Texte et/ou photo du jour - Page 7 - du 12 septembre 2002


Moi (en toute modestie)...

Vous vous demandez qui je suis? Alors ces quelques lignes (les seules que je consacrerai à me décrire directement dans ce site) vous en diront un peu plus...

Je suis un mâle approchant à grands pas de la cinquantaine (salut Lynda!). Rêveur toujours, idéaliste souvent et passionné à l'excès, natif d'une bête à cornes, j'aime à la folie le bon cinéma, la bonne chanson, de préférence francophone et j'ai une grande passion pour l'écriture et la poésie. J'adore les dauphins, les chats, les bougainvillées et les hibiscus. Je me régale de rognons de veau et d'un très bon vin rouge, mais déteste les choux de Bruxelles et le pastis. Rien ne m'émeut plus qu'un enfant qui pleure, rien ne me trouble autant qu'une femme qui me sourit. Mes enfants sont mon bien le plus précieux et ce que j'ai le mieux réussi dans mon existence... Lorsque je vois ce qu'est devenu le monde aujourd'hui, je suis partagé entre trois sentiments: le refus, la nostalgie et l'émerveillement; les deux premiers sont complémentaires, le troisième est contradictoire...

Je refuse et je hais la guerre, la violence, l'intolérance et le racisme. La religion, qui devrait unir les hommes dans le bien, ne fait que les séparer et les opposer. L'impérialisme de certain commence sérieusement à me courir sur les haricots. Je trouve inadmissible que l'on refuse aux uns ce que l'on a accordé aux autres il y a plus de 50 ans (suivez mon regard...). Le terrorisme aveugle tuant des milliers d'innocents est répugnant, inacceptable et d'une lâcheté sans égale. La pédophilie est immonde et à combattre par tous les moyens et ses auteurs doivent être internés sans espoir d'être libérés un jour. Les hommes politiques ne sont, à de rares exceptions près, que des mégalo-démago-narcisso-hypocrites prêts à tout pour assouvir leur ambition personnelle et leur soif de pouvoir. Il est révoltant et inadmissible que des milliers de personnes et d'enfants meurent chaque jour de faim, alors que des millions d'autres jettent la nourriture par les fenêtres. Je hais les émissions de télévision où le racolage est de mise, où l'on filme des jeunes gens comme on filmerait les cochons dans la soue. Je hais ceux qui font ces émissions, et ceux qui y participent et les regardent me consternent! Tout cela est de la dégénérescence à l'état pur et je suis affreusement pessimiste pour le futur de nos enfants, de mes enfants... Je m'arrête là car je pourrais en rajouter trois pages sans exagérer le moins du monde...

J'ai la nostalgie des années cinquante-soixante, où il faisait si bon vivre et où la peur du lendemain n'existait pas. C'était l'après-guerre et on essayait de reconstruire, dans tous les sens du terme. C'était le temps des leaders charismatiques (De Gaulle, Kennedy). Les gens se parlaient et se disaient bonjour. La solidarité n'était pas un vain mot et chacun connaissait le nom de son voisin. Le sentiment d'insécurité n'existait pas. Les parents s'occupaient de leurs enfants, contrairement à aujourd'hui... La télévision était à ses débuts et faisait des efforts méritoires pour présenter des programmes intéressants et variés. Le cinéma ne contenait pas toute cette violence gratuite dont certains "maîtres à penser" prétendent, à grand tort, qu'elle n'est pour rien dans le comportement terrifiant de tueurs dont les médias nous relatent l'horreur à longueur de journées. En ces temps-là, on se contentait de peu et les choses les plus simples de la vie savaient encore nous émerveiller, contrairement à cette époque actuelle où l'on veut plus, toujours plus et plus encore...

Je suis émerveillé par ce potentiel "humain" qui, de tous temps, a su créer tant de grandes et belles choses et ceci dans tous les domaines, que ce soit dans la science, la technique, la médecine, la miniaturisation, etc... Je suis émerveillé par le talent de tous ces chercheurs qui passent leur vie à essayer d'aboutir dans le domaine qui leur est propre. Je suis béat d'admiration devant ces infirmières et ces infirmiers qui se dévouent corps et âmes pour soulager les maux de millions de gens malades (on a créé le Panthéon des hommes célèbres, eh bien ce corps de métiers-là devrait avoir le sien!). Tous les gens qui essaient de faire que les choses aillent mieux dans ce bas-monde me remplissent de respect et de solidarité. Enfin, l'émerveillement total pour moi c'est de voir l'enfant dans sa candeur et sa naïveté initiales. Souvent je me demande pourquoi l'adolescence (un peu) et l'âge adulte (beaucoup) de millions d'êtres humains sont aux antipodes de cette période de la vie, synonyme de paix, de douceur, d'innocence et de pureté de l'âme...

A tel point que je me demande aujourd'hui, si le bonheur ce n'est pas d'être un enfant!?...