Texte
et/ou photo du jour - Page 138 -
du 20 mai 2004 |
Un Jet pas si Easy que ça... Ding, ding, dong… Embarquement! Je ne suis pas le premier et l'Airbus orange et blanc paraît bien rempli. Néanmoins j'ai droit à un hublot, côté gauche, rangée 23. 26 rangs serrés, soit 156 sièges. A moins d'être bâti comme un nain, je ne vois pas qui peut vraiment se sentir à l'aise dans cette boîte à sardines… Les pilotes, peut-être… Dossier étroit, pas d'espace pour les guiboles, la rentabilité est à ce prix… Tiens! Le commandant est un pote. Eh… Peut-être qu'un jump seat serait envisageable, qui sait? Bien pensé mon gars mais t'es pas le seul en stand by… Une grande brune ayant d'autres avantages que moi est introduite (si j'ose dire…) dans le cockpit. La porte se referme sur elle. Caramba, encore raté! Bon, tant pis, faudra faire sans… Décollage. Ca pousse (ou ça tire?) pas mal l'A-319 (que je prends pour la 1ère fois) et ça grimpe pas moins bien. J'essaie d'étendre mes jambes sous le siège avant mais mes godasses entrent en collision avec les sabots du gars d'en face… Sorry! Se retourne et me lance un regard noir… L'est aussi large que haut, je comprends donc son animosité… Pfuuuuh… A quoi y pense Stelios? Il est pourtant, lui aussi, bâti comme une armoire… L'a pas dû tester la configuration sièges des ses avions, c'est certain… Ca me fait penser à un film. "Police Academy" (le 1er, les autres sont nuls). Là où le grand flic noir de plus de 2 mètres s'enfile dans un petit coupé Honda des années 60 ou 70. Il est tellement à l'étroit qu'il arrache le siège avant et conduit assis sur celui de derrière… Tordant, le molosse dans cette voiture de nain japonais (déjà que les Japonais sont pas bien grands, vous imaginez les nains nippons…) Bon, apparemment, pas moyen d'en faire autant, les sièges sont solidement arrimés… Croisière au 280. La France défile et l'avion file. Tous les deux à 800 à l'heure. Paris est à 45 minutes de vol. Juste le temps de boire un café et de choper des crampes dues à l'incommodité de la posture d'un passager qui se sent tel un crapaud dans une boîte d'allumettes… Et vlan! V'là-t-y pas que le beauf d'en face à l'idée saugrenue de descendre son dossier. Manquait plus que ça… Quand on serre pareillement les sièges, on n'installe surtout pas de dossiers mobiles, c'est une question de bon sens, bon sang!… Heureusement, mon café était fini, sans quoi… Dong! Attachez vos ceintures, la descente est amorcée et la fin du calvaire en vue. Je reconnais la forêt et le château de Fontainebleau. Plus loin, on passe presque à la verticale de la Ferté-Alais, avant d'aller tourner un peu plus loin encore pour s'aligner sur l'ILS de la 08 d'Orly. Bel atterrissage, bravo François, tu m'épates… Roulage et parking. Je suis à Paris et ce soir, je serai dans cette salle mythique du boulevard des Capucines pour applaudir celle qui sait m'émouvoir comme personne par sa présence scénique unique et l'immensité de son talent d'auteur-compositeur-interprète, Madame Lynda Lemay herself… Comme le disait Henri IV, Paris vaut bien… un vol dans l'inconfort… |