Un
an de cinéma...
Comme
l'année dernière, j'ai vu 37 films en 2008. Les
notant de 0 à 20, la moyenne s'établit à
13,03 points par film (13,26 en 2007). Le mieux noté obtient
18 (Il y a longtemps que je t'aime), le pire arrive péniblement
à 7 (Enfin veuve)...
Les
dix meilleurs (notés de 18 à 15 points) :
a |
1.
Il y a longtemps que je t'aime
2. Body of Lies
2. No Country for Old Men
2. Changeling
5. Before the Devil knows you're Dead
5. There will be Blood
5. Deux jours à tuer
8. Burn after Reading
8. Charlie Wilson's War
8. Mesrine - L'instinct de mort |
Philippe
Claudel
Ridley Scott
Joel et Ethan Coen
Clint Eastwood
Sydney Lumet
Paul Thomas Anderson
Jean Becker
Joel et Ethan Coen
Mike Nichols
Jean-François Richet |
Kristin
Scott Thomas, Elsa Zilberstein
Leonardo di Caprio, Russell Crowe
Javier Bardem, Josh Brolin
Angelina Jolie, John Malkovich
Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke
Daniel Day-Lewis, Paul Dano
Albert Dupontel, Marie-Josée Croze
George Clooney, John Malkovich
Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman
Vincent Cassel, Ludivine Sagnier |
a
Inséré
le 31 décembre 2008 |
"One
flew over the cuckoo's nest"...
Le final éblouissant de l'un des plus beaux films du monde.
Le dénouement cinématographique le plus réussi
de toute l'histoire du 7ème art. Cinq petites minutes du
génie inégalable de Milos Forman... C'était
en 1975 et "Vol au-dessus d'un nd de coucou" remportait
les cinq Oscars majeurs: meilleur film, meilleur réalisateur,
meilleur acteur (Jack Nicholson), meilleure actrice (Louise Fletcher),
meilleur scénario adapté. Jack Nitzsche, auteur
de la B.O., aurait mérité de figurer lui aussi au
palmarès... Et dire qu'aucun producteur hollywoodien n'a
voulu prendre le risque de monter ce chef-d'oeuvre, laissant à
Michael Douglas le soin de le produire personnellement...
A |
|
A
Inséré
le 30 décembre 2008 |
Antoine
de SAINT-EXUPERY |
A |
29 juin 1900 - 31 juillet 1944 |
demeure
l'un de mes trois ou quatre auteurs préférés.
Et le premier livre que j'ai lu de lui était "Vol
de nuit". Il reste celui que je préfère. SAINT-EX
est pour moi une référence car cet homme parti trop
vite était un humaniste remarquable. Son extrême
sensibilité lui faisait percevoir le monde et les hommes
tels qu'ils étaient et tels qu'ils sont toujours. Et son
talent inné de conteur lui a permis de nous délivrer,
au travers d'oeuvres majeures, un message qui ne s'est jamais
démodé... En dehors de la bible et du coran, "Le
Petit Prince" reste l'ouvrage le plus vendu de la planète... |
A |
|
Inséré
le 29 décembre 2008 |
*** |
Françoise
FABIAN |
A |
Née
le 10 mai 1933 |
 |
A |
malgré
une grande carrière bien avant cela, demeurera toujours
pour moi Françoise, la charmante antiquaire de "La
Bonne Année". En 1973, elle avait 40 ans, elle était
pleinement épanouie et sa beauté espagnole (par
son père) crevait l'écran. Grande, très grande
actrice qui, après cela ne tournera plus beaucoup. Et je
me demande bien pourquoi. Dans ce film de LELOUCH (l'un de mes
préférés) elle était en osmose parfaite
avec Lino VENTURA et je trouve que ces deux-là ont formé
dans ce long métrage, l'un des plus beaux couple de toute
l'histoire du cinéma français...
|
Inséré
le 28 décembre 2008 |
*** |
Dans
la série "l'Evangile revisité",
voici un deuxième épisode qui s'intitule:
JESUS,
CHEF DE BANDE... |
| Il
était une fois, il n'y a pas si longtemps, une bande de
jeunes qui vivait en marge de la société. Vêtus
de longues toges, de chemises à fleurs et chaussés
de sandales, les hommes portaient presque tous la barbe et les
cheveux longs. Certains d'entre eux, très bons musiciens,
avaient fondé un groupe de rock qu'ils avaient baptisé
"les Zapautres". En 1968, toute l'équipe rentrait
d'un long voyage au Népal et dans sa capitale, Katmandu.
Le chef de la bande, et chanteur du groupe, s'appelait Jésus.
Jésus était un nomade original et naïf, d'une
très grande gentillesse, mais un peu maso. Trouvé
en mars 1935 dans une grotte près de Bette-lès-Hayme,
dans le Lot, Jésus, alors âgé de trois mois,
avait été adopté par un couple de romanichels
logeant dans la caverne. Très tôt, le jeune garçon
s'était découvert une passion pour la prestidigitation.
En effet, souvent il distrayait son monde en faisant apparaître
dans ses mains, d'on ne sait où, des petits pains par dizaines.
Après la guerre, et à l'âge de douze ans,
"Triple les Miches" (son nom de scène) avait
été engagé par le cirque Médrano et
son numéro de magie connaissait un immense succès.
Jésus avait ainsi passionné les foules durant plusieurs
années, fidèle à la troupe d'artistes dont
il faisait partie et qui lui a permis de découvrir la France
entière… Mais en 1960, lassé, il avait abandonnée
le spectacle et les tournées pour se consacrer à
la musique psychédélique et à la méditation
transcendantale…
Un
jour, beaucoup plus tard, les treize gars de la bande (car ils
étaient 13) s'étaient réunis pour fêter
un événement fort attendu: l'obtention par Jésus,
de son permis de conduire moto. A 33 ans et après deux
échecs consécutifs, le chef avait enfin réussi
son examen de conduite. Il faut dire, à son corps défendant,
que lors des deux essais précédents, il n'avait
pas eu beaucoup de chance. Lors du premier test, ses vêtements
s'étaient pris dans la chaîne de sa moto et il avait
failli être étranglé par son écharpe.
La deuxième fois, il avait embouti le fauteuil roulant
d'un handicapé, répondant au nom de Lazare, lequel
traversait la route sur un passage pour piétons. Dans la
collision qui s'en suivit, Jésus s'était carrément
envolé pour retomber 12 mètres plus loin, la tête
la première dans un buisson de ronces. Il s'en était
extirpé avec grand peine, des épines enfoncées
sur tout le pourtour de son crâne. Ca saignait de partout
et ça l'avait fait beaucoup souffrir. Mais Lazare, après
avoir été renversé par le choc, s'était
relevé et était reparti, à pied, sa chaise
roulante pliée sur son dos. Apparemment miraculeusement
guéri…
A
table, ce jour de fête donc, l'ambiance était détendue.
On venait de finir l'apéro et on en était aux tours
de magie effectués par Jésus. Sur la photo ci-dessous,
prise par Marie-Madeleine, concubine du chef, on aperçoit
ce dernier, au centre, venant de faire apparaître les petits
pains et les ayant distribués à ses amis. A la gauche
de Jésus se trouve Tom, qui n'en croit pas ses yeux…
A sa droite se tient Jeannot, son ami préféré.
Jeannot était un être assez bizarre, androgyne, le
seul à ne pas porter la barbe dans la bande. Marie-Madeleine,
un peu jalouse, ne l'aimait pas beaucoup car il demeurait sans
cesse collé aux basques de son homme. Jeannot a eu un début
de vie assez pénible. Né de parents inconnus, il
avait été trouvé dans une poussette abandonnée
dans la ménagerie du cirque Medrano, alors en représentation
dans la ville de Vidde-lès-Burette. Jésus "Triple
les Miches" et lui étaient ainsi devenus très
amis et ne se quittaient plus. Un couple d'artistes, présentant
un numéro de dressage de phoques et d'otaries, avait alors
adopté Jeannot. Et celui-ci donc, de grandir avec les phocidés…
Ceci explique peut-être cela… Sur la photo, on aperçoit
d'ailleurs Pierrot, dit "le pape", se pencher vers Jeannot,
sans doute pour lui conseiller de lâcher un peu les baskets
de leur chef. Entre eux deux, il y Justin-David, surnommé
Juda. Juda était le mauvais garçon de la bande.
Vicieux, combinard et joueur invétéré, il
était interdit de casino dans le pays tout entier. Sa fourberie
et son appât du gain étaient sans limites. Amoureux
fou de Marie-Madeleine, il vouait à Jésus, depuis
quelques temps, une haine proportionnelle à sa jalousie.
Et cela ne faisait qu'empirer…
A
la fin de ce repas, copieusement arrosé, les hommes et
la femme enfourchèrent leurs motos et repartirent chez
eux. Sauf Juda, qui s'était absenté pour aller passer
un coup de fil… Jésus enfourcha sa bécane,
la douce Marie-Madeleine prit place derrière lui, passant
ses bras autour de sa taille et posant sa tète contre son
dos et son blouson de cuir qui sentait si bon. Cheveux au vent,
tous deux partirent à vive allure. A l'entrée du
village suivant, la gendarmerie les cueillit comme des fruits
mûrs! 2,3 grammes d'alcool dans le sang pour Jésus.
Conséquence: retrait immédiat de son (nouveau) permis
de conduire. Pour se justifier, Jésus se lança dans
une histoire abracadabrante de magie, dans laquelle il était
question d'un tour qu'il était en train de préparer
et qui consistait à changer du vin en sang… Le chef
des poulets n'y ayant rien compris, il prononça immédiatement
son internement en cellule de dégrisement, ceci pour vingt-quatre
heures minimum. C'est là que Jésus fit la connaissance
d'un nommé Ponce-Pilate, maniaque qui passait son temps
à se laver les mains et, accessoirement, chef d'une bande
de Romains de passage dans la région après une immense
virée l'ayant menée jusqu'à Jérusalem.
Enchanté par ce voyage, raconté à notre motard
dessoûlant lentement, Ponce-Pilate réussit à
convaincre Jésus de partir avec lui vers la Judée,
terre qu'il avait trouvée superbe et peu en rapport avec
cette France à la dérive en cette époque
de mai 68…
C'est
ainsi que, dégoûté par la France et son système
répressionnaire, Jésus avait émigré
vers Israël et qu'on n'entendit plus jamais parler de lui…
De son côté, Marie-Madeleine refusa de suivre son
homme vers ce pays inconnu. Plus tard, résignée,
elle épousa Juda et tous deux partirent en Suisse, dans
le canton du Valais. C'est là qu'il fondèrent une
secte nommée "Prieuré de Sion" et que
Marie-Madeleine en devint la présidente à vie, alors
que son mari se bombardait architecte, promoteur immobilier et
président du club de football local. Après quelques
années d'une relation tendue, Marie-Madeleine divorça
de Juda, sous prétexte que ce dernier avait tenté
de la vendre à la matrone d'un bordel de Vera Cruz, ceci
pour renflouer les caisses de son club de foot à la dérive.
Elle prit alors pour époux de secondes noces, un obscur
romancier biographe franco-américain, spécialiste
douteux de la vie de Leonardo da Vinci, répondant au nom
de Dan Brown…
A
|
A
Inséré
le 27 décembre 2008 |
| Noël
et partage…
Et
la fête est passée… Chacun y est allé
de son couplet. La télé, les journaux, le net, le
pape, les curés, tous ceux qui ont une influence, plus
ou moins importante selon leur rang ou leur notoriété.
Noël, c'est une excuse, la bonne occase pour réfléchir,
pour faire le point, pour s'engager, pour se raisonner, pour supplier
(du bout des lèvres) les hommes de mettre fin à
toutes leurs guerres, pour appeler à la paix. Toujours
le même discours. Toujours la soi-disant même trêve.
Un répit dont on aimerait pouvoir disposer. Juste le temps
de déguster nos huîtres et notre foie gras. Juste
de quoi partager une coupe de ce champagne exceptionnel que l'on
vient de découvrir au supermarché du coin. Noël,
nous dit-on, c'est la fête familiale par excellence. L'occasion
de se retrouver, de se couvrir de cadeaux, de pourrir nos bambins
avec des trucs à la mode qu'ils auront oublié dans
un mois, ou moins… Noël, c'est un truc de civilisés,
une opportunité de nous revoir en nous donnant de grandes
tapes dans le dos et de nous dire qu'on est quand même vachement
bien entre nous ou tous ensemble…
Pendant
les vingt-quatre heures qu'aura duré la fête, pendant
ce temps d'une journée où on sera empiffré
comme des porcs, pendant ces instants magiques où les cadeaux
auront été déballés, cependant que
nos yeux s'illuminaient de mille feux en les découvrant,
pendant que le champagne et le vin auront coulé à
flots et que tant de nous, grisés par l'alcool, se seront
sentis si joyeux, pendant cette messe de minuit, cette bénédiction
urbi et orbi, cet antépénultième appel à
la paix d'un pape ridicule tant sa litanie privilégie la
tradition au détriment de la conviction, pendant que des
milliards et des milliards auront été dépensés
pour nous retrouver, nous gâter et faire la fête,
dix-sept mille deux cent quatre-vingts petits affamés,
ignorant tout du Père Noël et de ses cadeaux, auront
définitivement fermé leurs petits yeux dans les
bras d'autant de mères en pleurs, effondrées sous
la douleur…
Noël.
Fête chrétienne par excellence. Depuis la naissance
de Jésus, en deux mille ans d'histoire, jamais autant de
créatures de Dieu n'auront souffert par la faute d'un si
petit nombre d'entre-elles...
Inséré
le 26 décembre 2008
|
MYTHIQUE!!!
Les Religieux comme lui sont trop rares...
A |
JOYEUX
NOEL |
A
Inséré
le 25 décembre 2008 |
|
|
|
A
Inséré le 24 décembre 2008 |
A
Inséré le 22 décembre 2008
|
| Pied
du Jura vaudois. A proximité des villages de Essertines,
Longirod, Marchissy et Burtigny... |
A
Inséré
le 21 décembre 2008 |
Hank
SNOW |
A |
9 mai 1914 - 20 décembre 1999 |
s'en
est allé il y a neuf ans déjà... De sa voix
chaude et grave de basse, a offert à la musique Country,
quelques-unes de ses plus belles chansons. De son Canada natal
jusqu'à Tennessee, son parcours n'a pas toujours été
simple. Une enfance malheureuse ne l'a pourtant pas empêché
de devenir une star adulée et incontestée dans son
art. A chaque fois que j'ai vu ce guitariste exceptionnel (six
fois sur la scène du Grand Ole Opry de Nashville entre
1981 et 1989), mon coeur s'est serré comme une orange que
l'on presse et ses ballades ont fait vibrer mon âme d'un
trémolo sans fin...
|
A |
|
Inséré
le 20 décembre 2008 |
*** |
Agnès
JAOUI |
A |
Née
le 19 octobre 1964 |
 |
A |
Il
n'existe pas de rouge assez vif pour exprimer toute l'admiration
que je porte à ce petit bout de femme qui sait tout faire.
Elle est un BACRI (son compagnon) au féminin, mais au talent
et à la sensibilité encore plus éclatants.
Surtout dans ce qu'elle écrit, dans ce qu'elle filme, met
en scène et nous transmet par le biais d'un cinéma
qui, avec elle, n'est que bonheur à chaque jour recommencé.
Agnès JAOUI est le plus beau cadeau que la vie ait fait
au 7ème art et avec elle, le mot artiste trouve son véritable
sens. Si j'étais une femme, c'est à elle que j'aimerais
ressembler!...
|
Inséré
le 19 décembre 2008 |
*** |
Jean-Pierre
BACRI |
A |
Né le 24 mai 1951 |
n'est
rien d'autre pour moi que le plus grand acteur français
toujours en vie. Comédien magistral, doublé d'un
auteur et scénariste exceptionnel, cet homme est une leçon
dans le monde du 7ème art tricolore. Capable de tout jouer,
de nous faire rire, pleurer ou grincer des dents, son talent est
sans limites. Au point que je trouve ahurissant qu'une académie
du cinéma ne l'ait encore jamais récompensé
d'un César du meilleur acteur dans un premier rôle.
Il est des injustices tellement évidentes qu'on se demande
si certains n'auraient pas des peaux de saucisses devant les yeux... |
A |
|
Inséré
le 18 décembre 2008 |
*** |
Dans
la série "l'Evangile revisité",
voici un premier épisode qui s'intitule:
JESUS,
COUREUR DE SURFACE... |
| Il
était une fois, il y a fort longtemps sur le lac de Tibériade,
un pêcheur qui, après une journée de plus
à piéger la poiscaille, remontait lentement les
filets dans son bateau. La pêche avait été
fructueuse et les mailles de son outil de travail regorgeaient
de bons poissons. Le pêcheur semblait ravi et il transpirait
sous l'effort. Soudain, il vit surgir de la brume légère
recouvrant le lac, un homme d'une trentaine d'années environ.
L'inconnu portait la barbe et ses cheveux longs étaient,
autour de sa tête, maintenus par un large bandeau. Il était
vêtu d'un short blanc, de chaussettes courtes de la même
couleur et de sandales de course. L'homme, toute crinière
au vent, courait à la surface des flots, chose inhabituelle
dans la région... Passant à proximité immédiate
de la barque du pêcheur, le chevelu se prit soudain les
pieds dans l'un des filets du pêcheur et chuta lourdement
dans la flotte en s'exclamant:
-
Nom de dieu de bordel de merde!!!!
La
scène aurait pu passer pour cocasse si le coureur avait
su nager. Mais il semblait que ce n'était pas le cas. Il
était en train de couler. En sa qualité de bon pêcheur,
lequel ne perd jamais son sang froid, l'homme dans la barque saisit
sa petite épuisette et, la passant autour de la tête
du type en train de sombrer, il réussit à empêcher
qu'il s'enfonce d'avantage dans les flots. Attrapant le sportif
par la tignasse, il le hissa alors à bord de sa barque.
L'homme semblait inconscient. Ayant emporté avec lui quelques
citrons (dont il adorait le jus), le pêcheur eut alors l'idée
d'en presser un sur les lèvres du gars. Cela eut pour effet
immédiat de le faire revenir à lui (et non pas aux
petits oignons). Encore un peu sonné, le coureur remercia
chaleureusement le pêcheur et tous deux prirent un peu de
temps pour faire plus ample connaissance…
Le
barbu aux longs cheveux se nommait Jésus et le pêcheur
Illie. Illie confia qu'il était un émigré
roumain, traquant le poisson depuis son arrivée dans la
région il y a dix ans, et qu'il était le représentant
pour la Palestine des nasses de marque "TASE", connues
pour être les meilleures du monde. De son côté,
Jésus avoua qu'il s'entraînait à la course
sur l'eau depuis des lustres, mais que sa technique n'était
pas encore tout à fait au point. En ligne droite, ça
allait, mais en virage et lorsque il voulait éviter des
obstacles, il éprouvait encore de sérieux problèmes
de tenue de cap. Et il venait juste d'en subir une nouvelle démonstration…
Tout
en l'écoutant, Illie observait attentivement Jésus…
Ce barbu, maintenant remis de son plongeon forcé, l'intriguait.
Il se tenait debout dans sa barque, au pied du filet, bandeau
toujours autour de la tête, la petite épuisette (de
marque "Wilson") dans une main et un citron dans l'autre.
Et soudain, à la vue de cette silhouette, l'éclair
jaillit et une idée lumineuse traversa l'esprit du pêcheur.
-
Jésus, lui dit-il, tu es la providence! Tu m'as été
envoyé par Dieu. Grâce à toi je vais devenir
riche et célèbre dans toute la Palestine. Et même
plus loin encore...
C'est
ainsi qu'un jour, il y a fort longtemps, un pêcheur malin
et inventif, connu sous le sobriquet de "Illie des nasses
TASE", inventa le tennis. Et c'est depuis ce même jour,
qu'un coureur de fond évoluant, tant bien que mal, à
la surface des lacs d'eau calme et répondant au nom de
Jésus, prétend qu'il est le fils de Dieu…
Inséré
le 17 décembre 2008
|
Janine
VILA |
A |
Née
en 1942 |
 |
A |
a
20 ans lorsqu'elle tourne un feuilleton que la France entière
va adorer. C'était en 1963 et, à cette époque,
mes parents n'avaient pas encore acheté la télévision.
Heureusement, sept ans plus tard, il sera rediffusé sur
la 1ère chaîne de l'ORTF. Au guidon de son Vélosolex,
Janique Aimée, la charmante petite infirmière, arpente
la campagne, sourire ravageur aux lèvres et regard à
vous faire chavirer. Janine VILA fut mon premier béguin
télévisuel. Il y en a eu d'autres mais c'est celui-là
qui je me restera toujours. Je l'ai revue dans une émission,
il y a peu de temps et elle demeure toujours aussi belle...
|
Inséré
le 15 décembre 2008 |
*** |
| Aujourd'hui,
j'ai deux nouvelles. Une bonne et une mauvaise...
Je
commence par la mauvaise:
Francis Veber est un bon scénariste. Et parfois un metteur
en scène convaincant ("Le dîner de cons").
Il a écrit "L'emmerdeur" il y a près de
quarante ans. Excellent scénario. Molinaro en fait une
très bonne comédie. Ventura et Brel ont fait le
reste. Et le film demeure une référence. Après
avoir repris l'histoire et l'avoir adaptée pour le théâtre,
voilà que Veber, piqué par je ne sais quelle mouche,
se lance dans un remake du succès de 1973. Résultat:
une merde! Et une qui sent pas bon du tout… Richard Berry
fait pitié (car il a du talent, d'habitude). Timsit est
consternant (mais il est consternant, d'habitude). Et on se demande
(moi je l'espère) si les producteurs ne vont pas réclamer
des comptes au réalisateur… Mais, finalement, ce
machin-là est réconfortant. Car il nous aide à
mesurer la profondeur du fossé qui sépare deux grands
artistes morts (Lino Ventura & Jacques Brel) de deux quidams
vivants qui tentent de gagner leur vie par cinéma interposé.
Mais, cette fois-ci, je suis presque certain que le public ne
va pas se la jouer complice. Car une majorité de spectateurs
(dont je fais partie) ne va aller voir cet ersatz que pour le
comparer au bon film original. Et là, au vu des rires dans
la salle (presque inexistants), y'a pas photo…
La
bonne nouvelle, maintenant:
Les frères Coen ont encore frappé! Ces deux-là
demeurent vraiment à part dans le cinéma mondial.
Tout ce qu'ils écrivent (Ethan) et filment (Joel) ne ressemble
à rien ni à personne d'autre. Personnellement, je
les place tout en haut de mon piédestal du 7ème
art. Car passer d'un film exceptionnel comme "No Country
for old Men", dur, sanglant, à une "bouffonnerie"
du genre de "Burn after Reading", dénote une
polyvalence et un talent exceptionnels. Dans cette comédie
burlesque, où la CIA est divinement ridiculisée,
tous les personnages jouent un rôle à contre-emploi.
Le très distingué John "what a fuck" Malkovich,
viré des services secrets, peste lourdement d'un bout à
l'autre du film avec une crédibilité stupéfiante.
Le sex-symbol de ces dames, Brad Pitt, moniteur infantile dans
une salle de sport, manipulé par une excellente Frances
McDormand (compagne de Joel à la ville) joue les maîtres
chanteurs naïfs et débiles à la perfection.
La douce Tilda Swinton trompe Malkovich avec la froide assurance
qu'impose son physique très strict. Quant au beau George
Clooney, dragueur invétéré et ringard, il
promène son insignifiance et sa couardise tout au long
du film avec une surprenante crédibilité. Bref,
tout ce petit monde, parfaitement à l'aise et suprêmement
dirigé, s'en donne à cœur joie et les 98 minutes
du film débouchent sur une apothéose burlesque dont
les Coen ont le secret. Si vous avez aimé (comme moi) "The
big Lebowski", "O'Brother" ou "Ladykillers",
vous allez adorer "Burn after Reading"…
Inséré
le 14 décembre 2008
|
| La
haine de l'Occident…
Ainsi
se nomme le dernier ouvrage de Jean_ZIEGLER.
Il explique, avec des mots simples et preuves à l'appui,
le colère des "Peuples du Sud". Les Peuples du
Sud, c'est le tiers-monde, les pays pauvres et ce qu'il en reste
après la colonisation par les soi-disant grands de ce monde.
Une colère longtemps sourde mais qui, peu à peu,
émerge et se fait plus bruyante. La lecture de ce livre
passionnant explique parfaitement l'arrogance ahurissante des
pays riches. Elle dénonce aussi l'attitude inadmissible
des dirigeants des pays colonisateurs, France en tête et
dont l'actuel président a donné un exemple, édifiant
d'arrogance et d'irrespect, lors de son voyage au Sénégal
de juillet 2007. Elle met en lumière l'attitude hautaine
de l'Eglise, des chrétiens catholiques à la mémoire
si courte. Tout ce qui a été exécuté
lors de l'évangélisation, les massacres d'Indiens
d'Amériques, la mise en oeuvre de l'esclavage, le vente
d'êtres humains de couleur, hommes, femmes, enfants, les
excuses inexistantes des colonisateurs et leur manque d'aide aux
peuples floués, la ruine industrielle programmée
de l'économie des pays africains (coton, en autres) au
profit de la prospérité des peuples du nord, tout
cela mène à une échéance inéluctable:
la révolte des non-alignés. Nul ne peut prédire
quand elle interviendra, mais ce jour-là arrivera, tôt
ou tard...
Jean
ZIEGLER a septante-quatre ans. Il fut professeur de sociologie
à l'Univeristé de Genève et à la Sorbonne.
Conseiller national (socialiste) pendant vingt-huit ans, il a
écrit de nombreux livres, dont certains, peu complaisants
envers son propre pays ("La Suisse lave plus blanc",
"La Suisse, l'or et les morts") ne lui ont pas apporté
que des amis... Il fut le rapporteur spécial pour le droit
à l'alimentation de l’Organisation des Nations Unies
de 2000 à 2008. Homme de grande qualité, sociologue
compétent, humaniste et ardent défenseur des Droits
de l'Homme, ce Bernois d'origine est assez unanimement reconnu
dans sa lutte pour la justice et la défense des pauvres
et des opprimés. "La haine de l'Occident", son
dernier ouvrage, vient de se voir attribuer le "Prix littéraire
des Droits de l'Homme 2008". Une récompense méritée
pour une oeuvre bouleversante et qui engendre la révolte
chez ceux qui n'ont pas une pierre à la place du coeur.
(Ca existe encore mais, hélas, plus chez les dirigeants
des grandes puissances occidentales...)
La haine de l'Occident, de Jean ZIEGLER - Albin Michel
- ISBN 978-2-226-18693-5. Un livre à lire de toute urgence...
Inséré
le 13 décembre 2008
|
Charles
Adrien WETTACH, dit "GROCK" |
A |
10 janvier 1880 - 14 juillet 1959 |
| a
quitté ce monde alors qu'il ne se produisait plus sous
chapiteau depuis bien longtemps. Ce fabuleux artiste parlant couramment
six langues et s'exprimant même en quinze langues dans ses
spectacles, jouait en virtuose de vingt-quatre instruments de
musique et fut un compositeur de grand talent. Il est né
dans le petit village de Loveresse, dans le Jura bernois, à
moins de deux kilomètres du lieu où j'habitais au
début des années soixante. Aujourd'hui, GROCK est
toujours considéré comme le plus grand clown de
music hall de tous les temps. Sans blââââââgue... |
A |
|
Inséré
le 12 décembre 2008 |
*** |
Angélique
IONATOS |
A |
Née
en 1954 |
 |
A |
a
quitté sa Grèce natale à l'âge de 15
ans, fuyant le Régime des Colonels. Cette musicienne douée
s'est très vite fait un nom en Belgique, puis en France.
En 1972, elle remporte le Grand-Prix de l'Académie Charles
Cros. Chanteuse atypique et guitariste exceptionnelle, elle exprime
son talent aussi bien en grec qu'en français ou en espagnol.
Sa plus belle composition reste pour moi "Le Clown",
superbe chanson écrite en 1959 par Giani ESPOSITO. Angélique
IONATOS, avec sa voix grave et unique, demeure un petit îlot
idyllique au large de la jungle dérisoire des chasseurs
de tubes...
|
Inséré
le 11 décembre 2008 |
*** |
| Les
milliards de l'indécence…
Mille
milliards de dollars! C'est le minimum que vont débourser
cinq "grands" de ce monde (USA, Royaume-Uni, Allemagne,
France, Italie) pour renflouer leurs banques. Montant avancé
sans que grand monde ne crie au scandale. Des enfoirés
de banquiers ont joué et perdu notre argent, il est normal
que l'Etat prenne le naufrage à son compte. Notre bien-être
et notre petit confort sont à ce prix-là…
Pendant ce temps, toutes les cinq secondes, un enfant meurt de
faim dans le monde. Mais c'est quoi la vie d'un enfant noir, qui
pèse dix kilos à l'âge de dix ans, dans le
monde doré et d'opulence de beaucoup? Rien! Une péripétie!
Ca n'a aucune valeur…
1000.000.000.000
de dollars, ça représente quoi? Si l'on admet (ce
qui est généralement le cas) qu'avec 1 $ on préserve
de la mort un enfant, souffrant de grave malnutrition, par jour,
et qu'il y a 150 millions de bambins en bas et très bas
âge atteints de cette carence, on peut donc en déduire
que cette somme suffirait à assurer la survie de ces petits
malheureux pendant 18 ans…
Va,
pauvre monde! Continue ainsi, sur ta lancée, dans ton égoïsme
intolérable et ton escalade incessante et imbécile
dans la consommation. Allez, pauvres croyants! Continuez à
prier votre dieu pour qu'il vous apporte tout ce dont vous avez
besoin, pour qu'il vous préserve de tout ce qui pourrait
affecter vos pauvres vies…
Moi,
je n'attends plus qu'une chose: qu'un illuminé bardé
de pouvoir appuie sur le bouton qui fera exploser une planète
majoritairement colonisée par un genre qui n'a plus rien
d'humain…
Inséré
le 10 décembre 2008
|
| Néologismes
idiots...
Depuis
quelques années, on entend éructer des lèvres
de certains, de préférence journalistes soi-disant
instruits, des mots inventés de toutes pièces, pour
rien, par goût de la précision inutile, par pure
imbécillité. Dans la tronche de ceux qui les utilisent,
quelle satisfaction, quelle fierté à pinailler ainsi
sur les mots? C'est quelque chose qui m'échappe totalement.
On a assez de mal à inculquer une notion minimale de vocabulaire
à nos chères têtes blondes, pour la plupart
déjà fortement engagés sur le chemin qui
fera d'eux des cancres notoires en orthographe, sans encore venir
inventer des mots qui ne servent à rien... Mais enfin,
c'est le monde moderne et débile où certains ne
se rendent même pas compte qu'ils sont en train d'enfiler
leur tête dans leur propre (si j'ose dire) trou du cul...
Exemples:
(les trois derniers figurent dans le Larousse, ce qui en dit long
sur la complicité ridicule de ceux qui font la langue française)
Professionnalité.
Professionnalisme, expérience, tout ça c'est du
pipeau! Celui qui a inventé ce truc devait être alité
depuis très longtemps...
Bravitude.
Salut Ségolène! Un mot inventé avec
bravoure et qui restera dans les anales (non, non, y manque pas
un "n")...
Emotionnant. Emouvant de connerie celui-là...
Dangerosité.
Danger ne suffit pas, non, on invente et utilise ce mot pour faire
chier ceux qui ont compris qu'il ne sert à rien...
Technicité.
Celui-ci, c'est le pompon, le sommet du blues (et de la connerie).
La technique, on sait plus ce que c'est! La technicité,
ça c'est quelque chose de complexe et qui va bien dans
une conversation...
Expliciter. C'est ça oui! Expliquer
ne veut plus rien dire, vous pouvez foutre ce mot à la
poubelle sous peine de passer pour un ringard... (Z'avez pigé
ou y faut que je ré-explicite?)
Et pour conclure, permettez-moi de vous présenter mon petit
néologisme à moi (parfaitement en rapport avec le
sujet). Dorénavant, on ne dira plus "enculer les mouches"
mais:
Enculationner
les mouches. C'est plus précis, mais je suis pas sûr
que ça leur fasse moins mal...
Inséré
le 9 décembre 2008 |
Nashville,
"Music City USA"...
Deux
noms, pour un seul endroit, qui m'ont fait et me font toujours
rêver. Ville américaine moyenne, d'un peu plus d'un
demi-million d'habitants (1'300'000 avec la banlieue), capitale
du Tennessee,
traversée par la rivière Cumberland. Peu de choses
intéressantes à voir (monuments), historiquement
parlant, si ce ne sont un très beau Capitole et une vague
réplique du Parthénon d'Athènes... Mais beaucoup
de ceux qui s'arrêtent pour visiter Nashville,
le font pour se plonger "in the mood" de l'une des capitales
mondiales de la musique. En y atterrissant pour la première
fois il y a 27 ans, je me souviens encore de l'expression de la
cheffe de cabine du DC-9 d'US Air: "Welcome to Music City
USA!"… Et c'est vrai que cette ville exhale, par tous
les pores de sa peau, cette culture Country si chère au
peuple américain. Et pas seulement celui du sud…
Car
la Country_Music
est née dans le sud. Elle s'est constituée en prenant
à beaucoup de monde des airs folkloriques, des instruments,
des rythmes. Longtemps considérée comme une musique
de blancs du sud, elle a néanmoins puisé dans le
répertoire noir pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui.
Mais la route a été longue. Des fermiers du Kentucky
ou de Géorgie, immigrés européens (principalement
Irlandais mais aussi Allemands, Italiens, Tziganes), grattant
les cordes de leurs guitares, mandolines, violons, aux musiciens
et interprètes modernes, la Country a subi une lente évolution.
Elle s'est développée et s'est affirmée en
s'ouvrant à divers courants (Western swing, Bluegrass,
Cajun, Honky Tonk, Hillbilly, et même Rythm & Blues)
pour, dans un premier temps donner naissance au Rockabilly,
ensuite au Rock'n Roll. Aujourd'hui, après la période
noire des années 60 (Nashville_Sound)
où, musicalement, ce fut un peu le règne du n'importe
quoi (insertion dans les divers morceaux de plages nauséabondes,
style orchestre symphonique à violons sirupeux), elle est
revenue à un style plus traditionnel. Et beaucoup des stars
actuelles du genre, après s'être servi de la Country
comme d'un tremplin vers le disco ou la variété
internationale et insipide, sont revenus naturellement vers leurs
vraies racines…
Alors,
pour moi, Nashville est intéressante surtout pour cette
culture musicale unique qui en émane. En débarquant
sur Music_Row,
là où sont regroupés les studios d'enregistrement,
les boutiques et musées consacrés exclusivement
au commerce et à l'histoire de ce style musical, là
où était jadis érigé le "Country_Music_Hall_of_Fame",
je découvrais un monde fascinant, j'entrais dans un rêve
qui demeure, aujourd'hui encore, l'un des plus beaux de tous mes
rêves. Downtown Nashville, ce sont les boutiques de disques
et les pubs Country, avec orchestres jouant en live. C'est là
également que trône le "Ryman_Auditorium",
qui est à la Country ce que l'Olympia est à la chanson
française. Et puis, dans la périphérie de
la ville, il y a "Opryland".
Le pays de l'Opry, c'est un "truc" à l'américaine.
Grand parc d'attractions (fermé depuis 1997), avec luxueux
hôtels, au centre duquel est établi le successeur
du Rymann Auditorium, le "Grand_Ole_Opry".
Le GOO, c'est la Mecque des aficionados du genre! Salle de spectacle
de 4'400 places, dans laquelle se déroulent tous les fins
de semaine (du vendredi soir au dimanche après-midi) les
concerts, radio et télédiffusés principalement
dans le sud, mais que plusieurs chaînes reprennent en diffusion
nationale.
Un
show à l'Opry, c'est une chose qu'il faut voir au moins
une fois dans sa vie (j'en ai vus six, dont deux le même
jour...). Cela dure deux heures et demie. La publicité
est omniprésente car les diverses firmes qui sont vantées
ici, sont les sponsors du spectacle. Ca se passe ainsi: les boutiques
et restaurants "Cracker Barrel" (par exemple) prennent
sous leur aile un groupe de 5 ou 6 artistes qui, chacun, interprète
sa chanson. Entre chaque air, un petit coup de pub pour "Cracker
Barrel", lu par le speaker officiel du spectacle (le plus
fameux fut l'immense Grant_Turner,
un type qui aurait pu vous lire le bottin du téléphone
que vous seriez resté collé à ses lèvres).
Après quoi, on change de sponsor. Ainsi, ce sont en moyenne
cinq groupes qui se succèdent "on stage" et chacun
d'eux y demeure une trentaine de minutes environ. Ambiance extraordinaire,
fans venus de tous horizons, même des Etats les plus lointains,
beaucoup de tubes interprétés sur scène,
un truc aussi (et même plus) commercial qu'artistique mais
un spectacle total et unique qui ne m'a jamais déçu…
Pour
un artiste Country, devenir membre de l'Opry et passer sur sa
scène régulièrement, c'est la consécration
assurée. Certains y sont restés durant des décennies
(Roy_Acuff,
Hank_Snow,
Connie_Smith).
Et pour les sponsors, avoir dans leur programme des artistes fameux
est évidemment très recherché. En dehors
de cela, Opryland est entièrement orienté Country
et l'esprit américain y règne pour le plus grand
bonheur de beaucoup. C'est ainsi que je me souviens avoir mangé,
dans un petit restaurant du parc, à la table voisine de
Jim_and_Jesse,
deux frères artistes de bluegrass engagés dans le
concert du Grand Ole Opry ce soir-là. Je me souviens aussi
que, lors de mon deuxième concert à l'Opry, en 1984,
n'ayant pas préalablement réservé de billet
pour l'occasion et après qu'une charmante dame m'ait annoncé
qu'il n'y avait plus de place disponible, je lui avais avoué
le dépit d'un pauvre gars venu spécialement from
Switzerland pour l'occasion (ce qui était en grande partie
exact). Et que la dame, après avoir lancé un coup
de fil à je ne sais qui, m'avait envoyé vers un
autre guichet où l'on m'avait offert, non seulement un
billet gratuit, mais en plus pour un fauteuil situé au
centre de la salle et au premier rang, s'il vous plaît!!!
J'en pleurais presque de joie. L'Amérique, c'est aussi
ça et ce pays, ce peuple, ont parfois vraiment des côtés
très attachants…
De
Nashville et des cinq voyages qui m'y ont mené entre 1981
et 1989, j'ai ramené environ 400 disques 33 tours en vinyle,
soit 80 par voyage. Imaginez le poids que cela représente…
En général, la capitale du Tennessee était
la dernière étape de mes périples américains.
De là, je regagnais directement New York et empruntais
le vol du soir sur Genève, portant mes quatre gros sacs
remplis de disques a bouts de bras et que j'ai toujours pu garder
en cabine. C'était un autre temps et ce ne serait certainement
plus possible aujourd'hui. Aujourd'hui?... Et bien je pense fortement
y retourner. Avec un président digne de ce nom, j'envisage
de repartir un jour vers ce pays qui m'a enchanté tout
au long des dix-sept semaines (en huit fois) pendant lesquelles
j'ai séjourné là-bas. Et si je m'y rendais
un de ces jours prochains, Nashville serait une étape incontournable
dans mon programme. Revoir la ville, Music Row et Opryland, assister
à un show au Grand Ole Opry Y applaudir Connie Smith ou
Lorrie Morgan (hélas, le grand Hank Snow n'est plus de
ce monde), représenterait pour moi, j'en suis certain,
un parmi les plus grands bonheurs de ma vie de voyageur… |
| Demonbreun
Sreet. Boutiques et musées sur Music Row. |
 |
A
RCA's Sudio B. Le temple du Nashville Sound.
Beaucoup d'artistes engagés sous ce label ont un jour enregistré
ici, Elvis y compris... |
 |
A
Studio CBS (Columbia). |
 |
A
Studio Warner. |
 |
A
L'ancien Country Music Hall of Fame. Les
plus grands noms de ce genre musical ont leur plaque de bronze
exposée ici. La photo, comme toutes les autres, date de
1985. A l'époque, le musée était sur Music
Row mais aujourd'hui il a déménagé plus près
du centre ville... |
 |
A
The Ryman Auditorium. Salle de concert du
Grand Ole Opry de 1943 à 1974. (Photo: ?) |
 |
A
Shoney's Inn, sur Music Row, situé
à l'ouest du centre-ville. C'est ici que je descendais
lors de mes séjours à Nashville. Bon hôtel
2 étoiles, mais surtout excellent restaurant américain
(oui, oui, ça existe!) |
 |
A
La "maison" du Grand Ole Opry,
à Opryland (banlieue est de Nashville). La salle a une
capacité de 4'400 places et a succédé au
Ryman Auditorium en 1974. (Photo: ?) |
 |
A
La scène de l'Opry. (Photo: ?) |
 |
A
Hank Snow (tout à gauche), orchestre
et the Carol Lee Singers (avec the Jordanaires, choristes les
plus fameux). |
 |
A
Connie Smith. |
 |
A
Jim & Jesse. |
 |
| Inséré
le 8 décembre 2008 |
Jean
VILLARD, dit "Gilles" |
A |
12 juin 1895 - 26 mars 1982 |
tenait
un cabaret (Chez Gilles) à Paris, au numéro 5 de
l'Avenue de l'Opéra, dans les années 40-50. Ce Vaudois
pur teint est surtout connu pour avoir écrit "Les
trois cloches" pour Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson.
Mais en Suisse romande, sa réputation est immense et son
poème le plus célébre est connu de tout le
monde. Cette magnifique ode est d'ailleurs le texte qui, en 1962,
a inspiré à Brel "Le Plat Pays". "La
Venoge" est pour moi l'une des plus belles déclarations
d'amour à son pays et Gilles demeure, 26 ans apès
sa disparition, l'un des plus grands poètes de Suisse... |
A |
|
Inséré
le 7 décembre 2008 |
*** |
Kitty
Wells fait partie des Grandes Dames de la Country Music.
Elles ne sont pas si nombreuses à avoir été
portées au Country Music Hall of Fame. Elle l'est depuis
32 ans et fut la 3ème femme a avoir eu cet honneur très
prisé et signe indiscutable de reconnaissance de la profession.
Je l'ai vue sur la scène du Grand Ole Opry en 1981, lors
de mon premier voyage à Nashville. Dotée d'une très
belle voix, elle représente un peu la "ménagère
chantante", toujours très simple d'apparence et fortement
discrète. Et même si c'est un peu pour cette raison
qu'elle a tant plu au public américain, elle demeure néanmoins
une référence incontournable dans l'histoire de
la musique traditionnelle de ce pays. "It Wasn't God Who
Made Honky Tonk Angels", succès considérable
à l'époque, reste intimement lié à
cette artiste très attachante... |
|
A
Inséré
le 6 décembre 2008 |
"Body
of lies" (Mensonges d'état)
Plongée dans l'antre du terrorisme. Iraq, Syrie, Jordanie,
Proche-Orient dans lequel un agent de la CIA tente d'infiltrer
Al Qaida. Images fortes, confiance et mensonges, violence et
kamikazes, fanatisme et indifférence à la vie.
Monde "post-11 septembre" où le risque et la
crainte de l'attentat sont omniprésents. Très
peu d'instants, en 128 minutes, pour reprendre son souffle,
si ce n'est lorsque le héros succombe au charme ravageur
d'une petite infirmière iranienne. Di Caprio évolue
au sommet de son art (putain les progrès, depuis "Aviator"…)
Crowe (bon, sans plus) passe son temps à bouffer, collé
à l'oreillette de son téléphone portable,
et à jeter des regards insistants au-dessus de ses binocles.
Ridley Scott nous en fout plein la gueule! Il filme magistralement
un combat contre le terrorisme qui nous rendrait presque confiants
quant à son efficacité côté Amérique
et ses alliés. Mais tout cela n'est que cinoche et on
a de la peine à se faire une idée sur la réalité
des choses: et si c'était encore pire en vrai…
N'empêche, même si ça fout la trouille, c'est
du grand cinéma. Film majeur, rare. Passionnant de bout
en bout. Et di Caprio, bon dieu la performance! Celle-ci, elle
mérite un Oscar…
Inséré
le 4 décembre 2008
|
"A
Dear John Letter" est l'un des plus grands succès
de toute l'histoire de la Country Music. Enregistrée en
1953 par Jean Shepard et Ferlin Husky, la chanson conte la fin
d'une histoire d'amour entre un soldat en guerre et sa fiancée.
Ce qui est dit dans cette lettre est une horreur absolue et je
peine à croire qu'une femme puisse être aussi perfide
que l'exprime le texte ahurissant de cette mise à mort.
Mais la musique et l'interprétation des deux créateurs
de cette ballade sont vraiment superbes. Réunis pour une
émission de TV en 2000, soit 47 ans après la sortie
du tube, Jean Shepard et Ferlin Husky donnent ici une version
très émouvante de ce qui les a rendu célèbres
près d'un demi-siècle plus tôt, dans une Amérique
en pleine guerre de Corée... |
|
A
Inséré
le 3 décembre 2008 |
|
A
Inséré
le 2 décembre 2008 |
Belgitude...
Hier soir, 19 heures. Sortant de la boutique/épicerie
d'une station d'essence, je suis alpagué par une dame,
assise dans sa voiture, 55 ans, charmante mais apparemment pas
très branchée automobile. A son accent, je constate
tout de suite qu'elle n'est pas du coin…
-
Excusez-moi, Monsieur, je suis Belge et j'ai des problèmes
avec la voiture suisse que m'a prêtée une amie. Je
ne sais pas voir si la jauge d'essence est en bas ou pas…
Je
fais le tour de la petite Japonaise (l'auto) et je passe la tête
par la fenêtre ouverte…
-
Vous voyez, me dit-elle, la jauge devient rouge à partir
de 6 mais là, l'aiguille est sur 1.
-
Euh… Je vois, oui, mais ça c'est le compte-tours,
Madame…
Le
contour? Quel contour?…
-
Pas le contour, le compte-tours. C'est l'instrument qui indique
le régime de votre moteur. Voyez, si vous appuyez légèrement
sur les gaz, l'aiguille va monter…
Elle appuie…
-
Aaaaaah oui, je vois. Voyez-vous je n'ai pas ça dans mon
auto…
-
La jauge d'essence, elle est à côté du compte-tours,
tout à droite. Et là, il doit vous rester un quart
de réservoir.
-
Donc, je saurai faire le plein? Où est le réservoir?
Et je mets de la super ou du gasoil?…
-
Le réservoir est là, derrière et de votre
côté… De la super, on en a plus en Suisse et
si le moteur de votre voiture peut tourner jusqu'à 6000
tours/minute c'est qu'il fonctionne à l'essence. Il vous
faut donc mettre de la sans plomb 98. Voulez-vous que je vous
aide à faire le plein?
-
Non, non, je vous remercie, ça va aller. Vous êtes
bien aimable, Monsieur…
J'aime
beaucoup les Belges. Ayant jadis eu à faire à des
ressortissants d'un très grand nombre de nationalités
différentes, j'ai toujours pensé qu'ils font partie
des gens les plus polis et les plus aimables qui soeint. Et certain(e)s
ont en plus une forme de naïveté spontanée
qui me touche beaucoup…
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A
Inséré
le 1er décembre 2008 |
A
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