Geneva Classics 08

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Inséré le 31 octobre 2008
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Geneva Classics 08

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Inséré le 30 octobre 2008
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Geneva Classics 08

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Inséré le 29 octobre 2008
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Geneva Classics 08

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Inséré le 28 octobre 2008
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Geneva Classics 08

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Inséré le 27 octobre 2008
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2. "Le Petit Prince des Montagnes"

François-Xavier Bagnoud est né le 11 septembre 1961. Suite au divorce de ses parents Albina et Bruno, et comme c'est le cas dans toutes les séparations, l'enfant est partagé entre son père et sa mère. Il étudie aux Etats-Unis et devient titulaire d'un diplôme en ingénierie spatiale de l'Université du Michigan. La passion du vol, du sauvetage et de la montagne l'emmène irrésistiblement sur les traces et dans les pas de son père. Il obtient, dès le plus jeune âge possible, toutes ses licences de vol (avion et hélicoptère) et de sauvetage. Œuvrer pour Air Glaciers (fondée en 1965 par son père, Hermann Geiger et Fernand Martignoni) semble être sa voie et il paraît avoir les épaules pour perpétuer la tradition et la belle réputation de l'entreprise de secours en montagne. Mais en 1986, engagé comme pilote de l'hélicoptère couvrant le rallye Paris-Dakar, c'est le drame. Le 14 janvier, dans le désert du Mali et lors d'une tempête de sable, l'appareil percute une dune. Daniel Balavoine, Thierry Sabine, Jean-Paul Le Fur (cameraman), Nathaly Odent (journaliste) et François-Xavier Bagnoud, tous à bord de l'hélicoptère Ecureuil, sont tués sur le coup... Dans le Valais tout entier, c'est la consternation. Celui qu'on avait surnommé le "Petit Prince des Montagnes", de par sa blondeur et sa ressemblance avec le personnage le plus célèbre de Saint-Exupéry, vient de disparaître dans le Sahara, à des milliers de kilomètres des montagnes qui l'avaient vu naître. Ses parents, sa famille, ses amis et le pays tout entier, ne peuvent ni le croire ni l'accepter. Quelques jours plus tard dans le cimetière du Châble, juste en dessous de Verbier, ils sont nombreux ceux qui sont venus lui rendre un dernier hommage. Tous incrédules et avec le cœur lourd dans le silence de la vallée, dominée par les cimes en deuil, elles aussi presque conscientes d'avoir vu, ce jour-là, le "Petit Prince" rejoindre son étoile…
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Dans les hauts de Verbier, au lieu-dit "le Hameau", une jolie petite chapelle a été érigée il y a quelques années. Elle est ornée de très beaux vitraux représentant des scènes de sauvetage en montagne, oeuvres offertes par l'Association François-Xavier Bagnoud. Sur l'une d'entre-elles, on peut reconnaître le visage du "Petit Prince des Montagnes"...


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Inséré le 26 octobre 2008
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1. "La Comtesse au Grand Coeur"

Lorsque fortune matérielle et tragédie de la vie se rencontrent, elles peuvent parfois donner naissance à de bien belles histoires… Le 2 juillet 1941 à Paris, naît Albina, fille du Comte Guy du Boisrouvray (cousin germain de Rainier de Monaco) et de Lùz Mila Patino, héritière de l'empire bolivien de l'étain. Enfance dorée et bourgeoise, nombreux voyages, adolescence et prise de conscience puis rébellion. Avant d'avoir atteint l'âge adulte, la jeune fille quitte sa famille et s'installe en Valais. Là, elle rencontre et tombe sous le charme de Bruno Bagnoud, fondateur de Air Glaciers. Mariage et, alors qu'elle n'a que vingt ans, naissance de son unique enfant, François-Xavier. La vie s'écoule avec douceur. Puis c'est le divorce et un nouveau mariage. La Comtesse devient alors productrice de cinéma et finance quelques très belles œuvres, parmi lesquelles: "L'important c'est d'aimer" (Zulawski), "Police Python 357" et "Fort Sagane" (Corneau). Et puis un jour, dans un horrible accident, son enfant meurt…

Albina est effondrée. Elle met trois ans pour émerger, pour commencer de quitter les affres douloureux de cette tragédie. Elle rejoint alors Bernard Kouchner, fondateur de "Médecins sans Frontières" puis, en 1989, elle met en vente les trois quarts de son patrimoine familial, lequel s'avère colossal. Nantie de cette fortune en espèce, elle fonde à son tour "l'Association_François-Xavier_Bagnoud". Son but: venir en aide aux enfants orphelins du SIDA. Dès lors, Albina du Boisrouvray va sillonner le monde de part en part et se mettre totalement au service des déshérités. Elle œuvre sans cesse et sans repos, visite et met en place des centres d'aide dans des dizaines de pays du tiers-monde. Toute sa fortune y passe. Mais l'Association FXB a pris ampleur et notoriété et dès lors, au nom et en sa qualité de présidente, elle se lance à la recherche de fonds dans le monde entier. En 2009, l'association va fêter ses 20 ans d'existence, avec la satisfaction d'avoir pu aider et sauver des dizaines voire des centaines de milliers d'enfants dons les parents sont morts, décimés par cette terrible pandémie du SIDA…

Dans ma précédente profession et dans les années 70-80, à l'aéroport de Genève, j'ai vu souvent Albina du Boisrouvray. Très belle femme, très classe et pleine de charme, avec un charisme et des yeux d'une profondeur incroyable. Dernièrement, une émission de la TSR a brossé son portrait. A 67 ans, le temps a accompli son œuvre, la douleur peut-être encore davantage. Mais elle demeure une très belle personne, lucide, sensible, charmante et enthousiasmante, ayant toujours visible, dans le fond de ses yeux noirs, l'éclat flamboyant de la passion. Mieux encore: l'héritière de l'une des plus grandes fortunes sud-américaines a largement prouvé que ce qu'elle avait de plus cher au monde n'était pas le fruit des mines d'étain de son grand-père Simon Patino, mais bel et bien l'or resplendissant et infiniment précieux dans lequel elle a forgé son cœur tout au long de ces années. Là-haut, François-Xavier doit se sentir très fier de sa petite maman…

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Inséré le 25 octobre 2008
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Jo, Seppi, mon ami...

Fribourg. Petite ville suisse de trente-cinq mille habitants, à la frontière des langues françaises et allemandes. Le vendredi 29 octobre 1971, un convoi funéraire parcourt avec lenteur les rues de la ville. Cinquante mille personnes se sont massées ici pour assister aux funérailles et rendre un dernier hommage à un homme que le pays tout entier admirait profondément. Joseph Siffert rejoint ce jour-là sa dernière demeure, le cimetière Saint-Léonard, escorté par les pleurs et l'émotion de tout un peuple. Ce vendredi-là, j'avais demandé à mon chef s'il m'autorisait à prendre une demi-journée de congé pour pouvoir me rendre aux funérailles de Jo. Mais il avait refusé. Trop de travail ce jour-là, prétendit-il… Et c'est devant les images de la télévision montrant cette foule impressionnante, en ce 29 octobre, que j'ai compris à quel point cet homme extraordinaire avait su conquérir le coeur de ses compatriotes...

Seppi, mon ami,

Il s'est passé plus de temps, depuis le jour de ton fatal accident, qu'entre ta naissance et cette tragédie... Tu n'avais que trente-cinq ans et cela fait deux années de plus que tu n'es plus qu'un souvenir. Mais pas n'importe lequel... Si ta fougue, ton courage, tes gestes et mimiques expliquant un quelconque incident de course, ne sont plus là pour me faire vibrer, ton image est en moi vivante comme au 1er jour. Le premier jour, ce devait être au milieu des années soixante, lorsque j'ai, comme beaucoup de mes compatriotes, entendu parler de toi. Pour moi qui ai passé toute mon enfance et mon adolescence à me chercher des héros, tu as tenu ce rôle dans mon coeur comme personne. Tu étais l'homme vivant sa vie comme nul autre de ceux, souvent stupides, toujours incompris, qui gravitaient autour de moi. A l'époque, j'achetais "Sport Auto", la revue française du sport automobile et je découpais les photos et posters de Jo Siffert fêtant l'une de ses nombreuses victoires, que ce soit en Formule 1, Formule 2 ou Sport Prototypes, pour les afficher sur les murs de ma chambre ou ceux de mon vestiaire du chantier sur lequel je travaillais.

En 1971, une année que je considère comme l'une des plus importantes de ma vie, j'avais dix-sept ans. Le 15 août, tu gagnais le Grand-Prix d'Autriche, sur cette magnifique BRM P160 blanche aux couleurs des parfums Yardley. Joie immense et confirmation que, sur une voiture au point, peu de pilotes parvenaient à te suivre sur la piste. Après un Grand-Prix d'Italie que tu menas, avant que la boîte de vitesses de ta voiture ne fasse des siennes, après encore une deuxième place aux Etats-Unis (derrière le regretté François Cevert), il y eut cette épreuve de trop, cette course pour rien, si ce n'est pour fêter le deuxième titre mondial de Jackie Stewart. Ce jour-là, tu n'avais pas envie de courir, sans doute en raison d'une saison trop remplie (40 courses). Mais tu ne te dérobas pas. Parce que ce n'était pas ton genre. Pole position, départ raté, remontée exceptionnelle et ce maudit 16ème tour. A 14 heures 18, ce dimanche 24 octobre 1971, ta BRM se mit à zigzaguer sur la piste de Brands-Hatch, là-même où trois ans plus tôt tu avais remporté ta plus belle victoire. L'accident. Le feu. L'horreur absolue. Dans cette fournaise qu'aucun commissaire de piste n'a pu maîtriser, tu es mort très vite. Asphyxié et avec peu de brûlures graves, finalement...

L'histoire d'un des pilotes automobiles les plus attachants et les plus méritants s'est achevée ainsi, brutalement et très injustement. Mais la justice, et ça on le sait depuis longtemps, n'est pas l'apanage du destin. De toi, il me reste beaucoup de choses, et notamment cette image d'un petit matin de juin 1971, alors que, sur ta superbe Porsche 917 L, capable de passer les 380 km/h sur la ligne droite des Hunaudières, tu roulais pour une fois sans forcer, désirant plus que jamais gagner ces 24 heures du Mans, la seule course d'endurance manquant à ton palmarès. Je m'étais levé tôt, après m'être couché très tard, car cette année-là, j'étais très confiant dans tes chances de remporter enfin cette épreuve. Scotché au petit écran, je croisais les doigts... Hélas, une fois encore, après une nuit où les ennuis mécaniques s'étaient succédés comme rarement, tu abandonnais en milieu de matinée. Je m'étais alors dit: t'en fais pas, Seppi, tu gagneras l'an prochain... Tu n'as pas gagné! Tu n'as jamais été champion du monde de Formule 1. Mais ton palmarès est élogieux. Mieux: tous ceux qui t'ont connu et suivi dans ces années où l'Automobilisme portait encore très dignement le nom de Sport, ne t'ont jamais oublié. Parce que tu étais de la race des Seigneurs du Volant et que tu avais gravi tous les échelons par ta seule volonté, par ton courage et ton exemplaire force de caractère... Je ne t'ai pas connu, Jo, mon ami. Mais j'ai suivi tes exploits et j'étais ton plus fervent et fidèle supporter. A cet âge où l'on apprend beaucoup des choses de l'existence, c'est toi, et personne d'autre, qui m'a appris que dans la vie, il ne faut compter que sur soi-même et que la chance, certains ne s'en servent que pour compenser un éventuel manque de talent ou de détermination...

Inséré le 24 octobre 2008

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Patchwork d'automne...

Vignoble, entre Sierre et Crans-Montana...

Inséré le 23 octobre 2008

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Barrage, lac et glacier de Moiry...



Situé au fond du Val d'Anniviers (Valais), le lac de Moiry offre à ses visiteurs incrédules, un panorama époustoufflant de beauté. A 2300 mètres d'altitude, dans une atmosphère pure et vivifiante, protégé des vents forts par les montagnes qui l'entourent, le lac déroule son tapis moitié soie et moitié velours, dans un silence impressionnant...



Au nord, c'est le barrage, haut de 148 mètres, au sud le glacier qui l'alimente, plus loin la Dent-Blanche, culminant à 4357 mètres...

Inséré le 22 octobre 2008

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Château d'Oberhofen...

Propriété des Habsbourg au XIVème siècle, il fut investi par les Bernois après la Bataille de Sempach, gagnée par les Confédérés. Ce château, dont le donjon date du XIIème, est une splendeur par la qualité esthétique de l'ensemble et de tout ce qui lui a été ajouté après coup et dans les siècles suivants. Il est situé sur la rive nord du lac de Thoune, dans le canton de Berne.

Inséré le 21 octobre 2008

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Altdorf, chef-lieu du canton d'Uri...

Si les batailles de Morgarten ou de Sempach sont bien réelles et ont contribué à consolider les bases de la Confédération, l'histoire de Guillaume Tell, elle, demeure une légende. Et c'est peut-être mieux comme ça. Car il aurait fallu être bien inconscient, voire complètement fou, pour mettre ainsi en jeu la vie de son enfant... Le centre historique du "Vieux Village" n'est pas que le home du tireur d'élite suisse, il est aussi parsemé de divers boutiques et restaurants aux enseignes suspendues plus belles les unes que les autres...

Inséré le 20 octobre 2008

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Morgarten...



Haut-lieu de l'histoire de la Suisse, cet endroit magnifique se trouve dans le canton de Zoug, à proximité de la pointe sud du lac d'Ägeri. C'est ici que s'est déroulée, en novembre 1315, la "Bataille de Morgarten" (Mémorial ci-dessous). Celle-ci demeure le combat le plus important, entre Suisses et Autrichiens, dans le processus de consolidation de l''indépendance de la Confédération Helvétique, fondée 24 ans plus tôt...

Inséré le 19 octobre 2008

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Jean-Pierre FERLAND
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Né le 24 juin 1934
s'est imposé en France en 1968. Un succès colossal avec le titre ci-contre et on parlait déjà de "nouveau BREL", lequel avait cessé le tour de chant un an auparavant... De sa voix puissante et superbement posée, ce Québécois est un grand de la chanson francophone d'outre-Atlantique. Je me souviendrai toujours de son interprétation magistrale de "Au même clou" (de Félix LECLERC), dans "Vagabondages", une superbe émission de variétés de Roger GICQUEL, diffusée sur FR3 en 1985. J'ai vu Jean-Pierre FERLAND sur scène en 2002 et j'en garde un souvenir majeur...
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Inséré le 17 octobre 2008
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Daniela LUMBROSO
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Née le 18 août 1961
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est sans doute l'une des seules et dernières personnes encore capables de me dissuader de jeter mon poste de télé-poubelle par la fenêtre! Car de la voir animer une soirée est un pur ravissement. Sosie presque parfait de Nicoletta Braschi, l'épouse de Roberto Benigni, ses origines italiennes y sont sans doute pour beaucoup; elle est belle, pleine de charme, d'une féminité absolue et le son unique de sa voix me fait boire ses paroles. Bref, toutes chaînes confondues, Daniela LUMBROSO est bien la plus belle femme du paysage audiovisuel français...
Inséré le 14 octobre 2008
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The answer, my girl, is blowin' in the wind, the answer is blowin' in the wind...

Sur les landes vertes d'Irlande, par delà les montagnes et le continent, plus loin que le bout de la mer, tu vis ton amour des chevaux. Au creux de cette terre inconnue, parcourue de lacs et de rivières, arrive-t-il que mes mots parviennent à ton oreille? Est-il possible que le courant les porte jusqu'à toi qui me manque chaque jour un peu plus encore? Si c'est le cas, peut-être comprendras-tu que ce vent du sud est parti d'ici, de chez nous, de chez moi, de mon cœur qui te souffle les mots d'amour d'un père à sa fille. Je t'aime, Maeva, je t'aime et je me languis de toi…

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Inséré le 13 octobre 2008

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LE CYGNE

Dans l'eau claire du port,
Il est passé,
Fier sur l'onde paisible,
Le cou plissé,
Puis a viré de bord,
M'a dépassé
Et d'un irrésistible
Envol, lancé
En un superbe effort,
Comme poussé
Par un vent invisible,
S'est effacé,
A pris son lourd essor,
Non sans laisser,
Sur l'eau claire et paisible
Du port, glisser
Un bien joli trésor…

Inséré le 10 octobre 2008
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Trente ans déjà…

Me voici donc, Jacques… J'ai traversé la planète d'est en ouest et de part en part. Juste pour fouler un peu, dans le silence et le respect, la terre de ta dernière escale; pour pour m'assurer de la solidité de ton dernier ancrage; pour goûter à ces alizés légendaires qui t'ont porté jusqu'ici… Mais si je suis là, au pied de ce rectangle de pierres parsemé d'herbes folles, c'est aussi pour te dire merci. Pour te dire que tu me manques, que ta vie et ton honnêteté m'inspirent, m'inspireront toujours et qu'elles demeureront à jamais pour moi, le plus beau des exemples… De tes rêves d'enfant, tu es allé au bout. Tu as su puiser dans les années de ton enfance, l'inspiration qui t'a mené jusqu'ici. Et si tu es parti si vite, beaucoup trop tôt, tu l'as fait l'âme en paix et la conscience tranquille. Tu n'as jamais triché, Jacques. Tu as accompli ce que ton parcours initial de vie te recommandait de faire. Tu as rempli, de la plus belle et émouvante des façons, le contrat que l'existence a conclu avec toi au moment de ta naissance...

Et, pour ce qui me concerne, tu m'as fait comprendre ce que devrait réellement être le passage d'un homme sur cette terre qui te recouvre aujourd'hui pour l'éternité… Sur cet îlot tropical, là où le soleil explose en bouquets intenses de lumière, tu as jeté l'ancre dans le dernier de tes nombreux ports d'attaches. Et si le cri de ces foules qui te suppliaient de ne pas les abandonner, résonne encore jusqu'ici, c'est peut-être pour te faire comprendre que ces dernières ont perdu, en pleurant ton départ, bien plus qu'un artiste de music-hall. Elles ont perdu un ami, un grand frère, un confident. Un confident… C'est ce que tu es devenu depuis ta disparition. Je te parle, à toi qui avais l'âge de mon papa, je te demande conseil, comme je ne saurais le faire auprès de mon propre père et je m'interroge sur l'attitude qui serait la tienne dans les problèmes que je traverse. J'ai parfois l'impression d'avoir perdu de ma dignité en tentant de retenir cette femme qui s'en est allée. Je lui ai dit: ne me quitte pas! Je l'ai implorée, suppliée, j'ai pleuré à ses genoux et me suis presque résigné à devenir l'ombre de son berger allemand. Contrairement à toi, l'amitié, la présence des copains ne me réconforteront pas… Isolé, sur la terre des vivants, je fais face à ma peine.

Et je suis venu, aujourd'hui, sur cette Terre des Marquises, auprès de mon seul ami, lequel ne me répondra pas de vive voix mais dont la présence bien réelle me réconforte… Cette visite que je te fais, Jacques, est peut-être destinée à me convaincre que la vie vaut la peine d'être vécue. Et lorsque je vois tout ce qui pousse autour de toi qui en es réduit à l'immobilité éternelle du corps, j'ai l'impression que seuls ton esprit et ton cœur en sont à l'origine. La certitude aussi que cette haute croix blanche marque, non seulement l'entrée de ta dernière demeure, mais également l'ancrage d'un homme dont l'âme resplendit sous la même couleur… Ces quelques bougainvillées, en rose et blanc, déposées sur ta pierre tombale et renouvelées tout au long de mon séjour, sont le gage de mon amitié, de ma fraternité, de ma reconnaissance pour m'avoir aidé à comprendre tellement des choses de la vie et le signe tangible que je quitterai cette terre polynésienne, la tienne, plus fort qu'en y débarquant, quinze jours plus tôt, en proie au plus cruel tourment…

Hiva-Oa est belle, Jacques, et elle te va bien! Je te le dis, comme j'aurais aimé le confier à Maddly. Mais ta compagne n'est pas là. Peut-être repartie, contrainte, pour quelques jours vers les foules que tu fuyais… Oui, Hiva-Oa est belle et son nom résonnera toujours en moi comme le chant plaintif des gentils habitants de cette Terre des Marquises en laquelle tu as trouvé cette sérénité qui est la tienne et qui ne te quittera plus jamais. Merci Jacques, merci du fond du cœur pour tout ce que tu as fait pour moi...

Inséré le 9 octobre 2008

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Patrick DEWAERE
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26 janvier 1947 - 16 juillet 1982
a tourné définitivement le dos à la vie alors qu'il ne pouvait imaginer vivre sans sa fille. En 1982, je ne comprenais pas très bien ce que cela voulait dire. Aujourd'hui, je sais… Patrick DEWAERE était un immense acteur. Sans doute le plus grand comédien de sa génération, plus grand encore que son pote DEPARDIEU! Sa vie a été parsemée d'amours déchues, de blessures dont on ne guérit pas. Ultrasensible, il n'a pas supporté la dernière. Il est parti, le coeur en ruines, à l'âge de 35 ans, terrassé net par l'amour et ses parfois terribles ravages…
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Inséré le 7 octobre 2008
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Stephen GREY
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Né en juin 1938
depuis 30 ans, collectionne les avions historiques. Cet Anglais passionné s'est constitué la plus belle panoplie européenne de chasseurs de la seconde guerre mondiale. Il les chevauche et les fait voler tous, pour le plus grand plaisir des aficionados du genre, dont je fais partie. Grâce à lui, le patrimoine d'une période noire de l'histoire survit. Si vous passez un jour près de Cambridge, arrêtez-vous à Duxford, 12 kilomètres plus au sud. Peut-être l'apercevrez-vous alors, aux commandes d'un Spitfire ou d'un Corsair, fendre le ciel de part en part...
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Inséré le 6 octobre 2008
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Les ailes plombées...

Les avions sont là. Arrivés l'un après l'autre, ceux-ci venus de terrains proches, ceux-là de bases plus éloignées. Ces derniers, et plus spécialement leurs pilotes, ont dû braver des conditions météorologiques difficiles, mais ils ont rallié leur objectif, en bons aviateurs qu'ils sont, heureux de venir présenter leurs vieilles mais toujours belles machines à un public qui, même s'il s'en défend, reste un peu nostalgique des temps où elles représentaient la modernité… Je me suis fait un point d'honneur, et même si ce n'était pas mon rôle, d'aller saluer chaque équipage, de lui souhaiter la bienvenue sur cette base que je hante depuis presque 34 ans… Ce Geneva Classics 2008 représente sans doute le dernier plaisir réel de ma vie dans l'aéronautique active. Et j'en ai connu pas mal dans ce tiers de siècle. J'ai rencontré aussi de grands hommes, de bons pilotes, de grands Aviateurs. Aujourd'hui, si je côtoie encore beaucoup des seconds, bien peu peuvent s'enorgueillir d'appartenir à la troisième catégorie…

Hier soir, dans une fin de journée resplendissante, tous les avions étaient alignés sur la portion de tarmac qu'on leur avait réservée. Rutilants et scintillants sous le soleil, alignés dans un ordre parfait, exposés aux regards caressants d'un public jeune ou vieux, féminin ou masculin, mais que la chose aéronautique intéresse. Ca m'a fait du bien de voir tous ces gens faire la queue pour monter à bord du DC-2 ou du Lockheed Electra. Ca m'a réconforté de voir hommes et femmes évaluer le meilleur angle pour tirer le portrait de leur appareil préféré. Ca m'a beaucoup ému de voir les machines se dévoiler quelque peu en offrant à des inconnus une petite parcelle de leur âme ancienne mais non altérée par le temps. Mais ça m'a fait très mal de constater que je vivais en cet instant précis, peut-être le dernier moment exaltant d'une vie active presque entièrement vouée à l'aviation…

... "Et je méditai sur ma condition, perdu dans le désert et menacé, nu entre le sable et les étoiles, éloigné des pôles de ma vie par trop de silence"…

Saint-Exupéry - "Terre des Hommes"
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Inséré le 5 octobre 2008
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A
Octobre 1988, rive sud du Grand Canyon.
Vingt ans plus tard, ils sont toujours là et ces jours-ci, ils fêtent leurs quatre-vingts ans.
Papa, maman, je vous aime...

A

Inséré le 4 octobre 2008
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A
En 1975, Clay Regazzoni disputait le championnat du monde de Formule 1 au volant de cette magnifique Ferrari 312T. La même année, je débutais mon activité aéroportuaire à l'endroit même où ce bolide est aujourd'hui exposé. Trente-trois ans plus tard, Clay n'est plus là. Son aura, sa mémoire et sa voiture demeurent. Et moi je sens déjà le coup de vent final qui m'emportera au loin, dégoûté par ce que le monde moderne a fait de la chaleur humaine régnant ici dans ces temps reculés...
A

Inséré le 2 octobre 2008
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LES SAISONS DE MA VIE


Dans les prés arrosés
Par la rosée
Une fleur, à la vie
S'ouvre ravie;
Aujourd'hui toute forte
Et demain morte...

Le temps, sur ma torpeur,
Passe et j'ai peur.

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Dans la nuit tiède et claire,
Comme un éclair,
Tu es passée, trop vite
Et, par ta fuite,
Es devenue l'engrais
De mes regrets...

Le temps, sur ma douleur,
Passe et je pleure.

***

Frémissant sur sa branche
La feuille flanche,
Par la rouille vaincue,
Elle a vécu!
Sa vie sera demain
Sans lendemain...

Le temps me fait malheur,
Et sonne l'heure.

***

Sous le manteau glacé
Du temps passé,
Je sens en moi venir
Des souvenirs;
Ils ne surseoiront pas
A mon trépas...

Le temps, soudain, demeure
Fixe et je meurs...
A

Inséré le 1er octobre 2008
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A
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