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NOVEMBRE 2008

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Changeling...

Je n'ai jamais beaucoup apprécié l'acteur Eastwood. Avec ses lèvres pincées et ses sourcils froncés, il me fait penser à Bruce Willis, et ce n'est pas vraiment un compliment! Par contre Clint Eastwood réalisateur, j'aime beaucoup! Depuis "Mystic River", tout ce qu'il a mis en scène flirte avec l'appellation de chef-d'œuvre. "Million dollar Baby", "Mémoires de nos Pères", "Lettres d'Iwo Jima". Mais, avant cela, il y a eu aussi "Honkytonk Man" et "Sur la route de Madison". Mes six films préférés du réalisateur californien viennent d'être dépassés par son dernier long métrage, tiré d'une histoire vraie qui s'est déroulée à Los Angeles à la fin des années 20…

"Changeling" (L'échange) raconte le cauchemar vécu par Christine Collins, une mère élevant seule son enfant de 9 ans. En rentrant de son travail un soir, elle constate que Walter a disparu. Commence alors une incroyable suite d'événements dont il est ahurissant de constater qu'elle ait pu se passer dans un pays dit civilisé. Après avoir retrouvé et rendu à sa mère un enfant qui n'est pas le sien, la police interne arbitrairement Christine dans un hôpital psychiatrique, sous prétexte qu'elle est devenue folle en ne reconnaissant pas son fils. Libérée, après avoir vécu l'enfer de l'asile, grâce à l'action d'un pasteur influent acquis à sa cause, elle apprend alors ce qui est réellement arrivé à son enfant…

En filmant la détresse d'une mère (Angelina Jolie) et son combat pour que la justice triomphe dans une ville où la police est (presque) totalement corrompue, Clint Eastwood donne une leçon de sensibilité peu en rapport avec ses nombreux rôles de cowboy ou de flic froid et sans états d'âme. Passionnant de bout en bout, parfois extrêmement dur par les événements qui s'y déroulent, le film est un réquisitoire sans concessions contre la pourriture gangrenant les plus hautes sphères d'une institution faisant régner l'ordre dans la grande métropole californienne. Des films comme "Changeling" font du bien. Mais ils font aussi extrêmement peur lorsqu'ils nous font constater que l'humain peut bel et bien se révéler le pire de tous les prédateurs hantant cette planète…

Premier rôle de d'un long métrage bouleversant, Angelina Jolie franchit une frontière: celle qui la fait passer d'actrice sexy à comédienne prometteuse. Y'a encore du boulot mais elle peut y arriver si je me réfère à quelques scènes très convaincantes tout au long des 2 heures 20 que dure le film. John Malkovich, qui tient le rôle du révérend Briegleb, est excellent, comme à son habitude et Jeffrey Donovan joue à la perfection un Capitaine Jones des plus répugnants. Les décors reconstitués sont magnifiques et plus vrais que nature. La mise en scène de Clint Eastwood est sobre et sans artifices. Il filme avec son cœur et ça se sent. Croire que l'âge, comme les bon vins, le bonifie, c'est espérer encore quelques chefs-d'œuvre de sa part dans les années à venir… En tous cas, "Changeling" est pour moi son film le plus réussi et l'un des deux meilleurs longs métrages de l'année (j'en ai vu 30 à ce jour)…

XVIII-XI-MMVIII


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Et le grand jour est arrivé…

Celui qui fait de toi, au moment d'atteindre ta majorité, une personne adulte. Il y a 6574 jours, tu n'étais qu'un petit bout de chou, tout fripé par ce long séjour dans le ventre de ta mère. Aujourd'hui, tu atteins cet âge qu'on dit responsable parce qu'il fait de toi une citoyenne à part entière. Tu as désormais le droit de mener ta vie comme tu l'entends. Parce que la loi est ainsi faite et qu'elle a fixé ici cette barrière que tu vas franchir à 16 heures 40, ce dimanche 16 novembre 2008. Il faisait beau lorsque tu as montré pour la première fois le petit bout de ton nez. Je n'ai pas oublié, car le cadeau que représentait ta naissance est ce que j'ai reçu de plus beau dans ma vie toute entière… Et puis les années ont passé. Et mon rôle de père ne s'est pas vraiment déroulé comme je l'espérais. Ca a été très dur d'être séparé de toi et de ta sœur. Et j'ai vécu longtemps avec l'obsession de tout faire pour que tu en souffres moins que moi. Aujourd'hui, je ne sais pas si c'est le cas. Et comme tu es (provisoirement) loin de moi, je ne pourrai pas, comme je l'aurais voulu, te poser la question en face de toi et de vive voix… En tous cas, sache que je suis encore et toujours comme en ce vendredi de novembre 1990, lorsque ta petite frimousse et tes grands yeux étonnés ont constitué le point de départ d'un amour qui ne s'est jamais démenti.

Je t'aime, Maeva, et je te souhaite un très heureux dix-huitième anniversaire. Je suis et serai toujours là pour toi, à tes côtés en cas de besoin. J'espère que le destin t'apportera, tout au long de ta vie d'adulte qui commence aujourd'hui, autant de bonheur que la mienne en a connu pendant toutes ces années où nous vivions ensemble et où rien d'autre n'a jamais compté pour moi, que de m'occuper de toi…
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XVI-XI-MMVIII

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Cygne abstrait...

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XV-XI-MMVIII

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Sa plus belle chanson...


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XIV-XI-MMVIII

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Eloge de la féminité...

J'ai vu deux fois Lorrie MORGAN sur scène, au Grand Ole Opry de Nashville, en 1984 et 1986. J'en garde le souvenir d'une très belle jeune femme possédant une voix superbe. Mais je ne me souviens pas d'avoir assisté, lors de ses performances "on stage", à un numéro de séduction tel que celui auquel se livre cette grande artiste ici. Ce clip, modèle d'éloquence et d'interprétation, ce sont cinq minutes d'une rare intensité, une leçon dans la façon de captiver son auditoire. Si le charme et la féminité portaient un nom, leurs initiales seraient : LM...


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XIII-XI-MMVIII

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X-XI-MMVIII

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VII-XI-MMVIII

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Golden Eyed Chipie...

... Le café est prêt. La confiture me colle aux doigts et je mange en silence. Sur le tabouret d'en face, Chipie m'observe, se léchant patiemment les babines de sa langue rêche et rose. Comme chaque matin, elle a eu droit à ses deux doigts de lait et les ayant avalés d'un trait, moteur enclenché, elle procède à sa toilette. Son ronronnement me rassure. Elle s'arrête soudain et me dévisage comme si elle attendait que je lui dise quelque chose. Je tends le bras et lui gratte affectueusement le dessus du crâne. Elle adore ça! Chipie appartient à ma fille aînée. Elle a neuf ans et Maeva l'a choisie après sa naissance car elle était la plus laide de toute la portée. Ca l'a émue et elle l'a adoptée à l'âge de trois mois. Devenue magnifique à l'âge adulte, hier encore Chipie vivait avec moi. Et puis, ma fille a voulu la reprendre chez elle. La chatte s'est très bien adaptée et j'en suis ravie pour elle. Mais elle me manque, parfois...

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VI-XI-MMVIII

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They said : this day will never come!...

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November 5th 2008

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The game is over...

Huit ans qu'on ne rit plus. Huit ans à supporter un guignol qui restera comme la pire tare présidentielle de deux cent trente-deux ans d'histoire. Huit ans à contempler la connerie au pouvoir, à supporter le règne du n'importe quoi. Huit ans pour se refaire une idée (moins subjective) de ce qu'est réellement l'Amérique, ou du moins, de ce que sont ceux qui ont élu cet olibrius à deux reprises. De ces nonante-six mois de cauchemar, une seule image demeurera dans ma mémoire: celle du 11 septembre 2001, lorsque l'on annonce à ce con-là que l'a Nation est attaquée et qu'il n'affiche, pour toute réponse et réaction, qu'un regard abruti d'ancien alcoolique regrettant d'avoir signé la tempérance...

En ce jour décisif, peuple d'Amérique, tu as la chance unique de balayer, d'un seul geste et dans l'isoloir, trois mille jours d'infamie et de honte. Alors, je t'en conjure, exprime dans l'urne un oui franc et massif à l'espoir que représente Obama. Et j'espère, je rêve que tu vas le faire. Même si j'ai encore un doute sur ta capacité à répudier définitivement certains relents racistes qui demeurent accrochés aux gènes d'une partie des citoyens qui composent ta nation...

America, it's time to move your ass!

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IV-XI-MMVIII

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3 octobre 2008. Inauguration de Geneva Classics. Yves ROSSY, dit "Fusion Man", pose sous son aile et devant un Blériot 11, premier appareil à avoir traversé la Manche, 99 ans plus tôt...

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II-XI-MMVIII

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I-XI-MMVIII

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