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Jenny GREY et Pat SWAYZE...

En 1987, l'un des plus grands succès cinématographiques de l'année racontait l'histoire d'une jeune fille timide et un peu coincée qui s'initiait à des danses pas vraiment proches de la valse... Jennifer Grey entrait ainsi dans mes rêves, cependant que des millions de jeunes filles, de par le monde, fantasmaient sur le très sexy Patrick Swayze. Cette séquence fait partie de mon "best of" personnel des grandes scènes de cinéma. Et, en fait, si je l'ai beaucoup admiré lui, c'est sans doute parce qu'il représentait pour moi tout ce qu'un homme devait posséder pour séduire une fille aussi belle et délicieuse qu'elle. Pendant longtemps, dansant sur la musique sublime de Solomon Burke, dans la chambre au parquet brillant, il n'y avait qu'elle, sensuelle comme nulle autre, et moi, grand rêveur devant l'éternel…

Vingt-deux ans plus tard, le temps qui passe se rappelle à moi. De façon abrupte en apprenant qu'elle vient d'entrer dans sa cinquantième année. Et très cruellement aussi, puisque lui se trouve, hélas, en phase terminale d'un foudroyant cancer du pancréas…


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Inséré le 31 mars 2009

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Anton Karas et "Le troisième homme"...

En 1949, dans la Vienne encore occupée par les alliés, Carol Reed tourne son chef-d'oeuvre. Pour moi qui n'aime pas la nuit (surtout dans les films), belle révélation que cette magie que le cinéaste anglais a su tirer d'elle. Les rues sombres et mouillées de la capitale autrichienne, l'atmosphère pesante, le suspens, Orson Wells qui, dans l'embrasure d'une porte dérobée, sourit à son ami qui le recherche... Du grand cinéma. Mais, plus encore que cela, il y a le thème musical d'Anton Karas. Aucune musique de film, dans l'histoire du cinéma, n'a collé avec tant de bonheur aux images de la mise en scène; même pas "Il était une fois dans l'ouest" ni "Titanic". Anton Karas a créé, avec un talent exceptionnel de compositeur et d'interprète, LA partition idéale d'un long métrage (revu dernièrement en DVD) absolument magnifique...


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Inséré le 27 mars 2009

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Claude PERRON
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Née le 23 janvier 1966
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est une actrice beaucoup trop rare sur les écrans. Mais ses seconds rôles lui serviront sans doute un jour à rejoindre le sommet de l'affiche. A condition que les réalisateurs veuillent bien ouvrir les yeux... Car cette Nantaise est une comédienne fabuleuse. Compagne du grand Albert DUPONTEL, elle a principalement tourné avec lui, dans ses propres films. Dans "Laisse mes mains sur tes hanches", de Chantal LAUBY, elle crevait l'écran. Tout comme dans "Amélie Poulain", malgré un rôle mineur. Je l'ai adorée dans "Enfermés dehors", de son compagnon, dans lequel elle était une Marie infiniment touchante...
Inséré le 23 mars 2009
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1. Pauvre France...

Journée de grève générale en France (pour protester contre les mesures du gouvernement pour enrayer la crise). A huit heures et demie du matin, une troupe de ballots prend en otage un carrefour qui ne lui avait rien fait. Nous sommes à proximité immédiate de la frontière et, à cette heure matinale, des milliers de frontaliers se rendent en Suisse pour y effectuer leur labeur quotidien. Résultat: une gabegie indescriptible! Plus aucune voiture ne passe. Et les "grévistes" défilent, fiers d'eux, banderoles à bout de bras, narguant les automobilistes. Dans un coin du carrefour, cinq gendarmes, bras croisés et air niais, regardent sans broncher...

Définition du mot grève (Larousse) : cessation collective et concertée du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles dont l'employeur a connaissance...

La grève est un droit qu'il n'est pas question ici de contester. Mais lorsque certains hurluberlus prennent le peuple en otage pour exprimer leur mécontentement, ils apportent la preuve flagrante de leur parfaite imbécillité. Ce n'est pas en agissant de la sorte qu'ils vont rallier qui que ce soit de sensé à leur cause...

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2. Pauvre pape...

Ratzinger a encore frappé! Dans un discours dont il est devenu coutumier, Benêt 16 a rappelé que l'usage de la capote allait à l'encontre de la foi chrétienne. Le seul moyen de vaincre le SIDA, a-t-il affirmé, consiste à pratiquer l'abstinence. En juillet 1926, à l'heure de sa conception, c'est son père qui aurait dû s'abstenir...


Inséré le 20 mars 2009

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Patrick CHESNAIS
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Né le 18 mars 1947
m'a révélé tout son talent il y a trente ans. Sous la direction de Robert ENRICO, il tournait alors "L'Empreinte des Géants". Il y avait comme partenaire, la très regrettée Dominique LAFFIN. Naissance d'un comédien exceptionnel dont je ne comprends toujours pas pourquoi il n'est jamais devenu vedette... En 2004, il entrait dans ce qui, pour moi, demeure son plus beau rôle: l'huissier de justice, mal dans sa peau, de "Je ne suis pas là pour être aimé", réalisé par Stéphae BRIZÉ. Film magnifique, avec une Anne CONSIGNY pas en reste et dans lequel ce génial comédien donne un aperçu saisissant de toute l'étendue de son talent...
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Inséré le 18 mars 2009
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Marin...

1961. Petula Clark reprend le succès planétaire, sorti un an plus tôt, d'une jeune Autrichienne répondant au nom d'artiste de Lolita. Le titre, en allemand, s'appelle "Seeman", il deviendra "Sailor" en anglais et "Marin" en français. L'artiste anglaise l'enregistre simultanément dans ces deux langues et en fait un tube des deux côtés de la Manche. A l'époque, j'avais sept ans et j'écoutais la version française sur le tourne-disque de ma grand-mère. Cette chanson, j'en étais dingue. Elle passait et passait encore sur cet antique appareil dont je me souviens très bien. Il était en fait la partie supérieure d'un gros poste de radio en bois clair, conçu ainsi, avec un couvercle que l'on rabattait en arrière pour écouter les disques. "Marin" m'a fait aimer la musique et la chanson. Au point que, j'en suis aujourd'hui convaincu, mes recherches incessantes dans ce domaine n'ont été, inconsciemment et pendant longtemps, qu'une quête de ce qui m'avait tant plu et tant fait rêvé dans ce morceau inoubliable et divinement interprété. Et il m'arrive parfois même de me demander si cette merveilleuse ballade ne serait par responsable de mon amour pour la mer...


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Inséré le 12 mars 2009

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Petit curé ou petit bandit?...

1963. Naissance de ma petite soeur, je fais ma première communion le jour même où on la baptise. Dans mon habit de couleur crème, cierge crème à la main, j'ai l'air d'un petit curé positif (les vrais, ils sont en noir, donc plus négatifs). Toute la famille est là car il paraît que c'est un jour très important pour un chrétien. Puisqu'on me le dit, je le crois... Ma grande soeur fait comme moi et il n'y a pas de raison qu'elle n'y croie pas, elle non plus. Et puis, il y a là aussi ma cousine et son frère mon cousin. On est beaux dans nos tuniques blêmes, symboles de pureté. Quelle fierté pour toute la famille! Eh oui, grande année que 1963....

Adulte et éloigné de ces sornettes, Danyel Gérard suit le mouvement yéyé. Précurseur du rock français cinq ans plus tôt, il lui arrive aussi de passer à quelque ballade moins effrénée. C'est ainsi qu'il sort, cette année-là, un super 45 tours. Un des quatre titres me marquera pour longtemps. Chaque fois que l'occasion se présente, je file chez grand-maman, qui habite à cinq cents mètres de chez moi, pour l'écouter sur son "tourne-disque". Cette chanson, avec une autre de Petula Clark, j'en suis raide dingue! Le microsillon tourne sans cesse et je ne me lasse pas de l'écouter. Presque religieusement. Comme un petit premier communiant...

Quelques années plus tard, vers la fin soixante-dix je crois, le titre ressort sur un 33 tours. Je me le paie. Mais, hélas, la version a été modernisée, les instruments ne sont plus les mêmes. Joli quand même, mais la magie, elle, n'opère plus vraiment. Et puis, très très longtemps après, en surfant sur ce truc inimaginable en 1963, le net me permet de retrouver la version originale. C'était hier soir. Magie du web. S'il ne devait servir qu'à cela, il me suffirait amplement. Plus de quarante ans que je n'avais pas entendu cette version. Elle est toujours aussi magnifique et, à sa beauté, s'ajoute la nostalgie d'un temps qui ne reviendra plus...


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Inséré le 9 mars 2009

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Gran Torino...

Au rythme ou Eastwood réalise ses films, je me suis toujours demandé comment il parvient à produire tous ces chefs-d'œuvre (Mystic River, Million dollar baby, Mémoire de nos pères, Iwo Jima, Changeling)… Et je pense que la critique professionnelle doit se poser la même question. Pour Gran Torino, elle a encensé le réalisateur comme jamais. A croire que les étoiles lui étaient promises à l'avance. Et là, je ne comprends plus… Un Américain, vieux, raciste, vétéran de Corée, n'aime pas sa famille, l'Eglise, ses voisins. Ce vieux con, qui hisse tous les matins la bannière étoilée au pied de sa bicoque, conserve religieusement ses médailles, citations et autres fusils et pistolets constate, effaré, qu'une troupe de "jaunes" prend possession de la villa voisine. Un Eastwood pas content, dans ce film, ça maugrée, ça grogne, ça crache, ça lance des regards qui tuent, bref c'est l'expression parfaite d'un jeu d'acteur tout empreint de finesse et de délicatesse. Le fils de la famille Hmong (ethnie originaire du Laos, de Chine et du Viêt-nam) est harcelé par une bande asiatique, laquelle désire l'enrôler. Et lorsque, le jeune homme résistant, la bande devient plus menaçante et foule jusqu'aux plates-bandes du vieux, ce dernier sort l'artillerie lourde et disperse les voyous. Reconnaissance immédiate de la part de la famille Hmong. Kowalski (Eastwood) refuse tout honneur puis, lentement, se laisse amadouer. L'ours redevient humain et la bande asiatique devenant beaucoup plus violente, il finira même en héros…

Voilà un film pavé de bonnes intentions. Malheureusement, le reste ne suit jamais. C'est lourd et lent. C'est totalement dénué d'émotion (sauf l'épisode final). A aucun moment Eastwood n'est crédible. Sa reconversion en homme bon et attentif aux autres est totalement invraisemblable, elle sonne faux et elle aurait plutôt tendance à prendre le spectateur pour un demeuré. Ce film est un peu à l'image de l'Amérique de ces 50 dernières années: nation raciste, hautaine, égoïste et démagogue, essuyant soudain quelques sérieux revers (Viêt-nam, Iran, Iraq) et tentant de soigner son image. Le gendarme du monde désire changer et élit un Noir à sa tête, mais conserve ses armes bien au propre dans le grenier… Gran Torino me déplaît parce que les armes sont omniprésentes. En voyant Kowalski, fusil en main, j'ai revu Charlton Heston, dans le film de Michael Moore "Bowling for Colombine", président inamovible de la toute puissante National Rifle Association (NRA), organe revendiquant que chaque Américain puisse disposer d'une arme chez lui. Gran Torino me déplaît car la religion catholique y triomphe, de façon complètement débile, et que ce succès pue la complaisance à plein pif! Enfin Gran Torino me déplaît parce qu'il ne fait en rien avancer le schmilblick. Eastwood, là-dedans, n'est qu'un Rambo vieilli et pathétique, un patriote qui, à la fin, fait don de sa vie non pas parce qu'il est devenu d'une bonté incroyable, mais simplement parce qu'il se sait condamné et qu'il veut en finir au plus vite. Kowalski/Eastwood malade, tout au long de ce film consternant, crache du sang. Un clin d'œil à "Honkytonk Man", le plus réussi de tous ses longs métrages, que ce soit dans le rôle de l'acteur ou dans celui du metteur en scène. Mais, hélas, c'est bien peu pour tenter de sauver ce Gran Torino dans lequel la Ford 1972 détient bel et bien le plus beau rôle…


Inséré le 5 mars 2009

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Country Yodeling...

On dit que le yodel est né dans les Alpes mais, en fait, il n'a pas vraiment d'origine précise. On le pratique depuis fort longtemps en Suisse alémanique, en Allemagne du sud et dans le Tyrol, mais certaines de ses racines pourraient également provenir des régions slaves telles que la Bohême, la Tchéquie ou la Pologne... Au 19ème siècle, dans le sud-est des Etats-Unis, les mines de charbon de la région des Appalachian Mountains (Tennessee, Kentucky, Pennsylvanie, Géorgie et les deux Virginies), attirent de nombreux émigrants fuyant la misère européenne. Ils débarquent en Amérique et, avec eux, ils emportent leurs traditions musicales. Mélangées à la musique noire (blues) implantée dans cette région, elles donnent naissance à un genre nouveau: la Country Music. Et les travailleurs des mines, issus des régions citées plus haut, pratiquant le yodel vont tout naturellement suivre le mouvement. Le yodel, dans la Country, connut un grand succès dès le début des années 1920. Jimmie Rodgers, pionnier parmi les pionniers, le pratiquait assidûment. Pendant 30 ans, le genre va résister à toutes les autres influences. Bon nombre de stars de la Country se sont un jour livrées à cet exercice, pas évident du tout. Aujourd'hui, le yodel survit encore dans les Alpes, de façon très confidentielle, principalement en Suisse. Dans la Country Music américaine, il n'a plus vraiment sa place. Pourquoi? Parce que la mode est passée et, aussi, parce qu'avoir de la voix n'est plus nécessaire dans la musique moderne pour réussir. Nanti d'un organe vocal idéal pour ce genre musical très spécial (on adore ou on déteste), Slim Whitman ne faillit pas à la règle. Cadeau du ciel, sa voix semble avoir été modelée pour ce genre extrêmement difficile. Sa texture et la plage étendue de ses octaves, ajoutées à la dextérité rythmique de l'interprète, font de cet exceptionnel artiste, une référence incontournable du genre. Et s'il passe pour ringard auprès des plus jeunes, peu importe! Tous auraient énormément à apprendre de sa technique de chant absolument parfaite. La preuve…


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Inséré le 3 mars 2009

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Slim Whitman...

En 1996, Dans "Mars Attacks", Tim Burton traitait de façon burlesque une invasion terrestre par des Martiens. Film drôle et loufoque avec, en qualité de président des Etats-Unis, un Jack Nicholson plus vrai que nature. Mais l'armée du pays le plus puissant du monde ne parvenait pas à vaincre les envahisseurs. Les armes traditionnelles se révélant totalement inefficaces, Burton, jamais à cours d'idée, faisait intervenir une petite vieille passant ses journées à écouter du "Slim Whitman". C'est ainsi que, par hasard, cette dernière découvre que les extra-terrestres ne supportent pas le morceau qu'elle passe en boucle dans ses écouteurs. Pire, la diffusion de cette mélodie leur fait exploser le cerveau! Ainsi, grâce à un morceau de musique Country, la grande nation parvient à sauver le monde, une fois de plus…

Mais, crime de lèse-majesté, Slim Whitman ne méritait pas cet affront! Chanteur et guitariste exceptionnels, né en Floride le 20 janvier 1924, il connut un succès phénoménal aux States, entre 1948 et la fin des années 70. Son plus grand succès "Rose Marie", créé en 1954, demeura au sommet des charts américains durant onze semaines consécutives (même les Beatles n'ont jamais fait aussi bien). Interprète de génie, à la voix d'une amplitude incroyable, icône incontournable de la musique américaine (mais inconnu en Europe, sauf en Angleterre) cet artiste aujourd'hui âgé de 85 ans a toujours défendu, avec force et talent, ses racines musicales, auxquelles il est resté fidèle tout au long de sa vie. Ramenés de Nashville, les six 33 tours que j'ai de lui, sont très respectueusement entretenus dans ma discothèque personnelle.

La chanson que je préfère dans son répertoire, se nomme "That silver haired Daddy of mine", mais elle en figure hélas pas dans Youtube. Alors, voici celle qui, dans "Mars Attacks", représentait le titre libérateur: "Indian love call"…


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Inséré le 2 mars 2009

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