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OCTOBRE 2008

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Geneva Classics 08

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XXXI-X-MMVIII
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Geneva Classics 08

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XXX-X-MMVIII
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Geneva Classics 08

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XXIX-X-MMVIII
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Geneva Classics 08

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XXVIII-X-MMVIII
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Geneva Classics 08

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XXVII-X-MMVIII
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2. "Le Petit Prince des Montagnes"

François-Xavier Bagnoud est né le 11 septembre 1961. Suite au divorce de ses parents Albina et Bruno, et comme c'est le cas dans toutes les séparations, l'enfant est partagé entre son père et sa mère. Il étudie aux Etats-Unis et devient titulaire d'un diplôme en ingénierie spatiale de l'Université du Michigan. La passion du vol, du sauvetage et de la montagne l'emmène irrésistiblement sur les traces et dans les pas de son père. Il obtient, dès le plus jeune âge possible, toutes ses licences de vol (avion et hélicoptère) et de sauvetage. Œuvrer pour Air Glaciers (fondée en 1965 par son père, Hermann Geiger et Fernand Martignoni) semble être sa voie et il paraît avoir les épaules pour perpétuer la tradition et la belle réputation de l'entreprise de secours en montagne. Mais en 1986, engagé comme pilote de l'hélicoptère couvrant le rallye Paris-Dakar, c'est le drame. Le 14 janvier, dans le désert du Mali et lors d'une tempête de sable, l'appareil percute une dune. Daniel Balavoine, Thierry Sabine, Jean-Paul Le Fur (cameraman), Nathaly Odent (journaliste) et François-Xavier Bagnoud, tous à bord de l'hélicoptère Ecureuil, sont tués sur le coup... Dans le Valais tout entier, c'est la consternation. Celui qu'on avait surnommé le "Petit Prince des Montagnes", de par sa blondeur et sa ressemblance avec le personnage le plus célèbre de Saint-Exupéry, vient de disparaître dans le Sahara, à des milliers de kilomètres des montagnes qui l'avaient vu naître. Ses parents, sa famille, ses amis et le pays tout entier, ne peuvent ni le croire ni l'accepter. Quelques jours plus tard dans le cimetière du Châble, juste en dessous de Verbier, ils sont nombreux ceux qui sont venus lui rendre un dernier hommage. Tous incrédules et avec le cœur lourd dans le silence de la vallée, dominée par les cimes en deuil, elles aussi presque conscientes d'avoir vu, ce jour-là, le "Petit Prince" rejoindre son étoile…
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Dans les hauts de Verbier, au lieu-dit "le Hameau", une jolie petite chapelle a été érigée il y a quelques années. Elle est ornée de très beaux vitraux représentant des scènes de sauvetage en montagne, oeuvres offertes par l'Association François-Xavier Bagnoud. Sur l'une d'entre-elles, on peut reconnaître le visage du "Petit Prince des Montagnes"...


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XXVI-X-MMVIII
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1. "La Comtesse au Grand Coeur"

Lorsque fortune matérielle et tragédie de la vie se rencontrent, elles peuvent parfois donner naissance à de bien belles histoires… Le 2 juillet 1941 à Paris, naît Albina, fille du Comte Guy du Boisrouvray (cousin germain de Rainier de Monaco) et de Lùz Mila Patino, héritière de l'empire bolivien de l'étain. Enfance dorée et bourgeoise, nombreux voyages, adolescence et prise de conscience puis rébellion. Avant d'avoir atteint l'âge adulte, la jeune fille quitte sa famille et s'installe en Valais. Là, elle rencontre et tombe sous le charme de Bruno Bagnoud, fondateur de Air Glaciers. Mariage et, alors qu'elle n'a que vingt ans, naissance de son unique enfant, François-Xavier. La vie s'écoule avec douceur. Puis c'est le divorce et un nouveau mariage. La Comtesse devient alors productrice de cinéma et finance quelques très belles œuvres, parmi lesquelles: "L'important c'est d'aimer" (Zulawski), "Police Python 357" et "Fort Sagane" (Corneau). Et puis un jour, dans un horrible accident, son enfant meurt…

Albina est effondrée. Elle met trois ans pour émerger, pour commencer de quitter les affres douloureux de cette tragédie. Elle rejoint alors Bernard Kouchner, fondateur de "Médecins sans Frontières" puis, en 1989, elle met en vente les trois quarts de son patrimoine familial, lequel s'avère colossal. Nantie de cette fortune en espèce, elle fonde à son tour "l'Association_François-Xavier_Bagnoud". Son but: venir en aide aux enfants orphelins du SIDA. Dès lors, Albina du Boisrouvray va sillonner le monde de part en part et se mettre totalement au service des déshérités. Elle œuvre sans cesse et sans repos, visite et met en place des centres d'aide dans des dizaines de pays du tiers-monde. Toute sa fortune y passe. Mais l'Association FXB a pris ampleur et notoriété et dès lors, au nom et en sa qualité de présidente, elle se lance à la recherche de fonds dans le monde entier. En 2009, l'association va fêter ses 20 ans d'existence, avec la satisfaction d'avoir pu aider et sauver des dizaines voire des centaines de milliers d'enfants dons les parents sont morts, décimés par cette terrible pandémie du SIDA…

Dans ma précédente profession et dans les années 70-80, à l'aéroport de Genève, j'ai vu souvent Albina du Boisrouvray. Très belle femme, très classe et pleine de charme, avec un charisme et des yeux d'une profondeur incroyable. Dernièrement, une émission de la TSR_et_de_TV5 a brossé son portrait. A 67 ans, le temps a accompli son œuvre, la douleur peut-être encore davantage. Mais elle demeure une très belle personne, lucide, sensible, charmante et enthousiasmante, ayant toujours visible, dans le fond de ses yeux noirs, l'éclat flamboyant de la passion. Mieux encore: l'héritière de l'une des plus grandes fortunes sud-américaines a largement prouvé que ce qu'elle avait de plus cher au monde n'était pas le fruit des mines d'étain de son grand-père Simon Patino, mais bel et bien l'or resplendissant et infiniment précieux dans lequel elle a forgé son cœur tout au long de ces années. Là-haut, François-Xavier doit se sentir très fier de sa petite maman…

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XXV-X-MMVIII
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Essertines sur Rolle

XXIV-X-MMVIII

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Patchwork d'automne...

Vignoble, entre Sierre et Crans-Montana...

XXII-X-MMVIII

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Barrage, lac et glacier de Moiry...



Situé au fond du Val d'Anniviers (Valais), le lac de Moiry offre à ses visiteurs incrédules, un panorama époustoufflant de beauté. A 2300 mètres d'altitude, dans une atmosphère pure et vivifiante, protégé des vents forts par les montagnes qui l'entourent, le lac déroule son tapis moitié soie et moitié velours, dans un silence impressionnant...



Au nord, c'est le barrage, haut de 148 mètres, au sud le glacier qui l'alimente, plus loin la Dent-Blanche, culminant à 4357 mètres...

XX-X-MMVIII

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Château d'Oberhofen...

Propriété des Habsbourg au XIVème siècle, il fut investi par les Bernois après la Bataille de Sempach, gagnée par les Confédérés. Ce château, dont le donjon date du XIIème, est une splendeur par la qualité esthétique de l'ensemble et de tout ce qui lui a été ajouté après coup et dans les siècles suivants. Il est situé sur la rive nord du lac de Thoune, dans le canton de Berne.

XIX-X-MMVIII

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Altdorf, chef-lieu du canton d'Uri...

Si les batailles de Morgarten ou de Sempach sont bien réelles et ont contribué à consolider les bases de la Confédération, l'histoire de Guillaume Tell, elle, demeure une légende. Et c'est peut-être mieux comme ça. Car il aurait fallu être bien inconscient, voire complètement fou, pour mettre ainsi en jeu la vie de son enfant... Le centre historique du "Vieux Village" n'est pas que le home du tireur d'élite suisse, il est aussi parsemé de divers boutiques et restaurants aux enseignes suspendues plus belles les unes que les autres...

XVIII-X-MMVIII

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Morgarten...



Haut-lieu de l'histoire de la Suisse, cet endroit magnifique se trouve dans le canton de Zoug, à proximité de la pointe sud du lac d'Ägeri. C'est ici que s'est déroulée, en novembre 1315, la "Bataille de Morgarten" (Mémorial ci-dessous). Celle-ci demeure le combat le plus important, entre Suisses et Autrichiens, dans le processus de consolidation de l''indépendance de la Confédération Helvétique, fondée 24 ans plus tôt...

XVII-X-MMVIII

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The answer, my girl, is blowin' in the wind, the answer is blowin' in the wind...

Sur les landes vertes d'Irlande, par delà les montagnes et le continent, plus loin que le bout de la mer, tu vis ton amour des chevaux. Au creux de cette terre inconnue, parcourue de lacs et de rivières, arrive-t-il que mes mots parviennent à ton oreille? Est-il possible que le courant les porte jusqu'à toi qui me manque chaque jour un peu plus encore? Si c'est le cas, peut-être comprendras-tu que ce vent du sud est parti d'ici, de chez nous, de chez moi, de mon cœur qui te souffle les mots d'amour d'un père à sa fille. Je t'aime, Maeva, je t'aime et je me languis de toi…

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XIII-X-MMVIII

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LE CYGNE

Dans l'eau claire du port,
Il est passé,
Fier sur l'onde paisible,
Le cou plissé,
Puis a viré de bord,
M'a dépassé
Et d'un irrésistible
Envol, lancé
En un superbe effort,
Comme poussé
Par un vent invisible,
S'est effacé,
A pris son lourd essor,
Non sans laisser,
Sur l'eau claire et paisible
Du port, glisser
Un bien joli trésor…

XI-X-MMVIII
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Trente ans déjà…

Me voici donc, Jacques… J'ai traversé la planète d'est en ouest et de part en part. Juste pour fouler un peu, dans le silence et le respect, la terre de ta dernière escale; pour pour m'assurer de la solidité de ton dernier ancrage; pour goûter à ces alizés légendaires qui t'ont porté jusqu'ici… Mais si je suis là, au pied de ce rectangle de pierres parsemé d'herbes folles, c'est aussi pour te dire merci. Pour te dire que tu me manques, que ta vie et ton honnêteté m'inspirent, m'inspireront toujours et qu'elles demeureront à jamais pour moi, le plus beau des exemples… De tes rêves d'enfant, tu es allé au bout. Tu as su puiser dans les années de ton enfance, l'inspiration qui t'a mené jusqu'ici. Et si tu es parti si vite, beaucoup trop tôt, tu l'as fait l'âme en paix et la conscience tranquille. Tu n'as jamais triché, Jacques. Tu as accompli ce que ton parcours initial de vie te recommandait de faire. Tu as rempli, de la plus belle et émouvante des façons, le contrat que l'existence a conclu avec toi au moment de ta naissance...

Et, pour ce qui me concerne, tu m'as fait comprendre ce que devrait réellement être le passage d'un homme sur cette terre qui te recouvre aujourd'hui pour l'éternité… Sur cet îlot tropical, là où le soleil explose en bouquets intenses de lumière, tu as jeté l'ancre dans le dernier de tes nombreux ports d'attaches. Et si le cri de ces foules qui te suppliaient de ne pas les abandonner, résonne encore jusqu'ici, c'est peut-être pour te faire comprendre que ces dernières ont perdu, en pleurant ton départ, bien plus qu'un artiste de music-hall. Elles ont perdu un ami, un grand frère, un confident. Un confident… C'est ce que tu es devenu depuis ta disparition. Je te parle, à toi qui avais l'âge de mon papa, je te demande conseil, comme je ne saurais le faire auprès de mon propre père et je m'interroge sur l'attitude qui serait la tienne dans les problèmes que je traverse. J'ai parfois l'impression d'avoir perdu de ma dignité en tentant de retenir cette femme qui s'en est allée. Je lui ai dit: ne me quitte pas! Je l'ai implorée, suppliée, j'ai pleuré à ses genoux et me suis presque résigné à devenir l'ombre de son berger allemand. Contrairement à toi, l'amitié, la présence des copains ne me réconforteront pas… Isolé, sur la terre des vivants, je fais face à ma peine.

Et je suis venu, aujourd'hui, sur cette Terre des Marquises, auprès de mon seul ami, lequel ne me répondra pas de vive voix mais dont la présence bien réelle me réconforte… Cette visite que je te fais, Jacques, est peut-être destinée à me convaincre que la vie vaut la peine d'être vécue. Et lorsque je vois tout ce qui pousse autour de toi qui en es réduit à l'immobilité éternelle du corps, j'ai l'impression que seuls ton esprit et ton cœur en sont à l'origine. La certitude aussi que cette haute croix blanche marque, non seulement l'entrée de ta dernière demeure, mais également l'ancrage d'un homme dont l'âme resplendit sous la même couleur… Ces quelques bougainvillées, en rose et blanc, déposées sur ta pierre tombale et renouvelées tout au long de mon séjour, sont le gage de mon amitié, de ma fraternité, de ma reconnaissance pour m'avoir aidé à comprendre tellement des choses de la vie et le signe tangible que je quitterai cette terre polynésienne, la tienne, plus fort qu'en y débarquant, quinze jours plus tôt, en proie au plus cruel tourment…

Hiva-Oa est belle, Jacques, et elle te va bien! Je te le dis, comme j'aurais aimé le confier à Maddly. Mais ta compagne n'est pas là. Peut-être repartie, contrainte, pour quelques jours vers les foules que tu fuyais… Oui, Hiva-Oa est belle et son nom résonnera toujours en moi comme le chant plaintif des gentils habitants de cette Terre des Marquises en laquelle tu as trouvé cette sérénité qui est la tienne et qui ne te quittera plus jamais. Merci Jacques, merci du fond du cœur pour tout ce que tu as fait pour moi...

IX-X-MMVIII

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Les ailes plombées...

Les avions sont là. Arrivés l'un après l'autre, ceux-ci venus de terrains proches, ceux-là de bases plus éloignées. Ces derniers, et plus spécialement leurs pilotes, ont dû braver des conditions météorologiques difficiles, mais ils ont rallié leur objectif, en bons aviateurs qu'ils sont, heureux de venir présenter leurs vieilles mais toujours belles machines à un public qui, même s'il s'en défend, reste un peu nostalgique des temps où elles représentaient la modernité… Je me suis fait un point d'honneur, et même si ce n'était pas mon rôle, d'aller saluer chaque équipage, de lui souhaiter la bienvenue sur cette base que je hante depuis presque 34 ans… Ce Geneva Classics 2008 représente sans doute le dernier plaisir réel de ma vie dans l'aéronautique active. Et j'en ai connu pas mal dans ce tiers de siècle. J'ai rencontré aussi de grands hommes, de bons pilotes, de grands Aviateurs. Aujourd'hui, si je côtoie encore beaucoup des seconds, bien peu peuvent s'enorgueillir d'appartenir à la troisième catégorie…

Hier soir, dans une fin de journée resplendissante, tous les avions étaient alignés sur la portion de tarmac qu'on leur avait réservée. Rutilants et scintillants sous le soleil, alignés dans un ordre parfait, exposés aux regards caressants d'un public jeune ou vieux, féminin ou masculin, mais que la chose aéronautique intéresse. Ca m'a fait du bien de voir tous ces gens faire la queue pour monter à bord du DC-2 ou du Lockheed Electra. Ca m'a réconforté de voir hommes et femmes évaluer le meilleur angle pour tirer le portrait de leur appareil préféré. Ca m'a beaucoup ému de voir les machines se dévoiler quelque peu en offrant à des inconnus une petite parcelle de leur âme ancienne mais non altérée par le temps. Mais ça m'a fait très mal de constater que je vivais en cet instant précis, peut-être le dernier moment exaltant d'une vie active presque entièrement vouée à l'aviation…

... "Et je méditai sur ma condition, perdu dans le désert et menacé, nu entre le sable et les étoiles, éloigné des pôles de ma vie par trop de silence"…

Saint-Exupéry - "Terre des Hommes"
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V-X-MMVIII
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Octobre 1988, rive sud du Grand Canyon.
Vingt ans plus tard, ils sont toujours là et ces jours-ci, ils fêtent leurs quatre-vingts ans.
Papa, maman, je vous aime...

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IV-X-MMVIII
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En 1975, Clay Regazzoni disputait le championnat du monde de Formule 1 au volant de cette magnifique Ferrari 312T. La même année, je débutais mon activité aéroportuaire à l'endroit même où ce bolide est aujourd'hui exposé. Trente-trois ans plus tard, Clay n'est plus là. Son aura, sa mémoire et sa voiture demeurent. Et moi je sens déjà le coup de vent final qui m'emportera au loin, dégoûté par ce que le monde moderne a fait de la chaleur humaine régnant ici dans ces temps reculés...
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III-X-MMVIII
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LES SAISONS DE MA VIE


Dans les prés arrosés
Par la rosée
Une fleur, à la vie
S'ouvre ravie;
Aujourd'hui toute forte
Et demain morte...

Le temps, sur ma torpeur,
Passe et j'ai peur.

***

Dans la nuit tiède et claire,
Comme un éclair,
Tu es passée, trop vite
Et, par ta fuite,
Es devenue l'engrais
De mes regrets...

Le temps, sur ma douleur,
Passe et je pleure.

***

Frémissant sur sa branche
La feuille flanche,
Par la rouille vaincue,
Elle a vécu!
Sa vie sera demain
Sans lendemain...

Le temps me fait malheur,
Et sonne l'heure.

***

Sous le manteau glacé
Du temps passé,
Je sens en moi venir
Des souvenirs;
Ils ne surseoiront pas
A mon trépas...

Le temps, soudain, demeure
Fixe et je meurs.
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I-X-MMVIII
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