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Il était
songeur, l'homme, en admirant le dos bronzé de la femme contemplant
la colonne qui lui faisait face... J'ignore si l'artiste a fait un jour
mention de ce que son modèle regardait en prenant ainsi la pose.
Et pourquoi pas une femme? Une de celles qui vous accrochent parfois,
non seulement le regard, mais aussi le coeur. Une de celles qui vous mettent
l'âme sens dessus-dessous sans que l'on parvienne à expliquer
ni même à comprendre vraiment la raison profonde d'un tel
émoi, d'un tel ravage. Ce n'est que plus tard, lorsque tout est
consommé, lorsque la froide raison reprend le pas sur un coeur
trop sensible, que l'on peut prendre la pose et méditer sur la
femme, sur ce que cet être bizarre déclenche parfois en nous,
sur les méandres insondables d'un parcours amoureux déclenché
par elle et, surtout, sur ses incalculables conséquences...
C'est du
moins sur cela que j'aurais pu méditer, si j'avais été
le modèle de Rodin... |
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