 |
| Jenny
GREY et Pat SWAYZE...
En
1987, l'un des plus grands succès cinématographiques
de l'année racontait l'histoire d'une jeune fille timide
et un peu coincée qui s'initiait à des danses pas
vraiment proches de la valse... Jennifer Grey entrait ainsi dans
mes rêves, cependant que des millions de jeunes filles,
de par le monde, fantasmaient sur le très sexy Patrick
Swayze. Cette séquence fait partie de mon "best of"
personnel des grandes scènes de cinéma. Et, en fait,
si je l'ai beaucoup admiré lui, c'est sans doute parce
qu'il représentait pour moi tout ce qu'un homme devait
posséder pour séduire une fille aussi belle et délicieuse
qu'elle. Pendant longtemps, dansant sur la musique sublime de
Solomon Burke, dans la chambre au parquet brillant, il n'y avait
qu'elle, sensuelle comme nulle autre, et moi, grand rêveur
devant l'éternel…
Vingt-deux
ans plus tard, le temps qui passe se rappelle à moi. De
façon abrupte en apprenant qu'elle vient d'entrer dans
sa cinquantième année. Et très cruellement
aussi, puisque lui se trouve, hélas, en phase terminale
d'un foudroyant cancer du pancréas…
|
| Anton
Karas et "Le troisième homme"...
En
1949, dans la Vienne encore occupée par les alliés,
Carol Reed tourne son chef-d'oeuvre. Pour moi qui n'aime pas la
nuit (surtout dans les films), belle révélation
que cette magie que le cinéaste anglais a su tirer d'elle.
Les rues sombres et mouillées de la capitale autrichienne,
l'atmosphère pesante, le suspens, Orson Wells qui, dans
l'embrasure d'une porte dérobée, sourit à
son ami qui le recherche... Du grand cinéma. Mais, plus
encore que cela, il y a le thème musical d'Anton Karas.
Aucune musique de film, dans l'histoire du cinéma, n'a
collé avec tant de bonheur aux images de la mise en scène;
même pas "Il était une fois dans l'ouest"
ni "Titanic". Anton Karas a créé, avec
un talent exceptionnel de compositeur et d'interprète,
LA partition idéale d'un long métrage
(revu dernièrement en DVD) absolument magnifique... |
Claude
PERRON |
A |
Née
le 23 janvier 1966 |
 |
A |
est
une actrice beaucoup trop rare sur les écrans. Mais ses
seconds rôles lui serviront sans doute un jour à
rejoindre le sommet de l'affiche. A condition que les réalisateurs
veuillent bien ouvrir les yeux... Car cette Nantaise est une comédienne
fabuleuse. Compagne du grand Albert DUPONTEL, elle a principalement
tourné avec lui, dans ses propres films. Dans "Laisse
mes mains sur tes hanches", de Chantal LAUBY, elle crevait
l'écran. Tout comme dans "Amélie Poulain",
malgré un rôle mineur. Je l'ai adorée dans
"Enfermés dehors", de son compagnon, dans lequel
elle était une Marie infiniment touchante... |
Inséré
le 23 mars 2009 |
*** |
| 1.
Pauvre France...
Journée de grève générale en France
(pour protester contre les mesures du gouvernement pour enrayer
la crise). A huit heures et demie du matin, une troupe de ballots
prend en otage un carrefour qui ne lui avait rien fait. Nous sommes
à proximité immédiate de la frontière
et, à cette heure matinale, des milliers de frontaliers
se rendent en Suisse pour y effectuer leur labeur quotidien. Résultat:
une gabegie indescriptible! Plus aucune voiture ne passe. Et les
"grévistes" défilent, fiers d'eux, banderoles
à bout de bras, narguant les automobilistes. Dans un coin
du carrefour, cinq gendarmes, bras croisés et air niais,
regardent sans broncher...
Définition
du mot grève (Larousse) : cessation collective et concertée
du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles
dont l'employeur a connaissance...
La
grève est un droit qu'il n'est pas question ici de contester.
Mais lorsque certains hurluberlus prennent le peuple en otage
pour exprimer leur mécontentement, ils apportent la preuve
flagrante de leur parfaite imbécillité. Ce n'est
pas en agissant de la sorte qu'ils vont rallier qui que ce soit
de sensé à leur cause...
* * *
2.
Pauvre pape...
Ratzinger
a encore frappé! Dans un discours dont il est devenu coutumier,
Benêt 16 a rappelé que l'usage de la capote allait
à l'encontre de la foi chrétienne. Le seul moyen
de vaincre le SIDA, a-t-il affirmé, consiste à pratiquer
l'abstinence. En juillet 1926, à l'heure de sa conception,
c'est son père qui aurait dû s'abstenir... |
Patrick
CHESNAIS |
A |
Né le 18 mars 1947 |
m'a révélé tout son talent il y a trente
ans. Sous la direction de Robert ENRICO, il tournait alors "L'Empreinte
des Géants". Il y avait comme partenaire, la très
regrettée Dominique LAFFIN. Naissance d'un comédien
exceptionnel dont je ne comprends toujours pas pourquoi il n'est
jamais devenu vedette... En 2004, il entrait dans ce qui, pour
moi, demeure son plus beau rôle: l'huissier de justice,
mal dans sa peau, de "Je ne suis pas là pour être
aimé", réalisé par Stéphae BRIZÉ.
Film magnifique, avec une Anne CONSIGNY pas en reste et dans lequel
ce génial comédien donne un aperçu saisissant
de toute l'étendue de son talent... |
A |
|
Inséré
le 18 mars 2009 |
*** |
| Marin...
1961.
Petula Clark reprend le succès planétaire, sorti
un an plus tôt, d'une jeune Autrichienne répondant
au nom d'artiste de Lolita. Le titre, en allemand, s'appelle "Seeman",
il deviendra "Sailor" en anglais et "Marin"
en français. L'artiste anglaise l'enregistre simultanément
dans ces deux langues et en fait un tube des deux côtés
de la Manche. A l'époque, j'avais sept ans et j'écoutais
la version française sur le tourne-disque de ma grand-mère.
Cette chanson, j'en étais dingue. Elle passait et passait
encore sur cet antique appareil dont je me souviens très
bien. Il était en fait la partie supérieure d'un
gros poste de radio en bois clair, conçu ainsi, avec un
couvercle que l'on rabattait en arrière pour écouter
les disques. "Marin" m'a fait aimer la musique et la
chanson. Au point que, j'en suis aujourd'hui convaincu, mes recherches
incessantes dans ce domaine n'ont été, inconsciemment
et pendant longtemps, qu'une quête de ce qui m'avait tant
plu et tant fait rêvé dans ce morceau inoubliable
et divinement interprété. Et il m'arrive parfois
même de me demander si cette merveilleuse ballade ne serait
par responsable de mon amour pour la mer...
|
|
Petit
curé ou petit bandit?...
1963.
Naissance de ma petite soeur, je fais ma première communion
le jour même où on la baptise. Dans mon habit de
couleur crème, cierge crème à la main, j'ai
l'air d'un petit curé positif (les vrais, ils sont en noir,
donc plus négatifs). Toute la famille est là car
il paraît que c'est un jour très important pour un
chrétien. Puisqu'on me le dit, je le crois... Ma grande
soeur fait comme moi et il n'y a pas de raison qu'elle n'y croie
pas, elle non plus. Et puis, il y a là aussi ma cousine
et son frère mon cousin. On est beaux dans nos tuniques
blêmes, symboles de pureté. Quelle fierté
pour toute la famille! Eh oui, grande année que 1963....
Adulte
et éloigné de ces sornettes, Danyel Gérard
suit le mouvement yéyé. Précurseur du rock
français cinq ans plus tôt, il lui arrive aussi de
passer à quelque ballade moins effrénée.
C'est ainsi qu'il sort, cette année-là, un super
45 tours. Un des quatre titres me marquera pour longtemps. Chaque
fois que l'occasion se présente, je file chez grand-maman,
qui habite à cinq cents mètres de chez moi, pour
l'écouter sur son "tourne-disque". Cette chanson,
avec une autre de Petula Clark, j'en suis raide dingue! Le microsillon
tourne sans cesse et je ne me lasse pas de l'écouter. Presque
religieusement. Comme un petit premier communiant...
Quelques
années plus tard, vers la fin soixante-dix je crois, le
titre ressort sur un 33 tours. Je me le paie. Mais, hélas,
la version a été modernisée, les instruments
ne sont plus les mêmes. Joli quand même, mais la magie,
elle, n'opère plus vraiment. Et puis, très très
longtemps après, en surfant sur ce truc inimaginable en
1963, le net me permet de retrouver la version originale. C'était
hier soir. Magie du web. S'il ne devait servir qu'à cela,
il me suffirait amplement. Plus de quarante ans que je n'avais
pas entendu cette version. Elle est toujours aussi magnifique
et, à sa beauté, s'ajoute la nostalgie d'un temps
qui ne reviendra plus...
|
| Gran
Torino...
Au
rythme ou Eastwood réalise ses films, je me suis toujours
demandé comment il parvient à produire tous ces
chefs-d'œuvre (Mystic River, Million dollar baby, Mémoire
de nos pères, Iwo Jima, Changeling)… Et je pense
que la critique professionnelle doit se poser la même question.
Pour Gran Torino, elle a encensé le réalisateur
comme jamais. A croire que les étoiles lui étaient
promises à l'avance. Et là, je ne comprends plus…
Un Américain, vieux, raciste, vétéran de
Corée, n'aime pas sa famille, l'Eglise, ses voisins. Ce
vieux con, qui hisse tous les matins la bannière étoilée
au pied de sa bicoque, conserve religieusement ses médailles,
citations et autres fusils et pistolets constate, effaré,
qu'une troupe de "jaunes" prend possession de la villa
voisine. Un Eastwood pas content, dans ce film, ça maugrée,
ça grogne, ça crache, ça lance des regards
qui tuent, bref c'est l'expression parfaite d'un jeu d'acteur
tout empreint de finesse et de délicatesse. Le fils de
la famille Hmong (ethnie originaire du Laos, de Chine et du Viêt-nam)
est harcelé par une bande asiatique, laquelle désire
l'enrôler. Et lorsque, le jeune homme résistant,
la bande devient plus menaçante et foule jusqu'aux plates-bandes
du vieux, ce dernier sort l'artillerie lourde et disperse les
voyous. Reconnaissance immédiate de la part de la famille
Hmong. Kowalski (Eastwood) refuse tout honneur puis, lentement,
se laisse amadouer. L'ours redevient humain et la bande asiatique
devenant beaucoup plus violente, il finira même en héros…
Voilà
un film pavé de bonnes intentions. Malheureusement, le
reste ne suit jamais. C'est lourd et lent. C'est totalement dénué
d'émotion (sauf l'épisode final). A aucun moment
Eastwood n'est crédible. Sa reconversion en homme bon et
attentif aux autres est totalement invraisemblable, elle sonne
faux et elle aurait plutôt tendance à prendre le
spectateur pour un demeuré. Ce film est un peu à
l'image de l'Amérique de ces 50 dernières années:
nation raciste, hautaine, égoïste et démagogue,
essuyant soudain quelques sérieux revers (Viêt-nam,
Iran, Iraq) et tentant de soigner son image. Le gendarme du monde
désire changer et élit un Noir à sa tête,
mais conserve ses armes bien au propre dans le grenier…
Gran Torino me déplaît parce que les armes sont omniprésentes.
En voyant Kowalski, fusil en main, j'ai revu Charlton Heston,
dans le film de Michael Moore "Bowling for Colombine",
président inamovible de la toute puissante National Rifle
Association (NRA), organe revendiquant que chaque Américain
puisse disposer d'une arme chez lui. Gran Torino me déplaît
car la religion catholique y triomphe, de façon complètement
débile, et que ce succès pue la complaisance à
plein pif! Enfin Gran Torino me déplaît parce qu'il
ne fait en rien avancer le schmilblick. Eastwood, là-dedans,
n'est qu'un Rambo vieilli et pathétique, un patriote qui,
à la fin, fait don de sa vie non pas parce qu'il est devenu
d'une bonté incroyable, mais simplement parce qu'il se
sait condamné et qu'il veut en finir au plus vite. Kowalski/Eastwood
malade, tout au long de ce film consternant, crache du sang. Un
clin d'œil à "Honkytonk Man", le plus réussi
de tous ses longs métrages, que ce soit dans le rôle
de l'acteur ou dans celui du metteur en scène. Mais, hélas,
c'est bien peu pour tenter de sauver ce Gran Torino dans lequel
la Ford 1972 détient bel et bien le plus beau rôle…
|
|
Country
Yodeling...
On
dit que le yodel est né dans les Alpes mais, en fait, il
n'a pas vraiment d'origine précise. On le pratique depuis
fort longtemps en Suisse alémanique, en Allemagne du sud
et dans le Tyrol, mais certaines de ses racines pourraient également
provenir des régions slaves telles que la Bohême,
la Tchéquie ou la Pologne... Au 19ème siècle,
dans le sud-est des Etats-Unis, les mines de charbon de la région
des Appalachian Mountains (Tennessee, Kentucky, Pennsylvanie,
Géorgie et les deux Virginies), attirent de nombreux émigrants
fuyant la misère européenne. Ils débarquent
en Amérique et, avec eux, ils emportent leurs traditions
musicales. Mélangées à la musique noire (blues)
implantée dans cette région, elles donnent naissance
à un genre nouveau: la Country Music. Et les travailleurs
des mines, issus des régions citées plus haut, pratiquant
le yodel vont tout naturellement suivre le mouvement. Le yodel,
dans la Country, connut un grand succès dès le début
des années 1920. Jimmie Rodgers, pionnier parmi les pionniers,
le pratiquait assidûment. Pendant 30 ans, le genre va résister
à toutes les autres influences. Bon nombre de stars de
la Country se sont un jour livrées à cet exercice,
pas évident du tout. Aujourd'hui, le yodel survit encore
dans les Alpes, de façon très confidentielle, principalement
en Suisse. Dans la Country Music américaine, il n'a plus
vraiment sa place. Pourquoi? Parce que la mode est passée
et, aussi, parce qu'avoir de la voix n'est plus nécessaire
dans la musique moderne pour réussir. Nanti d'un organe
vocal idéal pour ce genre musical très spécial
(on adore ou on déteste), Slim Whitman ne faillit pas à
la règle. Cadeau du ciel, sa voix semble avoir été
modelée pour ce genre extrêmement difficile. Sa texture
et la plage étendue de ses octaves, ajoutées à
la dextérité rythmique de l'interprète, font
de cet exceptionnel artiste, une référence incontournable
du genre. Et s'il passe pour ringard auprès des plus jeunes,
peu importe! Tous auraient énormément à apprendre
de sa technique de chant absolument parfaite. La preuve…
|
Slim
Whitman...
En
1996, Dans "Mars Attacks", Tim Burton traitait de façon
burlesque une invasion terrestre par des Martiens. Film drôle
et loufoque avec, en qualité de président des Etats-Unis,
un Jack Nicholson plus vrai que nature. Mais l'armée du
pays le plus puissant du monde ne parvenait pas à vaincre
les envahisseurs. Les armes traditionnelles se révélant
totalement inefficaces, Burton, jamais à cours d'idée,
faisait intervenir une petite vieille passant ses journées
à écouter du "Slim Whitman". C'est ainsi
que, par hasard, cette dernière découvre que les
extra-terrestres ne supportent pas le morceau qu'elle passe en
boucle dans ses écouteurs. Pire, la diffusion de cette
mélodie leur fait exploser le cerveau! Ainsi, grâce
à un morceau de musique Country, la grande nation parvient
à sauver le monde, une fois de plus…
Mais,
crime de lèse-majesté, Slim Whitman ne méritait
pas cet affront! Chanteur et guitariste exceptionnels, né
en Floride le 20 janvier 1924, il connut un succès phénoménal
aux States, entre 1948 et la fin des années 70. Son plus
grand succès "Rose Marie", créé
en 1954, demeura au sommet des charts américains durant
onze semaines consécutives (même les Beatles n'ont
jamais fait aussi bien). Interprète de génie, à
la voix d'une amplitude incroyable, icône incontournable
de la musique américaine (mais inconnu en Europe, sauf
en Angleterre) cet artiste aujourd'hui âgé de 85
ans a toujours défendu, avec force et talent, ses racines
musicales, auxquelles il est resté fidèle tout au
long de sa vie. Ramenés de Nashville, les six 33 tours
que j'ai de lui, sont très respectueusement entretenus
dans ma discothèque personnelle.
La
chanson que je préfère dans son répertoire,
se nomme "That silver haired Daddy of mine", mais elle
en figure hélas pas dans Youtube. Alors, voici celle qui,
dans "Mars Attacks", représentait le titre libérateur:
"Indian love call"…
|
|