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Inséré le 30 septembre 2008
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Parlez-moi de la pluie…

Il est des films que je vais voir sans même m'inquiéter auparavant de leur contenu. Parce que les actrices/acteurs que j'aime y tiennent un rôle ou parce que celle/celui qui dirige fait partie de ceux qui me touchent infiniment dans leur art de la mise en scène. Jean-Pierre Bacri fait partie des premiers et Agnès Jaoui des seconds. En plus, à eux deux, ils écrivent des choses extraordinaires. Donc, en allant voir "Parlez-moi de la pluie", j'avais trois bonnes raisons de m'y rendre… Cent minutes plus tard, j'avais assisté à un excellent jeu d'acteur et à une belle mise en scène. Mais, hélas, l'histoire n'est pas à la hauteur et même les moments les plus graves sont exempts de cette émotion que, pourtant, Madame Jaoui sait si bien transmettre à l'écran. Quant à Jamel Debbouze, le meilleurs acteur comique du moment, la gravité ne lui sied guère et, dans ce rôle banal, il redevient un acteur presque ordinaire. Dommage! Comme il est dommage que la bande originale, si elle fait bien référence à Brassens, le fasse avec "Les passantes" et non pas avec "L'orage", pour moi la plus belle chanson du grand Georges... Mais, pour finir sur une note plus optimiste, je me dois de signaler la performance magnifique d'une jeune inconnue répondant au nom de Florence Loiret-Caille, laquelle donne dans un petit rôle joué à la perfection, tout la plénitude de son talent. Cette frêle jeune fille est à l'aube d'une carrière des plus prometteuses et je brûle d'impatience de la voir dans son prochain film...

Inséré le 29 septembre 2008

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Inséré le 28 septembre 2008
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Kelly REILLY
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Née le 18 juillet 1977
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doit sans doute venir d'une autre planète! Il n'est pas possible que cette "créature" soit une terrienne! Deux humains ne peuvent avoir engendré pareille merveille… Cet être divin, c'est la preuve irréfutable que la perfection existe. Sa grâce, ses mimiques, sa voix, ses expressions, son charme, sa féminité, ses taches de rousseurs, ses yeux pers m'ont mis à terre lorsque que j'ai vu "L'auberge espagnole". Avec "Les poupées russes", "Wendy", la petite Anglaise, a définitivement cloué mon coeur sur l'autel de l'adoration et de la dévotion...
Inséré le 27 septembre 2008
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A bout de souffle...

Où trouver la force? Où? Dans quoi? La force d'avancer encore. La force de ne point baisser les bras, les épaules. La force de ne pas courber le dos… Il y a vingt ans, jour pour jour, nous partions vers l'Amérique. Mon père, ma mère et moi. Une moitié de famille sur les routes du Nouveau Monde. La découverte, pour eux, d'une terre de rêve; pour moi la confirmation des mêmes sentiments après cinq voyages précédents dans les mêmes régions. Mais quatre lustres plus tard, que reste-t-il de ces délicieuses et mémorables pérégrinations? Eux sont encore debout, malgré les mille maux de leur âge. Dans quelques jours, nous allons fêter leur 80ème anniversaire. Je serai de la fête, avec dans la tête les réminiscences de ce voyage qui fut l'un des plus beaux de ma vie toute entière. Oui, j'y serai. Mais sans la certitude et ni même l'envie d'atteindre un jour cet âge qui est aujourd'hui le leur… J'ai parfois l'impression, depuis dix ans, d'avoir vieilli trois fois plus vite. Tout a changé à une vitesse vertigineuse. Tout s'est emballé. Tout a été chamboulé. Et je me m'interroge quant à savoir si je n'aurais pas rattrapé, voire dépassé mes propres parents, eux qui ont pourtant vingt-six ans de plus que moi… Au point que et à dix jours de cet anniversaire majeur pour eux, je me demande s'il ne serait pas bon, au moment d'éteindre leurs 160 bougies, que je ne tente point de leur venir en aide. Mais je ne le ferai pas. Persuadé que dans cet exercice et dans cette vie qu'il parcourent côte à côte depuis cinquante-six ans, ils ont encore tellement plus de souffle que moi…

Inséré le 26 septembre 2008

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Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez, si c'est un homme,
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez, si c'est une femme,
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre cœur,
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant;
Répétez-les à vos enfants,
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous...

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Primo LEVI, dans "Si c'est un homme", n'aurait écrit que cela qu'il aurait dit l'essentiel...
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Inséré le 25 septembre 2008
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André RAIMBOURG, dit "BOURVIL"
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27 juillet 1917 - 23 septembre 1970
L'honnêteté faite homme! La droiture, la gentillesse, l'image parfaite du père de famille, amoureux de sa femme jusqu'au dernier jour. L'HOMME tel que je le conçois. Il était tout cela. Et, plus encore que ce prodigieux talent lui ayant permis de devenir le plus grand acteur français de tous les temps, c'est ce qui me plaisait en lui. Il est parti trop tôt, beaucoup trop tôt... Mais André Bourvil n'est pas vraiment mort. Il est là, dans le coeur de ceux qui ne l'oublieront jamais, souriant avec tendresse de voir que son départ prématuré pour les fleurs n'a fait que magnifier une aura qui brille encore de mille feux, même 38 ans plus tard...
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Inséré le 23 septembre 2008
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Romy SCHNEIDER
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23 septembre 1938 - 29 mai 1982
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parmi tout ce que la vie lui a apporté, beaucoup lui a été repris. Le destin peut offrir les plus beaux cadeaux pour, sans raison, les reprendre un jour ou l'autre avec la plus grande cruauté. Au centre d'un petit village, dans la campagne des Yvelines, Rosemarie, aux côtés de son fils David et libérée de son mal de vivre, se repose depuis vingt-six ans. Sur le chemin tourmenté de sa vie, elle a tout connu de ce qui peut rendre une femme heureuse. Mais la gerbe de son bonheur était nouée d'un fil dérisoire, d'un lien beaucoup trop fragile et son coeur n'a pas supporté de devoir vivre sans son enfant...
Inséré le 23 septembre 2008
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Les moulins seront toujours les plus forts...

Depuis sept ans, pour tenir, il a fallu se créer une carapace. Entreprendre un travail sur soi, sur sa sensibilité, sur ses sentiments. Se protéger des attaques sournoises menées par les noirs émissaires de cette déchirure encore incomprise. Il a fallu se protéger, s'envelopper le corps, le cœur et l'âme dans une armure des plus hermétiques. C'est ce que j'ai tenté de faire. Dresser un rempart entre les peines, les douleurs, voire les émotions et mon être qui recevait tout cela dans un déferlement, une vague meurtrière qui, à la longue, m'aurait mené nulle par ailleurs que dans un naufrage douloureux, voire définitif. Je me suis interdit de couler. J'ai durci jusqu'à l'acier l'écorce de mon corps. Parce que je voulais vivre…

Et l'armature a tenu bon. A mon propre étonnement… Je me suis fermé, refermé sur moi-même, j'ai refusé, au prix d'un effort immense, de laisser entrer quoi que ce soit qui puisse me faire choir dans cette détresse consécutive à la privation de mes enfants. J'ai mené un travail de désensibilisation long et douloureux, parsemé d'embûches et d'obstacles (parce qu'à 50 ans il est bien ardu de travailler sur le fond), lesquels ont été la cause de bien des rechutes. Mais je me suis obstiné, au profit, certes, d'un manque (forcé) de sincérité et d'authenticité. Mais c'était cela ou la chute. Et je ne suis pas tombé. J'ai réussi à tenir. Et c'est pour ça que je suis encore en vie…

Mais aujourd'hui, je sens comme une faille dans le beau système que j'avais mis en place. Que ce soit dans ma vie privée ou professionnelle, beaucoup de choses partent de guingois. Je ne me retrouve plus dans cette entreprise à laquelle je suis fidèle depuis 20 ans, à ce lieu de travail que je hante depuis plus d'un tiers de siècle. Mes patrons ne prennent plus la moindre précaution pour me faire comprendre que j'ai fait mon temps. Ma fille aînée embarque aujourd'hui même pour un séjour de plusieurs mois à l'étranger, loin de moi à qui elle a tant manqué, loin d'un père à qui elle manque tellement. Et même si l'expérience ne pourra que lui être bénéfique, ce départ impromptu me laisse en plein désarroi…

Elle est belle mon armure! Magnifique! Elle luit même dans la nuit mais ne sait désormais plus cacher à mes yeux les nombreuses failles qui la sillonnent. La carapace se fend, l'écorce commence à s'effriter, le rempart perd de son efficacité face aux nouveaux moyens que la vie déploie pour le faire plier… Mais je suis encore là. Je fais (ou tente de faire) face. Tel un don Quijote usé d'avoir combattu ses trop nombreux moulins. Un "Chevalier à la triste figure" debout mais chancelant et dont les genoux ploient sous la charge de ses illusions perdues. Bientôt il va s'effondrer, des étoiles encore dans le regard mais de la poussière plein les yeux en touchant le sol, dans le grand fracas de son armure désormais impuissante à le protéger de quoi que ce soit…

Inséré le 21 septembre 2008

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Connie SMITH
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Née le 14 août 1941
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possède la voix féminine la plus extraordinaire de la Country Music. Je l'ai vu cinq fois sur scène, au Grand Ole Opry de Nashville, tout au long des années 80, et dès son premier récital, je suis tombé totalement sous l'emprise de cette belle femme au regard d'un bleu intense. Connie SMITH est une artiste majeure dans le genre musical qui est le sien et qui fait toujours recette de l'autre côté de l'Atlantique. Et je dois bien avouer que c'est en grande partie grâce à elle que je voue toujours à cette musique un culte qui ne s'éteindra jamais...
Inséré le 20 septembre 2008
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Le pacha…

Il s'en est allé, fort de son aura de pilote dans l'armée de l'air, plus tard, et relation de cause à effet, de son expérience de commandant de vaisseau dans la flotte amirale du pays, bardé de ses quatre gallons dorés et scintillants comme au premier jour. Il a fait carrière dans l'une des plus cotées parmi les compagnies aériennes mondiales de grand renom. Et même lorsqu'elle s'est effondrée, les ailes lamentablement brisées, pleurée par tout un peuple, l'homme a su rebondir. Renaissant de ses cendres et amputée d'une partie de son nom, la compagnie a repris son envol, le capitaine ses commandes de vol. Pour quelques mois seulement… Car un jour il en a eu assez. Il a déposé au placard sa casquette et sa belle veste qui, paraît-il, font beaucoup rêver les dames et, dans une odeur pesante de naphtaline, a refermé la porte. Le pacha avait définitivement tourné la page…

Alors, il est arrivé. Sans doute amputé d'un quart du salaire qu'il touchait dans les cieux, au temps de la splendeur de son airline, il a décidé de n'y plus penser et de repartir d'un nouvel élan. Mais la terre n'est pas le ciel. Les rampants n'ont sans doute pas pour lui l'aura de celles et ceux qu'il dirigeait dans l'attique des couloirs aériens cerclant la planète. Au sol, il était nouveau, un néophyte. Sans expérience ou presque. Alors que ceux qui ne l'ont jamais quitté, le sol, eux savaient. Et cette idée lui fut insupportable. Il entreprit donc de faire le ménage. A la tête de son nouvel empire et en l'espace de quatre ans, il réussit à se débarrasser de tous les cadres. Ouste les vieux, ceux qui ne s'en laissaient pas compter, allez, du balai! Circulez, y'a plus rien à voir… A leurs places? Des anciens de son ancienne compagnie. Jadis torses bombés, eux aussi et jusqu'à l'arrogance, d'avoir l'honneur d'être au service d'une telle splendeur…

Première partie de sa mission à peine accomplie, il s'attaquait déjà à la seconde. Il était bien sûr intolérable pour lui que les employés puissent avoir davantage d'expérience que les nouveaux cadres. Donc, là aussi, un coup de balai s'imposait. Du sang neuf, on veut du sang neuf! Certains y sont passés, d'autres attendaient leur tour. Bientôt ce fut le mien. Le harcèlement moral avait commencé. Et j'ignorais combien il allait être douloureux. Après plus de trente années passés dans l'entreprise, fidèle et ayant connu l'humanité de beaucoup des cadres précédents, la dureté et le manque ahurissant de considération se sont révélés tels l'obstacle imprévu jaillissant au milieu de la route. Et je me le suis pris en pleine poire! Et ça m'a fait très mal. Et même que c'est pas fini…

Ainsi, le pacha poursuit son œuvre. De la même trempe que ceux qui ont coulé la compagnie de sa vie, hautain et prétentieux, il est très vite redescendu d'une troposphère soi-disant noble et flirtant avec les étoiles pour sévir désormais dans des sphères moins romantiques et bien plus glauques. Il est entré de plein pied et sans peine aucune dans le monde des dirigeants modernes. Là-haut, il régnait sur ses 260 passagers, tous dépendants de lui comme le nouveau-né l'est du sein de sa mère. Désormais, il couvre de sa suffisance quatre fois moins de personnes qui ne savent plus à quel saint se vouer et qui toutes se demandent dans quelle galère elles naviguent tous feux éteints… Ecœurant! Désespérant! Traumatisant! Et tellement injuste. A tel point que moi, l'athée convaincu, j'en viendrais presque à tourner ma veste, ne serait-ce que pour appeler, à supplier que la justice divine accomplisse son œuvre, une bonne fois pour toutes…

Inséré le 19 septembre 2008

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Emile WALDTEUFEL
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9 décembre 1837 - 12 février 1915
dans mon palais des maîtres de la valse viennoise, seule musique classique capable de m'appaiser, trône à la place de l'empereur... Paradoxal, lorsque l'on sait que ce grand musicien, de son vrai nom Lévy, était en fait Alsacien. Mais sa "Valse des Patineurs" est une telle perfection dans la magie tournoyante des rythmes à trois temps, qu'on lui pardonnera aisément de n'être pas Autrichien. "Les Patineurs" resteront toujours pour moi, mais seulement dans mes rêves, le morceau sur lequel je danse la valse à la perfection...
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Inséré le 18 septembre 2008
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France DOUGNAC
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Née le 10 juin 1951
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en 1972 tournait "La mer est grande", un feuilleton télévisé qui, à l'époque, m'avait passionné. Elle y avait pour partenaire, Yves-Marie MAURIN, le demi-frère de Patrick DEWAERE. Cinq ans plus tard, elle rejoignait ce dernier au générique de "Coup de tête", de Jean-Jacques ANNAUD. Depuis, malheureusement plus grand chose à son répertoire. Ce qui m'attriste beaucoup car cette superbe jeune femme, pleine de talent et au regard des plus troublants, avait pour moi quelque chose qui la rendait absolument irrésistible devant une caméra...
Inséré le 17 septembre 2008
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Docteur Beat RICHNER
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Né le 13 mars 1947
passe sa vie à s'occuper des enfants malades du Cambodge. Depuis la fin des Khmers Rouges, cinq hôpitaux ont été construits dans le pays, grâce à des dons que le médecin zürichois récolte en se dépensant sans compter. "Beatocello" (pseudonyme attribué en raison de sa passion pour le violoncelle) a ainsi pu sauver d'une mort certaine des dizaines et des dizaines de milliers d'enfants malades, dans un pays où le budget consacré à la santé est l'un des plus dérisoires de la planète...
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Inséré le 15 septembre 2008
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Mamma Mia!

Premier de mes trois films les plus attendus de septembre, la comédie musicale portée sur grand écran s'est révélée assez décevante. Histoire banale, scénario inexistant et chorégraphie indigne de ce nom. Meryl Streep en fait parfois des tonnes et ça colle pas. Le reste de la distribution joue sur le même registre. Certes, la comédie est avant tout destinée à faire connaître les chansons du groupe mythique ABBA à un public de jeunes, mais était-il nécessaire d'user de telles mièvreries pour y parvenir. En tous cas, l'admirateur inconditionnel du groupe que je suis n'y a pas trouvé son compte et je peine à croire que ceux qui découvraient l'œuvre des géniaux Scandinaves aient pu vraiment accrocher…

Mais bon, mis à part cela, il reste les chansons elles-mêmes. De ce côté-là, rien à redire ou presque. Orchestrations nouvelles (supervisées par les deux mâles du groupe) mais parfaitement dans le ton et interprétations très correctes de la part, surtout, d'une Meryl Streep qui m'avait déjà épaté par ses talents de chanteuse Country dans le dernier film d'Altman "A Prairie Home Companion". Un gros regret cependant: plusieurs des grands succès du groupe sont à peine effleurés (I have a dream, I do, I do, I do, I do, I do, etc…) alors que d'autres sont carrément ignorés (Fernando, The way old friends do).

Meilleur moment du film: le solo de Mrs Streep dans "The winner takes it all", divinement interprété et seul grand, grand moment de cinéma. Et puis si vous y allez, surtout restez jusqu'au bout du générique de fin car, là aussi, on tombe sur de grands moments visuels et musicaux…

Inséré le 12 septembre 2008

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Journée de repos (suite)…

Au bord du lac, sur les enrochements délimitant le petit port de pêche, je me suis assis. En face de moi, beaucoup de goélands prenaient le soleil. Presque immobiles sur les grosses pierres, comme assoupis mais l'œil toujours aux aguets. Dans l'eau du port, des grèbes castagneux plongeaient sans cesse, à la recherche d'un poisson pas trop sur ses gardes. Et puis quelques colverts déambulaient sur la surface plane de l'eau. Soudain, une femelle s'approcha de moi. Elle s'arrêta au pied des rochers, cherchant une voie par où tenter de les escalader. Je l'observai sans bruit et sans bouger. En deux coups d'aile elle fut au sommet. Elle s'approcha lentement et me contourna. Pas à pas, s'arrêtant souvent, elle vint tout près de moi. Très doucement, je tendis ma main. Elle ne bougea pas. J'avançai encore un peu mes doigts et, prudemment, la cane tenta de les mordiller, sans me faire mal. Elle était à mes pieds, calme et silencieuse et sa présence m'a fait un bien fou. Elle donna quelques coups de bec légers contre ma chaussure, tira plusieurs fois sur mon lacet, puis s'arrêta et me dévisagea. Il me sembla lire, dans son regard, une absence totale de crainte, comme si elle me connaissait depuis longtemps. Et ça m'a beaucoup troublé… Elle est restée là un bon moment. Je n'avais malheureusement pas le moindre morceau de pain à lui offrir et j'en étais désolé. Alors, elle s'est éloignée, lentement, est allée au bout du petit ponton, est revenue un peu en arrière, m'a regardé, a regardé l'eau bleutée de la crique et s'y est jetée… Pendant une fraction de seconde, j'ai eu envie d'en faire autant, pour aller nager avec elle...
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Inséré le 9 septembre 2008
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Journée de repos…

… loin du stress, des rumeurs et de l'hypocrisie. Loin de cette triste caste qui gère ma vie professionnelle, se faisant une joie, presque une jouissance, de me dominer du haut de son échelle salariale n'ayant fait de ceux qui la composent rien d'autre que des parvenus, des arrivistes de la pire espèce. Sauter dans ma voiture et partir. Rejoindre le bord des lacs du plateau. Me poser, me reposer… Parcourir la nature qui, déjà, commence à revêtir sa parure d'automne. Traverser le petit bois et gagner les berges de la rivière menant au lac, puis le champ encore imprégné de la rosée du matin. Traquer l'oiseau avec, pour seule arme, un appareil photo. Happer le volatile peu craintif, presque coopératif, dans un boîtier inoffensif, rien qu'en l'effleurant de l'objectif, en le respectant dans son habitat. Engranger des images, mais aussi et surtout des émotions liées à l'imprévisibilité de la nature et des volatiles qui la peuplent. Me gorger de ces rayons de soleil qui me frappent sans me faire mal. Me nourrir des cris et des battements d'ailes des oiseaux frappant l'air sans lui faire de mal. Y passer une journée entière en m'imprégnant de la beauté des lieux, de la force que la nature tente de remettre en moi. Y vivre pour quelques heures, loin de la bêtise humaine. Y vivre pour me sentir vivant. Y VIVRE, tout simplement…

Inséré le 8 septembre 2008

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A chacun sa sensibilité...

Au sein des cadres de l'entreprise, il a su se faire apprécier au-delà de ses rêves les plus fous… Jeune encore et sans grande expérience de quoi que ce soit, son opportunisme inégalable a porté, a tapé dans le mille. Touché en plein cœur, le patron! Foudroyé par la jeunesse et l'allant d'un paltoquet à la tchatche percutante. Mais s'il n'y avait que les paroles, ce ne serait rien. Non. Il y avait autre chose. La lèche. C'est ainsi qu'on l'appelle. Le tapis rouge déroulé devant le bureau du patron, le jour de son anniversaire, son bureau (dont il avait la clé) décoré pour fêter son retour de vacances. Et puis tout le reste… Le reste qui se résume en un seul mot: la frime. Alors, quand le boss a souhaité prononcer quelques mots le jour où le cancrelat (appelé à d'autres tâches dans une autre entreprise) s'en est allé, sa voix s'est faite chancelante et les trémolos en elle ont bien traduit la pauvre émotion qui était la sienne. Ce petit merdeux qui s'en allait, c'était une perle qui quittait l'écrin qu'il lui avait confectionné. Et il était triste le chef, d'une tristesse infinie…

A chacun sa sensibilité… Dans la même entreprise, ce qui me met des trémolos dans la voix, ce sont les mots de réconfort destinés à deux femmes (dont l'une est enceinte jusqu'aux dents) qui quittent le bureau de leur supérieur, en larmes et en proie au plus cruel tourment. La froideur des cadres, le manque de considération et de respect, le mépris sont devenus leurs principales qualités aux yeux de ceux qui leur ont appris à mener leur barque avec une carapace autour du cœur et un bandeau sur les yeux de leur sensibilité. Tout cela m'écœure profondément. Cette perte du sens des valeurs au seul nom de la rentabilité de l'entreprise est consternante, affligeante, à gerber. L'enfance de ces gens-là n'est plus qu'un vieux souvenir croupissant dans un coin en panne d'électricité de leur mémoire. Ils sont devenus adultes. Ils sont devenus "grands". Ils sont devenus respectables. Et ils en sont fiers… Pauvres types! Pauvre entreprise! Pauvre monde moderne!…

Inséré le 7 septembre 2008

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Robert F. KENNEDY
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20 novembre 1925 - 6 juin 1968
ou le rêve brisé de l'Amérique... Que seraient devenus les Etats-Unis si cet homme avait été porté à la Maison-Blanche en novembre 1968? Bobby incarnait l'espoir, la paix et la justice de tout un peuple. Il a vécu longtemps dans l'ombre de son frère John, mais je suis bien certain qu'il serait devenu l'un des plus grands de tous les présidents de cette Amérique aujourd'hui à la dérive. L'assassinat de Bob KENNEDY, il y a quarante ans déjà, demeure l'une des plus grandes tragédies politiques que le XXème siècle ait connu...
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Inséré le 6 septembre 2008
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Septembre. Rentrée littéraire mais cinématographique aussi. Avec trois films que j'attends impatiemment depuis quelques temps déjà: "Mamma Mia!", de Phyllida Lloyd (sortie le 10), d'après la comédie musicale du même nom, elle même composée des chansons du groupe mythique ABBA (lui qui se révélait au monde entier à quelques jours de mes 20 ans); avec Meryl Streep dans le rôle principal, ce devrait être un vrai bonheur… "Faubourg 36" célébrera (enfin) le deuxième film du "choriste" Christophe Barratier (sortie le 24), toujours avec Jugnot et Kad Merad. Enfin, le plus attendu des trois car oeuvre de celle que je considère comme la plus émouvante des cinéastes européennes, voire mondiales: Agnès Jaoui. "Parlez-moi de la pluie" évoque Brassens par son titre et rien que ce dernier me fait déjà rêver. Une histoire écrite et jouée par elle et Bacri, avec comme "guest star", Jamel Debbouze dans son premier rôle dramatique. J'en ai vu quelques extraits, le film semble porteur de grands moments d'émotion (sortie le 17)...

Trois mois que je ne suis pas allé au cinéma. Les navets de l'été sont passés, vive la rentrée et l'augure de quelques moments de rêve que (presque) seule la salle obscure parvient encore à me gratifier...

Inséré le 5 septembre 2008

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Etre heureux, c'est...

C'est vivre dans la sérénité. Loin des angoisses, des tourments, des craintes, de toutes ces choses qui pourrissent la vie. C'est pouvoir se retourner parfois et, mesurant le temps et le chemin parcourus, constater que les traces sont là, encore vivantes, illuminées par chaque point de l'existence ayant constitué un petit bonheur. Traces semblables à la chevelure d'une comète flottant dans l'encre du ciel ou le filet scintillant d'une étoile filante dans le firmament. Etre heureux, c'est entrevoir l'avenir avec sérénité, enthousiasme, joie. C'est vivre dans un temps que l'on fait sien, une époque à laquelle on parvient à s'adapter. Etre heureux, c'est une main tendue, à saisir, à tenir, à retenir, à serrer de la même force qui nous animait lorsque, au pied de ces décennies écoulées que l'on ne compte plus, la jeunesse nous rendait si fort, si impétueux. Etre heureux, c'est faire confiance aux autres, c'est avoir confiance en l'avenir, c'est avoir confiance en soi. Etre heureux, c'est s'émerveiller de la vie, s'émouvoir d'un sourire, se jouer de l'adversité, quelle qu'elle soit. Etre heureux, c'est se sentir vivant dans un monde de vie, c'est se sentir joyeux dans un monde de joie, c'est se sentir bien dans une monde épatant...

Etre heureux, c'est une notion qui s'efface de ma mémoire à mesure que le temps passe...

Inséré le 4 septembre 2008

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Un an déjà que l'on t'a rendu un dernier hommage, Günter. J'espère que tu fends le ciel à tire d'ailes et que tu ne manques pas de faire un pied de nez à dieu lorsqu'il fait semblant de se dresser sur ton chemin...

Inséré le 3 septembre 2008
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Petula CLARK
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Née le 15 novembre 1932
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est entrée dans ma vie en 1961. Par l'intermédiaire d'un 45 tours qui, sur la platine usée de ma grand-mère, a tourné des milliers et des milliers de rondes. Un titre, un seul: MARIN. Je dois à cette femme très attachante et à sa voix extraordinaire, les prémices de mon amour pour la chanson. Je l'ai croisée plusieurs fois, beaucoup plus tard, alors que j'étais devenu adulte. Elle est une femme admirable, une immense artiste et elle tient dans mon coeur une place tout à fait à part dans le monde de la chanson...
Inséré le 2 septembre 2008
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Larguez les amarres!
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D'après le superbe dessin de Maxime Ruiz figurant sur la pochette d'un CD de Claude Nougaro intitulé "Embarquement immédiat"...

Inséré le 1er septembre 2008
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