vers le mirage de la Californie, comme des
centaines de milliers d'autres migrants affamés. Bon musicien
(il joue de l'harmonica et de la guitare) il fait la connaissance
et se lie d'amitié avec Maxine "Lefty Lou" Crissman,
vedette locale de la Folk Music. Avec lui, il est engagé
dans une radio locale de Los Angeles, KFVD. Woody fait ses gammes.
Très doué pour l'écriture, il compose ses
premières chansons. Les shows radiodiffusés lui
rapportent de l'argent qui, pour la plus grande partie, est envoyé
à sa petite famille vivant toujours en Oklahoma.
Mais
ce que préfère Woody, c'est aller chanter dans les
champs. Pour les travailleurs, honteusement exploités par
les riches propriétaires. Pour les ramasseurs de coton
ou les cueilleurs d'oranges se tuant au labeur pour un salaire
de misère. Très vite, il se sent une vocation à
défendre les plus démunis. Mais ses chansons protestataires
et revendicatrices ne plaisent pas à tout le monde. Chaque
propriétaire terrien possède sa brigade privée.
Avec la bienveillance d'une police corrompue, la milice fait régner
l'ordre comme bon lui semble. Ainsi Woody et Maxine tomberont
plusieurs fois sous les coups de barres de fer ou de battes de
baseball maniées sans ménagement par les brutes
qui la compose. Au studio KFVD, là aussi les choses se
compliquent. Les chansons interprétées par les deux
compères sont de plus en plus sujettes à caution.
Finalement, le directeur de la station exige que les textes de
tout ce qui sera interprété sur ses ondes lui soit
systématiquement soumis avant l'émission. C'en est
trop pour Woody. Il quitte son job, Los Angeles et la Californie
et part vers de nouvelles causes à défendre. Menant
une vie de hobo, sautant de train en train et passant par le Texas,
il arrive finalement à New York où il commence à
enregistrer ses premières chansons...
Considéré
par certains comme un communiste, par d'autre comme un syndicaliste
très actif, Woody Guthrie fera l'unanimité chez
ceux qui ne voyaient en lui qu'un rebelle, un humaniste aux qualités
de coeur exceptionnelles, ardent défenseur des droits humains.
A ce titre, dans la chanson traditionnelle américaine,
dans le Folk, voire la Country, il demeure le plus grand, le plus
célèbre mais, surtout, le plus sincère de
tous. Certaines de ses créations ont été
reprises par bien des stars de la chanson américaines (Bob
Dylan, Pete Seeger, Bruce Springsteen, Dolly Parton, Joan Baez
etc…) en 1952, Woody Guthrie apprend que, comme sa maman,
il est atteint de la chorée de Huntington. Maladie héréditaire,
dégénérescente et incurable, il se sait déjà
condamné, même si la maladie mettra quinze ans avant
de l'emporter, le 3 octobre 1967, à l'âge de 55 ans…
De
lui, restent l'histoire de sa vie (très connue aux Etas-Unis)
et ses innombrables succès. Pour moi, parmi ces derniers,
surtout les trois titres suivants:
- "This
Land is your Land", lequel porte un titre suffisamment
évocateur...
- "Roll
on Columbia Roll on", narrant la construction
des onze barrages sur la rivière Columbia (Canada/Etats-Unis),
dont le "Grand Coulee Dam", le plus grand barrage et
la plus gigantesque constuction humaine d'Amérique du nord.
- "Deportee", le plus beau et le plus émouvant
de tous. Il conte le crash d'un avion américain, le 29
janvier 1948, près de "Los Gatos Canyon" (Californie),
dans lequel vingt-huit fermiers migrants mexicains (vingt-sept
hommes et une femme) perdirent la vie sans que la presse ne s'en
émeuve le moins du monde, car tous faisaient partie d'un
voyage expulsif de la Californie vers le Mexique. Pire, les seuls
noms de victimes publiés furent ceux de l'équipage
de l'avion et des agents de sécurité escortant les
"déportés". Encore pire, les malheureux
Mexicains furent ensevelis dans une fosse commune, dans le cimetière
de Fresno… "Deportee" représente pour moi
l'une des plus belles chansons du monde et deux interprètes
majeures l'ont inscrite à leur répertoire, chacune
dans une version plutôt convaincante: Dolly
Parton d'une part et Nana Mouskouri, dont la version française
s'intitule "Adieu mes amis"…
The
crops are all in and the peaches are rotten.
The oranges are packed in the creoste dumps.
They're flyin' them back to the Mexican border,
To save all their money then wade back again.
My father's own father he waded that river.
Others before him have done just the same.
They died in the hills and they died in the valleys.
Some went to heaven without any names.
Goodbye to my Juan, goodbye Rosalita.
Adios mi amigo, Jesus y Maria.
You won't have a name when you ride the big airplane,
All they will call you will be "Deportee."
Some of us are illegal and others not wanted.
Our work contracts out and we have to move on.
Six hundred miles to the Mexican border,
They chase us like rustlers, like outlaws, like thieves.
Goodbye to my Juan, goodbye Rosalita.
Adios mi amigo, Jesus y Maria.
You won't have a name when you ride the big airplane,
All they will call you will be "Deportee."
The sky plane caught fire over Los Gatos canyon.
A fireball of thunder, it shook all the hills.
Who are all of these dear friends scattered like dry leaves?
The radio said they were just "Deportees."
Adios mi Juan, adios Rosalita.
Adios mi amigo, Jesus y Maria.
No tendras ningun nombre en aquel aeroplano,
Solo te van a poner, "Deportee."
Goodbye to my Juan, goodbye Rosalita.
Adios mi amigo, Jesus y Maria.
You won't have a name when you ride the big airplane,
All they will call you will be "Deportee."
Paroles:
Woody Guthrie
Musique: Pete Seeger
|
En
1976,
Hal Ashby adapte au cinéma l'autobiographie de Woody Guthrie
intitulée "Bound for Glory". Récompensé
par deux Oscar, meilleure musique et meilleur opérateur
(cadreur), le film raconte les années de la vie du grand
homme en Oklahoma, dans les tempêtes de sable et lorsque
il gagnait péniblement sa croûte en peignant des
enseignes commerciales, jusqu'à sa fuite de la Californie,
mentionnée plus haut. Dans le rôle principal de ce
très beau film (qui existe en DVD) David Carradine effectuait
là, sans doute, sa plus belle performance d'acteur de long
métrage…
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Inséré
le 13 avril 2009 |
*** |
|
Mes rêves...
Il m'arrive parfois de rêver que je rêve
encore...
Rêves réalisés:
- Avoir eu deux enfants.
- Avoir eu une licence de pilote privé.
- Avoir vu Tahiti et les Iles-sous-le-Vent.
- Avoir serré la main de Romy Schneider et de Serge Reggiani.
- Avoir possédé une Pontiac Transam.
Rêves
échoués:
- Ne jamais avoir vu Jacques Brel sur scène.
- Avoir totalement raté ma vie familiale.
- Etre né 20 ans plus tôt.
Rêves
non (encore) aboutis:
- Parler l'espagnol.
- Apprendre à jouer de la guitare.
- Voler en Spitfire.
- Visiter l'Amérique des Incas.
- Elever des chèvres et produire mon fromage.
Rêves
débiles:
- Connaître la recette du bonheur.
- Déguster un Château Latour 1961.
- Avoir un âne.
- Rouler (une fois) en Aston Martin DB 9.
- Posséder une Duesenberg SJ Mormon Meteor Speedster 1935
(photos)


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Inséré
le 9 avril 2009 |
*** |
|
Je me fous de l'avenir...
Beaucoup
d'hommages à des personnes disparues, sur ce site. Je sais!
Son titre, à ce sujet, est évocateur. Je ne suis
pas (plus) ici pour parler d'avenir. L'avenir, mon avenir, il
est dans les moments, toujours intenses, par lesquels je vivrai
à me remémorer le passé, au travers de celles
et ceux qui en ont été les grands acteurs. Si j'étais
croyant, je me réjouirais de partir demain, dans six mois
ou dans vingt ans pour les rejoindre tous dans l'au-delà.
Tous mes héros sont morts! Et je ne vois de bien dans cette
époque-ci, débile à tant d'égards,
que les moyens qui me permettent, par le web et les outils audio-visuels
modernes, de les retrouver l'espace d'un instant...
En
1962, Marilyn s'en allait sans bruit, Kennedy décidait
d'envoyer des hommes sur la Lune, Bourvil tournait "La cuisine
au beurre" et Reggiani "Le Doulos", Joseph Siffert
disputait son premier Grand Prix de Formule 1 et Jacques Brel
écrivait sa plus belle chanson. Il avait 33 ans et il en
aurait 80 aujourd'hui même. Heureusement, il n'est plus
là pour voir ce monde de fous qui s'agite dans tous les
sens en se prenant au sérieux...
|
Inséré
le 8 avril 2009 |
*** |
| The
"Singing Hobo"...
Le
tube (que j'aime bien) courant actuellement sur toutes les bandes
FM, s'appelle "Like a Hobo", et il est signé
Charlie Winston. "Hobo" est un terme purement américain
qui désigne un vagabond. Mais pas n'importe lequel... Dans
les années de la grande dépression, aux Etats-Unis,
un nombre incalculable d'hommes parcourait le pays, à la
recherche d'un emploi. Le chômage étant excessivement
élevé, le "hobo" ne trouvait généralement
une occupation rémunérée que pour quelques
jours. Ainsi, après avoir rempli sa mission et encaissé
son maigre salaire, repartait-il à la recherche d'un autre
travail. Et les déplacements s'effectuaient le plus souvent
par voie ferroviaire. Mais le "hobo", pauvre par définition,
n'avait pas assez d'argent pour payer ses voyages. Et c'est en
sautant sur un train de marchandises en marche qu'il se déplaçait
de ville en ville ou d'état à état. Mais
cette façon peu orthodoxe de procéder n'était
pas sans danger car le surveillant était souvent sans pitié,
jetant l'intrus sans ménagement hors de "son"
train lorsqu'il en trouvait un. "Emperor of the North Pole"
(l'Empereur du nord), un film réalisé par Robert
Aldrich en 1973, avec Ernest Borgnine dans le rôle titre,
en est un exemple assez révélateur...
Dans
la Country Music, l'histoire du "hobo" est un thème
incontournable. Du moins à ses débuts et durant
plus de 50 ans. A la fin des années vingt, Jimmie Rodgers,
pionnier du genre, fut le premier "Singing Hobo" et,
au début de sa carrière, il se déplaçait
presque uniquement de cette façon. Dans les années
80, un ancien pilote et ingénieur de vol de l'US Air Force,
nommé Lecil Travis Martin, se fait un nom et une solide
réputation de "Singing Hobo" sous le pseudonyme
de "Boxcar Willie" (Boxcar pour wagon de marchandises,
aux Etats-Unis). Cet extraordinaire showman, je l'ai vu deux ou
trois fois sur scène à Zürich, dans les années
83-85. Toujours vêtu d'une salopette et d'un veston usé
(d'une poche de laquelle dépassait un foulard rouge) et
coiffé d'un vieux chapeau, il représentait le "hobo"
dans toute sa splendeur. Bon musicien et doté d'un talent
unique pour entraîner le public, entièrement acquis
à sa cause, dans ses chansons de trains, il imitait à
la perfection le sifflement de la locomotive à vapeur.
Jamais vedette dans son pays, même s'il était membre
très apprécié du Grand Ole Opry, il était
d'une popularité exceptionnelle en Europe (spécialement
en Angleterre, Allemagne et Suisse), bien entendu auprès
des aficionados du genre. Il y a dix ans, presque jour pour jour,
Boxcar Willie s'éteignait sans bruit, après trois
ans d'une lutte sans succès contre la leucémie.
Il n'avait que 67 ans...
(Je
dédie ce post à Alix, fan de Charlie Winston ;-)
|
Inséré
le 7 avril 2009 |
*** |
Jo
Siffert et sa fille Véronique, née en juillet 1969.
C'était durant l'été 1971, quelques semaines
avant la disparition du pilote suisse, héros de tout un
peuple...
Inséré
le 6 avril 2009 |
| Hanna
et Michael...
1958,
en Allemagne... Une passion voit le jour dans le recoin sombre
d'une ruelle. Il pleut à verse, le jeune garçon
est malade et la femme prend soin de lui. Il a quinze ans, elle
trente-six. La passion va durer tout l'été. Puis
la femme disparaît... Lui regrette ces longues périodes,
au creux du lit, ces heures trop courtes où, entre deux
moments de tendresse, il lui faisait la lecture des grands classiques
de la littérature. Le temps passe… Devenu étudiant
en droit, au cours d'un procès auquel il assiste, il la
retrouve sur le banc des accusées. L'Allemagne, vingt après
la fin de la guerre et ses atrocités, juge encore certain(e)s
de ceux qui lui feront honte à tout jamais. Hanna en fait
partie. Michael est horrifié et commence à comprendre
certaines choses… Le
procès est dur, les juges sont impitoyables. En s'accusant
faussement, Hanna se punit elle-même de ce à quoi
elle a participé. Michael, qui pourrait lui venir en aide,
gamberge mais demeure immobile et silencieux. Plus tard, son amour
de jeunesse ayant purgé sa peine, il tente de renouer le
dialogue. En vain. De cette femme, ce qui passe à ses yeux
comme une inacceptable dureté le fait renoncer. Alors,
Hanna se punit encore, et de façon définitive…
Au
cours de l'étude du procès par la classe de Michael
et son professeur de droit, un des étudiants pose une question
centrale: est-il normal que l'on juge et condamne cinq femmes
à la suite d'accusations parues dans un livre, alors que
des centaines d'autres, ayant le même passé mais
la "chance" que leur histoire n'aie pas été
rapportée, s'en tirent sans autre forme de procès?
En d'autres termes, la frontière entre le bien et le mal,
entre ce qui est juste et ne l'est pas, est-elle aussi claire
qu'il y paraît? Hanna, avec ce handicap qu'elle n'ose avouer
et qui lui fait honte, elle jadis si douce mais parfois très
dure aussi, est-elle le monstre qu'on nous dépeint? Si
oui, comment Michael a-t-il pu s'éprendre d'elle? Graves
questions. Le jeune homme est incapable d'y répondre (et
qu'en est-il du spectateur, en fait?)…
Six
ans après "The Hours", Stephen Daldry prouve
qu'il est passé maître dans l'art de nous raconter
des histoires de femmes. Magnifique scénario adapté
et très belle réalisation, des plus classiques.
David Kross et Ralph Fiennes (Michael jeune, puis adulte) sont
très à leur affaire, Bruno Ganz (le prof de droit)
est comme toujours excellent. Kate Winslet (Hanna) démontre
que l'Oscar qu'elle a remporté grâce à ce
rôle est sans doute mérité. Mais ce dernier
devant être, à l'origine, interprété
par Nicole Kidman (désistée pour raison de grossesse),
la performance de l'actrice britannique me laissera toujours l'interrogation
de ce que la comédienne australienne aurait pu en faire…
Le
film s'appelle "The Reader" (Le Liseur) et c'est, sans
surprise pour l'instant (et pour moi), le plus beau film de l'année…
Inséré
le 4 avril 2009 |
| G20,
avec un G comme Guignol…
Le
cirque des 20 pays les plus riches du monde entre en représentation
dès demain 2 avril 2009. Son but avoué: trouver
des solutions pour résorber au plus vite la crise. Bande
d'abrutis. Prétentieux et imbéciles! Les voilà
qui se bombardent sauveurs de la planète, alors que le
marasme qui nous guette leur est entièrement dû.
Pays capitalistes dans lesquels les cons de riches ne pensent
qu'à devenir plus riches, la classe moyenne aisée,
aspirant à péter plus haut que son cul, ne parle
qu'investissement et rendement, et les pauvres qui n'auront bientôt
plus rien et qui, patients non sans limites, vont bien finir par
se révolter un jour... On en est là. A l'heure où
ce clan hégémonique, n'ayant pour rêve que
la soif de l'or, veut nous faire croire que l'avenir de la planète
est entre ses mains. La crise les a fait réfléchir,
proclament-ils tous d'une seule voix. Ils vont trouver des solutions.
Ils n'ont pas le choix…
Ainsi
Sarkozy va lâcher sa 604 pullman et rouler en Smart; sa
meuf va revendre ses terres et ses bijoux et en offrir le fruit
à la Croix-Rouge. Obama va mettre ses deux 747 à
la ferraille et sillonner le pays, coiffé d'un serre-tête
et chaussé de lunettes de vol, à bord de son ULM
duquel il lâchera ses millions de dollars au-dessus des
banlieues pauvres des grandes villes. Quant à Brown, il
va prendre son courage à deux mains et balancer un coup
de pied au cul magistral à toute cette monarchie ridicule
(monarchie ridicule, c'est un pléonasme ça, non?)
gangrenant la république britannique. Et chaque pays du
G20 s'engagera dans une démarche similaire, si bien que
les pauvres, ainsi réconfortés, mettront un terme
(provisoire) à leur rancœur envers cet Occident décadent
qui les étouffe…
Ca,
c'est le rêve. La réalité, c'est autre chose.
Car cette bande de petits guignols, contrairement au théâtre
du même nom, ne faire plus rire personne. Que peut-on réellement
attendre des dirigeants des vingt nations les plus riches du monde?
Rien! Ils ne feront rien de tout cela. Ils penseront d'abord à
consolider leur propre économie, à protéger
leur sale fortune et à ne pas perdre trop de leur pouvoir
d'achat. Le fossé entre eux et les pauvres ne fera que
s'élargir. Et je souhaite sincèrement vivre assez
longtemps pour assister à la révolte des non-alignés!
Dussé-je y perdre la vie en combattant, à leurs
côtés, les banquiers véreux et les bourges
répugnants qui ont fait leur fortune dans mon propre pays.
Petit pays insignifiant qui s'offusque de n'avoir pas été
convié à ce ramdam idiot (la Suisse n'est "que"
la 21ème nation la plus riche du monde) et qui, aujourd'hui,
ne parle plus que de cette prochaine "chute de son secret
bancaire"…
Inséré
le 1er avril 2009
|
A
A
A
|