Un an de cinéma...

Comme l'année dernière, j'ai vu 37 films en 2008. Les notant de 0 à 20, la moyenne s'établit à 13,03 points par film (13,26 en 2007). Le mieux noté obtient 18 (Il y a longtemps que je t'aime), le pire arrive péniblement à 7 (Enfin veuve)...

Les dix meilleurs (notés de 18 à 15 points) :
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1. Il y a longtemps que je t'aime
2. Body of Lies
2. No Country for Old Men
2. Changeling
5. Before the Devil knows you're Dead
5. There will be Blood
5. Deux jours à tuer
8. Burn after Reading
8. Charlie Wilson's War
8. Mesrine - L'instinct de mort
Philippe Claudel
Ridley Scott
Joel et Ethan Coen
Clint Eastwood
Sydney Lumet
Paul Thomas Anderson
Jean Becker
Joel et Ethan Coen
Mike Nichols
Jean-François Richet
Kristin Scott Thomas, Elsa Zilberstein
Leonardo di Caprio, Russell Crowe
Javier Bardem, Josh Brolin
Angelina Jolie, John Malkovich
Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke
Daniel Day-Lewis, Paul Dano
Albert Dupontel, Marie-Josée Croze
George Clooney, John Malkovich
Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman
Vincent Cassel, Ludivine Sagnier
a
Inséré le 31 décembre 2008
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"One flew over the cuckoo's nest"...

Le final éblouissant de l'un des plus beaux films du monde. Le dénouement cinématographique le plus réussi de toute l'histoire du 7ème art. Cinq petites minutes du génie inégalable de Milos Forman... C'était en 1975 et "Vol au-dessus d'un nd de coucou" remportait les cinq Oscars majeurs: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur (Jack Nicholson), meilleure actrice (Louise Fletcher), meilleur scénario adapté. Jack Nitzsche, auteur de la B.O., aurait mérité de figurer lui aussi au palmarès... Et dire qu'aucun producteur hollywoodien n'a voulu prendre le risque de monter ce chef-d'oeuvre, laissant à Michael Douglas le soin de le produire personnellement...

A

A
Inséré le 30 décembre 2008
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Antoine de SAINT-EXUPERY
A
29 juin 1900 - 31 juillet 1944
demeure l'un de mes trois ou quatre auteurs préférés. Et le premier livre que j'ai lu de lui était "Vol de nuit". Il reste celui que je préfère. SAINT-EX est pour moi une référence car cet homme parti trop vite était un humaniste remarquable. Son extrême sensibilité lui faisait percevoir le monde et les hommes tels qu'ils étaient et tels qu'ils sont toujours. Et son talent inné de conteur lui a permis de nous délivrer, au travers d'oeuvres majeures, un message qui ne s'est jamais démodé... En dehors de la bible et du coran, "Le Petit Prince" reste l'ouvrage le plus vendu de la planète...
A

Inséré le 29 décembre 2008
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Françoise FABIAN
A
Née le 10 mai 1933
A
malgré une grande carrière bien avant cela, demeurera toujours pour moi Françoise, la charmante antiquaire de "La Bonne Année". En 1973, elle avait 40 ans, elle était pleinement épanouie et sa beauté espagnole (par son père) crevait l'écran. Grande, très grande actrice qui, après cela ne tournera plus beaucoup. Et je me demande bien pourquoi. Dans ce film de LELOUCH (l'un de mes préférés) elle était en osmose parfaite avec Lino VENTURA et je trouve que ces deux-là ont formé dans ce long métrage, l'un des plus beaux couple de toute l'histoire du cinéma français...
Inséré le 28 décembre 2008
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Dans la série "l'Evangile revisité", voici un deuxième épisode qui s'intitule:

JESUS, CHEF DE BANDE...


Il était une fois, il n'y a pas si longtemps, une bande de jeunes qui vivait en marge de la société. Vêtus de longues toges, de chemises à fleurs et chaussés de sandales, les hommes portaient presque tous la barbe et les cheveux longs. Certains d'entre eux, très bons musiciens, avaient fondé un groupe de rock qu'ils avaient baptisé "les Zapautres". En 1968, toute l'équipe rentrait d'un long voyage au Népal et dans sa capitale, Katmandu. Le chef de la bande, et chanteur du groupe, s'appelait Jésus. Jésus était un nomade original et naïf, d'une très grande gentillesse, mais un peu maso. Trouvé en mars 1935 dans une grotte près de Bette-lès-Hayme, dans le Lot, Jésus, alors âgé de trois mois, avait été adopté par un couple de romanichels logeant dans la caverne. Très tôt, le jeune garçon s'était découvert une passion pour la prestidigitation. En effet, souvent il distrayait son monde en faisant apparaître dans ses mains, d'on ne sait où, des petits pains par dizaines. Après la guerre, et à l'âge de douze ans, "Triple les Miches" (son nom de scène) avait été engagé par le cirque Médrano et son numéro de magie connaissait un immense succès. Jésus avait ainsi passionné les foules durant plusieurs années, fidèle à la troupe d'artistes dont il faisait partie et qui lui a permis de découvrir la France entière… Mais en 1960, lassé, il avait abandonnée le spectacle et les tournées pour se consacrer à la musique psychédélique et à la méditation transcendantale…

Un jour, beaucoup plus tard, les treize gars de la bande (car ils étaient 13) s'étaient réunis pour fêter un événement fort attendu: l'obtention par Jésus, de son permis de conduire moto. A 33 ans et après deux échecs consécutifs, le chef avait enfin réussi son examen de conduite. Il faut dire, à son corps défendant, que lors des deux essais précédents, il n'avait pas eu beaucoup de chance. Lors du premier test, ses vêtements s'étaient pris dans la chaîne de sa moto et il avait failli être étranglé par son écharpe. La deuxième fois, il avait embouti le fauteuil roulant d'un handicapé, répondant au nom de Lazare, lequel traversait la route sur un passage pour piétons. Dans la collision qui s'en suivit, Jésus s'était carrément envolé pour retomber 12 mètres plus loin, la tête la première dans un buisson de ronces. Il s'en était extirpé avec grand peine, des épines enfoncées sur tout le pourtour de son crâne. Ca saignait de partout et ça l'avait fait beaucoup souffrir. Mais Lazare, après avoir été renversé par le choc, s'était relevé et était reparti, à pied, sa chaise roulante pliée sur son dos. Apparemment miraculeusement guéri…

A table, ce jour de fête donc, l'ambiance était détendue. On venait de finir l'apéro et on en était aux tours de magie effectués par Jésus. Sur la photo ci-dessous, prise par Marie-Madeleine, concubine du chef, on aperçoit ce dernier, au centre, venant de faire apparaître les petits pains et les ayant distribués à ses amis. A la gauche de Jésus se trouve Tom, qui n'en croit pas ses yeux… A sa droite se tient Jeannot, son ami préféré. Jeannot était un être assez bizarre, androgyne, le seul à ne pas porter la barbe dans la bande. Marie-Madeleine, un peu jalouse, ne l'aimait pas beaucoup car il demeurait sans cesse collé aux basques de son homme. Jeannot a eu un début de vie assez pénible. Né de parents inconnus, il avait été trouvé dans une poussette abandonnée dans la ménagerie du cirque Medrano, alors en représentation dans la ville de Vidde-lès-Burette. Jésus "Triple les Miches" et lui étaient ainsi devenus très amis et ne se quittaient plus. Un couple d'artistes, présentant un numéro de dressage de phoques et d'otaries, avait alors adopté Jeannot. Et celui-ci donc, de grandir avec les phocidés… Ceci explique peut-être cela… Sur la photo, on aperçoit d'ailleurs Pierrot, dit "le pape", se pencher vers Jeannot, sans doute pour lui conseiller de lâcher un peu les baskets de leur chef. Entre eux deux, il y Justin-David, surnommé Juda. Juda était le mauvais garçon de la bande. Vicieux, combinard et joueur invétéré, il était interdit de casino dans le pays tout entier. Sa fourberie et son appât du gain étaient sans limites. Amoureux fou de Marie-Madeleine, il vouait à Jésus, depuis quelques temps, une haine proportionnelle à sa jalousie. Et cela ne faisait qu'empirer…

A la fin de ce repas, copieusement arrosé, les hommes et la femme enfourchèrent leurs motos et repartirent chez eux. Sauf Juda, qui s'était absenté pour aller passer un coup de fil… Jésus enfourcha sa bécane, la douce Marie-Madeleine prit place derrière lui, passant ses bras autour de sa taille et posant sa tète contre son dos et son blouson de cuir qui sentait si bon. Cheveux au vent, tous deux partirent à vive allure. A l'entrée du village suivant, la gendarmerie les cueillit comme des fruits mûrs! 2,3 grammes d'alcool dans le sang pour Jésus. Conséquence: retrait immédiat de son (nouveau) permis de conduire. Pour se justifier, Jésus se lança dans une histoire abracadabrante de magie, dans laquelle il était question d'un tour qu'il était en train de préparer et qui consistait à changer du vin en sang… Le chef des poulets n'y ayant rien compris, il prononça immédiatement son internement en cellule de dégrisement, ceci pour vingt-quatre heures minimum. C'est là que Jésus fit la connaissance d'un nommé Ponce-Pilate, maniaque qui passait son temps à se laver les mains et, accessoirement, chef d'une bande de Romains de passage dans la région après une immense virée l'ayant menée jusqu'à Jérusalem. Enchanté par ce voyage, raconté à notre motard dessoûlant lentement, Ponce-Pilate réussit à convaincre Jésus de partir avec lui vers la Judée, terre qu'il avait trouvée superbe et peu en rapport avec cette France à la dérive en cette époque de mai 68…

C'est ainsi que, dégoûté par la France et son système répressionnaire, Jésus avait émigré vers Israël et qu'on n'entendit plus jamais parler de lui… De son côté, Marie-Madeleine refusa de suivre son homme vers ce pays inconnu. Plus tard, résignée, elle épousa Juda et tous deux partirent en Suisse, dans le canton du Valais. C'est là qu'il fondèrent une secte nommée "Prieuré de Sion" et que Marie-Madeleine en devint la présidente à vie, alors que son mari se bombardait architecte, promoteur immobilier et président du club de football local. Après quelques années d'une relation tendue, Marie-Madeleine divorça de Juda, sous prétexte que ce dernier avait tenté de la vendre à la matrone d'un bordel de Vera Cruz, ceci pour renflouer les caisses de son club de foot à la dérive. Elle prit alors pour époux de secondes noces, un obscur romancier biographe franco-américain, spécialiste douteux de la vie de Leonardo da Vinci, répondant au nom de Dan Brown…
A


A
Inséré le 27 décembre 2008
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Noël et partage…

Et la fête est passée… Chacun y est allé de son couplet. La télé, les journaux, le net, le pape, les curés, tous ceux qui ont une influence, plus ou moins importante selon leur rang ou leur notoriété. Noël, c'est une excuse, la bonne occase pour réfléchir, pour faire le point, pour s'engager, pour se raisonner, pour supplier (du bout des lèvres) les hommes de mettre fin à toutes leurs guerres, pour appeler à la paix. Toujours le même discours. Toujours la soi-disant même trêve. Un répit dont on aimerait pouvoir disposer. Juste le temps de déguster nos huîtres et notre foie gras. Juste de quoi partager une coupe de ce champagne exceptionnel que l'on vient de découvrir au supermarché du coin. Noël, nous dit-on, c'est la fête familiale par excellence. L'occasion de se retrouver, de se couvrir de cadeaux, de pourrir nos bambins avec des trucs à la mode qu'ils auront oublié dans un mois, ou moins… Noël, c'est un truc de civilisés, une opportunité de nous revoir en nous donnant de grandes tapes dans le dos et de nous dire qu'on est quand même vachement bien entre nous ou tous ensemble…

Pendant les vingt-quatre heures qu'aura duré la fête, pendant ce temps d'une journée où on sera empiffré comme des porcs, pendant ces instants magiques où les cadeaux auront été déballés, cependant que nos yeux s'illuminaient de mille feux en les découvrant, pendant que le champagne et le vin auront coulé à flots et que tant de nous, grisés par l'alcool, se seront sentis si joyeux, pendant cette messe de minuit, cette bénédiction urbi et orbi, cet antépénultième appel à la paix d'un pape ridicule tant sa litanie privilégie la tradition au détriment de la conviction, pendant que des milliards et des milliards auront été dépensés pour nous retrouver, nous gâter et faire la fête, dix-sept mille deux cent quatre-vingts petits affamés, ignorant tout du Père Noël et de ses cadeaux, auront définitivement fermé leurs petits yeux dans les bras d'autant de mères en pleurs, effondrées sous la douleur…

Noël. Fête chrétienne par excellence. Depuis la naissance de Jésus, en deux mille ans d'histoire, jamais autant de créatures de Dieu n'auront souffert par la faute d'un si petit nombre d'entre-elles...

Inséré le 26 décembre 2008

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MYTHIQUE!!!

Les Religieux comme lui sont trop rares...

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JOYEUX  NOEL
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Inséré le 25 décembre 2008
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Inséré le 24 décembre 2008
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Inséré le 22 décembre 2008
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Pied du Jura vaudois. A proximité des villages de Essertines, Longirod, Marchissy et Burtigny...






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Inséré le 21 décembre 2008
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Hank SNOW
A
9 mai 1914 - 20 décembre 1999
s'en est allé il y a neuf ans déjà... De sa voix chaude et grave de basse, a offert à la musique Country, quelques-unes de ses plus belles chansons. De son Canada natal jusqu'à Tennessee, son parcours n'a pas toujours été simple. Une enfance malheureuse ne l'a pourtant pas empêché de devenir une star adulée et incontestée dans son art. A chaque fois que j'ai vu ce guitariste exceptionnel (six fois sur la scène du Grand Ole Opry de Nashville entre 1981 et 1989), mon coeur s'est serré comme une orange que l'on presse et ses ballades ont fait vibrer mon âme d'un trémolo sans fin...
A

Inséré le 20 décembre 2008
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Agnès JAOUI
A
Née le 19 octobre 1964
A
Il n'existe pas de rouge assez vif pour exprimer toute l'admiration que je porte à ce petit bout de femme qui sait tout faire. Elle est un BACRI (son compagnon) au féminin, mais au talent et à la sensibilité encore plus éclatants. Surtout dans ce qu'elle écrit, dans ce qu'elle filme, met en scène et nous transmet par le biais d'un cinéma qui, avec elle, n'est que bonheur à chaque jour recommencé. Agnès JAOUI est le plus beau cadeau que la vie ait fait au 7ème art et avec elle, le mot artiste trouve son véritable sens. Si j'étais une femme, c'est à elle que j'aimerais ressembler!...
Inséré le 19 décembre 2008
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Jean-Pierre BACRI
A
Né le 24 mai 1951
n'est rien d'autre pour moi que le plus grand acteur français toujours en vie. Comédien magistral, doublé d'un auteur et scénariste exceptionnel, cet homme est une leçon dans le monde du 7ème art tricolore. Capable de tout jouer, de nous faire rire, pleurer ou grincer des dents, son talent est sans limites. Au point que je trouve ahurissant qu'une académie du cinéma ne l'ait encore jamais récompensé d'un César du meilleur acteur dans un premier rôle. Il est des injustices tellement évidentes qu'on se demande si certains n'auraient pas des peaux de saucisses devant les yeux...
A

Inséré le 18 décembre 2008
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Dans la série "l'Evangile revisité", voici un premier épisode qui s'intitule:

JESUS, COUREUR DE SURFACE...


Il était une fois, il y a fort longtemps sur le lac de Tibériade, un pêcheur qui, après une journée de plus à piéger la poiscaille, remontait lentement les filets dans son bateau. La pêche avait été fructueuse et les mailles de son outil de travail regorgeaient de bons poissons. Le pêcheur semblait ravi et il transpirait sous l'effort. Soudain, il vit surgir de la brume légère recouvrant le lac, un homme d'une trentaine d'années environ. L'inconnu portait la barbe et ses cheveux longs étaient, autour de sa tête, maintenus par un large bandeau. Il était vêtu d'un short blanc, de chaussettes courtes de la même couleur et de sandales de course. L'homme, toute crinière au vent, courait à la surface des flots, chose inhabituelle dans la région... Passant à proximité immédiate de la barque du pêcheur, le chevelu se prit soudain les pieds dans l'un des filets du pêcheur et chuta lourdement dans la flotte en s'exclamant:

- Nom de dieu de bordel de merde!!!!

La scène aurait pu passer pour cocasse si le coureur avait su nager. Mais il semblait que ce n'était pas le cas. Il était en train de couler. En sa qualité de bon pêcheur, lequel ne perd jamais son sang froid, l'homme dans la barque saisit sa petite épuisette et, la passant autour de la tête du type en train de sombrer, il réussit à empêcher qu'il s'enfonce d'avantage dans les flots. Attrapant le sportif par la tignasse, il le hissa alors à bord de sa barque. L'homme semblait inconscient. Ayant emporté avec lui quelques citrons (dont il adorait le jus), le pêcheur eut alors l'idée d'en presser un sur les lèvres du gars. Cela eut pour effet immédiat de le faire revenir à lui (et non pas aux petits oignons). Encore un peu sonné, le coureur remercia chaleureusement le pêcheur et tous deux prirent un peu de temps pour faire plus ample connaissance…

Le barbu aux longs cheveux se nommait Jésus et le pêcheur Illie. Illie confia qu'il était un émigré roumain, traquant le poisson depuis son arrivée dans la région il y a dix ans, et qu'il était le représentant pour la Palestine des nasses de marque "TASE", connues pour être les meilleures du monde. De son côté, Jésus avoua qu'il s'entraînait à la course sur l'eau depuis des lustres, mais que sa technique n'était pas encore tout à fait au point. En ligne droite, ça allait, mais en virage et lorsque il voulait éviter des obstacles, il éprouvait encore de sérieux problèmes de tenue de cap. Et il venait juste d'en subir une nouvelle démonstration…

Tout en l'écoutant, Illie observait attentivement Jésus… Ce barbu, maintenant remis de son plongeon forcé, l'intriguait. Il se tenait debout dans sa barque, au pied du filet, bandeau toujours autour de la tête, la petite épuisette (de marque "Wilson") dans une main et un citron dans l'autre. Et soudain, à la vue de cette silhouette, l'éclair jaillit et une idée lumineuse traversa l'esprit du pêcheur.

- Jésus, lui dit-il, tu es la providence! Tu m'as été envoyé par Dieu. Grâce à toi je vais devenir riche et célèbre dans toute la Palestine. Et même plus loin encore...

C'est ainsi qu'un jour, il y a fort longtemps, un pêcheur malin et inventif, connu sous le sobriquet de "Illie des nasses TASE", inventa le tennis. Et c'est depuis ce même jour, qu'un coureur de fond évoluant, tant bien que mal, à la surface des lacs d'eau calme et répondant au nom de Jésus, prétend qu'il est le fils de Dieu…

Inséré le 17 décembre 2008

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Janine VILA
A
Née en 1942
A
a 20 ans lorsqu'elle tourne un feuilleton que la France entière va adorer. C'était en 1963 et, à cette époque, mes parents n'avaient pas encore acheté la télévision. Heureusement, sept ans plus tard, il sera rediffusé sur la 1ère chaîne de l'ORTF. Au guidon de son Vélosolex, Janique Aimée, la charmante petite infirmière, arpente la campagne, sourire ravageur aux lèvres et regard à vous faire chavirer. Janine VILA fut mon premier béguin télévisuel. Il y en a eu d'autres mais c'est celui-là qui je me restera toujours. Je l'ai revue dans une émission, il y a peu de temps et elle demeure toujours aussi belle...
Inséré le 15 décembre 2008
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Aujourd'hui, j'ai deux nouvelles. Une bonne et une mauvaise...

Je commence par la mauvaise:

Francis Veber est un bon scénariste. Et parfois un metteur en scène convaincant ("Le dîner de cons"). Il a écrit "L'emmerdeur" il y a près de quarante ans. Excellent scénario. Molinaro en fait une très bonne comédie. Ventura et Brel ont fait le reste. Et le film demeure une référence. Après avoir repris l'histoire et l'avoir adaptée pour le théâtre, voilà que Veber, piqué par je ne sais quelle mouche, se lance dans un remake du succès de 1973. Résultat: une merde! Et une qui sent pas bon du tout… Richard Berry fait pitié (car il a du talent, d'habitude). Timsit est consternant (mais il est consternant, d'habitude). Et on se demande (moi je l'espère) si les producteurs ne vont pas réclamer des comptes au réalisateur… Mais, finalement, ce machin-là est réconfortant. Car il nous aide à mesurer la profondeur du fossé qui sépare deux grands artistes morts (Lino Ventura & Jacques Brel) de deux quidams vivants qui tentent de gagner leur vie par cinéma interposé. Mais, cette fois-ci, je suis presque certain que le public ne va pas se la jouer complice. Car une majorité de spectateurs (dont je fais partie) ne va aller voir cet ersatz que pour le comparer au bon film original. Et là, au vu des rires dans la salle (presque inexistants), y'a pas photo…

La bonne nouvelle, maintenant:

Les frères Coen ont encore frappé! Ces deux-là demeurent vraiment à part dans le cinéma mondial. Tout ce qu'ils écrivent (Ethan) et filment (Joel) ne ressemble à rien ni à personne d'autre. Personnellement, je les place tout en haut de mon piédestal du 7ème art. Car passer d'un film exceptionnel comme "No Country for old Men", dur, sanglant, à une "bouffonnerie" du genre de "Burn after Reading", dénote une polyvalence et un talent exceptionnels. Dans cette comédie burlesque, où la CIA est divinement ridiculisée, tous les personnages jouent un rôle à contre-emploi. Le très distingué John "what a fuck" Malkovich, viré des services secrets, peste lourdement d'un bout à l'autre du film avec une crédibilité stupéfiante. Le sex-symbol de ces dames, Brad Pitt, moniteur infantile dans une salle de sport, manipulé par une excellente Frances McDormand (compagne de Joel à la ville) joue les maîtres chanteurs naïfs et débiles à la perfection. La douce Tilda Swinton trompe Malkovich avec la froide assurance qu'impose son physique très strict. Quant au beau George Clooney, dragueur invétéré et ringard, il promène son insignifiance et sa couardise tout au long du film avec une surprenante crédibilité. Bref, tout ce petit monde, parfaitement à l'aise et suprêmement dirigé, s'en donne à cœur joie et les 98 minutes du film débouchent sur une apothéose burlesque dont les Coen ont le secret. Si vous avez aimé (comme moi) "The big Lebowski", "O'Brother" ou "Ladykillers", vous allez adorer "Burn after Reading"…


Inséré le 14 décembre 2008

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La haine de l'Occident…

Ainsi se nomme le dernier ouvrage de Jean_ZIEGLER. Il explique, avec des mots simples et preuves à l'appui, le colère des "Peuples du Sud". Les Peuples du Sud, c'est le tiers-monde, les pays pauvres et ce qu'il en reste après la colonisation par les soi-disant grands de ce monde. Une colère longtemps sourde mais qui, peu à peu, émerge et se fait plus bruyante. La lecture de ce livre passionnant explique parfaitement l'arrogance ahurissante des pays riches. Elle dénonce aussi l'attitude inadmissible des dirigeants des pays colonisateurs, France en tête et dont l'actuel président a donné un exemple, édifiant d'arrogance et d'irrespect, lors de son voyage au Sénégal de juillet 2007. Elle met en lumière l'attitude hautaine de l'Eglise, des chrétiens catholiques à la mémoire si courte. Tout ce qui a été exécuté lors de l'évangélisation, les massacres d'Indiens d'Amériques, la mise en oeuvre de l'esclavage, le vente d'êtres humains de couleur, hommes, femmes, enfants, les excuses inexistantes des colonisateurs et leur manque d'aide aux peuples floués, la ruine industrielle programmée de l'économie des pays africains (coton, en autres) au profit de la prospérité des peuples du nord, tout cela mène à une échéance inéluctable: la révolte des non-alignés. Nul ne peut prédire quand elle interviendra, mais ce jour-là arrivera, tôt ou tard...

Jean ZIEGLER a septante-quatre ans. Il fut professeur de sociologie à l'Univeristé de Genève et à la Sorbonne. Conseiller national (socialiste) pendant vingt-huit ans, il a écrit de nombreux livres, dont certains, peu complaisants envers son propre pays ("La Suisse lave plus blanc", "La Suisse, l'or et les morts") ne lui ont pas apporté que des amis... Il fut le rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation de l’Organisation des Nations Unies de 2000 à 2008. Homme de grande qualité, sociologue compétent, humaniste et ardent défenseur des Droits de l'Homme, ce Bernois d'origine est assez unanimement reconnu dans sa lutte pour la justice et la défense des pauvres et des opprimés. "La haine de l'Occident", son dernier ouvrage, vient de se voir attribuer le "Prix littéraire des Droits de l'Homme 2008". Une récompense méritée pour une oeuvre bouleversante et qui engendre la révolte chez ceux qui n'ont pas une pierre à la place du coeur. (Ca existe encore mais, hélas, plus chez les dirigeants des grandes puissances occidentales...)

La haine de l'Occident, de Jean ZIEGLER - Albin Michel - ISBN 978-2-226-18693-5. Un livre à lire de toute urgence...


Inséré le 13 décembre 2008

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Charles Adrien WETTACH, dit "GROCK"
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10 janvier 1880 - 14 juillet 1959
a quitté ce monde alors qu'il ne se produisait plus sous chapiteau depuis bien longtemps. Ce fabuleux artiste parlant couramment six langues et s'exprimant même en quinze langues dans ses spectacles, jouait en virtuose de vingt-quatre instruments de musique et fut un compositeur de grand talent. Il est né dans le petit village de Loveresse, dans le Jura bernois, à moins de deux kilomètres du lieu où j'habitais au début des années soixante. Aujourd'hui, GROCK est toujours considéré comme le plus grand clown de music hall de tous les temps. Sans blââââââgue...
A

Inséré le 12 décembre 2008
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Angélique IONATOS
A
Née en 1954
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a quitté sa Grèce natale à l'âge de 15 ans, fuyant le Régime des Colonels. Cette musicienne douée s'est très vite fait un nom en Belgique, puis en France. En 1972, elle remporte le Grand-Prix de l'Académie Charles Cros. Chanteuse atypique et guitariste exceptionnelle, elle exprime son talent aussi bien en grec qu'en français ou en espagnol. Sa plus belle composition reste pour moi "Le Clown", superbe chanson écrite en 1959 par Giani ESPOSITO. Angélique IONATOS, avec sa voix grave et unique, demeure un petit îlot idyllique au large de la jungle dérisoire des chasseurs de tubes...
Inséré le 11 décembre 2008
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Les milliards de l'indécence…

Mille milliards de dollars! C'est le minimum que vont débourser cinq "grands" de ce monde (USA, Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie) pour renflouer leurs banques. Montant avancé sans que grand monde ne crie au scandale. Des enfoirés de banquiers ont joué et perdu notre argent, il est normal que l'Etat prenne le naufrage à son compte. Notre bien-être et notre petit confort sont à ce prix-là… Pendant ce temps, toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim dans le monde. Mais c'est quoi la vie d'un enfant noir, qui pèse dix kilos à l'âge de dix ans, dans le monde doré et d'opulence de beaucoup? Rien! Une péripétie! Ca n'a aucune valeur…

1000.000.000.000 de dollars, ça représente quoi? Si l'on admet (ce qui est généralement le cas) qu'avec 1 $ on préserve de la mort un enfant, souffrant de grave malnutrition, par jour, et qu'il y a 150 millions de bambins en bas et très bas âge atteints de cette carence, on peut donc en déduire que cette somme suffirait à assurer la survie de ces petits malheureux pendant 18 ans…

Va, pauvre monde! Continue ainsi, sur ta lancée, dans ton égoïsme intolérable et ton escalade incessante et imbécile dans la consommation. Allez, pauvres croyants! Continuez à prier votre dieu pour qu'il vous apporte tout ce dont vous avez besoin, pour qu'il vous préserve de tout ce qui pourrait affecter vos pauvres vies…

Moi, je n'attends plus qu'une chose: qu'un illuminé bardé de pouvoir appuie sur le bouton qui fera exploser une planète majoritairement colonisée par un genre qui n'a plus rien d'humain…

Inséré le 10 décembre 2008

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Néologismes idiots...

Depuis quelques années, on entend éructer des lèvres de certains, de préférence journalistes soi-disant instruits, des mots inventés de toutes pièces, pour rien, par goût de la précision inutile, par pure imbécillité. Dans la tronche de ceux qui les utilisent, quelle satisfaction, quelle fierté à pinailler ainsi sur les mots? C'est quelque chose qui m'échappe totalement. On a assez de mal à inculquer une notion minimale de vocabulaire à nos chères têtes blondes, pour la plupart déjà fortement engagés sur le chemin qui fera d'eux des cancres notoires en orthographe, sans encore venir inventer des mots qui ne servent à rien... Mais enfin, c'est le monde moderne et débile où certains ne se rendent même pas compte qu'ils sont en train d'enfiler leur tête dans leur propre (si j'ose dire) trou du cul...

Exemples: (les trois derniers figurent dans le Larousse, ce qui en dit long sur la complicité ridicule de ceux qui font la langue française)

Professionnalité. Professionnalisme, expérience, tout ça c'est du pipeau! Celui qui a inventé ce truc devait être alité depuis très longtemps...

Bravitude. Salut Ségolène! Un mot inventé avec bravoure et qui restera dans les anales (non, non, y manque pas un "n")...

Emotionnant. Emouvant de connerie celui-là...

Dangerosité. Danger ne suffit pas, non, on invente et utilise ce mot pour faire chier ceux qui ont compris qu'il ne sert à rien...

Technicité. Celui-ci, c'est le pompon, le sommet du blues (et de la connerie). La technique, on sait plus ce que c'est! La technicité, ça c'est quelque chose de complexe et qui va bien dans une conversation...

Expliciter. C'est ça oui! Expliquer ne veut plus rien dire, vous pouvez foutre ce mot à la poubelle sous peine de passer pour un ringard... (Z'avez pigé ou y faut que je ré-explicite?)

Et pour conclure, permettez-moi de vous présenter mon petit néologisme à moi (parfaitement en rapport avec le sujet). Dorénavant, on ne dira plus "enculer les mouches" mais:

Enculationner les mouches. C'est plus précis, mais je suis pas sûr que ça leur fasse moins mal...

Inséré le 9 décembre 2008

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Nashville, "Music City USA"...

Deux noms, pour un seul endroit, qui m'ont fait et me font toujours rêver. Ville américaine moyenne, d'un peu plus d'un demi-million d'habitants (1'300'000 avec la banlieue), capitale du Tennessee, traversée par la rivière Cumberland. Peu de choses intéressantes à voir (monuments), historiquement parlant, si ce ne sont un très beau Capitole et une vague réplique du Parthénon d'Athènes... Mais beaucoup de ceux qui s'arrêtent pour visiter Nashville, le font pour se plonger "in the mood" de l'une des capitales mondiales de la musique. En y atterrissant pour la première fois il y a 27 ans, je me souviens encore de l'expression de la cheffe de cabine du DC-9 d'US Air: "Welcome to Music City USA!"… Et c'est vrai que cette ville exhale, par tous les pores de sa peau, cette culture Country si chère au peuple américain. Et pas seulement celui du sud…

Car la Country_Music est née dans le sud. Elle s'est constituée en prenant à beaucoup de monde des airs folkloriques, des instruments, des rythmes. Longtemps considérée comme une musique de blancs du sud, elle a néanmoins puisé dans le répertoire noir pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui. Mais la route a été longue. Des fermiers du Kentucky ou de Géorgie, immigrés européens (principalement Irlandais mais aussi Allemands, Italiens, Tziganes), grattant les cordes de leurs guitares, mandolines, violons, aux musiciens et interprètes modernes, la Country a subi une lente évolution. Elle s'est développée et s'est affirmée en s'ouvrant à divers courants (Western swing, Bluegrass, Cajun, Honky Tonk, Hillbilly, et même Rythm & Blues) pour, dans un premier temps donner naissance au Rockabilly, ensuite au Rock'n Roll. Aujourd'hui, après la période noire des années 60 (Nashville_Sound) où, musicalement, ce fut un peu le règne du n'importe quoi (insertion dans les divers morceaux de plages nauséabondes, style orchestre symphonique à violons sirupeux), elle est revenue à un style plus traditionnel. Et beaucoup des stars actuelles du genre, après s'être servi de la Country comme d'un tremplin vers le disco ou la variété internationale et insipide, sont revenus naturellement vers leurs vraies racines…

Alors, pour moi, Nashville est intéressante surtout pour cette culture musicale unique qui en émane. En débarquant sur Music_Row, là où sont regroupés les studios d'enregistrement, les boutiques et musées consacrés exclusivement au commerce et à l'histoire de ce style musical, là où était jadis érigé le "Country_Music_Hall_of_Fame", je découvrais un monde fascinant, j'entrais dans un rêve qui demeure, aujourd'hui encore, l'un des plus beaux de tous mes rêves. Downtown Nashville, ce sont les boutiques de disques et les pubs Country, avec orchestres jouant en live. C'est là également que trône le "Ryman_Auditorium", qui est à la Country ce que l'Olympia est à la chanson française. Et puis, dans la périphérie de la ville, il y a "Opryland". Le pays de l'Opry, c'est un "truc" à l'américaine. Grand parc d'attractions (fermé depuis 1997), avec luxueux hôtels, au centre duquel est établi le successeur du Rymann Auditorium, le "Grand_Ole_Opry". Le GOO, c'est la Mecque des aficionados du genre! Salle de spectacle de 4'400 places, dans laquelle se déroulent tous les fins de semaine (du vendredi soir au dimanche après-midi) les concerts, radio et télédiffusés principalement dans le sud, mais que plusieurs chaînes reprennent en diffusion nationale.

Un show à l'Opry, c'est une chose qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie (j'en ai vus six, dont deux le même jour...). Cela dure deux heures et demie. La publicité est omniprésente car les diverses firmes qui sont vantées ici, sont les sponsors du spectacle. Ca se passe ainsi: les boutiques et restaurants "Cracker Barrel" (par exemple) prennent sous leur aile un groupe de 5 ou 6 artistes qui, chacun, interprète sa chanson. Entre chaque air, un petit coup de pub pour "Cracker Barrel", lu par le speaker officiel du spectacle (le plus fameux fut l'immense Grant_Turner, un type qui aurait pu vous lire le bottin du téléphone que vous seriez resté collé à ses lèvres). Après quoi, on change de sponsor. Ainsi, ce sont en moyenne cinq groupes qui se succèdent "on stage" et chacun d'eux y demeure une trentaine de minutes environ. Ambiance extraordinaire, fans venus de tous horizons, même des Etats les plus lointains, beaucoup de tubes interprétés sur scène, un truc aussi (et même plus) commercial qu'artistique mais un spectacle total et unique qui ne m'a jamais déçu…

Pour un artiste Country, devenir membre de l'Opry et passer sur sa scène régulièrement, c'est la consécration assurée. Certains y sont restés durant des décennies (Roy_Acuff, Hank_Snow, Connie_Smith). Et pour les sponsors, avoir dans leur programme des artistes fameux est évidemment très recherché. En dehors de cela, Opryland est entièrement orienté Country et l'esprit américain y règne pour le plus grand bonheur de beaucoup. C'est ainsi que je me souviens avoir mangé, dans un petit restaurant du parc, à la table voisine de Jim_and_Jesse, deux frères artistes de bluegrass engagés dans le concert du Grand Ole Opry ce soir-là. Je me souviens aussi que, lors de mon deuxième concert à l'Opry, en 1984, n'ayant pas préalablement réservé de billet pour l'occasion et après qu'une charmante dame m'ait annoncé qu'il n'y avait plus de place disponible, je lui avais avoué le dépit d'un pauvre gars venu spécialement from Switzerland pour l'occasion (ce qui était en grande partie exact). Et que la dame, après avoir lancé un coup de fil à je ne sais qui, m'avait envoyé vers un autre guichet où l'on m'avait offert, non seulement un billet gratuit, mais en plus pour un fauteuil situé au centre de la salle et au premier rang, s'il vous plaît!!! J'en pleurais presque de joie. L'Amérique, c'est aussi ça et ce pays, ce peuple, ont parfois vraiment des côtés très attachants…

De Nashville et des cinq voyages qui m'y ont mené entre 1981 et 1989, j'ai ramené environ 400 disques 33 tours en vinyle, soit 80 par voyage. Imaginez le poids que cela représente… En général, la capitale du Tennessee était la dernière étape de mes périples américains. De là, je regagnais directement New York et empruntais le vol du soir sur Genève, portant mes quatre gros sacs remplis de disques a bouts de bras et que j'ai toujours pu garder en cabine. C'était un autre temps et ce ne serait certainement plus possible aujourd'hui. Aujourd'hui?... Et bien je pense fortement y retourner. Avec un président digne de ce nom, j'envisage de repartir un jour vers ce pays qui m'a enchanté tout au long des dix-sept semaines (en huit fois) pendant lesquelles j'ai séjourné là-bas. Et si je m'y rendais un de ces jours prochains, Nashville serait une étape incontournable dans mon programme. Revoir la ville, Music Row et Opryland, assister à un show au Grand Ole Opry Y applaudir Connie Smith ou Lorrie Morgan (hélas, le grand Hank Snow n'est plus de ce monde), représenterait pour moi, j'en suis certain, un parmi les plus grands bonheurs de ma vie de voyageur…


Demonbreun Sreet. Boutiques et musées sur Music Row.
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RCA's Sudio B. Le temple du Nashville Sound. Beaucoup d'artistes engagés sous ce label ont un jour enregistré ici, Elvis y compris...
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Studio CBS (Columbia).
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Studio Warner.
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L'ancien Country Music Hall of Fame. Les plus grands noms de ce genre musical ont leur plaque de bronze exposée ici. La photo, comme toutes les autres, date de 1985. A l'époque, le musée était sur Music Row mais aujourd'hui il a déménagé plus près du centre ville...
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The Ryman Auditorium. Salle de concert du Grand Ole Opry de 1943 à 1974. (Photo: ?)
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Shoney's Inn, sur Music Row, situé à l'ouest du centre-ville. C'est ici que je descendais lors de mes séjours à Nashville. Bon hôtel 2 étoiles, mais surtout excellent restaurant américain (oui, oui, ça existe!)
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La "maison" du Grand Ole Opry, à Opryland (banlieue est de Nashville). La salle a une capacité de 4'400 places et a succédé au Ryman Auditorium en 1974. (Photo: ?)
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La scène de l'Opry. (Photo: ?)
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Hank Snow (tout à gauche), orchestre et the Carol Lee Singers (avec the Jordanaires, choristes les plus fameux).
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Connie Smith.
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Jim & Jesse.

Inséré le 8 décembre 2008 
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Jean VILLARD, dit "Gilles"
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12 juin 1895 - 26 mars 1982
tenait un cabaret (Chez Gilles) à Paris, au numéro 5 de l'Avenue de l'Opéra, dans les années 40-50. Ce Vaudois pur teint est surtout connu pour avoir écrit "Les trois cloches" pour Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson. Mais en Suisse romande, sa réputation est immense et son poème le plus célébre est connu de tout le monde. Cette magnifique ode est d'ailleurs le texte qui, en 1962, a inspiré à Brel "Le Plat Pays". "La Venoge" est pour moi l'une des plus belles déclarations d'amour à son pays et Gilles demeure, 26 ans apès sa disparition, l'un des plus grands poètes de Suisse...
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Inséré le 7 décembre 2008
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Kitty Wells fait partie des Grandes Dames de la Country Music. Elles ne sont pas si nombreuses à avoir été portées au Country Music Hall of Fame. Elle l'est depuis 32 ans et fut la 3ème femme a avoir eu cet honneur très prisé et signe indiscutable de reconnaissance de la profession. Je l'ai vue sur la scène du Grand Ole Opry en 1981, lors de mon premier voyage à Nashville. Dotée d'une très belle voix, elle représente un peu la "ménagère chantante", toujours très simple d'apparence et fortement discrète. Et même si c'est un peu pour cette raison qu'elle a tant plu au public américain, elle demeure néanmoins une référence incontournable dans l'histoire de la musique traditionnelle de ce pays. "It Wasn't God Who Made Honky Tonk Angels", succès considérable à l'époque, reste intimement lié à cette artiste très attachante...


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Inséré le 6 décembre 2008
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"Body of lies" (Mensonges d'état)

Plongée dans l'antre du terrorisme. Iraq, Syrie, Jordanie, Proche-Orient dans lequel un agent de la CIA tente d'infiltrer Al Qaida. Images fortes, confiance et mensonges, violence et kamikazes, fanatisme et indifférence à la vie. Monde "post-11 septembre" où le risque et la crainte de l'attentat sont omniprésents. Très peu d'instants, en 128 minutes, pour reprendre son souffle, si ce n'est lorsque le héros succombe au charme ravageur d'une petite infirmière iranienne. Di Caprio évolue au sommet de son art (putain les progrès, depuis "Aviator"…) Crowe (bon, sans plus) passe son temps à bouffer, collé à l'oreillette de son téléphone portable, et à jeter des regards insistants au-dessus de ses binocles. Ridley Scott nous en fout plein la gueule! Il filme magistralement un combat contre le terrorisme qui nous rendrait presque confiants quant à son efficacité côté Amérique et ses alliés. Mais tout cela n'est que cinoche et on a de la peine à se faire une idée sur la réalité des choses: et si c'était encore pire en vrai… N'empêche, même si ça fout la trouille, c'est du grand cinéma. Film majeur, rare. Passionnant de bout en bout. Et di Caprio, bon dieu la performance! Celle-ci, elle mérite un Oscar…

Inséré le 4 décembre 2008

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"A Dear John Letter" est l'un des plus grands succès de toute l'histoire de la Country Music. Enregistrée en 1953 par Jean Shepard et Ferlin Husky, la chanson conte la fin d'une histoire d'amour entre un soldat en guerre et sa fiancée. Ce qui est dit dans cette lettre est une horreur absolue et je peine à croire qu'une femme puisse être aussi perfide que l'exprime le texte ahurissant de cette mise à mort. Mais la musique et l'interprétation des deux créateurs de cette ballade sont vraiment superbes. Réunis pour une émission de TV en 2000, soit 47 ans après la sortie du tube, Jean Shepard et Ferlin Husky donnent ici une version très émouvante de ce qui les a rendu célèbres près d'un demi-siècle plus tôt, dans une Amérique en pleine guerre de Corée...


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Inséré le 3 décembre 2008
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Inséré le 2 décembre 2008
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Belgitude...

Hier soir, 19 heures. Sortant de la boutique/épicerie d'une station d'essence, je suis alpagué par une dame, assise dans sa voiture, 55 ans, charmante mais apparemment pas très branchée automobile. A son accent, je constate tout de suite qu'elle n'est pas du coin…

- Excusez-moi, Monsieur, je suis Belge et j'ai des problèmes avec la voiture suisse que m'a prêtée une amie. Je ne sais pas voir si la jauge d'essence est en bas ou pas…

Je fais le tour de la petite Japonaise (l'auto) et je passe la tête par la fenêtre ouverte…

- Vous voyez, me dit-elle, la jauge devient rouge à partir de 6 mais là, l'aiguille est sur 1.

- Euh… Je vois, oui, mais ça c'est le compte-tours, Madame…

Le contour? Quel contour?…

- Pas le contour, le compte-tours. C'est l'instrument qui indique le régime de votre moteur. Voyez, si vous appuyez légèrement sur les gaz, l'aiguille va monter…

Elle appuie…

- Aaaaaah oui, je vois. Voyez-vous je n'ai pas ça dans mon auto…

- La jauge d'essence, elle est à côté du compte-tours, tout à droite. Et là, il doit vous rester un quart de réservoir.

- Donc, je saurai faire le plein? Où est le réservoir? Et je mets de la super ou du gasoil?…

- Le réservoir est là, derrière et de votre côté… De la super, on en a plus en Suisse et si le moteur de votre voiture peut tourner jusqu'à 6000 tours/minute c'est qu'il fonctionne à l'essence. Il vous faut donc mettre de la sans plomb 98. Voulez-vous que je vous aide à faire le plein?

- Non, non, je vous remercie, ça va aller. Vous êtes bien aimable, Monsieur…

J'aime beaucoup les Belges. Ayant jadis eu à faire à des ressortissants d'un très grand nombre de nationalités différentes, j'ai toujours pensé qu'ils font partie des gens les plus polis et les plus aimables qui soeint. Et certain(e)s ont en plus une forme de naïveté spontanée qui me touche beaucoup…

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Inséré le 1er décembre 2008
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