| Changeling...
Je
n'ai jamais beaucoup apprécié l'acteur Eastwood.
Avec ses lèvres pincées et ses sourcils froncés,
il me fait penser à Bruce Willis, et ce n'est pas vraiment
un compliment! Par contre Clint Eastwood réalisateur, j'aime
beaucoup! Depuis "Mystic River", tout ce qu'il a mis
en scène flirte avec l'appellation de chef-d'œuvre.
"Million dollar Baby", "Mémoires de nos
Pères", "Lettres d'Iwo Jima". Mais, avant
cela, il y a eu aussi "Honkytonk Man" et "Sur la
route de Madison". Mes six films préférés
du réalisateur californien viennent d'être dépassés
par son dernier long métrage, tiré d'une histoire
vraie qui s'est déroulée à Los Angeles à
la fin des années 20…
"Changeling"
(L'échange) raconte le cauchemar vécu par Christine
Collins, une mère élevant seule son enfant de 9
ans. En rentrant de son travail un soir, elle constate que Walter
a disparu. Commence alors une incroyable suite d'événements
dont il est ahurissant de constater qu'elle ait pu se passer dans
un pays dit civilisé. Après avoir retrouvé
et rendu à sa mère un enfant qui n'est pas le sien,
la police interne arbitrairement Christine dans un hôpital
psychiatrique, sous prétexte qu'elle est devenue folle
en ne reconnaissant pas son fils. Libérée, après
avoir vécu l'enfer de l'asile, grâce à l'action
d'un pasteur influent acquis à sa cause, elle apprend alors
ce qui est réellement arrivé à son enfant…
En
filmant la détresse d'une mère (Angelina Jolie)
et son combat pour que la justice triomphe dans une ville où
la police est (presque) totalement corrompue, Clint Eastwood donne
une leçon de sensibilité peu en rapport avec ses
nombreux rôles de cowboy ou de flic froid et sans états
d'âme. Passionnant de bout en bout, parfois extrêmement
dur par les événements qui s'y déroulent,
le film est un réquisitoire sans concessions contre la
pourriture gangrenant les plus hautes sphères d'une institution
faisant régner l'ordre dans la grande métropole
californienne. Des films comme "Changeling" font du
bien. Mais ils font aussi extrêmement peur lorsqu'ils nous
font constater que l'humain peut bel et bien se révéler
le pire de tous les prédateurs hantant cette planète…
Premier
rôle de d'un long métrage bouleversant, Angelina
Jolie franchit une frontière: celle qui la fait passer
d'actrice sexy à comédienne prometteuse. Y'a encore
du boulot mais elle peut y arriver si je me réfère
à quelques scènes très convaincantes tout
au long des 2 heures 20 que dure le film. John Malkovich, qui
tient le rôle du révérend Briegleb, est excellent,
comme à son habitude et Jeffrey Donovan joue à la
perfection un Capitaine Jones des plus répugnants. Les
décors reconstitués sont magnifiques et plus vrais
que nature. La mise en scène de Clint Eastwood est sobre
et sans artifices. Il filme avec son cœur et ça se
sent. Croire que l'âge, comme les bon vins, le bonifie,
c'est espérer encore quelques chefs-d'œuvre de sa
part dans les années à venir… En tous cas,
"Changeling" est pour moi son film le plus réussi
et l'un des deux meilleurs longs métrages de l'année
(j'en ai vu 30 à ce jour)…
XVIII-XI-MMVIII
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| Et
le grand jour est arrivé…
Celui qui fait de toi, au moment d'atteindre ta majorité,
une personne adulte. Il y a 6574 jours, tu n'étais qu'un
petit bout de chou, tout fripé par ce long séjour
dans le ventre de ta mère. Aujourd'hui, tu atteins cet
âge qu'on dit responsable parce qu'il fait de toi une citoyenne
à part entière. Tu as désormais le droit
de mener ta vie comme tu l'entends. Parce que la loi est ainsi
faite et qu'elle a fixé ici cette barrière que tu
vas franchir à 16 heures 40, ce dimanche 16 novembre 2008.
Il faisait beau lorsque tu as montré pour la première
fois le petit bout de ton nez. Je n'ai pas oublié, car
le cadeau que représentait ta naissance est ce que j'ai
reçu de plus beau dans ma vie toute entière…
Et puis les années ont passé. Et mon rôle
de père ne s'est pas vraiment déroulé comme
je l'espérais. Ca a été très dur d'être
séparé de toi et de ta sœur. Et j'ai vécu
longtemps avec l'obsession de tout faire pour que tu en souffres
moins que moi. Aujourd'hui, je ne sais pas si c'est le cas. Et
comme tu es (provisoirement) loin de moi, je ne pourrai pas, comme
je l'aurais voulu, te poser la question en face de toi et de vive
voix… En tous cas, sache que je suis encore et toujours
comme en ce vendredi de novembre 1990, lorsque ta petite frimousse
et tes grands yeux étonnés ont constitué
le point de départ d'un amour qui ne s'est jamais démenti.
Je
t'aime, Maeva, et je te souhaite un très heureux dix-huitième
anniversaire. Je suis et serai toujours là pour toi, à
tes côtés en cas de besoin. J'espère que le
destin t'apportera, tout au long de ta vie d'adulte qui commence
aujourd'hui, autant de bonheur que la mienne en a connu pendant
toutes ces années où nous vivions ensemble et où
rien d'autre n'a jamais compté pour moi, que de m'occuper
de toi…
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Cygne
abstrait...

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XV-XI-MMVIII |
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Eloge
de la féminité...
J'ai
vu deux fois Lorrie MORGAN sur scène,
au Grand Ole Opry de Nashville, en 1984 et 1986. J'en garde le
souvenir d'une très belle jeune femme possédant
une voix superbe. Mais je ne me souviens pas d'avoir assisté,
lors de ses performances "on stage", à un numéro
de séduction tel que celui auquel se livre cette grande
artiste ici. Ce clip, modèle d'éloquence et d'interprétation,
ce sont cinq minutes d'une rare intensité, une leçon
dans la façon de captiver son auditoire. Si le charme et
la féminité portaient un nom, leurs initiales seraient
: LM... |
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Golden
Eyed Chipie...

...
Le café est prêt. La confiture me colle aux doigts
et je mange en silence. Sur le tabouret d'en face, Chipie m'observe,
se léchant patiemment les babines de sa langue rêche
et rose. Comme chaque matin, elle a eu droit à ses deux
doigts de lait et les ayant avalés d'un trait, moteur
enclenché, elle procède à sa toilette.
Son ronronnement me rassure. Elle s'arrête soudain et
me dévisage comme si elle attendait que je lui dise quelque
chose. Je tends le bras et lui gratte affectueusement le dessus
du crâne. Elle adore ça! Chipie appartient à
ma fille aînée. Elle a neuf ans et Maeva l'a choisie
après sa naissance car elle était la plus laide
de toute la portée. Ca l'a émue et elle l'a adoptée
à l'âge de trois mois. Devenue magnifique à
l'âge adulte, hier encore Chipie vivait avec moi. Et puis,
ma fille a voulu la reprendre chez elle. La chatte s'est très
bien adaptée et j'en suis ravie pour elle. Mais elle
me manque, parfois...
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VI-XI-MMVIII |
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They
said : this day will never come!...

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November 5th 2008 |
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The
game is over...
Huit
ans qu'on ne rit plus. Huit ans à supporter un guignol
qui restera comme la pire tare présidentielle de deux
cent trente-deux ans d'histoire. Huit ans à contempler
la connerie au pouvoir, à supporter le règne du
n'importe quoi. Huit ans pour se refaire une idée (moins
subjective) de ce qu'est réellement l'Amérique,
ou du moins, de ce que sont ceux qui ont élu cet olibrius
à deux reprises. De ces nonante-six mois de cauchemar,
une seule image demeurera dans ma mémoire: celle du 11
septembre 2001, lorsque l'on annonce à ce con-là
que l'a Nation est attaquée et qu'il n'affiche, pour
toute réponse et réaction, qu'un regard abruti
d'ancien alcoolique regrettant d'avoir signé la tempérance...
En
ce jour décisif, peuple d'Amérique, tu as la chance
unique de balayer, d'un seul geste et dans l'isoloir, trois
mille jours d'infamie et de honte. Alors, je t'en conjure, exprime
dans l'urne un oui franc et massif à l'espoir que représente
Obama. Et j'espère, je rêve que tu vas le faire.
Même si j'ai encore un doute sur ta capacité à
répudier définitivement certains relents racistes
qui demeurent accrochés aux gènes d'une partie
des citoyens qui composent ta nation...
America,
it's time to move your ass!
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IV-XI-MMVIII |
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3
octobre 2008. Inauguration de Geneva Classics.
Yves ROSSY, dit "Fusion Man", pose sous son
aile et devant un Blériot 11, premier appareil à
avoir traversé la Manche, 99 ans plus tôt...
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II-XI-MMVIII |
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