Maladie de la vache folle, SRAS, grippe aviaire, grippe porcine, what else?...

La phobie des grandes épidémies continue. Et la parano reprend de plus belle!. Le principe de précaution est partout, dans chaque ministère, dans chaque office de santé, à chaque coin de rue. Faut prévenir, alerter, informer, foutre la trouille. Comment l'immortalité, après laquelle court ce monde stupide, pourrait-elle être atteinte si chaque microbe sortant d'un rognon de boeuf, du bec d'un canard ou d'une soue mexicaine n'est pas repéré, cerné, capturé, maîtrisé, analysé, décortiqué? L'OMS, qui n'a jamais vu venir le sida, met en garde et prévient que la pandémie nous guette et risque d'être terrible. Les ministres de la santé, l'air grave, suivent et répercutent l'info. Tout le monde à son masque! Hop, et que ça saute! D'un pays qui n'a jamais produit que du maïs et de la tequila (et Salma Hayek, quand même!), pourrait bien venir le raz-de-marée final, le tsunami ultime, le tremblement de terre définitif. Alors, mes amis, courage! Comme David Vincent, nous savons que le cauchemar a déjà commencé...

Evolution de l'affaire…

14 mai 2009. Depuis que, sur recommandation urgente de l'OMS, tous les porcs du monde sont en cours d'élimination systématique, les Espagnols, se souvenant d'une grippe portant leur nom, ressentent comme un malaise...


6 juin 2009. La pandémie de grippe porcine s'étend à tout le Moyen-Orient. Le monde musulman est gravement touché et 60% de la population est désormais porteuse du virus H1N1… Dans une déclaration puisée dans les fonds vaseux d'une science analytique qui nous surprendra toujours, son altesse Bene-Detto, seizième du nom, a déclaré que pour un musulman, être infecté par un virus frappant d'ordinaire le cochon, représente l'insulte et la honte suprêmes; et que ce fait est la preuve, irréfutable et définitive, que la religion islamique est indubitablement inférieure à la religion catholique…


Ite missa est…

A
Inséré le 30 avril 2009
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Nicole COURCEL
A
Née le 21 octobre 1931
A
a tourné avec les plus grands (Becker, Carné, Autant-Lara, Cocteau, Delannoy, Cayatte, etc...) Pourtant c'est dans ses derniers films qu'elle m'a le plus touché. Avec "L'aventure c'est l'aventure", elle campait une péripatéticienne assez convaincante, sauf pour Lino Ventura qui lui donnait la réplique. Dans "La gifle", avec le même Lino, elle était bouleversante de vérité en Madeleine, la compagne discrète du prof de lycée, constatant, impuissante, la fin de son histoire d'amour. Et qui s'en va sur la pointe des pieds, très digne, sans faire de bruit... Cette très belle femme n'a, hélas, plus tourné pour le cinéma depuis trente ans...
Inséré le 29 avril 2009
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Il y a trente ans…

1979, c'est le début du second choc pétrolier. C'est l'incident de la centrale nucléaire de Three Miles Island, aux Etats-Unis, la catastrophe aérienne de Chicago (271 morts dans un DC-10 d'American Airlines perdant un moteur au décollage). La Chine et les USA nouent des relations diplomatiques. En France, le premier McDonald ouvre ses portes, à Strasbourg. En Suisse, le canton du Jura, mon canton, libéré du joug bernois, entre en souveraineté…

Le 27 avril de cette année-là, je prends l'avion pour la première fois de ma vie. En compagnie de quelques collègues de travail, le Boeing 747 de Swissair m'emmène à New York. La découverte de cette ville est un choc émotionnel parmi les plus importants de ma vie. Les chutes du Niagara, la Floride et Disney World ne sont pas en reste, tout comme mon recueillement, dans le cimetière Arlington de Washington, sur les sépultures des deux frères assassinés John et Robert Kennedy…

Il y a trente ans, mes yeux s'ouvraient sur le monde et je prenais conscience qu'il y avait autre chose que ma petite Suisse, dans laquelle je vivais depuis 25 ans. Aujourd'hui, je constate que ce qui m'a retenu dans ce pays n'est finalement qu'un bien-être matériel. J'ai souvent voulu le fuir, définitivement, mais n'y suis point parvenu. Aujourd'hui, pas amer mais toujours rêveur et avide de découverte, je sais que, sauf accident, ce pays qui m'a vu naître ne me verra pas disparaître...

A
Inséré le 27 avril 2009
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Arthur Rubinstein et le 3ème mouvement du Concerto No. 2 pour piano...

Composée en 1830 par Frédéric Chopin, cette oeuvre, sublimement interprétée par le plus grand pianiste classique de tous les temps, me transporte dans des états parfois proches de la transe. Chair du poulet déplumé, bouche ouverte et yeux perdant toute notion de cillement, j'écoute et je vis ça comme la démonstration prodigieuse et définitive que le cerveau humain (du moins celui du génie qui a composé ce chef-d'oeuvre et celui aussi de son interprète) ne peut avoir été conçu que par Dieu lui-même. Ou alors, hypothèse qu'un apostat comme moi privilégie volontiers, avons-nous là la preuve éclatante que le dérèglement soudain du long processus d'évolution des singes ayant conduit à la branche humaine (évoqué par Darwin, je crois), était unique et qu'aucune autre espèce vivant dans l'univers ne pourra jamais égaler la nôtre sur ce plan-là...


a
Inséré le 26 avril 2009
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Diana SPENCER
A
1er juillet 1961 - 31 août 1997
A
Jeune Princesse, naïve puis métamorphosée. Jolie petite chenille, devenue beau papillon multicolore, aux teintes chaudes auxquelles son rang ne la destinait pas. Renier les Windsor, vivre sa vie, parler de l'amour de l'autre, pleurer en compagnie des plus démunis, se dépenser pour les pauvres enfants, orphelins ou mutilés, faire don de sa personne, faire preuve de compassion. Des mots, des gestes étrangers à la cour, là où règne le seul souci de soi. Princesse d'audace, de détermination, fauchée en pleine gloire, mais Princesse Glamour, Princesse d'Amour, Princesse de Coeur, Lady vivante dans nos mémoires, bien au-delà de nos pleurs...
Inséré le 18 avril 2009
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Quel rapport entre l'épave d'un train et une sœur dominicaine…

Le 27 septembre 1903 aux Etats-Unis, "Old 97", un train de "Southern Railway" reliant Monroe (Virginie) à Spencer (Caroline-du-Nord), déraille à Stillhouse Trestle. Surnommé "Fast Train", le convoi est fameux car réputé n'être jamais en retard sur son horaire. Mais, ce jour-là, désirant préserver cette réputation après pas mal de retard accumulé le long du trajet, le mécanicien s'engage dans une courbe à trop grande vitesse et le train déraille, causant la mort de neuf personnes, dont les trois hommes aux commandes de la locomotive Baldwin...

Fait divers tragique. Lequel donna lieu, en 1924 à la création de l'une des plus célèbres ballades de tout l'histoire de la Country Music: "The Wreck of the Old 97". Plusieurs auteurs revendiquant la paternité de la chanson, un procès dut déterminer qui était réellement à l'origine de l'œuvre et c'est Charles Noell qui fut déclaré vainqueur. Immense succès populaire, le titre était interprété à l'origine par Vernon Dalhart et il semble que ce fut le premier disque de l'histoire de la musique américaine à atteindre le million de copies vendues.

Plus tard, ce standard sera repris par les plus grands de la Country Music, dont Roy Acuff, Flatt and Scruggs, Woody Guthrie, Hank Snow, Boxcar Willie ou encore Johnny Cash. Fin de l'histoire et précision, en ce qui me concerne, que cette ballade rythmée fait partie de mes morceaux Country préférés, et ceci depuis fort longtemps (j'en possède trois ou quatre versions différentes). Fin de l'histoire? Non! Car en 1963, une religieuse belge nommée Jeanine Deckers, pseudo-chanteuse plus connue sous le nom de "Sœur Sourire", sort de la manche de sa robe de bure, un succès planétaire intitulé "Dominique"…

Quel rapport, me direz vous? Eh bien, si les paroles semblent bien être de la bonne soeur, la musique (principalement le refrain) est un plagiat à peine déguisé de "The Wreck of the Old 97". Mais il semble que peu de personnes, connaissant les deux titres, s'en soient vraiment rendu compte. Le fait qu'elle se soit approprié l'air laisse songeur quant à ses qualités de femme d'Eglise et de charité...

"Dominique -nique -nique s'en allait sur les chemins"… De fer, les chemins?...

Alors, pour se faire une idée, il suffit d'écouter cette version de la chanson originale, interprétée par Johnny Cash…
A


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Puisque je parle charité chrétienne, je profite de cette occasion et de ce 16 avril pour souhaiter à Son Altesse Benedetto Sedici, un heureux 82ème anniversaire et une bonne et encore longue route (pavée des meilleures intentions, évidemment) à creuser la tombe de sa propre religion...

Inséré le 16 avril 2009
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Woody Guthrie et les "déportés" de Los Gatos…

Né le 14 juillet 1912, Woody Guthrie grandit en Oklahoma, parmi ses quatre frères et sœurs. Enfance et adolescence parsemées de tragédies (plusieurs incendies de mines de charbon dans lesquels il perd sa sœur, sa maison, et presque son père, grièvement brûlé), sa mère décède de la chorée de Huntington alors qu'il n'a que dix-huit ans. A la fin des années trente, il laisse femme et enfants en Oklahoma et part vers le mirage de la Californie, comme des centaines de milliers d'autres migrants affamés. Bon musicien (il joue de l'harmonica et de la guitare) il fait la connaissance et se lie d'amitié avec Maxine "Lefty Lou" Crissman, vedette locale de la Folk Music. Avec lui, il est engagé dans une radio locale de Los Angeles, KFVD. Woody fait ses gammes. Très doué pour l'écriture, il compose ses premières chansons. Les shows radiodiffusés lui rapportent de l'argent qui, pour la plus grande partie, est envoyé à sa petite famille vivant toujours en Oklahoma.

Mais ce que préfère Woody, c'est aller chanter dans les champs. Pour les travailleurs, honteusement exploités par les riches propriétaires. Pour les ramasseurs de coton ou les cueilleurs d'oranges se tuant au labeur pour un salaire de misère. Très vite, il se sent une vocation à défendre les plus démunis. Mais ses chansons protestataires et revendicatrices ne plaisent pas à tout le monde. Chaque propriétaire terrien possède sa brigade privée. Avec la bienveillance d'une police corrompue, la milice fait régner l'ordre comme bon lui semble. Ainsi Woody et Maxine tomberont plusieurs fois sous les coups de barres de fer ou de battes de baseball maniées sans ménagement par les brutes qui la compose. Au studio KFVD, là aussi les choses se compliquent. Les chansons interprétées par les deux compères sont de plus en plus sujettes à caution. Finalement, le directeur de la station exige que les textes de tout ce qui sera interprété sur ses ondes lui soit systématiquement soumis avant l'émission. C'en est trop pour Woody. Il quitte son job, Los Angeles et la Californie et part vers de nouvelles causes à défendre. Menant une vie de hobo, sautant de train en train et passant par le Texas, il arrive finalement à New York où il commence à enregistrer ses premières chansons...

Considéré par certains comme un communiste, par d'autre comme un syndicaliste très actif, Woody Guthrie fera l'unanimité chez ceux qui ne voyaient en lui qu'un rebelle, un humaniste aux qualités de coeur exceptionnelles, ardent défenseur des droits humains. A ce titre, dans la chanson traditionnelle américaine, dans le Folk, voire la Country, il demeure le plus grand, le plus célèbre mais, surtout, le plus sincère de tous. Certaines de ses créations ont été reprises par bien des stars de la chanson américaines (Bob Dylan, Pete Seeger, Bruce Springsteen, Dolly Parton, Joan Baez etc…) en 1952, Woody Guthrie apprend que, comme sa maman, il est atteint de la chorée de Huntington. Maladie héréditaire, dégénérescente et incurable, il se sait déjà condamné, même si la maladie mettra quinze ans avant de l'emporter, le 3 octobre 1967, à l'âge de 55 ans…

De lui, restent l'histoire de sa vie (très connue aux Etas-Unis) et ses innombrables succès. Pour moi, parmi ces derniers, surtout les trois titres suivants:

- "This Land is your Land", lequel porte un titre suffisamment évocateur...

- "Roll on Columbia Roll on", narrant la construction des onze barrages sur la rivière Columbia (Canada/Etats-Unis), dont le "Grand Coulee Dam", le plus grand barrage et la plus gigantesque constuction humaine d'Amérique du nord.

- "Deportee"
, le plus beau et le plus émouvant de tous. Il conte le crash d'un avion américain, le 29 janvier 1948, près de "Los Gatos Canyon" (Californie), dans lequel vingt-huit fermiers migrants mexicains (vingt-sept hommes et une femme) perdirent la vie sans que la presse ne s'en émeuve le moins du monde, car tous faisaient partie d'un voyage expulsif de la Californie vers le Mexique. Pire, les seuls noms de victimes publiés furent ceux de l'équipage de l'avion et des agents de sécurité escortant les "déportés". Encore pire, les malheureux Mexicains furent ensevelis dans une fosse commune, dans le cimetière de Fresno… "Deportee" représente pour moi l'une des plus belles chansons du monde et deux interprètes majeures l'ont inscrite à leur répertoire, chacune dans une version plutôt convaincante: Dolly Parton d'une part et Nana Mouskouri, dont la version française s'intitule "Adieu mes amis"

The crops are all in and the peaches are rotten.
The oranges are packed in the creoste dumps.
They're flyin' them back to the Mexican border,
To save all their money then wade back again.

My father's own father he waded that river.
Others before him have done just the same.
They died in the hills and they died in the valleys.
Some went to heaven without any names.

Goodbye to my Juan, goodbye Rosalita.
Adios mi amigo, Jesus y Maria.
You won't have a name when you ride the big airplane,
All they will call you will be "Deportee."

Some of us are illegal and others not wanted.
Our work contracts out and we have to move on.
Six hundred miles to the Mexican border,
They chase us like rustlers, like outlaws, like thieves.

Goodbye to my Juan, goodbye Rosalita.
Adios mi amigo, Jesus y Maria.
You won't have a name when you ride the big airplane,
All they will call you will be "Deportee."

The sky plane caught fire over Los Gatos canyon.
A fireball of thunder, it shook all the hills.
Who are all of these dear friends scattered like dry leaves?
The radio said they were just "Deportees."

Adios mi Juan, adios Rosalita.
Adios mi amigo, Jesus y Maria.
No tendras ningun nombre en aquel aeroplano,
Solo te van a poner, "Deportee."

Goodbye to my Juan, goodbye Rosalita.
Adios mi amigo, Jesus y Maria.
You won't have a name when you ride the big airplane,
All they will call you will be "Deportee."

Paroles: Woody Guthrie
Musique: Pete Seeger


En 1976, Hal Ashby adapte au cinéma l'autobiographie de Woody Guthrie intitulée "Bound for Glory". Récompensé par deux Oscar, meilleure musique et meilleur opérateur (cadreur), le film raconte les années de la vie du grand homme en Oklahoma, dans les tempêtes de sable et lorsque il gagnait péniblement sa croûte en peignant des enseignes commerciales, jusqu'à sa fuite de la Californie, mentionnée plus haut. Dans le rôle principal de ce très beau film (qui existe en DVD) David Carradine effectuait là, sans doute, sa plus belle performance d'acteur de long métrage…

Inséré le 13 avril 2009
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Mes rêves...

Il m'arrive parfois de rêver que je rêve encore...

   Rêves réalisés:
- Avoir eu deux enfants.
- Avoir eu une licence de pilote privé.
- Avoir vu Tahiti et les Iles-sous-le-Vent.
- Avoir serré la main de Romy Schneider et de Serge Reggiani.
- Avoir possédé une Pontiac Transam.

   Rêves échoués:
- Ne jamais avoir vu Jacques Brel sur scène.
- Avoir totalement raté ma vie familiale.
- Etre né 20 ans plus tôt.

   Rêves non (encore) aboutis:
- Parler l'espagnol.
- Apprendre à jouer de la guitare.
- Voler en Spitfire.
- Visiter l'Amérique des Incas.
- Elever des chèvres et produire mon fromage.

   Rêves débiles:
- Connaître la recette du bonheur.
- Déguster un Château Latour 1961.
- Avoir un âne.
- Rouler (une fois) en Aston Martin DB 9.
- Posséder une Duesenberg SJ Mormon Meteor Speedster 1935 (photos)





Inséré le 9 avril 2009
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Je me fous de l'avenir...

Beaucoup d'hommages à des personnes disparues, sur ce site. Je sais! Son titre, à ce sujet, est évocateur. Je ne suis pas (plus) ici pour parler d'avenir. L'avenir, mon avenir, il est dans les moments, toujours intenses, par lesquels je vivrai à me remémorer le passé, au travers de celles et ceux qui en ont été les grands acteurs. Si j'étais croyant, je me réjouirais de partir demain, dans six mois ou dans vingt ans pour les rejoindre tous dans l'au-delà. Tous mes héros sont morts! Et je ne vois de bien dans cette époque-ci, débile à tant d'égards, que les moyens qui me permettent, par le web et les outils audio-visuels modernes, de les retrouver l'espace d'un instant...

En 1962, Marilyn s'en allait sans bruit, Kennedy décidait d'envoyer des hommes sur la Lune, Bourvil tournait "La cuisine au beurre" et Reggiani "Le Doulos", Joseph Siffert disputait son premier Grand Prix de Formule 1 et Jacques Brel écrivait sa plus belle chanson. Il avait 33 ans et il en aurait 80 aujourd'hui même. Heureusement, il n'est plus là pour voir ce monde de fous qui s'agite dans tous les sens en se prenant au sérieux...




Inséré le 8 avril 2009
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The "Singing Hobo"...

Le tube (que j'aime bien) courant actuellement sur toutes les bandes FM, s'appelle "Like a Hobo", et il est signé Charlie Winston. "Hobo" est un terme purement américain qui désigne un vagabond. Mais pas n'importe lequel... Dans les années de la grande dépression, aux Etats-Unis, un nombre incalculable d'hommes parcourait le pays, à la recherche d'un emploi. Le chômage étant excessivement élevé, le "hobo" ne trouvait généralement une occupation rémunérée que pour quelques jours. Ainsi, après avoir rempli sa mission et encaissé son maigre salaire, repartait-il à la recherche d'un autre travail. Et les déplacements s'effectuaient le plus souvent par voie ferroviaire. Mais le "hobo", pauvre par définition, n'avait pas assez d'argent pour payer ses voyages. Et c'est en sautant sur un train de marchandises en marche qu'il se déplaçait de ville en ville ou d'état à état. Mais cette façon peu orthodoxe de procéder n'était pas sans danger car le surveillant était souvent sans pitié, jetant l'intrus sans ménagement hors de "son" train lorsqu'il en trouvait un. "Emperor of the North Pole" (l'Empereur du nord), un film réalisé par Robert Aldrich en 1973, avec Ernest Borgnine dans le rôle titre, en est un exemple assez révélateur...

Dans la Country Music, l'histoire du "hobo" est un thème incontournable. Du moins à ses débuts et durant plus de 50 ans. A la fin des années vingt, Jimmie Rodgers, pionnier du genre, fut le premier "Singing Hobo" et, au début de sa carrière, il se déplaçait presque uniquement de cette façon. Dans les années 80, un ancien pilote et ingénieur de vol de l'US Air Force, nommé Lecil Travis Martin, se fait un nom et une solide réputation de "Singing Hobo" sous le pseudonyme de "Boxcar Willie" (Boxcar pour wagon de marchandises, aux Etats-Unis). Cet extraordinaire showman, je l'ai vu deux ou trois fois sur scène à Zürich, dans les années 83-85. Toujours vêtu d'une salopette et d'un veston usé (d'une poche de laquelle dépassait un foulard rouge) et coiffé d'un vieux chapeau, il représentait le "hobo" dans toute sa splendeur. Bon musicien et doté d'un talent unique pour entraîner le public, entièrement acquis à sa cause, dans ses chansons de trains, il imitait à la perfection le sifflement de la locomotive à vapeur. Jamais vedette dans son pays, même s'il était membre très apprécié du Grand Ole Opry, il était d'une popularité exceptionnelle en Europe (spécialement en Angleterre, Allemagne et Suisse), bien entendu auprès des aficionados du genre. Il y a dix ans, presque jour pour jour, Boxcar Willie s'éteignait sans bruit, après trois ans d'une lutte sans succès contre la leucémie. Il n'avait que 67 ans...

(Je dédie ce post à Alix, fan de Charlie Winston ;-)




Inséré le 7 avril 2009
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Jo Siffert et sa fille Véronique, née en juillet 1969. C'était durant l'été 1971, quelques semaines avant la disparition du pilote suisse, héros de tout un peuple...

Inséré le 6 avril 2009

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Hanna et Michael...

1958, en Allemagne... Une passion voit le jour dans le recoin sombre d'une ruelle. Il pleut à verse, le jeune garçon est malade et la femme prend soin de lui. Il a quinze ans, elle trente-six. La passion va durer tout l'été. Puis la femme disparaît... Lui regrette ces longues périodes, au creux du lit, ces heures trop courtes où, entre deux moments de tendresse, il lui faisait la lecture des grands classiques de la littérature. Le temps passe… Devenu étudiant en droit, au cours d'un procès auquel il assiste, il la retrouve sur le banc des accusées. L'Allemagne, vingt après la fin de la guerre et ses atrocités, juge encore certain(e)s de ceux qui lui feront honte à tout jamais. Hanna en fait partie. Michael est horrifié et commence à comprendre certaines choses… Le procès est dur, les juges sont impitoyables. En s'accusant faussement, Hanna se punit elle-même de ce à quoi elle a participé. Michael, qui pourrait lui venir en aide, gamberge mais demeure immobile et silencieux. Plus tard, son amour de jeunesse ayant purgé sa peine, il tente de renouer le dialogue. En vain. De cette femme, ce qui passe à ses yeux comme une inacceptable dureté le fait renoncer. Alors, Hanna se punit encore, et de façon définitive…

Au cours de l'étude du procès par la classe de Michael et son professeur de droit, un des étudiants pose une question centrale: est-il normal que l'on juge et condamne cinq femmes à la suite d'accusations parues dans un livre, alors que des centaines d'autres, ayant le même passé mais la "chance" que leur histoire n'aie pas été rapportée, s'en tirent sans autre forme de procès? En d'autres termes, la frontière entre le bien et le mal, entre ce qui est juste et ne l'est pas, est-elle aussi claire qu'il y paraît? Hanna, avec ce handicap qu'elle n'ose avouer et qui lui fait honte, elle jadis si douce mais parfois très dure aussi, est-elle le monstre qu'on nous dépeint? Si oui, comment Michael a-t-il pu s'éprendre d'elle? Graves questions. Le jeune homme est incapable d'y répondre (et qu'en est-il du spectateur, en fait?)…

Six ans après "The Hours", Stephen Daldry prouve qu'il est passé maître dans l'art de nous raconter des histoires de femmes. Magnifique scénario adapté et très belle réalisation, des plus classiques. David Kross et Ralph Fiennes (Michael jeune, puis adulte) sont très à leur affaire, Bruno Ganz (le prof de droit) est comme toujours excellent. Kate Winslet (Hanna) démontre que l'Oscar qu'elle a remporté grâce à ce rôle est sans doute mérité. Mais ce dernier devant être, à l'origine, interprété par Nicole Kidman (désistée pour raison de grossesse), la performance de l'actrice britannique me laissera toujours l'interrogation de ce que la comédienne australienne aurait pu en faire…

Le film s'appelle "The Reader" (Le Liseur) et c'est, sans surprise pour l'instant (et pour moi), le plus beau film de l'année…

Inséré le 4 avril 2009

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G20, avec un G comme Guignol…

Le cirque des 20 pays les plus riches du monde entre en représentation dès demain 2 avril 2009. Son but avoué: trouver des solutions pour résorber au plus vite la crise. Bande d'abrutis. Prétentieux et imbéciles! Les voilà qui se bombardent sauveurs de la planète, alors que le marasme qui nous guette leur est entièrement dû. Pays capitalistes dans lesquels les cons de riches ne pensent qu'à devenir plus riches, la classe moyenne aisée, aspirant à péter plus haut que son cul, ne parle qu'investissement et rendement, et les pauvres qui n'auront bientôt plus rien et qui, patients non sans limites, vont bien finir par se révolter un jour... On en est là. A l'heure où ce clan hégémonique, n'ayant pour rêve que la soif de l'or, veut nous faire croire que l'avenir de la planète est entre ses mains. La crise les a fait réfléchir, proclament-ils tous d'une seule voix. Ils vont trouver des solutions. Ils n'ont pas le choix…

Ainsi Sarkozy va lâcher sa 604 pullman et rouler en Smart; sa meuf va revendre ses terres et ses bijoux et en offrir le fruit à la Croix-Rouge. Obama va mettre ses deux 747 à la ferraille et sillonner le pays, coiffé d'un serre-tête et chaussé de lunettes de vol, à bord de son ULM duquel il lâchera ses millions de dollars au-dessus des banlieues pauvres des grandes villes. Quant à Brown, il va prendre son courage à deux mains et balancer un coup de pied au cul magistral à toute cette monarchie ridicule (monarchie ridicule, c'est un pléonasme ça, non?) gangrenant la république britannique. Et chaque pays du G20 s'engagera dans une démarche similaire, si bien que les pauvres, ainsi réconfortés, mettront un terme (provisoire) à leur rancœur envers cet Occident décadent qui les étouffe…

Ca, c'est le rêve. La réalité, c'est autre chose. Car cette bande de petits guignols, contrairement au théâtre du même nom, ne faire plus rire personne. Que peut-on réellement attendre des dirigeants des vingt nations les plus riches du monde? Rien! Ils ne feront rien de tout cela. Ils penseront d'abord à consolider leur propre économie, à protéger leur sale fortune et à ne pas perdre trop de leur pouvoir d'achat. Le fossé entre eux et les pauvres ne fera que s'élargir. Et je souhaite sincèrement vivre assez longtemps pour assister à la révolte des non-alignés! Dussé-je y perdre la vie en combattant, à leurs côtés, les banquiers véreux et les bourges répugnants qui ont fait leur fortune dans mon propre pays. Petit pays insignifiant qui s'offusque de n'avoir pas été convié à ce ramdam idiot (la Suisse n'est "que" la 21ème nation la plus riche du monde) et qui, aujourd'hui, ne parle plus que de cette prochaine "chute de son secret bancaire"…

Inséré le 1er avril 2009

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