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2 mai 2007

Réveils...

J'avais laissé la fenêtre ouverte et le chant des oiseaux m'a réveillé. Il faisait encore nuit et la chambre était baignée d'une douce atmosphère dans la fraîcheur du petit matin. J'ai ouvert les yeux et, croyant mon rêve toujours en cours, je me suis tourné vers toi… Là où tu aurais dû te trouver, il n'y avait personne. Mon bras, ma main ne rencontrèrent que le vide avant de se poser sur le drap froid. J'ai dormi seul. Tu n'es pas là… Malgré ce que je crois et ce que le sommeil me raconte. Tu n'es pas là et le froid gagne sur moi. Le chant des oiseaux résonne dans ma tête. Toujours plus fort, plus insistant. Je me lève et ferme la fenêtre. Le bruit s'atténue et je me recouche, priant le ciel pour que le sommeil revienne vite…

Sur ce grand lit dans lequel tu t'es couchée mais n'as jamais dormi, je me sens perdu. Comme souvent lorsque finit la nuit et que le sommeil devient de moins en moins profond. Combien d'aurores ont-elles embrasés de ciels dans lesquels était gravée ton image, combien d'oiseaux ont-ils, de leur chant mélodieux, couverts le bruit de ma plainte au fond du lit? Combien?… Combien de jours que je te cherche, me forçant à croire que tu n'es pas partie, que tu es là ou que tu vas revenir. Combien de réveils, douloureux comme au premier jour de ton absence, se sont-ils succédés? Et combien m'en reste-t-il encore?… Tant de questions sans réponses et tant de nuits sans pouvoir me passer de toi…

En m'ouvrant ton cœur, en me dévoilant ton âme aussi peu que tu aies eu le temps de le faire, tu m'as rendu esclave de ton image. Où que j'aille et quelle que soit celle que je rencontrerai peut-être un jour, jamais ne s'atténuera ma peine, jamais ne se comblera mon déficit de toi… Dans la chambre où se passent mes nuits, chaque réveil est synonyme d'ennui. Où êtes-vous, Madame? Que sont vos nuits et avec qui les passez-vous? T'arrive-t-il de penser à moi? Est-il possible que tu puisses savoir combien vide et triste est devenue ma vie depuis que notre histoire a pris cette tournure? Moi, je ne puis t'imaginer triste, je ne peux que t'imaginer avec, accroché à tes lèvres, ce sourire qui m'avait fait chavirer…

J'espère que tu vas bien. Et que la vie se charge de te combler comme je n'ai su le faire, mais comme nulle autre femme ne le mérite…